405,2 – Femme

– Sujet sur lequel l’homme aime s’étendre.

– Peuplade d’agressées sexuelles.

– Comme pour l’amour, les citations la concernant sont innombrables. J’ai condensé à la sous-rubrique Misogynie quelques unes de celles qui relèvent de ce qu’on appelle aujourd’hui machisme.

– Dominée physiquement, n’a d’autres ressources de protection que la nervosité, l’émotion, l’habileté, la ruse même, la persévérance, une mémoire implacable (pour les bienfaits comme pour les méfaits) et un verbiage  paraissant souvent illogique et envahissant, et donc déroutant.

– Pour compenser la violence dont elle peut-être toujours victime, en plus de son ingéniosité naturelle, le Créateur l’a munie de deux atouts maîtres : l’attrait démesuré qu’elle suscite chez l’homme le plus raisonnable et le pouvoir de décider de l’enfantement et d’élever les enfants (ce qui est d’ailleurs et aussi une lourde charge).

– Ceci étant rien n’est plus impressionnant que la capacité féminine de dévouement, rien n’est plus émouvant qu’un chagrin féminin.

– Un mot féminin dit beaucoup sur elle… et sur son inconscience à lui : « Nous aurions pu être heureux ensemble. »

– En religion chrétienne : une femme a donné la mort, une femme a donné la vie. C’est dire l’importance du Sujet.

-« L’accès des femmes au métier des armes, rupture historique et anthropologique majeure. » (Stéphane Audoin-Rouzeau)

Dans l’introduction de la rubrique suivante Fémnisme, 405,3, on pourra trouver quelques femmes de grand poids dans l’Histoire, ainsi que mes remarques, aussi acides que partiales, sur cette moitié de l’humanité (que j’ai pourtant beaucoup aimée).

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« Elle est le chef-d’œuvre de Dieu ; surtout quand elle a le diable au corps. » (Alphonse Allais)

« Une femme comprise se croit une femme aimée … Chaque marque d’intérêt leur paraît une préférence. » (Henri-Frédéric Amiel)

« Seules, les femmes voient vraiment les choses. Les hommes n’ont jamais qu’une idée.. » (Marcel Aymé)

« La femme est l’avenir de l’homme. » (Aragon chanté par Jean Ferrat) – « Et aussi l’origine, non ? » (Frigide Barjot) 

« Seules les femmes voient vraiment les choses ; les hommes n’ont jamais qu’une idée. » (Marcel Aymé)

« Il y a les femmes comme il faut et les femmes comme il en faut. » (Balzac)

« Deux jolies femmes se regardant produisent un orage. » (Anne Barratin)

« Flair de femme se trompe encore moins que palais de gourmand. » (Anne Barratin)

« Pour les femmes, être un objet de désir n’est pas qu’une faiblesse, c’est aussi un pouvoir. » (Eugénie Bastié)

« En ce début du XXI° siècle, la culture occidentale semble tournée toute entière vers un seul objectif : montrer l’enfer dans lequel les femmes seraient plongées afin de les mettre en valeur partout, tout le temps … le caractère obsessionnel et tentaculaire de ce féminisme communicationnel l’apparente moins à une forme de totalitarisme qu’à une religion séculière. » (Eugénie Bastié) – Effectivement, le vacarme est continuel, énorme, obsédant.

 « La femme reste libre du choix du terrain (leurre, métaphore, réponse obligeant l’Autre ou le renvoyant sans le renvoyer…) … L’homme s’expose continuellement à perdre la face … C’est que la femme n’est pas  en position de désir, elle est en position, bien supérieure, d’objet de désir … Ce qui fait sa puissance, c’est son indifférence triomphale … Elle reste maîtresse du jeu, l’objet reste maître du jeu … Elle peut toujours choisir ou de s’abandonner comme objet sexuel et de se donner sans scrupules (ce qui surprend toujours l’homme), ou de jouer à se faire reconnaître comme sujet, se laisser séduire et se refuser indéfiniment. Elle peut toujours abandonner un rôle pour l’autre … c’est de la stratégie, ce qui lui confère là aussi une supériorité absolue sur l’homme. » (Jean Baudrillard) – Et on connaît, en tous domaines (y compris l’économique), la supériorité de l’objet sur le sujet (comme chez les militaires, celle de la position défensive sur l’engagement offensif).

« La femme immobile, tout s’immobilise. » (E. Pardo Bazan)

« Les hommes regardent les femmes. Les femmes se regardent en train d’être regardées. Cela détermine non seulement la plupart des rapports entre hommes et femmes, mais aussi le rapport des femmes à elles-mêmes. L’observateur à l’intérieur de la femme est masculin, l’observée, féminine. Ainsi la femme se transforme-t-elle en objet, et plus particulièrement en objet visuel, c’est-à-dire en image … Une femme est accompagnée pour ainsi dire en permanence par l’image qu’elle a d’elle-même … Elle en vient à considérer l’observateur et l’observée en elle comme deux éléments consécutifs mais distincts de son identité de femme.  » (John Berger – cité par Nancy Huston)

 « Parce que la femme est la nature, elle constate l’échec de tout ordre social contraignant, elle en promet l’inévitable dissolution. Un homme peut intérioriser l’ordre juste ou l’ordre injuste, la femme n’intériorise pas. Elle obéit au rythme cosmique à la manière des animaux sauvages qu’on ne peut domestiquer. Elle est l’emblème de la révolution. » (Alain Besançon – commentant La sorcière de Jules Michelet). Lequel Michelet dans son Histoire de France : « Il n’y a contre les femmes aucun moyen sérieux de répression. Elles sont souvent coupables ; elles sont moralement responsables ; et cependant, chose bizarre, elles ne sont pas punissables … Elles sont le monde de la Grâce ; la loi ne peut rien sur elles. »

« Cette femme remarquable qui avait la grande qualité de n’avoir pas toujours raison. » (Pierre Billon)

« Toutes les femmes sont fatales ; on commence par leur devoir la vie, elles finissent par causer votre perte. » (Antoine Blondin)

« Ce que femme veut, Dieu le veut, dit-on. – Si ta femme veut que tu sois cocu, Dieu le veut. Et elle le veut souvent, c’est fort probable. A toi de t’arranger en conséquence. Il me semble, cependant, que c’est mettre beaucoup sur la pauvre créature. Car enfin, si elle ne veut pas ceci ou cela, faudra-t-il aussi que Dieu ne le veuille pas et qu’ainsi elle devienne l’axe du monde ? … » (Léon Bloy – Exégèse des lieux communs – 1, CLXXX)

« Cherchez la femme, dit-on. – Tel est le cri de l’employé, lisant un crime dans sa feuille. Je parle, remarquez-le, de l’employé aux écritures, de l’employé intellectuel…J’en ai connu un très fier et très mari‚ dont la femme cherchait l’homme aussi ardemment que la belette cherche le clapier, et qui le trouvait avec une promptitude et une fréquence incroyables… » (Léon Bloy – Exégèse des lieux communs – 1, CLV)

« Une femme, pour un homme, c’est ce qu’il y a de plus loin au monde. » (Christian Bobin)

« J’aurais souhaité voir les femmes militer un peu moins  et se soucier de plaire un peu plus. » (Nicolas Bouvier)

« Puisque la vie de la femme se passe à attendre. » (Robert Brasillach) – Cela  a bien changé. 

« Les femmes sont extrêmes, elles sont meilleures ou pires que les hommes. » (La Bruyère) – Et c’est bien pourquoi les sociétés, les institutions s’en sont toujours méfié.

« Il faut choisir d’aimer les femmes ou de les connaître : il n’y a pas de milieu. » (cité par Chamfort)

« Les femmes ont sur l’existence des informations qui nous échappent. » (Jacques Chardonne)

« Que femme varie souvent est une grande qualité. Cela évite à l’homme d’avoir recours à la polygamie. Tant que vous aurez une femme, vous serez sûr d’avoir tout un harem. » (Chesterton) 

« Elle, l’être le plus présent, le plus lourd d’énergie intérieure et d’énergie tout court, le plus rivé à son moi, le plus chargé de soi-même qui se puisse concevoir – par quel malentendu prône-t-elle l’effacement au point de croire qu’elle en offre l’exemple parfait ? »(Emil Cioran)

« Le besoin n’est pas que la femme soit reconnue comme l’égale de l’homme, mais qu’elle soit reconnue comme femme, sans comparaison récurrente avec l’homme. Il n’y a qu’un cerveau masculin pour inventer l’égalité homme-femme. Le besoin c’est que la féminité prenne sa vraie place au sein de la société, et qu’elle produise ce que vingt siècles de domination masculine ont été incapables de produire … La parité en politique, par exemple, qui peut apparaître comme une victoire, est, dans la plupart des cas,  un leurre, parce que les femmes que nous qualifions de ‘politiques’ sont passées dans les mêmes canaux formateurs que les hommes. » (Frédéric Saint Clair)

« A l’entour de 1870, la France compte 1.665 ordres religieux dont 154 sont masculins, 1511 féminins. » (Jean-François Colosimo) – Cela ne vous dit rien sur la capacité féminine à se plier, à vivre ensemble, à rejeter l’affirmation d’un Moi  tout différent de celui de sa voisine… ? – « Je sais par expérience ce qu’il en est de beaucoup de femmes mises ensemble … On trouve plus d’accord et de quiétude lorsqu’elles sont peu nombreuses. » (sainte Thérèse d’Avila – sur la taille de ses couvents) – Mais on peut étendre hors des couvents.

« Aussi instable qu’une goutte d’eau sur une fleur de lotus. » (Confucius – sur le cœur des femmes)

« Le statut écrasant de la femme américaine peut nous agacer, mais toujours moins que le statut écrasé de la femme musulmane. » (Régis Debray) – Je cite mais conteste. Le statut envahissant de la première devenant hors de toute raison et que nous copions servilement ici devient dangereux pour ce qui reste de civilisation. Le statut de la deuxième  tel qu’énoncé n’est qu’apparent, car si le pouvoir est à la maison, c’est elle qui l’a.

 « J’ai vu l’amour, la jalousie, la superstition, la colère portée dans les femmes à un point que l’homme n’éprouva jamais. » (Diderot – Sur les femmes) – Le dévouement aussi.

« A quoi bon connaître les femmes. Une ignorance encyclopédique du moteur à explosion, du téléphone et de l’ordinateur ne privent personne des joies ou des services qu’ils en attendent. » (Georges Elgozy)

« La femme est perçue comme empêchant, mettant en cause ou disloquant l’organisation sociale … contre le lien social, porteuse d’une violence sexuelle qui ne peut être que mortifère … Messagères d’un amour terrifiant ou d’un amour accueillant, les femmes, définies essentiellement par la sexualité qui les anime, paraissent constituer un péril majeur pour l’organisation sociale (et donc également pour toutes les formes de pouvoir) … Dangereuses pour le social, défi constant pour les hommes … Ce sont elles qui peuvent dire si vous êtes puissants ou impuissants … Celles qui égratignent les croyances et les illusions des hommes en leur toute-puissance … Elles disent une part de vérité difficile à admettre pour chaque homme … Elles enfantent, gardent les enfants et, par surprotection et englobement peuvent les empêcher de grandir (les rites d’initiation visent à faire renaître les enfants par les pères, à les faire passer de la loi naturelle de la mère à la loi spirituelle du père) … Gardiennes de la temporalité, elles rappellent que les êtres humains sont soumis à la chronologie et à la mort , et causent aux hommes par cette évocation, une blessure narcissique difficilement supportable. » (Eugène Enriquez)

« Les femmes pourraient-elles m’en vouloir de leur attribuer la folie, à moi qui suis femme et la Folie elle-même ? Assurément non … C’est ce don de folie qui leur permet d’être à beaucoup d’égards plus heureuses que les hommes. » (Erasme – Eloge de la folie)

« La femme applaudit à ses vœux plus qu’à la réalité. » (Eschyle)

« Nous sommes femmes. Tantôt nous sommes vaincues par l’hésitation ; tantôt il n’est personne pour nous surpasser en audace … La nature le voulait qui se moque absolument des lois. » (Euripide)

« La femme, cette fleur a une mission importante à remplir sur la terre. Elle est destinée à être la compagne de l’homme. » (Flaubert)

« Jeunes filles. – Articuler ce mot timidement. Toutes les jeunes filles sont pâles et frêles, toujours pures. Eviter pour elles toute espèce de livres, les visites dans les musées, les théâtres, et surtout le jardin des plantes, côté singes. » (Gustave Flaubert – Dictionnaire des idées reçues)

« Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n’ai pas de réponse à la question : que veulent-elles ? » (Sigmund Freud)

« L’excès en tout est la vertu de la femme. »(Edmond et Jules de Goncourt)

« Rien de plus rare qu’une femme qui a tort et qui n’est pas de mauvaise humeur. » (Edmond et Jules de Goncourt)

« Pléonasme : une femme insatisfaite. » (Jean Grenier)

« Il est à noter qu’on met la femme au singulier quand on a du bien à en dire, et qu’on en parle au pluriel dés qu’elle vous a fait quelque méchanceté. » (Sacha Guitry)

« Demi-mondaine : femme qui se donne à un homme sur deux. » (Sacha Guitry)

« L’instinct de gouverner qui remplace vite chez la femme l’instinct d’aimer. La femme qui cesse par force d’être coquette ne cesse pas pour autant de manifester sa puissance. » (Jean Guitton) – Apparaît alors un autoritarisme forcené.

« Son sexe lui apparaît d’une naturelle profondeur. C’est pourquoi, plus que l’homme, elle est tentée d’être superficielle. » (Fabrice Hadjadj)

« Cette féminité, l’éternelle ironie de la communauté. » (Hegel) – Eloge, plus que critique.

« De la double nature des femmes, il s’ensuit la double capacité d’être l’ange et la bête. Les rouges se perdent dans une bestialité qui fait d’elles des femelles et non des victimes. » (Yannick Ripa – à propos de la guerre civile espagnole – cité par Françoise Héritier) – Cette constatation ne surprendra pas qui a assisté à une libération, une révolution, une épuration, à la conduite hystérique et sadique vis-à-vis de prisonniers réduits à l’impuissance. Mais ne réservons pas la bestialité aux rouges. De plus « aucun des deux sexes n’a l’exclusivité de la violence. » (Françoise Héritier)

« La grande révolution de notre époque n’est pas la conquête spatiale, c’est la conquête par les femmes en Occident d’un statut de personnes autonomes, et le pivot de cette conquête est le droit à disposer d’elles-mêmes que leur donne la contraception par la remise entre leurs mains de leur fécondité … Changement des règles du jeu social … Suppression définitive de l’assignation à la maternité et au domestique … Au départ personne n’avait pensé que les femmes se serviraient de la contraception comme un instrument d’autonomie … Qu’elle entraînerait le droit à choisir librement leur partenaire, à refuser les mariages arrangés, à être protégées lors de la dissolution de l’union voulue par le mari, et même à en sortir de leur propre chef. » (Françoise Héritier)

« Les femmes se prennent comme les lapins, par les oreilles. » (Victor Hugo ) – Mais se gardent autrement.

 « « La beauté confère à celle qui l’arbore une destinée étrange … celle de plaire à tous les hommes. Plus qu’une femme ordinaire et nettement plus qu’un homme, elle a la possibilité de franchir toutes sortes de frontières (groupe d’âge, milieu social, nationalité…) … Être l’objet du désir des hommes n’inclut pas seulement une position de faiblesse, de victimisation et de passivité, c’est aussi –et comment ! et combien ! – une position de force … Quelle femme, aussi responsable et intellectuelle, gentille et douce, éduquée et morale, voire féministe qu’elle puisse être peut jurer ne s’être jamais, au grand jamais, servie de sa beauté, de ses armes de séduction, de ses charmes féminins, pour obtenir, d’un homme un petit service ? » (Nancy Huston)

« Il enseignait que le rôle essentiel de la femme était de provoquer un désordre passager dans l’âme de l’homme et incitait ses élèves à y succomber. » (Roland Jaccard – sur un enseignant de son père)

« Les femmes  avaient toujours plus de perspicacité dès lors que quelqu’un les intéressait. Elles comprenaient alors ce qui échappait au principal intéressé lui-même. Leur perspicacité, leur sensibilité et leur imagination leur servaient alors tour à tour de révélateur et de conducteur. » (Henry James – La bête dans la jungle)

« La femme, véhicule de l’altérité. » (Vladimir Jankélévitch)

« Ce sexe croit innocent tout ce qu’il ose. » (Joseph Joubert)

« Quelles affinités lui paraissaient exister entre la lune et la femme ? Sa prédominance nocturne, sa dépendance de satellite, son pouvoir de rendre amoureux  de mortifier, de revêtir de beauté, de rendre fou,  de pousser au mal et d’y aider, l’horreur sacrée de son voisinage solitaire, dominateur, implacable et resplendissant ; sa splendeur quand elle est visible, son attirance quand elle est invisible. » (James Joyce – Ulysse)

« Dès que son centre est transféré hors de la sphère sentimentale, la femme est plus prosaïque et positive que le plus fruste des hommes. » (Hermann von Keyserling)

« Il voulait condamner sa bien-aimée à la liberté. C’est une chose qu’elles n’acceptent jamais. » (Karl Kraus – cité par Roland Jaccard)

« A toutes les affaires de la vie la femme participe avec son sexe. Parfois même, à l’amour. » (Karl Kraus)

« Les femmes n’aiment pas les beaux hommes, elles aiment les hommes qui ont de belles femmes. » (Milan Kundera)

« Toute femme cherche un maître sur lequel elle puisse règner. » (Jacques Lacan – cité par Jean-François Paoli)

« Les femmes ont gagné le jour où elles ont pris conscience des concessions que les hommes étaient prêts à faire pour avoir la paix. » (Grégoire Lacroix)

« La femme moderne  a ouvert si bas son corsage que son cœur s’est échappé. » (Augusta Amiel-Lapeyre)

« Une femme qui ne peut pas se passionner pour un être s’exalte pour une idée. » (Augusta Amiel-Lapeyre) – Quelques hommes aussi.

« Les femmes reflètent beaucoup plus profondément leur époque qu’un homme. La femme est plus docile à la mode, plus soumise à son temps, plus curieuse des mouvements, des nouveautés de son âge. » (Jacques Laurent) – A la fois force et faiblesse.

« Le nœud de la désobéissance d’Eve a été dénoué par l’obéissance de Marie. » (Juliette Levivier)

« Il a suffi de deux mois d’hystérie collective pour que les femmes soient officiellement déclarées espèce protégée ; ce qui fait au passage des hommes une espèce surveillée. » (Elisabeth Lévy – sur le délire du harcèlement et la campagne de délation)

 « La première femme ou la femme dépréciée (assimilation du deuxième sexe au mal et au désordre, élément obscur et diabolique usant de charmes et de ruses, infériorisation du féminin…) – La deuxième femme ou la femme exaltée (la Dame du code courtois, but de l’homme, avenir de l’homme, mère sublime, muse inspiratrice…) – La troisième femme ou la femme indéterminée (l’actuelle, sujette d’elle-même, ce qui n’équivaut pas à un état d’interchangeabilité des rôles et places avec les hommes, le destin du féminin entré dans une ère d’imprévisibilité). » (Gilles Lipovetsky – condensé)

« Voir dans l’implication domestique des femmes un phénomène où se jouent une recherche de sens, des stratégies de pouvoir, des objectifs identitaires … Les responsabilités familiales ont un coût professionnel mais il ne s’ensuit évidemment pas qu’elles ne génèrent aucun profit subjectif … Relation à l’enfant (on pourrait développer énormément) … Les tâches ménagères, en effet, sont l’occasion de constituer des territoires identitaires et personnels, d’imposer ses critères, des manières bien à soi d’agir et de penser, de faire valoir sa conception de l’organisation domestique… » (Gilles Lipovetsky) – Tous les hommes, et les fils encore plus, savent quel pouvoir est à celui qui tient la maison, tous les syndicalistes, les révolutionnaires, les publicistes savent qu’on ne bouge rien sans l’accord des femmes, pendant que les hommes jouent aux dominos (cafés arabes).

« L’amour reste une pièce constitutive de l’identité féminine … D’un côté montent les exigences féminines de possession de soi comme sujet social, de l’autre se reproduisent des attentes de ‘dépossession’ subjective en matière de vie affective. Le féminin se construit désormais dans la conjonction des désirs de maîtrise du destin individuel et dans les désirs de dessaisissement émotionnel interprété comme voie royale vers une vie riche et pleine. » (Gilles Lipovetsky)

« Rien ne serait plus inexact que d’assimiler la permanence inégalitaire des rôles séductifs à une forme résiduelle et moribonde… La forte adhésion des femmes à cet ordre dissymétrique : ce ne sont pas les hommes qui tiennent à sa conservation … Le féminin peut désormais jouer sur différents registres, aussi bien celui de la femme-femme ‘passive’ que celui du ‘maître d’œuvre’ … Quelle que soit la force de la culture de l’égalité et de l’authenticité, la femme demeure l’insaisissable, l’énigme dont la séduction reste inaltérable. » (Gilles Lipovetsky)

« La femme est l’ultime opium de l’Occident. » (André Malraux)

« Le XVIII° siècle est en effet, selon l’historienne Arlette Farge, le ‘siècle de la femme’. A la différence du siècle suivant qui sera préoccupé de ‘faire disparaître la femme de la scène publique’. La mixité effective est flagrante dans tous les aspects de la vie sociale, les débats théoriques comme les mouvements collectifs, même s’il y a une absence du droit de cité des femmes de leurs droits professionnels et politiques. » (Armand Mattelart) – Que l’on songe simplement à l’influence des salons.

« La nature a voulu que les femmes fussent portées à concevoir à peu près tout ce qui les touche dans une connexion étroite avec les idées vagues du bonheur, de la chance, de la fatalité, du destin. » (Charles Maurras)   

« La grande litanie des femmes, la plainte élevée contre l’autre sexe à qui elles reprochent de ne pas croire à la fusion des cœurs, de ne pas s’illusionner, de ne pas être sentimental, ou bien de l’être trop, et finissant, les unes les autres, par lancer à la figure des hommes qu’ils étaient incapables d’aimer, qu’ils n’avaient pas ce courage, qu’ils ignoraient ce que c’est qu’une femme, qu’elles mouraient de cette ignorance-là. » (Richard Millet) – Hélas, trop vrai.

« Qui n’a pas vu une femme tuer ignore ce que peut le genre féminin. » (Richard Millet – sur la guerre civile à Beyrouth) – Tous ceux qui ont vu de vraies émeutes, des ‘Libérations’ savent. La remarque ne ressort pas de la misogynie, elle est plus substantielle.

« L’idéal de la femme est d’être servie dans les petites choses et de servir dans les grandes. » (Henry de Montherlant)

« On ne suit pas une femme : elle vous prend pour son toutou, ou se met à avoir peur ; on l’aborde face à face … On n’aborde pas une femme qui se hâte : elle a un but immédiat, elle ne s’arrêtera pas. » (Montherlant – Don Juan)

« Les femmes disposent de deux armes redoutables : le fard et les larmes. Heureusement pour les hommes elles ne peuvent pas s’en servir en même temps. » (Marylin Monroe)

« Les femmes n’écrivent pas de pamphlets. Jamais, pourquoi ? » (Philippe Muray) – Effectivement, elles écrivent des brûlots.

« ‘Was will das weib’ ? Que veut-elle ? Que veut une femme ? Freud avouait, en fin de compte, qu’il ne savait pas. » (Philippe Muray)

« Les femmes cependant demandent autre chose.

« Bien plus, sans les aimer, du moment que l’on ose,

« On leur plaît. la faiblesse est si chère à leur cœur

« Qu’il leur faut un combat pour avoir un vainqueur. » (Alfred de Musset – A quoi rêvent les jeunes filles) – Musset, affreux mâle blanc hétérosexuel, écrivait dans l’ignorance du contrat et du consentement mutuel.

« Le jouet le plus dangereux. » (Nietzsche)

« Dans la vengeance et en amour la femme est plus barbare que l’homme. » (Nietzsche)

« Là où ne se joue ni amour ni haine, la femme est médiocre joueuse. » (Nietzsche)

« Là où ne se joue ni amour ni haine, la femme est médiocre joueuse. » (Nietzsche ?)

« Que les femmes  donnent ou refusent, elles sont toujours heureuses qu’on leur demande … Ce qu’elle demande, que tu cesses ta cour, elle craint de l’obtenir … Ce qu’elle ne demande pas, que tu insistes, elle le souhaite. » (Ovide)

« Que les femmes viennent pour voir, elles viennent pour être vues. » (Ovide)

« Les femmes font merveille quand il s’agit d’agir auprès d’un monarque, elles s’entendent à usurper les pouvoirs et à confondre tous les rangs. » (Mona Ozouf – à propos de madame de Rémusat)

« Il n’y a pas de Mozart féminin car il n’y a pas de Jack l’éventreur féminin. » (Camille Paglia) – Cela pourrait bien changer, et des deux côtés.

« Les femmes sont sur terre pour diriger les hommes. Pas pour les servir, les flatter ou s’y accrocher comme à des sauveurs. » (Camille Paglia)

« Il est du plus grand intérêt pour l’espèce humaine, et pour les femmes elles-mêmes, que les hommes soient forts. » (Camille Paglia)  – Ce qui impliquerait que les harpies hystériques, partie  bruyante des féministes soutenue par la servilité habituelle des journalistes,  ne les démolissent pas systématiquement.

« Les femmes départagent les hommes. Il n’y a que les féministes pour prétendre l’ignorer. Vous pouvez libérer les hommes de l’aliénation économique, il restera toujours l’aliénation symbolique ; celle-là est indéracinable. » (Paul-François Paoli)

« La figure archétypique de la femme médiatrice des traditions s’est dissoute en Occident et sans doute est-ce l’une des raisons de l’agressivité musulmane à l’égard de l’Occident. » (Paul-François Paoli) – Mais il ne faut surtout pas en parler !

« Je ne crois pas les femmes qui se taisent. » (Daniel Pennac)

« Le e de femme se prononçant a, il comprit, dés l’école, qu’avec les femmes ce serait compliqué. » (Bernard Pivot)

« La main qui berce le berceau gouverne le monde. » (poème américain)

« La capacité de nous complaire dans ce qui nous appartient. » (madame de Rémusat – citée par Mona Ozouf) – La présence féminine au temps.

« Jamais une femme ne me fera mourir, si ce n’est de rire. » (Jules Renard)

« Femme : animal sans fourrure dont la peau est très recherchée. » (Jules Renard)

« La femme, non point un complément, mais une forme complète de la vie. » (Rainer Maria Rilke)

« En  dépit des efforts de la femme  afin de ressembler à l’idéal mensonger imaginé par l’homme pour sa satisfaction et sa tranquillité, la femme, même émondée, étiolée, ratissée, comme l’est celle d’aujourd’hui, est bien plus près que l’homme de la terre sauvage. Elle est la source des instincts et plus largement pourvue en forces, qui ne sont ni morales ni immorales, mais animales toutes pures … au service des buts obscurs de l’espèce. » (Romain Rolland – écrivant au début du XX° siècle)

« C’est déjà un tel programme une femme aimée dans une vie d’homme. » (Dominique de Roux)

« La femme au cœur plus grand qu’un lever de soleil. » (Saint-Pol-Roux)

« L’essence de la femme … vit bien plus sous le signe d’un tout ou rien, ses inclinations ets es activités sont mieux fondues, la totalité de son être se soulève plus facilement que chez l’homme à partir d’un seul point, affects, volitions et pensées compris … Elle donne toute sa personne avec plus d’entièreté, avec moins de réserve que l’homme. » (Georg Simmel – La philosophie de l’amour) – Ce qui la rend plus extrême.

« Dans le dire-oui et le dire-non, dans le don de soi et le refus de soi, les femmes sont passées maîtres. » (Georg Simmel – traitant, positivement, de la coquetterie)

« Ce sont elles, les femmes, qui suspendent l’errance des hommes, cet exil qui n’a pas de fin. » (Christiane Singer)

« Apprenez à discerner vos alliées et vos ennemies dans le continent féminin. N’oubliez pas : elles sont doubles, les ennemies peuvent, à l’improviste, devenir des alliées (et même les meilleures), les alliées peuvent se transformer en ennemies (les pires). » (Philippe Sollers – Portraits de femmes)

 « On vous demande de demander sans rien demander. Débrouillez-vous, trouvez l’atmosphère. De toute façon, si quelque chose doit se passer, elles l’auront décidé elles-mêmes. » (Philippe Sollers)

« La nature a voulu que les dons des femmes fussent destinés au bonheur des autres et de peu d’usage pour elles-mêmes. » (madame de Staël – citée par Mona Ozouf qui ajoute à ce propos : « Il s’épanouit moins bien dans les heures où elles se sentent admirées de tous que dans celles où elles se savent nécessaires à un seul être. »)

« Une femme instruite si elle acquis des idées sans perdre la grâce de son sexe, est sûre de trouver parmi les hommes les plus distingués de son siècle, une considération allant presque jusqu’à l’enthousiasme. » (Stendhal) – Du moins si ses idées ne sont pas des reflets du vide  médiatique.

« La pierre angulaire sur laquelle était édifié le système patriarcal s’étant brisée, la femme est devenue celle qui décide et celle qui met au monde. C’est elle qui choisit l’homme avec lequel elle fera son enfant, c’est elle qui choisit la période qu’elle estime al plus favorable à son projet. Elle est devenue, en quelque sorte, à la fois père et mère à l’origine de l’enfant. » (Evelyne Sullerot) – Du temps jadis où il y avait encore besoin d’un homme et pas seulement d’un flacon de sperme.

« L’invisible certitude des femmes … c’est qu’il n’y a rien de mieux qu’elles. Elles peuvent redouter une autre femme, mais elles sont convaincues qu’il n’y a rien de mieux que la femme. » (François Taillandier)

« Au moyen des femmes on fait tout ce qu’on veut des hommes. » (madame de Tencin)

« Vous m’amusez quand vous dites que vous la connaîtrez dés que vous la verrez ! Nous ne sommes pas si faciles à connaître nous autres femmes, vous en confessez depuis des années et vous êtes ébahis un jour de voir comme vous les avez mal comprises. » (sainte Thérèse d’Avila – à un confesseur)

« Ne croyez pas ce que vous disent les religieuses, je vous dis, moi, que si elles ont envie d’une chose, elles vous en feront croire mille. » (sainte Thérèse d’Avila – au même)

« Les femmes, peut-être parce qu’elles donnent la vie, trouvent plus facilement que l’homme leur patrie sur terre. ‘Les femmes nous donnent tout ce qui est nécessaire en ce monde, mais rien au-delà’. » (Gustave Thibon – citant Otto Weininger)

« Moins soucieuses de leurs ambitions personnelles, les femmes veulent agir, parvenir à des résultats concrets… » (Simone Veil) – Ce fût peut-être à peu près vrai pour Mme Veil ainsi que  pour beaucoup de femmes du peuple dans leur rôle quotidien, pour les autres femelles politiques, on me permettra de rigoler bruyamment quant à leur faible ambition. Même si Martine Aubry s’affirme « intéressée par l’action plutôt que par le pouvoir » et autres fariboles derrière lesquelles se cachent les louves.

« La femme moderne ne peut résister à la tentation de vouloir dominer son mari ; et si elle y parvient, elle ne peut s’empêcher de le haïr. » (William Waller – cité par Christopher Lasch) – On voit combien la place des hommes est confortable, leur rôle simple…

« Le pire ennemi de la femme est la femme. » (Otto Weininger)

« Les femmes appartiennent à un sexe dont l’obstination nous fascine. Toute femme est une rebelle, en général en révolte sauvage contre elle-même. » (Oscar Wilde)

« Si vous voulez savoir ce qu’une femme pense vraiment et veut réellement dire, ce qui, entre nous, est assez risqué, regardez-la, ne l’écoutez pas. » (Oscar Wilde)

« Si les femmes ne sont pas de votre côté, vous êtes plus ou moins fini. » (Oscar Wilde) – Ce que savent tous les agitateurs, les politiciens, les révolutionnaires, les syndicalistes, les arrivistes, les simples ambitieux, les publicistes…

« Ne jamais avoir confiance en une femme qui vous dit son âge véritable. Une femme capable de vous dire cela est capable de vous dire n’importe quoi. » (Oscar Wilde)

« Les femmes veulent toujours que nous soyons parfaits. Et si nous sommes parfaits lorsqu’elles font notre connaissance, elles ne nous apprécient pas du tout. Ce qu’elles aiment, c’est nous trouver horriblement imparfaits et nous quitter si parfaits que nous en avons perdu tout attrait. » (Oscar Wilde)

« En fait, en tant que femme, je n’ai pas de pays.

« En tant que femme, je ne veux pas de pays.

« En tant que femme, mon pays c’est le monde entier. » (Virginia Woolf)

« Les femmes accéderont au génie quand elles oublieront leur sexe. » (Virginia Woolf)

« Pourquoi regarde-t-on passer les femmes ? – Parce qu’il n’y a pas de trains. » (d’un ami) 

« Ce que diable ne peut, femme le fait. » (Proverbe) – Légèrement misogyne

« Quoi qu’elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l’homme. Heureusement, ce n’est pas difficile. » (?)

« La femme immobile, tout s’immobilise. » (?)

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