595,1 – Problèmes / Solutions ; Questions / Réponses ; Théorie / Pratique

– Si on néglige ceux dont des bavardages de nourrisson nous rabattent les oreilles (interminables élucubrations sur : Mes droits, Ma santé, sur tous ceux qui Me veulent du mal, sur les Radars routiers et les Points de mon permis…) il n’en reste qu’un, mais celui-là est un vrai – à court terme. Dés aujourd’hui, huit milliards d’individus qui veulent vivre – on les comprend – comme des Américains (Bouffe, eau, énergie, matières premières, transports…), vivant dans des ensembles (on ne peut plus parler de sociétés) déboussolés, sans principes ni foi ni loi, voilà, demain, des lendemains qui promettent de ne guère chanter – jusqu’à en oublier les fameux droits de l’homme qui n’auront été qu’une passade locale.

– Les écologistes ont entrevu la question, mais ils sont bien trop occupés à conquérir et garder des places juteuses et à saborder les valeurs de civilisation restantes.

– On ne voit qu’une solution : recourir au fameux duo de compères, Y a qu’à et Faut qu’on, qui ont fait leur preuve, ou bien se mettre la tête dans le sable (solution adoptée actuellement) et penser, à défaut de le décréter officiellement, après nous le déluge. En effet, comme l’a si bien dit un des Bush président, le niveau de vie américain n’est pas négociable.

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« Le nœud qu’il faut dénouer et non pas trancher. » (Aboulafia, cabaliste – sur la résolution des problèmes)

« Lorsque l’énoncé d’un problème est exactement connu, le problème est résolu, ou bien c’est qu’il est impossible. La solution n’est autre chose que le problème bien éclairé. » (Alain)

« Quand on résout un problème, on a un sentiment de satisfaction, et c’est le sentiment qui montre qu’on a résolu le problème. » (Henri Atlan)

« Devant tout problème brûlant tout le monde fuit. » (Kostas Axelos)

« Toute interrogation débutant par un ‘pourquoi ?’ (exclusivité humaine, seule notre espèce a la capacité de se retourner sur ces problèmes et de se poser la question ‘à quoi bon ?’) peut recevoir deux classes de réponses. L’une regroupe toutes celles qui commencent par un ‘parce que’ (explication de l’existence de l’objet contingent concerné). L’autre commence par la conjonction ‘en vue de’ (sens conduisant à un but) … L’une retient la chaîne des causes et des raisons expliquant pourquoi ‘ceci’ existe et se trouve être comme on constate qu’il est. L’autre porte en germe la question des fins dernières. » (Jean Baechler)

« Un problème n’est pas toujours à résoudre, mais à contourner. » (Alessandro Barrico)

« Faire sans cesse apparaître de nouveaux problèmes, des problèmes sans précédent, des problèmes auparavant inimaginables, tel est le véritable point fort de la technologie … Accroître  le nombre de questions en suspens et le volume d’incertitude globale. » (Zygmunt Bauman)

« Qui dit ‘problème’ dit recherche de ‘solution’ (définitive) et donc pensée réduite en termes de ‘pour’ et de  ‘contre’ » (Miguel Benasayag, Angélique del Rey)

 « La pensée en termes de solution nous condamne à une attitude de négation du présent. Nous sommes alors dans une pensée transitive, où le présent n’est que l’attente du moment à venir, le seul qui nous intéresse» (Miguel Benasayag, Angélique del Rey)

« Sur fond de négation absolue du conflit, tout est question de gestion, il y a seulement des ‘problèmes techniques’, des améliorations à apporter, des déficits de communication … Normer les gens au nom d’une bonne gestion des problèmes (exemple : avortements thérapeutiques, le biopouvoir a tranché tout seul, politique d’eugénisme non décidée et qui s’applique sans opposition). Plus possible de s’opposer mais même simplement de considérer qu’il y a là quelque chose à penser. » (Miguel Benasayag, Angélique del Rey – à propos de la norme sociale)

« Chose très rassurante, s’il y  a des coupables, il y a une solution. » (Miguel Benasayag)

« La non-existence d’une solution veut aussi dire que le monde n’a pas commencé avec nous, et qu’il ne finira pas avec nous. » (Miguel Benasayag)

« La cassure des liens entre les personnes, la difficulté à construire des liens stabilisés ne sont pas des problèmes à résoudre par des psychologues, mais des symptômes de la sérialisation et de la dispersion propres à notre culture. L’incapacité qu’éprouvent nos enfants à étudier ne relève pas seulement de problèmes psychopédagogiques, c’est l’expression du monde de l’instantané et du ‘feed back’ ultra rapide dans lequel leurs vies se déroulent, hachées par les jeux vidéo et autres échanges numériques sur ordinateurs et téléphones portables.  La liste est loin d’être exhaustive. Simplement, il s’agit de voir, une fois de plus, que les vrais problèmes philosophiques, fondamentaux ne se cachent jamais au fond de la caverne. Ce sont toujours des phénomènes de surface. Les voir en face au lieu de leur tourner le dos. » (Miguel Benasayag) – Certes. Mais voir où sont vraiment les problèmes impliquerait de reconnaître combien nos sociétés se sont fourvoyées  depuis quelques décennies. Il y faudrait du courage, lequel n’est pas une marchandise courante parmi les élites (les dominants) qui donnent le ton et ont généré ce foutoir. 

« C’est parce qu’existent les téléphones portables que je développe les situations problèmes dont cette communication mobile est la solution préalable … (l’urgentiste éloigné…) Ce qu’on nomme la solution précède et détermine le problème. » (Miguel Benasayag)

« Le sentiment général d’une impuissance grandissante se répand … Il y a de quoi se sentir dépassé face à l’enchevêtrement inextricable des problèmes.  L’issue est souvent illisible, les choix chaque fois problématiques. L’évaluation des risques donne lieu à des expertises contradictoires, les dossiers prennent des allures de cauchemar technique, les décisions provoquent des appréciations diamétralement opposées … Il faut multiplier agences de sécurité, instances de veille, cellules de prospective, comités d’éthique, commissions d’enquête, cabinets de consultants, banques de données, observatoires… L’envahissement de ces bureaucraties normalisatrices sature un peu plus la pensée de normes et de complexités. » (Jean-Paul Besset) – En clair, c’est le b….. Mais cela quand même permet de caser les copains dans le malheur (c’est-à-dire victimes de l’ingratitude de leurs électeurs), bien sûr au sommet de ces indispensables institutions.

« Les plus graves problèmes ne sont que des lacets d’enfant mouillés. Plus on tire dessus, plus on les rend impossibles à dénouer. » (Christian Bobin)

« Nous ne pouvons pas choisir nos problèmes, ils nous choisissent l’un après l’autre. Il faut accepter d’être choisis. » (Albert Camus)

Ceci, ou cela, pose problème, quelque part, ou le jargon des intellectuels (moqué par Renaud Camus)

« Les uns ont un problème sérieux, les autres un sérieux problème. » (Paul Carvel)

« Moins on a de vrais problèmes, plus on en a de faux. » (Paul Carvel)

« Ce qui paralyse la vie, c’est de ne pas croire et de ne pas oser. Le difficile n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de les poser. » (Père Teilhard de Chardin)

« Il a appris le grand secret : ne pas poser de questions, ne pas se retourner en arrière. Comme Abraham, obéissant à l’ordre d’aller dans un pays qu’il devait recevoir en héritage, il est parti sans savoir où il allait … L’âme conduite par la raison en sera, une fois de plus, horrifiée. Mais il ne peut y avoir de doute : dans la terre promise n’arrive que celui qui ne sait pas où il va. » (Léon Chestov – sur Vladimir Soloviev)

« Du temps où le diable florissait, les paniques, les effrois, les troubles bénéficiaient d’une protection surnaturelle ; on savait qui les provoquait … Abandonnés maintenant à eux-mêmes, ils tournent en drames intérieurs, en psychoses, en pathologie sécularisée. »(Emil Cioran)

« Quand on sait que tout problème n’est qu’un faux problème, on est dangereusement près du salut. » (Emil Cioran)

« Tout problème profane un mystère, et à son tour le problème est profané par la solution. » (Emil Cioran)

« Nous sommes tous des farceurs ; nous survivons à nos problèmes. » (Emil Cioran)

« Trouver d’abord, chercher après. » (Jean Cocteau)

« Attaquer un problème par le mauvais bout, voilà qui est désastreux. » (Confucius) – C’était quand même mieux que de le nier et de refuser de le voir et d’en parler comme de nos jours.

« Pas de problème qui n’ait pour solution le ‘dialogue’ dûment appareillé et conseillé. » (Régis Debray- ironique évidemment) – Pourquoi nos communicants n’essaient-ils pas de dialoguer avec leurs collègues de l’Etat islamique par exemple ?

 « Sans problème, il ne peut y avoir de solution. » (Alain Destexhe) – D’où l’intérêt de refuser énergiquement de voir les problèmes quand on a peur des solutions. Exemple typique de la gestion politique de la France, droite et gauche confondue. « Brisons les avertisseurs d’incendie et le feu s’éteindra de lui-même. » (?) – N’est-ce pas génial ?

« Nous inventons une solution lorsque nous n’avons plus moyen de faire autrement. On n’invente que contraint. » (Jean-Philippe Domecq)

« La marque d’une domination est qu’elle parvient à empêcher qu’on pose les problèmes qu’elle est incapable de résoudre. » (Jean-Marie Domenach) – Tel est bien l’objectif de la dictature actuelle de la pensée unique.

« Quand on n’a pas de solution il faut détourner l’attention. Trouver des ennemis, auxquels manque juste un nom : ‘mouvement populiste ultra-nationaliste’, ou autre chose qui s’oppose viscéralement au progrès, à la Rugénie libre, à l’Occident. » (Benoît Duteurtre) – En contexte inspiré par l’Ukraine.  Si on manque d’idée, ‘Fasciste’ convient toujours.

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré. » (Albert Einstein)

« On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l’a engendré. » (Abert Einstein) – Ce que nous faisons tous les jours en matière d’immigration, de chômage, de climat…

 « Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé des problèmes pour les résoudre. » (Albert Einstein) – A ce compte, quel est celui ou celle de nos politiciens qu’il faudrait garder ?

« La formulation d’un problème est de loin plus essentielle que sa résolution, laquelle peut n’être qu’une question de talent mathématique ou expérimental. Soulever des questions inédites, de nouvelles possibilités, considérer des problèmes anciens dans une perspective nouvelle requiert une imagination créatrice et marque une nouvelle avancée de la science. » (Albert Einstein et Léopold Infeld) – Ce doit être pour cela que le gang politico-médiatique ne soulève jamais les problèmes les plus évidents, ils auraient bien trop peur qu’un jour quelqu’un ne les traite, à défaut même de les résoudre, et ainsi ne sape leur pouvoir minable. La poussière est bien mieux sous le tapis.

« Faux problème ; problème qui dispense de rechercher une solution. » (Georges Elgozy)

« Dans la vie, il n’y a pas de solutions, il n’y a que des forces en marche ; il faut les créer et les solutions suivent. » (Saint-Exupéry)

« Le grand rêve régressif de ne jamais avoir affaire à des problèmes, à des dilemmes, à des points de vue intéressants et déconcertants, mais seulement à des salauds. » (Alain Finkielkraut – sur l’attitude de la société politico-médiatique devant ce qui peut la gêner)

« Mettre en question chaque question. La première d’entre elles étant celle de leur escamotage. » (Viviane Forrester)

« Le chantage à la solution altère les problèmes, prévient toute lucidité, paralyse la critique à laquelle il est aisé de répliquer sur un ton d’ironie bienveillante : ‘Oui … mais que proposez-vous ?’ … Sans solution, au moins possible, envisagée, le problème disparaît. Le poser serait irrationnel, inconséquent … L’appareil politique s’emploie à dévier, supprimer les questions ; il se mobilise, converge vers d’autres, captieuses, et focalise autour d’elles l’opinion, qu’il tient de la sorte en suspens autour de faux problèmes. » (Viviane Forrester – L’horreur économique)

« Celui qui voit un problème et ne fait rien fait partie de ce problème. » (mahatma Gandhi)

« On n’a pas besoin de ‘mesures’, on a besoin d’un diagnostic. » (Marcel Gauchet – sur les mille problèmes qui assaillent la société française et dont on interdit de voir les causes)

« Pour un politique, il n’y a pas de problème qu’on ne puisse résoudre sous un déluge de subventions. » (Marcel Gauchet)  – Avec l’argent péniblement gagné par d’autres. Permet en plus de se faire des clients utilement reconnaissants.

« La priorité est que les problèmes soient représentés, avec ceux qui les posent, pas qu’ils soient traités … l’important, pour les gouvernés, est de se manifester et l’important, pour les gouvernants, est de manifester leur sollicitude… » (Marcel Gauchet) – L’impuissance démocratique.

« Quand vous tenez un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous. » (Anthony Giddens – sur la propension américaine à recourir à la force militaire – cité par François Heisbourg)

« Résoudre tous les problèmes par la seule adjonction du préfixe ‘auto’ devant le nom du problème : l’émancipation se résout en auto-émancipation, la création en autocréation, la gestion en autogestion, le mobile en automobile, mais l’auto-rité ? » (André Glucksmann – ironique – sur un jeu d’apprentis philosophes marxistes de jadis) – De nos jours on est infiniment plus sérieux, on invoque la démocratie participative, l’esprit citoyen, et en dernier ressort les valeurs de la république dont l’inusable et miraculeuse laïcité.

« L’humanité ne se propose toujours que des tâches qu’elle peut résoudre … La tâche elle-même ne se présente que là où les conditions matérielles de sa résolution existent déjà ou sont au moins entrées dans le processus de leur devenir … Aucune société ne se propose des tâches pour la solution desquelles n’existent pas déjà ou ne sont pas sur le point de surgir les conditions nécessaires et suffisantes. » (Antonio Gramsci – raisonnant : histoire,  sociologie, révolution et non technique)

« La piété de la pensée … La plus pensante pensée. » (Martin Heidegger – sur le questionnement – cité par Alain de Benoist)

« Quand on cherche il arrive facilement que nos yeux ne voient que l’objet de nos recherches ; on ne trouve rien parce qu’ils sont inaccessibles à autre chose, parce qu’on ne songe toujours qu’à cet objet, parce qu’on s’est fixé un but à atteindre et  qu’on est entièrement possédé par ce but. Qui dit chercher, dit avoir un but. Mais trouver, c’est être libre, c’est être ouvert à tout, c’est n’avoir aucun but déterminé. » (Hermann Hesse)

« Traiter les problèmes profonds comme on agit avec un bain froid : entrer vite, sortir vite. » (Roland Jaccard)

« S’il n’y avait pas de Pologne il n’y aurait pas de Polonais. » (Alfred Jarry) – Supprimer l’objet, c’est supprimer le problème (exemples : l’insécurité n’est qu’un sentiment, le problème juif suivant la solution de M. Adolf).

« Ce qui caractérise un problème politique est qu’aucune réponse ne satisfait les données du problème … Un problème politique donc, n’est pas soluble ; il peut être réglé, ce qui n’est pas la même chose … Les problèmes politiques sont susceptibles de règlements, mais non de solutions … Le mythe de la solution obscurcit notre compréhension de la politique, et que peut la faciliter, au contraire, la reconnaissance que l’on ne parvient en ces matières qu’à des règlements, précaires par essence. » (Bertrand de Jouvenel)

« Dès qu’un point est apparu essentiel pour les sujets dont traite ce livre : famille, association, immigration, subventions, emploi, les statistiques manquent ! » (Pierre-Patrick Kaltenbach – à propos de son livre : Tartuffe aux affaires, génération morale…) – Il est effectivement inutile, sinon même potentiellement nuisible, pour l’oligarchie dominante de tenir des statistiques sur des sujets qu’elle interdit par tous les moyens d’évoquer.

« La meilleure façon d’apprendre est de résoudre des problèmes. » (Arthur Koestler)

« Tenter de résoudre les nombreux problèmes de l’existence à leurs niveaux respectifs, isolés tels qu’ils sont dans leurs catégories, indique un manque complet de compréhension. » (Krishnamurti)

« Le changement qui constitue un problème est celui qui modifie la relation entre deux variables dépendantes (exemple de l’accroissement du nombre d’automobiles et de la rigidité des axes de circulation, l’automobile n’est pas en cause, mais la relation  entre l’automobile et la ville, la force –armée – se mesure en fonction d’un adversaire à atteindre) … Pour qu’un problème se pose, il faut la présence de deux variables au moins, corrélées mais distinctes … si les deux variables parviennent à s’ajuster … il n’y a pas de problème. » (Walter Lippman)

« Interprétation banalement moralisante de ceux qui n’ont pas étudié historiquement le sujet ; interprétation étroitement historiciste de ceux qui ne l’ont pas approfondi spirituellement : il est bien rare qu’un grand sujet ne soit pas livré à l’un ou à l’autre de ces deux genres d’interprétation; à l’une ou à l’autre de ces médiocrités alternantes. » (cardinal Henri de Lubac)

« Pour celui qui a ‘vu’ un problème, les plus belles choses et les plus vraies, dites par celui qui ne l’a  pas vu, ne sont plus que des mots, et encore des mots. » (cardinal Henri de Lubac)

« Celui qui veut avoir des solutions à tout doit renoncer à réfléchir, pour les recevoir toutes faites. Mais en ce cas ce ne seront, réellement, des solutions à rien. »(cardinal Henri de Lubac)

« Il y a moins de difficulté à résoudre un problème qu’à le poser. » (Joseph de Maistre)

« Ce sont les hommes qui assemblent les nuages, et ils se plaignent ensuite des tempêtes. » (Joseph de Maistre)

« Beaucoup d’hommes attendent de l’apocalypse la solution de leurs propres problèmes. » (André Malraux)

« L’humanité ne se pose jamais que les problèmes qu’elle peut résoudre. » (Karl Marx)

« Nous passons notre temps à trouver des solutions à des problèmes, sans que ces solutions soient de bonnes solutions ni même que ces problèmes soient bien posés. » (Yves Michaud) – Même pas bien posés, ils ne sont pas posés du tout, puisque la dictature du politiquement correct interdit même de les formuler. Bidonnage général.

« Le désir de poser des questions sur tout pour ne jamais aller nulle part semble être devenu un enjeu essentiel … Sauf qu’il vaut mieux ne pas poser les questions qui n’ont que des réponses désagréables … La priorité des élites politiques n’était pas de combattre ce qui poussait les gens à protester, mais bien plutôt, de combattre leurs protestations. » (Douglas Murray – sur l’immigration) – Pour éviter les réponses désagréables, le mieux est encore d’interdire les questions.

« En faisant venir des gens d’autres pays, on fait venir des problèmes d’autres pays, et peut-être de nouveaux problèmes … Un continent qui fait venir les peuples du monde entier fait également venir les problèmes du monde entier. » (Douglas Murray)

« Il faut s’inquiéter de ne point s’inquiéter. » (cardinal Newman)

« Les grands problèmes sont comme des bains d’eau glacée, il faut en sortir aussi rapidement qu’on y entre. » (Nietzsche  – cité par Marshall Sahlins) 

« Les faibles ont des problèmes, les forts ont des solutions. » (Louis Pauwels)

« Il ne faut pas suivre les plans, il faut suivre les indications. » (Charles Péguy)

« Le drame, c’est que la pression médiatique oblige à dévoiler des solutions avant d’avoir pris le temps de poser sérieusement le problème. » (Père Jean-Marie Petitclerc) – Si les politiques et les sots écoutaient moins les média et réfléchissaient.

« On résout les problèmes qu’on se pose et non ceux qui se posent. » (Henri Poincaré)

« Chaque problème résolu en fait naître d’autres, souvent plus difficiles. » (Georges Pompidou)

« Ne jamais céder à la tentation de prendre au sérieux les problèmes concernant les mots et leur signification. Ce qui doit être pris au sérieux, ce sont les questions qui concernent les faits, et les affirmations sur les faits : les théories et les hypothèses ; les problèmes qu’elles résolvent ; et les problèmes qu’elles soulèvent. » (Karl Popper)

« Le fait de poser la question est déjà suffisant en soi. Poser la question c’est déjà rompre le charme. » (Neil Postman – sur les dangers pour nos moyens mentaux et facultés cognitives de la télévision, des ordinateurs…) – Mais on peut étendre à tous domaines : Poser les questions… ne signifie pas résoudre mais garder la faculté de veiller. Et c’est bien pourquoi les dominants interdisent les questions en diabolisant ceux qui osent les poser.

Ne signifie pas résoudre mais garder la faculté de veiller. Et c’est bien pourquoi les dominants interdisent les questions en diabolisant ceux qui osent les poser.

« Il n’y a aucun problème, aussi complexe soit-il, qu’une absence de décision ne peut résoudre. » (Henri Queuille, politicien réputé) – Inspirateur de ses successeurs.

« On s’inquiète toujours plus des gens qui manquent de sens pratique que de ceux qui sont dépourvus de sens commun. » (Louis-Philippe Robidoux)

« En France, pour chaque problème on crée une nouvelle autorité administrative. » (Isabelle Saporta) – Ce qui permet de rétribuer les copains ou d’acheter les futurs copains.

« ‘L’homme complet’ peut n’avoir qu’une faible connaissance détaillée des faits et des théories … Mais il aura de solides attache avec le ‘centre’. Il ne doutera pas de ses convictions de base, de ses idées sur la signification et le but de sa vie. Il se peut qu’il ne soit pas capable d’expliquer cela avec des mots, mais sa conduite dans sa vie traduira une certaine assurance, résultant de ses certitudes profondes … Le ‘centre’ est l’endroit où l’homme doit se créer un système ordonné d’idées sur lui-même et sur le monde, un système capable d’ordonner la direction de ses divers efforts … Dans les vrais problèmes de la vie … il s’agit toujours de triompher des contraires ou de les concilier … Les problèmes divergents qu’on rencontre dans l’existence, la conciliation des contraires (exigences de la liberté et de la discipline dans l’éducation, etc.) forcent en quelque sorte l’homme à s’élever au-dessus de lui-même. Ils requièrent que l’on fasse appel à des forces d‘un niveau supérieur, faisant ainsi entrer amour, beauté, bonté et vérité dans notre existence … Ce n’est qu’avec le secours de ces forces supérieures que, dans la vie, les contraires peuvent être conciliés. » (E. F. Schumacher) 

« Un problème livré à lui-même se dessèche ou pourrit. Mais fertilisez un problème à l’aide d’une solution et vous allez en faire éclore des dizaines. » (Norman Simpson)

 « La modernité  représente le programme paradoxal qui consiste à exécuter un projet infini sur un fondement fini … Le principe central de la dynamique de civilisation, selon laquelle la somme des libérations d’énergie dans le processus de civilisation dépasse régulièrement la capacité qu’ont les forces liantes qui permettent la culture … On peut caractériser la situation avancée moderne comme ‘l’ère des effets secondaires’. L’expression ‘effets secondaires’ désigne l’excédent de conséquences non intentionnelles par rapport aux effets volontairement induits des mesures, des entreprises et des innovations … La foi en une symétrie entre les problèmes et les solutions … remontait aux anciennes Lumières ; mais elle s’érode un peu plus chaque jour … La caractéristique du climat culturel actuel est le soupçon croissant que la somme des effets secondaires dépasse de plusieurs fois celle des effets principaux visés … L’auto-administration de l’impuissance … Et nous nous contentons d’eau bénite pour faire face à l’entropie. » (Peter Sloterdijk)

« La règle fondamentale du pragmatisme, qui veut que la gestion d’un problème soit considérée jusqu’à nouvel ordre comme la solution de celui-ci. En cela apparaît le talent élémentaire de l’homme politique qui est capable de s’établir confortablement dans un désordre. » (Peter Sloterdijk) – D’autant plus que le désordre entraîne l’établissement de comités, d’autorités, de commissions… toutes institutions dorées pour les copains et permet l’enfumage général.

« La mission philosophique de Staline consista à révéler le fait … que les prétendues résistances du réel sont en vérité des oppositions. Il n’existe pas de problèmes, il n’y a que des gens qui créent des difficultés. Il n’existe pas de faits, mais uniquement des saboteurs … Un ‘moi’ se dissimule derrière chaque ‘ça’ … ‘Pas d’hommes, pas de problèmes’ (Staline) … Il ne peut plus exister de fautes, uniquement des sabotages … Plus de deuxièmes opinions, uniquement des plans contre-révolutionnaires … Il n’est plus de réunions libres, que des conjurations … Les événements neutres sont inexistants, ils sont tous des actes de sujets agissants  … Pas de difficultés objectives, uniquement les effets d’une volonté hostile … La solution des problèmes est moins importante que la question de savoir qui est responsable qu’ils sont survenus. » (Peter Sloterdijk) – Nos démocraties  niant les problèmes réels et remplaçant si souvent l’action résolue par l’incantation magique ne s’inspirent-elles pas quelque peu d’un stalinisme doux.

« Le monde et l’homme sont devenus des serrures sans clef ; Au reste, la pensée moderne dans son ensemble ne se préoccupe même plus de la nature ou de l’existence de cette clef. La seule question qui se pose devant une porte fermée consiste à l’examiner très sérieusement, et non à l’ouvrir ! » (Gustave Thibon)

« Le grand échec des Occidentaux n’est pas qu’ils n’aient pas su trouver des solutions ; c’est qu’ils n’aient même pas été capables de percevoir les problèmes. » (Pierre Thuillier) – Ou plutôt que le gang politico-médiatique leur ait interdit de les évoquer.

« Je serai fou de bonheur quand les gens comprendront que sur les grands problèmes nous sommes tous identiques et que sur une infinité de petits problèmes, chacun de nous est unique. » (Gilbert Trigano – cité par Alain Ehrenberg) – Faux, raisonnement d’idéaliste béat ou de manipulateur, ou bien alors certains mariages et ‘filiations’ envisagés relèvent de la catégorie des petits problèmes ?

« Après quelques essais infructueux, ne renonce pas, n’insiste pas non plus. Mais garde le problème dans les caves de ton esprit où il va s’améliorer. Changez tous les deux. »(Paul Valéry)

« Trouver n’est rien. Le difficile est de s’ajouter à ce que l’on trouve. » (Paul Valéry)

« Une solution qui vous démolit vaut encore mieux que n’importe quelle incertitude. » (Boris Vian)

« Au lieu de chercher une solution efficace aux problèmes réels, il faut chercher un problème qui corresponde aux solutions possibles ou souhaitées … ‘On cherche une solution sociale correcte à un problème économique insoluble’. » (Paul Watzlawick – interprétant et citant Alexandre Zinoviev sur le communisme) – La politique française  qui refuse de voir les questions réelles est-elle différente ?

« Lorsqu’il s’agit de problèmes fondamentaux le but ne nous est pas donné. » (Max Weber)

« Les faits n’appartiennent qu’au problème, non à sa solution. » (Ludwig Wittgenstein)

« Quand on résout un problème, on a un sentiment de satisfaction, et c’est le sentiment qui montre qu’on a résolu le problème. » (Ludwig Wittgenstein)

« On trouvera bien une solution. » (éternelle incantation de l’incurable optimiste)

« Si tua s le choix entre deux solutions, choisis toujours la troisième. » (adage)

« On ne parle jamais tant de vodka que quand il n’y a plus de vodka. » (proverbe)

« Il ne se passe désormais plus une seule journée sans que l’on entende les acteurs ou commentateurs politiques s’encourager mutuellement lors de ‘vrais débats’, à se préoccuper des ‘vrais problèmes’ des Français, dont ils seraient ‘trop éloignés’. » (?) – Dont, en fait, ils se foutent pas mal. Tout serait donc bidon ?

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