375,10 – Majorités / Minorités

– La vocation des premières est d’opprimer les secondes. Celle des secondes est de l’être. C’est pour cette raison, entre autres, qu’il est bon qu’elles alternent de façon à ce que chacune bénéficie du gâteau à son tour. De toutes manières, aucune, gauche comme droite, ne correspond plus à rien, chacune ne survit que par l’existence de l’autre qui lui sert d’épouvantail.

– Toutefois, en démocratie moderne, ce sont les minorités hurlantes qui dictent leur loi à des dirigeants apeurés et tenus en laisse. Plus un groupe est restreint, plus il bénéficie de l’effet dit effet Olson, qui reconnaît un bien plus grand activisme et une efficacité bien supérieure aux petits groupes qu’aux grands, telles que des majorités (qu’on n’appelle pas silencieuses pour rien). Voir sur l’effet Olson, La logique de l’action collective de Mancur Olson à la rubrique Action, 005,1

– D’après un site internet, les minorités seraient supérieures car comportant un nombre moindre d’imbéciles. Ce me semble pertinent.   

– Les minorités (non politiques : sexuelles, ethniques, végétariennes…) sont toujours opprimées. Elles ont droit sans examen à la plus haute considération, et accessoirement à des dédommagements sonnants et trébuchants.

– « Les Français ont le droit de changer de majorité, mais pas de politique. » (Jean-Paul Fitoussi)

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« La Saint-Barthélémy, quand elle aurait été approuvée par le plus grand nombre, n’était pas juste pour cela. » (Alain)

« La majorité n’a raison que parce qu’en son sein se manifeste la volonté de l’unité et de la communauté. » (saint Augustin – évoquant l’Eglise et certaines hérésies) – Il est bien évident que cette remarque ne s’applique pas aux majorités politiques qui n’ont rien à faire du souci d’unité et du soin de la communauté, au contraire le plus souvent ; diviser, éclater, dresser contre…

« N’oubliez jamais que ‘le plus grand nombre’ a tort, et que le conformisme de l’esprit de troupeau est responsable de la dévastation actuelle, dévastation autant écologique que spirituelle. ‘La preuve du pire, c’est la foule’. » (Olivier Bardolle – citant Sénèque)

« Et c’est le moment que choisissent les associations LGBT pour revendiquer le droit au  mariage de (grand) papa ! Pas question pour eux d’aménager le Pacs dans ses modalités patrimoniales et successorales. Non Monsieur LG et Monsieur BT veulent … passer devant le maire, se mette la bague au doigt, s’embrasser sous les applaudissements, prendre du riz plein la gueule, caravaner en voitures à klaxon, signer un contrat, s’imposer des belles-mères … on croit rêver … Comment des gens aussi souvent créatifs et ontologiquement insoumis que les gays peuvent-ils sombrer parfois sous prétexte de militantisme dans l’exigence absurde d’une ‘bénédiction’ bourgeoise de leur différence ? … L’aspiration à l’adoption relève de la même revendication … Le couple homo veut se normaliser et en plus, s’encombrer de nains hurleurs ! … L’esprit de sérieux (le contraire du sérieux) est symbolisé par la syndicalisation de la communauté gay avec son redoutable cortège de doléances et de lamentations  tous azimuts … Ils revendiquent toujours plus fort, et sur un ton de moins en moins gai, au fur et à mesure qu’ils ont moins à revendiquer ! … Les vrais rebelles, ce sont ceux qui souhaitent le rester. »  (Frigide Barjot)

« Rien de plus ridicule que de chercher la vérité dans le nombre, le suffrage universel et les tables tournantes, c’est l’homme cherchant la vérité dans l’homme. » (Baudelaire)

« ‘Ce qui définit la majorité, c’est un modèle auquel il faut être conforme’ (Gilles Deleuze) … Pour Giambattista Vico, les images identificatoires dominantes dans chaque sens commun sont changeantes. Ainsi une ‘minorité’ peut devenir ‘majoritaire’ par la construction et la diffusion d’un modèle, image identificatoire nouvelle … C’est ainsi que certains éléments d’un sens commun révolu semblent inadmissibles (ex : esclavage). » (Miguel Benasayag) – Cela fonctionne pour le pire comme pour le meilleur. C’est bien évident. C’est même ainsi qu’une minorité oligarchique s’appuyant sur les média et une certaine forme de terreur douce a réussi à imposer le modèle de bêtise prévalent dans nos sociétés.

« Ce sont les minorités créatives qui déterminent l’avenir. » (Benoît XVI)

« L’importance donnée à la société civile est une façon de consacrer l’action des groupes d’intérêt et des lobbies, tous également représentatifs de cette ‘société civile’, tous portés à défendre des intérêts ou des privilèges catégoriels, avec pour conséquence, non plus une tyrannie de la majorité sur les minorités, mais une tyrannie des minorités sur la majorité. » (Alain de Benoist)

« La majorité idéologique est plus importante que la majorité parlementaire, la première annonce toujours la seconde, tandis que la seconde, sans la première, est appelée à s’effondrer … Il faut d’abord obtenir la majorité idéologique, car c’est seulement quand elle sera gagnée à des valeurs différentes des siennes propres que la société en place commencera à vaciller sur ses bases … la situation pourra alors être exploitée sur le plan politique … pour une évolution déjà acquise dans les mentalités. » (Alain de Benoist – la leçon de Gramsci) – A l’intention de la droite stupide et ignare.

« Le principe politique de la démocratie n’est pas tant que la majorité décide, mais que le peuple  soit souverain. Le vote n’est lui-même qu’un simple moyen technique de consulter et de révéler l’opinion … la démocratie ne saurait se confondre avec les moyens dont elle use, pas plus qu’elle ne saurait se ramener à une idée purement arithmétique ou quantitative. » (Alain de Benoist)

« Ce principe monstrueux qui veut que l’opinion de la majorité ‘fasse loi pour chaque individu’. » (E. H. Carr – cité par Isaiah Berlin)

« Comme toutes les grandes révolutions, la Révolution française, du moins sous sa forme jacobine, a été une manifestation soudaine du désir de liberté positive de la part de nombreux Français qui, en tant que nation, ont eu le sentiment de s’émanciper, bien que, pour beaucoup d’entre eux, il en est résulté une réduction des libertés individuelles, du domaine de la liberté négative … Les libéraux de la première moitié du XIX° siècle ne se trompaient pas, lorsqu’ils prédisaient que cette liberté ‘positive’ n’aurait aucun mal à détruire bien des libertés ‘négatives’ … que la souveraineté du peuple risquait de l’emporter sur celle des individus … Mill et ses disciples parlaient de la tyrannie de la majorité, de la ‘tyrannie de l’opinion dominante’ et ne voyaient pas de grande différence entre elle et toute les autres formes de tyrannie qui violent les frontières de la vie privée individuelle … Pour un individu, il n’y a guère de différence entre être écrasé par un gouvernement populaire, un monarque ou des lois répressives … Souverainetés qui ne font que déplacer le fardeau de l’esclavage … C’est l’existence même d’un pouvoir absolu qui met en danger la liberté … Certes la démocratie peut désarmer une oligarchie, une caste de privilégiés (pour bien vite en reconstituer une autre), mais aussi écraser les individus avec autant de cruauté qu’un dictateur … Avoir un droit égal d’opprimer ne signifie pas être libre. Si je consens à être opprimé, ou accepte ma condition avec indifférence ou ironie, suis-je pour autant moins opprimé ? … Si la liberté n’implique aucune limite au pouvoir de quiconque de m’obliger à faire ce que je ne veux pas, alors, quel que soit l’idéal au nom duquel je suis contraint, je ne suis pas libre ; une doctrine de la souveraineté absolue est une doctrine de la tyrannie, quel que soit son déguisement. » (Isaiah Berlin – reprenant une argumentation de Benjamin Constant)

« Leur représentation de l’opinion continue de mettre en œuvre à l’état implicite les catégories médiévales de ‘sanior pars’ et de ‘major pars’. L’opinion publique légitime , au sens du XVIII° siècle, ne peut être que l’opinion de la partie la plus saine et la plus éclairée de la population. L’opinion de la masse ne peut lui être qu’inférieure et ne mérite pas de lui être opposée. La raison l’emporte toujours sur le nombre. » (Loïc Blondiaux – s’inspirant de Mona Ozouf – sur les hommes de l’Ancien Régime) – Le même raisonnement antidémocratique (notamment à propos de l’Europe) se poursuit, sans être jamais clairement reconnu, dans la prétendue élite actuelle, les membres du cercle de la raison, les lecteurs d’une certaine presse parisienne, bien-pensante, sectaire, manipulatrice et donnant le ton. Elle recouvre la haine des maîtres des Bobos contre le peuple et ce qu’ils appellent le populisme.

« La politique démocratique repose sur un principe de renouvellement permanent, chaque changement de majorité entraînant une rupture qui est rarement profonde mais qui doit, sur le moment, donner l’impression de l’être. » (Jean Borie)

« La totalité de l’extension, ‘pour tous’, est devenu l’argument ultime de la vérité, comme le dernier avatar d’une démocratie qui ne se contente plus d’être majoritaire, mais aspire à l’unanimité pour dire son fait. » (Pierre Boutang) – Par exemple, le mariage. Indépendamment du sujet, cette proclamation d’universalité et d’unanimité sent son totalitarisme.

« Le fait que certains groupes parviennent à imposer leur point de vue ‘contre’ la majorité, y compris en démocratie … Lorsque la majorité reste apathique et ne trouve pas assez de motivation pour s’opposer … Lorsque la minorité parle si fort qu’elle arrive à faire confondre la visibilité de son point de vue avec de la représentativité … Confusion entre la visibilité de l’information et sa représentativité. » (Gérald Bronner –sur la tyrannie des minorités)  – voir  La logique de l’action collective de Mancur Olson à la rubrique 055, 1 Action. 

« Majorité et opposition, engagées dans une course électorale permanente, réalisent, consternées, qu’elles ne servent plus qu’à collecter des bulletins de vote. » (Pascal Bruckner)

« Le mot ‘ethnique’, par opposition à majoritaire,  combine la force morale de la minorité, toujours opprimée, et la profondeur de l’authenticité. Ce qui est ethnique est savoureux, coloré, ce qui ne l’est pas est fade et blanc. » (Pascal Bruckner)

« Ce principe monstrueux qui veut que l’opinion de la majorité ‘fasse loi pour chaque individu’. » (E. H. Carr – cité par Isaiah Berlin)

« Pour la première fois depuis l’institution du suffrage universel, une majorité s’est constituée sans, c’est-à-dire contre, à la fois les ouvriers et les paysans … Evolution de la structure sociale, le bloc cadres supérieurs et cadres moyens constitue la première force démographique parmi les actifs … La défaite politique des ‘perdants sociaux’ … Le délaissement du peuple par les intellectuels … ‘Riches et cultivés’, se pensant et s’organisant en multiples réseaux,  se sont donc retrouvés, pour des raisons différentes mais convergentes, en faveur de l’Europe … L’espace du ‘Oui’ n’est pas un territoire mais un réseau … Beaucoup de Parisiens à forte identité ‘centrale’ se sentent plus proches de New-York que de la ‘province’ … L’union de la culture, de la ville et de l’Europe … réunissant tous les tics et toutes les niaiseries branchées de l’anarcho-mercantilisme contemporain et de son narcissisme urbain … L’imposture du cosmopolitisme citadin. » (Gilles Châtelet – Vivre et penser comme des porcs) – Depuis le référendum sur Maastricht (1992), ce bloc asservi à la mondialisation anglo-saxonne est resté uni dans l’expression de son mépris pour le peuple, qu’il exprime, notamment, dans les crachats quotidiens de ses média sur le populisme.

 « Ce sont les minorités qui gouvernent le monde, et c’est pour cela que le monde a une histoire. Si la vraie majorité gouvernait, il ne se passerait jamais rien. » (Victor Cherbuliez)

« La question des mœurs est sans solution … parce qu’en démocratie avancée, toute minorité agissante saura immanquablement s’arroger des droits particuliers face à une majorité inerte, incapable de se mouvoir mais aisée à émouvoir, si ce n’est à culpabiliser. » (Jean-François Colosimo) – Ce qui signifie que plus la démocratie est avancée, moins elle est démocratique ; on s’en doutait. Voir sur l’effet Olson, La logique de l’action collective de Mancur Olson à la rubrique Action, 005,1   

« C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. » (Coluche) – C’est pourtant l’admirable règle de la démocratie.

« Le multiculturalisme rend scandaleux le principe majoritaire. » (Mathieu Bock-Côté)

« La seule minorité à qui on interdit le droit (moral) de se défendre : l’hétérosexuel, blanc, riche et cultivé. » (Maurice G. Dantec)

« ‘Sois-fier-de –tes –différences, sois-fier-de-ce-que-tu-es’ … Ce type d’assertions n’est correct que s’il s’adresse à des minorités (homo,  noir, québécois, amérindien…) et devient très vite suspect si vous l’appliquez aux autres catégories (je suis fier d’être hétéro, blanc, américain, européen…) » (Maurice G.  Dantec)

« L’inquisition n’a jamais pu empêcher qu’il ne circulât en Espagne des livres contraires à la religion du plus grand nombre. L’empire de la majorité fait mieux aux Etats-Unis : elle a ôté jusqu’à la pensée d’en publier. » (Alexis de Tocqueville) – Et depuis l’auteur, les majorités dites démocratiques ont abondamment perfectionné leurs moyens de censure, même la puissance du  fric se révélant  insuffisante, il a fallu recourir aux lois de censure. – « Sous-couvert de liberté de pensée et de parole, les lois anti-blasphèmes existent comme dans n’importe quelle société religieuse … Deux lois anti-blasphème sanctionnent  deux crimes : le négationnisme  et l’homophobie … réintroduction secrète de l’idée du blasphème : hypocrisie.» (Chantal Delsol) – Et une lâcheté honteuse de plus à mettre au compte de  notre société

« Dans la lignée de Tocqueville, qui annonçait la tyrannie de la majorité dans ‘La Démocratie en Amérique’, Polony et Quatrepoint montrent à quel point la ‘’tyrannie des minorités’ menace désormais la démocratie. » (David Desgouilles) 

« Sur des problèmes aussi essentiels pour l’avenir de l’humanité que les défis et les dangers de la technique, le recours à la dissuasion au moyen d’armes de destruction massive ou les problèmes dits d’environnement, trop souvent l’appel à la démocratie sert d’alibi à l’absence de réflexion normative. La sagesse est-elle toujours du côté du plus grand nombre ? …  ‘D’où cent qui veulent un maître ont-ils le droit de décider pour dix qui n’en veulent point ?’ » (Jean-Pierre Dupuy – citant J. J. Rousseau)

« Le pouvoir d’attraction d’une opinion croît avec le nombre d’individus qui la partagent. » (Jean-Pierre Dupuy)

« Avant-garde : minorité qui impose ses goûts et ses dégoûts à une majorité déprimante prête à admirer d’instinct … tout ce qu’elle ne comprend pas. » (Georges Elgozy)

« Il est toujours possible d’unir les uns aux autres par les liens de l’amour une grande masse d’hommes à condition qu’il en reste assez en dehors d’elle pour recevoir les coups. » (Sigmund Freud)

« La démocratie, c’est la concurrence des démagogies. » (Marcel Gauchet – cité par  Alexandre Devecchio)

« Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques-uns. » (André Gide)

« La vérité a toujours été du côté du petit nombre. » (Goethe)

« La barbarie du nombre. » (Edmond et Jules de Goncourt)

« Le sociologue Georg Simmel avait noté … que l’effet sociologique d’une sous-catégorie sociale dépend à la fois de sa propre taille et de la la part qu’elle représente dans la population totale : 100.000 soldats, expliquait-il, peuvent plus facilement garder le contrôle sur 10 millions de personnes qu’un soldat sur 100 personnes, bien que les proportions (1/100) soient les mêmes dans les deux cas. Dans cette perspective on a voulu expliquer la progression d’institutions bureaucratiques… » (Alain Gras)

« La loi de l’intelligence est très différente de la loi du nombre. » (Jean Grenier)

« L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence .. La compétence étant toujours une supériorité au moins relative ne peut être que l’apanage d’une minorité. » (René Guénon)

« Faire partie d’une minorité crée a minima une forme d’insécurité culturelle. » (Christophe Guilluy – Sur des conséquences soigneusement cachées de l’immigration de masse)

« Dans les milieux populaires, personne ne souhaite devenir minoritaire dans son ‘village’, ni en France, ni au Maroc, ni en Algérie, ni en Chine, ni au Sénégal. Ce constat ne concerne donc pas un groupe ethnique, culturel ou religieux spécifique, mais les catégories modestes attachées à un capital social et culturel protecteur. » (Christophe Guilluy)

« Aujourd’hui l’affrontement communautaire à redouter n’est pas prioritairement celui qui opposera les ‘petits blancs’ aux ‘musulmans’, mais celui des minorités entre elles sur des territoires qu’elles sont contraintes de partager. » (Christophe Guilluy)

« Dans le modèle des minorités et des majorités relatives, la classe politique ne s’adresse plus à un tout mais à des parts de marché. » (Christophe Guilluy)

« La mise en avant des ‘minorités’ offre une caution ‘sociale’ à un modèle qui exclut la majorité des classes populaires … De l’antifascisme d’opérette à l’antiracisme, la nouvelle bourgeoisie dispose désormais d’un arsenal idéologique redoutable  contre des catégories devenues inutiles … L’instrumentalisation de l’immigré et des pauvres par la classe dominante , le show-biz et une partie du monde intellectuel apparaît désormais pour ce qu’elle est : une mise en scène indécente visant à offrir à la nouvelle bourgeoisie un vernis social au moment où elle abandonne le bien commun … Consciente du risque que représenterait la convergence d’une fraction des classes supérieures et des classes populaires, la classe dominante a créé un cordon sanitaire efficace en diabolisant toute opinion qui prendrait en compte le diagnostic des plus modestes. La diabolisation vise moins les partis populistes ou leur électorat (considéré comme définitivement perdu) que la fraction des classes supérieures et intellectuelles  qui pourrait être tentés par cette solidarité de classe… Devant le chaos, la classe dominante utilisera de plus en plus le chantage à la guerre civile pour justifier le renforcement de son pouvoir.» (Christophe Guilluy)

« Si démocratie veut dire  gouvernement par la volonté arbitraire de la majorité, je ne suis pas un démocrate … La volonté du plus grand nombre n’a d’autorité et de caractère obligatoire pour le reste que si cette majorité prouve son intention d’agir avec justice et en s’engageant à suivre elle-même une règle générale. » (Friedrich von Hayek)

 « Le principe de majorité, sous la forme de verdicts populaires en tout et partout, est mis en œuvre par toutes sortes de sondages et de techniques modernes de communication … C’est une nouvelle divinité … Plus la transformation de l’opinion publique en un simple instrument au service de forces obscures gagne en ampleur, plus l’opinion publique prend figure de substitut de la raison. » (Max Horkheimer) – « Sacralisation du principe majoritaire, autodestruction de la démocratie, visées manipulatoires au profit d’oligarchies, technicisation de la politique et corrélativement, réduction, sinon impossibilité, de la participation des citoyens. » (Pierre-André Taguieff)

« La loi majoritaire signifie aussi la prédominance du quantitatif sur le qualitatif. » (Claude Jannoud)

« Qu’a-t-il fallu pour ouvrir la route du Nouveau Monde ? Quatre-vingt-dix marins animés par Christophe Colomb. Et pour détruire l’empire aztèque ? Six cents soldats animés par Cortès … Et pour déclencher presque toute les révolutions, scientifiques comme politiques ? » (Bertrand de Jouvenel – sur le rôle des minorités dans l’histoire) – Sans omettre le rôle des personnalités, César, Brutus, Octave, Napoléon…

« Les ‘minorités visibles’, expression abominablement raciste, se sont construites (ou plutôt révélées) sur la dénégation de l’identité nationale. » (Jacques Julliard)

« La majorité ne se contente pas d’en imposer par son nombre ; elle s’arme aussi des marques de la supériorité morale. » (Ernst Jünger)

 « Le nombre dit la vérité, la quantité assure le beau, le bon, le vrai … le nombre de clics dit la qualité, celle de l’amitié comme des œuvres. » (Hervé Juvin)

« Vu que l’on ne peut pas exercer d’Autorité sur soi-même, il n’y a aucun sens à parler d’une Autorité de la majorité sur elle-même. Quant à la minorité, son existence même prouve qu’elle ne reconnaît pas l’Autorité de la majorité puisque former une minorité signifie précisément s’opposer à la majorité, donc ‘réagir’ (d’une façon ou d’une autre) contre ses actes. Or, là où il n’y a pas d’Autorité, les ‘réactions’ ne peuvent être supprimées que par la force. Donc, là où la majorité se réclame d’une soi-disant Autorité ‘sui generis’, due au seul surnombre, elle se réclame en fait de la pure et simple force (un régime purement et uniquement majoritaire est un régime fondé sur la seule force. On peut donc opposer le régime majoritaire au régime autoritaire, ce dernier s’appuyant sur l’Autorité, le premier sur la force). » (Alexandre Kojève) – A comprendre avec la définition de l’Autorité, notamment par cet auteur, à la rubrique sur l’Autorité, 065,1. C’est d’ailleurs bien ce qu’exprimait, comme d’habitude sans le comprendre, un ministre socialiste : « Nous avons raison parce que nous sommes les plus nombreux. » – (Paul Quilès) – Ou les plus forts ?

« Le fait d’être en majorité ou en minorité ne peut jamais engendrer à lui seul une autorité ; l’Autorité de la majorité ou de la minorité est ou bien illusoire (simple force) ou bien elle appartient à l’un des types, Père, Maître, Chef, Juge. » (Alexandre Kojève) – Types décrits à la rubrique Autorité 065,1. 

« Quand les classes sociales passent à la trappe, les ‘minorités visibles’ font leur apparition. » (Julien Landfried)

 « S’il n’y a pas d’autre choix possible que celui du Bien, pas d’autre politique possible que celle qui est menée, il n’est plus admissible d’être minoritaire. Il est donc plus que légitime, courageux, de faire taire les récalcitrants … Puisqu’on est incapable de le réfuter intellectuellement, ou trop paresseux pour le faire, le dissident doit être disqualifié moralement. Juger, décréter, parfois lyncher deviennent des substituts tant à la pensée qu’à l’action » (Elisabeth Lévy) – Les dénonciateurs intellos-médiatiques tout puissants sont là pour ça.

« Hier, on comptait les femmes, et il n’y en avait jamais assez ; aujourd’hui on compte les Noirs. » (Elisabeth Lévy)

« On ne s’est jamais caché l’absurdité qu’il y avait à accoler par principe les notions de sagesse et d’intelligence à tout groupe quel qu’il soit, dès lors qu’il rassemble 51% d’un ensemble d’êtres humains. » (Walter Lippman)

« L’ordre social est incompatible avec une continuelle mise en question des bases de la société par une majorité incapable de prendre les décisions les plus difficiles. » (Karl Löwith)

« Si ce que l’on appelle la tyrannie des minorités triomphait, j’ai la certitude que cela se terminerait en livres brûlés et en camps de rééducation. » (Richard Malka) – Nous y allons tout droit.

« Ces réformes sociétales qui sont en réalité des réformes publicitaires … Comme Hillary Clinton, le parti socialiste s’est, lui aussi, adressé aux minorités sans jamais parler aux Français. » (Jean-Luc Marion)

« Tous les mouvements sociaux jusqu’ici ont été accomplis par des minorités au profit de minorités. » (Karl Marx) – Les majorités populaires ne sont convoquées qu’à titre d’instrument, pour être cocufiées par la suite.

« Il n’y a pas un exemple, dans l’histoire, d’une initiative heureuse (j’entends positive et créatrice, non destructive ni purement défensive) qui ait été prise par des majorités. Le procédé normal de tous les progrès est bien le contraire : la volonté, la décision, l’entreprise sortent du petit nombre ; l’assentiment, l’acceptation de la majorité. C’est aux minorités qu’appartiennent la vertu, l’audace, la puissance et la conception. » (Charles Maurras) –  Mais maintenant les minorités  ne le savent que trop et leurs clameurs nous assourdissent. Ce n’est plus de vertu, ni d’audace, dont il est question, mais bien souvent de vulgaire cupidité.

« De quelque forme et origine qu’il soit, un gouvernement qui est l’élu du Nombre ne peut jouer qu’une comédie de neutralité tolérante. Il n’est rien de moins neutre, ni de moins disposé à laisser circuler les idées dans les intelligences et les consciences, car sa vie en dépend. Il ne peut se désintéresser de ce qui se passe dans les cerveaux et les cœurs de ceux dont il sollicite le vote. Ce vote varierait si le sentiment ou la pensée variait. C’est ce qu’on surveille de près. » (Charles Maurras) – D’où la censure clandestine et le mensonge systématique.

« La sympathie silencieuse de la majorité peut faire plus de mal encore que le despotisme d’un seul homme. » (John Stuart Mill – en référence explicite aux massacres de septembre 1792)

« Une violence logique : que la majorité vaille pour le tout … Beaucoup de théoriciens ont tenu que cette violence logique entraînait inévitablement une violence matérielle. Pourquoi ceux qui sont moins nombreux devraient-ils s’incliner devant les plus nombreux ? N’est-ce pas là une simple variante du droit du plus fort ? … La décision de la majorité devient la décision de tous et de chacun ; pour partielle et éventuellement partiale qu’elle soit, elle s’impose à tous et à chacun. N’y a-t-il pas là un défi au bon sens ? De là l’idée que la démocratie la plus débonnaire est de soi un régime de violence et que cette violence se manifeste tôt ou tard … Non seulement ce ‘tout politique’ (au sens d’ensemble) est limité et par là étranger à la société réelle, mais de plus il est bricolé … Il n’est ni naturel ni simple que la décision d’une partie vaille pour une décision du tout. » (Jean-Claude Milner)

« Il n’est aucun acte législatif qu’une nation ne puisse révoquer ; qu’elle ne peut changer quand il lui plaît, ses lois, sa constitution, son organisation et son mécanisme. » (Mirabeau) – « C’est le principe de la dictature, de la tyrannie sans bornes, sans entrave, et sans principe, de la majorité parlementaire. C’est en ce sens que la France, au XIX° et au XX°, est loin d’être un pays de liberté. » (Pierre Chaunu)

 « Ce ne sont pas les masses qui font l’histoire, mais les valeurs qui agissent sur elles à partir de minorités inébranlables dans leur foi. » (Emmanuel Mounier)

« Notre pays se lance de gaieté de cœur dans d’infinis problèmes de minorités, et il n’a pour les résoudre que les armes magiques du langage ; la République, la laïcité, le vivre ensemble… » (Alain Nueil – migrants) – Il peut aussi compter sur la stupidité, la lâcheté et la servilité des bisounours.

« Si vous appartenez à une minorité (linguistique, religieuse, sexuelle, culturelle, sociale, physique…) forcément exploitée, vous serez tenté de transformer votre destin en argument. Ce n’est pas loyal mais c’est humain et surtout efficace dans un débat où dire la vérité importe moins que parler vrai. » ( Georges Picard)

 « Les batailles se font entre deux camps de convaincus ou d’aficionados, ne reste plus que le clientélisme pour amener les voix supplémentaires qui feront basculer l’élection. Et il n’en faut pas beaucoup pour faire la différence quand la participation est aussi faible. Cela aboutit à concentrer ses efforts sur la satisfaction de sa clientèle, au détriment de l’intérêt général, sans que cela ne soit sanctionné puisque la majorité (des citoyens et électeurs) est déjà hors du jeu politique (par l’effet de  l’abstention)… » (Céline Pina – sur l’abstention, cancer de la démocratie)

« Dans la perspective d’une idéologie marxiste révisée par la sociologie d’un Pierre Bourdieu, la majorité est toujours totalitaire, elle écrase toujours toute minorité, qu’elle soit ethnique, religieuse ou sexuelle. Pas de bien commun … mais une méfiance incessante des uns contre les autres. » (Natacha Polony) – Les socialistes ont bien retenu la leçon, dresser tout le monde contre tout le monde.

« Nos démocraties sont menacées par une nouvelle idéologie : celle du ‘minoritarisme’ … Ces nouveaux bigots détestent l’homme tel qu’il est, avec ses faiblesses, ses pulsions, ses humeurs, l’homme incarné … Reconnaître les droits des homosexuels, l’égalité homme-femme, combattre le racisme, s’occuper des handicapés … Autant de nobles causes ! Mais chaque fois ces causes sont instrumentalisés par des minorités actives qui en font un instrument de combat idéologique … Dérives flagrantes avec le néoféminisme et ‘Balance ton porc’, campagne partie d’une indispensable dénonciation pour  tourner à la curée contre la figure fantasmée du  mâle dominateur … Cette idée du Bien que poursuivirent les inquisiteurs et les comités de salut public de tout poil, tous ceux qui ne voulaient pas le bonheur de l’homme tel qu’il est avec son petit tas de misère, ses joies simples et ses grandeurs insoupçonnées, mais la rédemption de leur âme ou le contentement de leur orgueil pour avoir su conduire tant de pécheurs dans le droit chemin … Culture permanente de la culpabilisation, de la repentance, de la transparence, dictature de la bien-pensance, totalitarisme qui n’assume même pas sa nature totalitaire … Coupables d’avoir bu un verre, d’avoir blagué sur les femmes, de manger de la viande, d’avoir offensé une minorité quelconque, un citoyen qui se trouvait un type à peu près bien se retrouve cloué au pilori, sommé d’expier ses crimes et de faire repentance … Derrière cette traque aux dérapages et ces entreprises de rééducation, un mécanisme ; la tyrannie des minorités qui instrumentalisent des combats essentiels, pour les transformer en croisade contre une supposée majorité, contre les ‘dominants’. Au nom du Bien, on modifie le vocabulaire, on nie le plaisir, on criminalise le désir, on réécrit l’histoire … Ce ‘minoritarisme’ tend à s’étendre à l’ensemble des rapports sociaux pour imposer … Le droit de ne pas être offensé s’est transformé en injonction  à se taire … Une conception des droits, de la liberté et de l’égalité qui correspond uniquement aux modèles culturels forgés par la société américaine. » (Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint) 

« La logique du système majoritaire : que les partis de pouvoir s’occupent non pas de répondre aux engagements pris envers des électeurs, dont ils pensent qu’ils seront, de toute façon, obligés de voter pour eux, mais d’aller glaner, chez les électeurs du parti opposé, le petit supplément qui assure la victoire. » (Jacques Rancière) – D’où les trahisons systématiques de nos politiciens.

« ‘Nous avons vocation partout en Europe, à avoir des Etats multiethniques qui tolèrent les minorités’ … Aujourd’hui, ce sont les minorités qui ne tolèrent plus les peuples autochtones, sommés de financer leurs besoins. » (Ivan Rioufol – citant Alain Richard, ministre socialiste trahissant le peuple comme d’habitude et crachant à l’époque, et par ordre du mondialisme, sur la pauvre Serbie.

« Eriger en dogme ce que pense la majorité est aussi, sinon plus, tyrannique que d’ériger en dogme ce que pense une minorité … Ce n’est pas une question d’égalité, c’est une question de liberté. » (Michel Schneider)

« Le plus grand nombre, c’est-à-dire les sots. » (Saint-Simon, le duc, non l’illuminé socialiste)

« Il est élégant d’être partisan de l’opposition et ‘plouc’ de se déclarer favorable à la majorité … Les contestataires ont toujours raison. Tout contestataire est en puissance un héros. » (Georges Suffert) – Et pas qu’en matière politique.

« Il n’y a pas de tyrannie de la majorité dans un système colonial. En fait, les minorités qui vivent (vivaient) sous l’autorité coloniale bénéficient de plus qu’un semblant d’ordre, de justice d’égalité … Il n’est donc pas surprenant que les minorités aient été en général favorables aux régimes coloniaux. » (Ezra Suleiman – avec exemples) – Ce qui ne constitue pas une apologie  de la colonisation, mais une simple constatation.

« Le minoritaire n’est pas celui qui répond différemment aux mêmes questions, mais celui qui en pose d’autres. » (François Taillandier)

« Tout le monde doit se courber devant la plus grave décision votée par la majorité plus une. » (Gabriel Tarde) – Majorités bien sûr pures de tout arrangement.

« Ce n’est pas à une majorité de décider ce qui est vrai et bien, l’impératif est de rallier la majorité à ce qui est le vrai et le bien. » (Gustave Thibon)

« Un gouvernement où la majorité règne dans tous les cas, ne peut être fondé sur la justice. Ne peut-il exister de gouvernement où ce ne seraient pas les majorités qui trancheraient du bien et du mal, mais la conscience ? » (Henry David Thoreau) – Doux rêveur.

« L’égalité qui rend le indépendant de chacun de ses concitoyens en particulier, le livre isolé et sans défense à l’action du plus grand nombre … Dans les temps d’égalité, les hommes n’ont aucune foi les uns dans les autres, à cause de leur similitude, mais cette même similitude leur donne une confiance presque illimitée dans le jugement du public ; car il ne leur paraît pas vraisemblable qu’ayant tous des lumières pareilles, la vérité ne se rencontre pas du côté du plus grand nombre. » (Alexis de Tocqueville) – La force du nombre.

« Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu’en matière de gouvernement la majorité d’un peuple a le droit de tout faire. Le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l’accorderai jamais à plusieurs. Ce que je reproche au gouvernement démocratique, ce n’est pas, comme on le dit, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. Il n’y a pas de monarque si absolu qui puisse réunir dans sa main toutes les forces de la société et vaincre les résistances, comme peut le faire une majorité revêtue du droit de faire les lois et de les exécuter. Au contraire d’un roi qui ne peut atteindre que les actions, la majorité est revêtue d’une force matérielle et morale, qui agit sur la volonté autant que sur les actions, qui empêche en même temps le fait et le désir de faire. » (Alexis de Tocqueville)

« Pour moi, quand je sens la main du pouvoir qui s’appesantit sur mon front, il m’importe peu de savoir qui m’opprime, et je ne suis pas mieux disposé à passer ma tête dans le joug, parce qu’un million de bras me le pr‚éentent. » (Alexis de Tocqueville)

« C’est à l’action toujours croissante du despotisme de la majorité‚ aux Etats-Unis qu’il faut surtout attribuer le petit nombre d’hommes remarquables qui s’y montrent aujourd’hui sur la scène politique. » (Alexis de Tocqueville) – Pour confirmer, voir nos Gugusses ici.

« Le nombre seul fait la loi et le droit. Toute la politique se réduit à une question d’arithmétique. » (Alexis de Tocqueville – Considérations sur la Révolution)

« Si vous admettez qu’un homme revêtu de la toute-puissance puisse en abuser contre ses adversaires, pourquoi n’admettez-vous pas la même chose pour une majorité ? Les hommes en se réunissant ont-ils changé de caractère ? » (Alexis de Toqueville) – Aujourd’hui, on serait plutôt dans la tyrannie des minorités » (Philippe Raynaud)

« La minorité n’est plus définie en fonction d’un critère quantitatif mais qualitatif : elle désigne une situation, réputée dominée et victime … Elle peut même être majoritaire démographiquement (situation coloniale). » (Shmuel Trigano) – Ou situation plus fréquente, des majorités démographiques dites silencieuses parce que prises en otage par les inquisiteurs-censeurs-délateurs-oppresseurs modernes du groupuscule dominant politico-médiatique.

« Les droits des minorités ethniques, sexuelles ou autres, sont également étendus sans limites puisqu’ils se concrétisent par de nouveaux marchés, offrant de surcroît une caution morale au système. » (Dominique Venner)

 « On n’a pas philosophiquement raison parce que l’on est politiquement majoritaire. Au contraire, rien n’aveugle davantage que le nombre, rien n’est plus dangereux que le groupe qui se met à croire qu’il a raison parce qu’il se sent fort du fait d’être un groupe. » (Bertrand Vergely – interprétant Ernst Cassirer)

« La démocratie ne se conçoit plus que sous la forme du respect des minorités. Sous l’influence du modèle libéral anglo-saxon, c’est le triomphe des volontés particulières et la mise en cause systématique de la volonté générale par des minorités désavouées par une consultation. » (Jacques de Saint-Victor)

« Les minorités nationales ou religieuses qui se trouvent dans la situation de ‘dominés’ par rapport à un groupe ‘dominant’ sont, d’ordinaire, vivement attirés par l’activité économique du fait même de leur exclusion, volontaire ou involontaire, des positions politiques influentes. » (Max Weber) – Ce fut certainement le cas des Juifs, jadis.

« La majorité n’a aucune volonté en général. Ses aspirations sont toujours celles de la minorité qui la manipule. » (Alexandre Zinoviev)

« La majorité a toujours raison, mais la raison a rarement la majorité aux élections. » (?)

« Nous avons raison parce que nous sommes les plus nombreux » (?) – Que voilà une bonne raison.

« Il faut exclure le principe de gouvernement du Nombre, parce qu’il est absurde dans sa source, incompétent dans son essence, pernicieux dans ses effets … Le gouvernement du Nombre tend à la désorganisation du pays, il détruit par nécessité tout ce qui le tempère, tout ce qui diffère de lui : religion, famille, classes, organisations de tout genre. » (?)

« Ce n’est pas le consensus qui crée la vérité, mais la vérité qui crée le consensus. » (?)

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