235,1 – Editorial (rubrique de publication), Déclaration

– En relire un ou une vingt ans après, et donc avec quelque distance

-Quelques exemples anciens entre mille. Mesurez les dégâts dans les petites têtes qui avalent tout (par exemple, les adeptes du journal télévisé ou les lecteurs du journal de l’élite bien-pensante).

– J’ai omis d’innombrables déclarations récentes de nos élites, par exemple sur le fabuleux succès de l’euro.

Les personnages du XIX° siècle déliraient, mais au moins ils ne prenaient pas ouvertement leurs auditeurs pour des imbéciles. L’arrogance et la stupidité de nos prétendues élites est sans commune mesure, quand elles ne vont pas jusqu’à la trahison.

– Nous ne citons pas M. Philippe Sollers dans cette rubrique pour ne pas l’étendre démesurément, sauf à rappeler le raccourci d’Eric Neuhoff le définissant comme une « savonnette idéologique qui vous glisse entre les doigts et s‘offre le luxe de vous tirer la langue en prime. » (cité par Pierre Boncenne dans Faites comme si je n’avais rien dit)

– « Chaque bulle émotionnelle dure quinze jours maximum … La culture du flux permet à tout un chacun d’effacer ses bourdes au fur et à mesure qu’il en profère. Pas de recensement ni d’anthologie au-delà du mois écoulé. L’amnésie vaut amnistie … Nos oracles maison hissés sur le pavois bien que mettant à chaque reprise à côté de la plaque. Entre autres : M. Alain Minc qui annonçait autrefois l’écrasement de l’Occident par le rouleau compresseur soviétique. BHL se gaussant de ceux qui prévoyaient des difficultés en Afghanistan, ou M. Glucksmann exhortant à l’invasion joyeuse de l’Irak. » (Régis Debray) – On pourrait prolonger en actualisant jusqu’à plus soif.

——————————————————————————————————————————-

« Une république pure et vertueuse qui a pour destin de gouverner le globe et d’y introduire la perfection de l’homme. » (John Adams, président des Etats-Unis, considéré comme un père fondateur) – Ses successeurs ont suivi fidèlement ce programme, à l’exception de la pureté et de la vertu, et en faisant quelque réserve sur la perfection obtenue.

« Marx a doté les partis communistes, pour la première fois de tous les temps, des moyens scientifiques pour comprendre l’Histoire. » (Louis Althusser) – Pas rien !

« Heureusement que les droits sont protégés par des chartes et qu’ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité. » (Marie Mac-Andrew, pédagogiste canadienne) – Une grande démocrate qui aurait sa place à la commission européenne ou à la Cour européenne de je ne sais quoi. Elle y est peut-être d’ailleurs à mon insu.

« Nous ruinerons cette civilisation qui vous est chère … Monde occidental, tu es condamné à mort. Nous sommes les défaitistes de l’Europe. Voyez comme cette terre est sèche et bonne pour tous les incendies. » (Louis Aragon – La Révolution surréaliste) – En 1925, on pouvait encore dire et publier n’importe quoi. Même les pires âneries, pour le moins, heureuse époque. Ce qui n’enlève rien à celui qui fut un grand poète.

« Chaque fois que quelqu’un me serrait la main, lui et moi, que ce fût Fernand ou François ou…, nous avions comme peur des yeux de l’autre, d’y voir ces larmes qui allaient rendre impossible de contenir les nôtres. » (Louis Aragon – à l’annonce de la mort de Staline) – Comme quoi on peut être un bon écrivain, un excellent poète… et un parfait laquais abruti !

« L’éditorial d’un journal explique tout de suite ce qu’il faudrait penser. » (Bernard Arcand)

« Un pays, c’est un hôtel. » (Jacques Attali) – Simplement pour situer le laquais de la mondialisation. Il l’a même probablement recopiée comme d’hab..

« Le monde a devant lui un agenda de croissance fabuleux. » (Jacques Attali)

« Le droit individuel à l’enfant. » (Robert Badinter) – Ah, mais…

« Un journaliste omniprésent, Jean-Michel Aphatie, a pu proposer de ‘raser Versailles’ pour ‘ne plus cultiver la grandeur de la France’ » (Matthieu Baumier)

« L’âge d’or dont l’homme a rêvé depuis des millénaires va finir par arriver. » (August Bebel)

« Ce fougueux maître, auteur de ‘Maximes sur la guerre’, qui voyait venir le drame de 1914 en s’écriant : ‘On mangera sur l’herbe !’ » (cité par Julien Benda) – Tout à fait en ligne avec le bellicisme français des années 1900.

« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption … Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » (Pierre Bergé) – Bravo, bravo.

« Avec la science, il n’y aura plus de superstition ni de croyances aux miracles, plus de coups d’Etat, ni de révolutions. » (Paul Bert) – Et dire que ce type orne nos grandes artères !

« Sous son impulsion, la civilisation moderne marche d’un pas de plus en plus rapide … Le triomphe universel de la science arrivera à assurer aux hommes le maximum de bonheur et de moralité … Elle réclame aujourd’hui, à la fois, la direction matérielle, la direction intellectuelle et morale des sociétés … Elle domine tout, elle rend seule des services définitifs. » (Marcelin Berthelot)

 « Vu de loin, c’est quelque chose ; vu de près, ce n’est rien du tout. » (Bismarck – à propos de Napoléon III)

« Le devoir des races supérieures de civiliser les races inférieures. » (Léon Blum) – La gauche perpétuellement arrogante

« La valeur éducative de la guerre n’a jamais fait de doutes pour quiconque est capable d’un peu d’observation réfléchie. » (Paul Bourget – septembre 1913) – Il a dû être bien content onze mois après. Chargé (gratuitement ?), comme beaucoup, de préparer la population à la guerre voulue par l’Angleterre (comme toujours).

« Fonder son théâtre sur l’Histoire … c’est refuser à l’homme toute essence, dénier à la nature humaine toute réalité autre qu’historique, croire qu’il n’y a pas un mal éternel mais seulement des maux remédiables ;  bref, c’est remettre le destin de l’homme à lui-même. » (Bertolt Brecht) – Nous voilà bien partis pour nous massacrer joyeusement.

« Qu’il y ait des gens qui nous haîssent, je suis comme la plupart des Américains, j’ai du mal à le croire, parce que je sais à quel point nous sommes des gens de bien. » (George W. Bush)

«  Elargissement de la conscience universelle. » (Jacques Chirac – à propos de la honteuse guerre menée par l’OTAN contre la petite Serbie, qu’il avait soutenue, conformément à ses habitudes d’alors de trahison et de soumission)

« La France, jadis soldat de Dieu, aujourd’hui soldat du droit, sera toujours soldat de l’idéal. » (Clémenceau – 1918 – Clémenceau, le mercenaire (méprisé) de l’Angleterre et digne d’être promu criminel de guerre (voir rubrique 725,4).

« La souveraineté de la force brutale est en voie de disparaître et nous nous acheminons, non sans heurts, vers la souveraineté de l’intelligence. » (Clémenceau – cité par Charles Maurras)

« On reconnaît un discours de Jaurès à ce que tous ses verbes sont au futur. » (Clémenceau)

« Limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes. » (Yves Cochet, arriviste-écolo) – Pourquoi ne se suicide- t-il pas ? Cela ferait de la place. Il faudrait aussi interdire aux premiers migrants de faire des enfants.

« Vive la paix honteuse. » (Jean Cocteau) – Déclaration que  Bernanos commentait « Toutes les parties honteuses sont familières à ce malheureux. » (Georges Bernanos – Nous autres Français) – Après les accords de Munich.

« Jamais le pays n’a été économiquement si puissant et si riche – Jamais le dynamisme du pays ne l’aura mis à ce point en position de devenir la locomotive européenne de l’Union – Jamais, comme au seuil de ce vingt et unième siècle, n’a été sensible un tel ‘vivre heureux’ en France. » (Jean-Marie Colombani – en 2000 – cité par Perry Anderson – La pensée tiède) – Aveuglement plus servilité, c’est beaucoup !

« Le progrès est le développement de l’ordre. » (Auguste Comte)

« Tous les esprits vraiment philosophiques doivent reconnaître, avec une parfaite satisfaction, à la fois intellectuelle et morale, que l’époque est enfin venue où la guerre sérieuse et durable doit totalement disparaître chez l’élite de l’humanité. » (Auguste Comte) – Comme V. Hugo (mais en moins brillant), Comte serait une mine pour cette rubrique.

« Il arrivera … ce moment où le soleil n’éclairera plus sur la terre que des hommes libres, ne reconnaissant d’autre maître que leur raison. » (Condorcet)

« L’histoire apportera à tous les hommes la liberté, la connaissance, la moralité, la santé, car la perfectabilité de l’homme est indéfinie. » (Condorcet) – Effectivement, on a vu. Ces philosophes des fameuses Lumières ne doutaient de rien.

« Toute découverte est un bienfait pour l’humanité. » (Condorcet) – Qu’en pense-t-on à Hiroshima ?

« La nature lie par une chaîne indissoluble la vérité, le bonheur, la vertu. » (Condorcet)

« Le progrès des Lumières en tout genre et dans toutes les parties de l’Europe, l’esprit de modération et de paix qui y règne, l’espèce de mépris ou le Machiavélisme commence à tomber, semblent nous assurer que les guerres et les révolutions deviendront à l’avenir moins fréquentes. » (Condorcet) – Angélisme. En 1784 !

« Nous sommes arrivés à l’époque du commerce, époque qui doit nécessairement remplacer celle de la guerre, comme celle de la guerre a dû normalement la précéder. » (Benjamin Constant)

« Qu’on cesse de peindre l’avenir en noir ! L’avenir est superbe. La génération qui arrive va apprendre à peigner sa carte génétique, accroître l’efficacité de son système nerveux, faire les enfants de ses rêves, … programmer les climats, se promener dans les étoiles, coloniser les planètes qui lui plairont, bouger la terre pour la mettre en orbite autour d’un plus jeune soleil ? conduire l’humanité vers une réflexion meilleure, une liberté plus grande, une plus grande conscience des responsabilités etc ; etc. etc. » (Yves Coppens – l’expert officiel et bien installé des Chirac et compagnie – cité par Serge Latouche) – Le père Hugo, Auguste Comte et Emile Zola réunis sont enfoncés, réduits à la qualité de sombres pessimistes !

« La rue courbe est le chemin des ânes, la rue droite le chemin des hommes … Le terrain plat est le terrain idéal. Partout là où la civilisation s’intensifie, le terrain plat fournit les solutions. » (Le Corbusier) – Que le Ciel nous préserve de la civilisation d’un Le Corbusier.

 « Je pense nécessaire l’instauration d’un examen de culture générale minimum pour l’obtention du permis de voter. » (Xavier Couture – homme de l’audiovisuel – au lendemain du Brexit) – Qui n’exprime que ce que pensent et disent à demi-mot nos élites dévoyées. Retour au suffrage censitaire.

« Les communistes sont des missionnaires historiques de la liberté. » (Paul Vaillant-Couturier)

« La nation française renonce à entreprendre aucune guerre de conquête et elle n’emploie jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple. » (Décret de 1790) – Prélude à une guerre ininterrompue de 1792 à 1815.

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. » (Déclaration universelle des droits de l’homme) – Entre autres perles. Et on trouve des nigauds (ou des manipulateurs) pour s’y référer.

« Messieurs, ou vous changez d’attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n’y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements, dans une vraie démocratie qui respecte l’intelligence et le bon sens des citoyens. » (Jacques Delors – Quimper, août 92) – Voilà comment ce grand démocrate invectivait les partisans du non au référendum de Maastricht, au nom de ses patrons.

« L’euro nous apportera la paix, la prospérité, la compétitivité, et, rien que pour la France, il se traduira par la création d’un million d’emplois. » (Jacques Delors) – Le catho traître et méprisant.

« Aujourd’hui, la mère n’est plus la femme qui accouche, mais celle qui décide d’être mère. » (un brillant député LREM) – « Un père, ça peut être une femme, une grand-mère. » (Agbès  Buzyn) – Pourquoi pas comme un lapin. 

« Changer d’identité est inexorable ; la France change de visage, elle change de religion majoritaire ; ce n’est pas grave. » (Rokhaya Diallo) – C’est même le but recherché par ceux qui haïssent ce pays.

« Eduquer ses parents, voilà la tâche qui depuis toujours est celle des enfants bien vivants, mais qui ne leur avait jamais été expliquée. » (François Dolto) – Heureusement, et enfin, Dolto vint.

« La plus grande aumône que Dieu ait jamais faite au monde. » (R. W. Emerson  – sur les Etats-Unis)

« Pourquoi notre pays ne se révèlerait-il pas au monde comme une avant-garde de ce socialisme à vocation culturelle qui reste à inventer ? »  (Pierre Emmanuel – cité par Marc Fumaroli) – Chaque mot pèse son poids de sottise prétentieuse.

« Lire et relire Voltaire pour se souvenir que le respect du fait religieux est incompatible avec l’exercice de la liberté. » (Raphaêl Enthoven) – Remarquable proclamation de haine qui n’ose pas s’avouer clairement. Peu surprenante de la part d’un auteur flottant,  aussi imprévisible et fluctuant.

« Phare de la pensée humaine. » (Valéry Giscard d’Estaing – à la mort de Mao Tsé Tung) –  Vivants, les millions de morts de la révolution culturelle et d’avant auraient applaudi.

« La politique est une éthique, les droits de l’homme sont la jeunesse du monde et l’antiracisme est l’âme de la France. » (Laurent Fabius) –Rien que ça ! La politique une éthique, les politicards des saints désintéressés…

« Il sera nécessaire que nous soyons les vecteurs de nos propres fondamentaux. » (Eric de Ficquelmont) – Perplexité. Echantillon de phrase énigmatique d’un auteur moderne (ayant de nombreux pairs). Certainement trop puissante pour moi. Plein la vue.

« Les prolétaires vont s’unir pour ne former qu’un prolétariat universel et nous verrons s’accomplir la grande prophétie socialiste : l’union des travailleurs fera la paix du monde. » (Anatole France)

 « La fin dernière de notre lutte historique est de conquérir cette unité de l’homme, où chaque homme sera à la fois technicien et philosophe, travailleur et poète, maître de son propre destin et inventeur de son propre futur. » (Roger Garaudy – reprenant le communisme utopique de Boukharine) – C’est tout ? Arrachez-vous aussi les dents les uns les autres, ajoutait Alain de Benoist.

« Et puis, il y a une deuxième erreur qui a été faite et dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris. C’est le fait d’avoir été probablement trop intelligents, trop subtils. »(Gilles le Gendre, président des députés LREM) – Tant d’humilité est cofondant.

« La misère, entretenue par la charité, disparaîtra par l’Epargne. » (Emile de Girardin)

« Bien  sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref ‘franchouillard’ ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. » (editorial du magazine Globe, 1985 – cité par Aymeric Patricot) – Exemple de la façon dont la bourgeoisie huppée et gaucharde manifeste son mépris et son dégoût du peuple.

« Le Tocqueville  de la Chine contemporaine. » (Georges Suffert) – « Un cerveau évoquant ceux de ‘Beethoven ou d’Einstein’ » (Pierre Chaunu) – « Le roman dont sans doute rêvait Spinoza. » (André Brincourt) – Elucubrations sur des ouvrages d’Alain Peyrefitte et de Franz-Olivier Giesbert cités par Serge Halimi — « Un responsable de journal qui laisse publier de telles calembredaines dans sa rubrique consacrées aux essais politiques, ne respectera pas davantage la vérité dans les autres pages. » (Serge Halimi)

« ‘Touche pas à mon pote’, c’est comme la traduction moderne du commandement biblique : ‘Aime ton prochain comme toi-même’. » (Marek Halter pour le grand spectacle de 1985 – cité par Marc Fumaroli) – Même Victor Hugo n’aurait pas osé la comparaison.

« Les virus informatiques devraient être considérés comme vivants. » (Stephen Hawking) – Qui ne saurait manquer une ânerie ou parfois bien plus nocif.

« Baiser, rire, manger, baiser, boire, lire, baiser, discuter, manger, argumenter, peindre, baiser, lire, baiser, s’engueuler, dormir, regarder des films, mais surtout baiser, et éventuellement se taper une joyeuse petite branlette. » (Michel Hazanavicius – Paris première 11/2015) – Voilà ce qu’un média français propose en réponse à l’Islamisme, fût-il dans sa version extrême et barbare !

« La raison gouverne le monde et donc gouverne et a gouverné l’histoire universelle. » (Hegel)

« Tout nous prouve que de jours en jours nos mœurs s’adoucissent, les esprits s’éclairent, la raison gagne du terrain… Malgré tous les efforts de la tyrannie, malgré toutes les ruses du sacerdoce, malgré les soins vigilants de tous les ennemis du genre humain, la race humaine s’éclairera ; les nations connaîtront leurs véritables intérêts ; une multitude de rayons assemblés formera quelques jours une masse immense de lumière qui échauffera les cœurs, qui éclairera tous les esprits. » (baron d’Holbach – furieux anticlérical du XVIII° siècle)

 « L’excellence n’est pas un privilège, c’est un droit. » (François Hollande – traitant d’éducation) – Sans doute n’avait-il pas été informé de nos réussites en matière d’éducation nationale.

« La France est la Grèce du monde, c’est à nous d’illuminer le monde. » (Victor Hugo) – Au moins lui ne crachait pas sur son pays.

« Temps futurs, vision sublime.

« Les peuples sont hors de l’abîme. » (Victor Hugo – Les Châtiments)

 « Citoyens, où allons-nous ? A la science faite gouvernement … Nous allons à l’union des peuples, nous allons à l’unité de l’homme. Plus de fictions, plus de parasites. Le réel gouverné par le vrai … Citoyens, le dix-neuvième siècle est grand, mais le vingtième sera heureux. Alors plus rien de semblable à la vieille histoire. On n’aura plus à craindre comme aujourd’hui… On pourrait presque dire : Il n’y aura plus d’événements, on sera heureux. … Oh ! le genre humain sera délivré, relevé et consolé !» (Victor Hugo – Les Misérables.) – Heureusement qu’il n’a pas vu, le festival de 1914, bien suivi ensuite, plus ce qui nous attend au XXI°.

« Grâce à l’instruction substituée à la guerre, le suffrage universel arrivera à ce degré de discernement qu’il saura choisir les esprits ; on aura pour parlement le concile permanent des intelligences. » (Victor Hugo) – Le concile permanent des copains, larrons en foire.

« L’éclosion prochaine du bien-être universel est un phénomène divinement fatal. » (Victor Hugo)

« La révolution française est le plus puissant pas du genre humain depuis l’avènement du Christ. » (Victor Hugo)  – Pas moins !

« Le jour où le premier air-navire s’envolera, la dernière tyrannie rentrera sous terre. » (Victor Hugo) – A coups de bombes atomiques ?

« Comme les peuples se touchent ! Comme les distances  se rapprochent ! Et le rapprochement c’est le commencement de la fraternité … Encore quelques années et le fil électrique de la concorde entourera le globe et étreindra le monde. » (Victor Hugo) – Dommage qu’il n’ait pas vécu jusqu’en août 14 pour découvrir les qualités civilisatrices du fil barbelé.

« Ce qui est nouveau c’est le respect du droit. L’honneur de la civilisation du XIX° siècle sera que le faible soit respecté par le fort et que la morale éternelle soit au-dessus des piques et des mousquets.  » (Victor Hugo)

« Nous avons dompté l’hydre, et elle s’appelle le steamer. Nous avons dompté le dragon, et il s’appelle la locomotive. Nous sommes sur le point de dompter le griffon, et il s’appelle le ballon …  Il n’y aura plus de ligatures, ni péages aux ponts, ni octrois aux villes, ni douanes aux Etats, ni isthmes aux océans, ni préjugés aux âmes … unité de langue, unité de monnaie, unité de mètre, unité de méridien, unité de code… Nulle part l’entrave, partout la norme. » (Victor Hugo) – La liberté par l’uniforme, le rêve de Hugo est devenu cauchemar – Pour en finir avec ce grand auteur, Victor Hugo, le grand dispensateur d’illusions, le pédagogue des enfants d’alors, il serait une mine pour cette rubrique. Mais, au moins, lui était un esprit libre et considérant son époque, il avait quand même plus d’excuses que les éditorialistes et intellectuels actuels, les laquais voués à la promotion de la stupidité et de la servilité générales. En plus, il avait du talent, et quel talent !

« En ces temps de pénurie énergétique existe une énergie renouvelable que nous n’utilisons pas assez : celle de l’amour. » (Nicolas Hulot, l’arriviste masqué en écologiste) – Peut-on être plus démago ?

« Quelle émotion, de voir tout ce monde désirer la même chose ! C’était comme une communion ! » (Un ingénieur en informatique cité par Le Monde, lequel ne saurait rater une énormité pourvu qu’elle soit bien-pensante) – A propos de l’éclipse de soleil de l’été 1999. On a les communions de son niveau.

« Le meilleur espoir du monde. » (Thomas Jefferson – sur les Etats-Unis)

« Je tordrai les Boches avant deux mois. » (généralissime Joffre – août 1914) – On n’en finirait pas de relever les déclarations de ce sinistre et incapable boucher, l’homme des offensives répétées et suicidaires (pas pour lui) ; Je les grignote, osait-il dire.

« La tâche des démocrates, des progressistes ou de la gauche si difficile, eux qui sont voués à la tolérance et à l’ouverture. » (Laurent Joffrin) – Alors qui sont les inquisiteurs, les dénonciateurs, les flics de la pensée qu’on entend brailler ?

« Je suis socialiste, donc féministe. » (Lionel Jospin) – Une telle hauteur de vue n’a guère été récompensée en 2002.

« Donner à toute la France l’informatique comme seconde langue. » (Lionel Jospin) – Ambition culturelle.

 « Le XXI° siècle sera le siècle de la bataille de l’intelligence. » (Lionel Jospin) – Pour l’instant d’autres batailles se déroulent et d’autres se dessinent. Il est vrai que Jospin n’est plus là pour les maîtriser comme promis. 

« Le genre humain a toujours été en progrès et continuera toujours de l’être à l’avenir ; ce qui ouvre une perspective à perte de vue dans le temps. » (Emmanuel Kant) – Etat d’esprit typique de l’époque dite des Lumières qui continue de nous abrutir.

« Le but de toute guerre est d’assurer une paix durable. » (Henry Kissinger) – Menteur.

« Le dieu Progrès, le fils aîné du travail. » (Paul Lafargue) – Qu’en aurait dit le beau-père, Karl Marx. 

« On entrevoit déjà dans le lointain des âges l’époque heureuse où l’humanité ne formera qu’une seule cité. » (Lamennais) – Quelle horreur. Bien digne de cet illuminé nocif.

« Cette frontière que nous avons franchi le 10 mai et qui sépare la nuit de la lumière. » (Jack Lang) – Pas moins. Jour privilégié pour les catastrophes, c’est aussi un 10 mai que l’armée allemande déclenchait son offensive de 40 qui devait nous balayer en trois semaines (comme ce fameux appel du 18 juin tombant le jour anniversaire de Waterloo).

« Après le triomphe du Mondial, la France a le devoir de s’inventer d’autres fêtes partagées. » (Jack Lang) – Que les bobos se masturbent en groupe, en ligue, en procession (Jean Ferrat).  Si on lui demandait son avis, le peuple répondrait que la France a d’autres devoirs pour ses enfants.

« La tâche qui incombe à la République socialiste soviétique peut être brièvement formulée ainsi ; nous devons introduire dans toute la Russie le système Taylor et l’élévation scientifique, à l’américaine, de la productivité du travail. Il faut passer au fonctionnement strictement réglé d’une entrepris e mécanisée. » (Lénine – cité par Dany-Robert Dufour) – A la suite de ce bienfaiteur des travailleurs, Staline inventait, ou reprenait, l’expression de capital humain.

« Un ‘non’ au référendum (dit de Maastricht) serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée d’Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne – directeur du Monde) – Rien que ça !  – Mais après tout « Le président de la République ne venait-il pas fort opportunément d’annoncer qu’il souffrait d’un cancer découvert onze ans plus tôt. » (?) – Même servilité aux exigences dominantes.  Ne change que la manière.

« Vous pouvez l’écrire, je considère que je suis l’écrivain le meilleur, l’essayiste le plus doué de ma génération. » (Bernard-Henri Lévy – 21 mars 85 – Le Monde) – Il faut bien citer une fois une telle vedette, sinon personne n’en entendrait parler.

« Ce Brexit, c’est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et des hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueur froide et front de bœuf. » (Bernard-Henri Lévy – ce grand démocrate ami du peuple)

« Comment les sociétés de sang ont-elles pu faire place à des sociétés douces où la violence interindividuelle n’est plus qu’un comportement anomique et dégradant, et la cruauté un état pathologique ? » (Gilles Lipovetsky) – Et, tant qu’à délirer, pourquoi pas exceptionnel également. Bon analyste, l’auteur se noie parfois dans un optimisme systématique de midinette.

« L’érosion des grandes obligations morales s’accompagne d’un large consensus portant sur les principes éthiques et politiques de la modernité libérale. Les protestations et les engagements éthiques se multiplient ; les élans de solidarité et les dons en faveur des victimes n’ont jamais été aussi élevés ; les droits de l’homme bénéficient d’une adhésion généralisée … Le culte hédoniste qui se déploie n’empêche nullement l’indignation … L’éthique esthétique individualiste ne se  déploie pas sur un désert de valeurs. » (Gilles Lipovetsky, Jean Serroy) – Les auteurs ne voient pas qu’on est en plein bidonnage, en plein narcissisme de la bonne conscience. Font-ils semblant de croire à ce qu’ils racontent pour obtenir quelque médaille ou bien le croient-ils vraiment ?  

« Il ne s’agit pas de sataniser le capitalisme artiste et le monde de la consommation ; en tant que système générateur d’émancipation individuelle et pourvoyeur de plaisirs sans cesse  divers et nouveaux, ses mérites esthétiques sont tout sauf secondaires. Et quel autre système est capable d’assurer le bien-être aux milliards d’individus sur la planète ? … La modernité a gagné le défi de la quantité, l’hypermodernité doit relever celui de la qualité dans le rapport aux choses, à la culture, au temps vécu. » (Gilles Lipovetsky, Jean Serroy) – Et quel autre système est capable de rendre la planète invivable en un siècle ou moins ? Les auteurs font-ils semblant de croire à ce qu’ils racontent pour obtenir quelque médaille ou bien le croient-ils vraiment ? 

« Il n’y a pas de culture française. Il y  a une culture en France et elle est diverse. C’est une culture parmi d’autres. » (Emmanuel Macron) – Une perle présidentielle de plus. Debussy, Ravel, Berlioz, Bizet avec le Rap ; Yann Moix, Christine Angot avec Marcel Proust. Tous dans le même sac.

« Nous la reconstruirons plus belle encore. » (prétentieuse bouffonnerie d’Emmanuel Macron – à propos de Notre Dame) – On va donc apprendre à travailler sérieusement aux  constructeurs et artistes des XII° et  XIII° siècles. 

« Nous devons éviter le repli nationaliste. Ce virus n’a pas de passeport .»  (Emmanuel Macron) – Encore merci M. Macron pour votre vigilance, votre prévoyance… Peut-être ignorait–il qu’il était transporté par des personnes ?

« Ouvriers de luxe, qui se trouvent, sans s’en douter, appartenir à la vieille ordure. Ignorants, vaniteux, prétentieux, bavards, gonflés d’emphase … Les Français ont besoin d’être rossés. » (Karl Marx – à la veille de 1870) – Déclarations qui s’expliquent en partie par son antagonisme féroce avec Proudhon.

« Des idées dont l’expression ne devrait même pas trouver place dans la société démocratique. » (Le Matin – journal de gauche) – M’expliquer alors la différence entre cette société démocratique et les sociétés totalitaires.

« Des millions d’ouvriers ont passé le portail de leurs usines plus droits, plus fiers … Ils avaient le sentiment qu’ils étaient un peu à l’Elysée. » (Pierre Mauroy – en mai 81) – La fatuité et l’enflure du personnage ! C’était du temps où celui-ci n’avait pas encore tout fait d’ailleurs pour qu’il n’y ait plus ni usines ni ouvriers en France. – « Nous sommes le gouvernement des honnêtes gens. » (Pierre Mauroy) – Quel culot.

« Nous ne sommes pas là pour gérer mais pour annoncer des temps nouveaux. » (Pierre Mauroy) – Ce bouffon qui fût premier ministre !

« Le capitalisme ne peut s’effondrer, c’est l’état naturel de la société. » (Alain Minc) – On va bien voir.

« Français, ça ne veut rien dire ! » (Alain Minc) – Exceptionnellement cité comme éminent représentant de la jet-set mondialiste apatride méprisante.

« Si je contribue à rendre le peuple majeur, j’aurai réussi. » (François Mitterrand ?) – Fatuité égale à celle de son  premier ministre (avec un kilog  d’intelligence en plus).

« Je veux que l’on puisse venir en France, que l’on puisse bousculer la culture et les usages français. » (François Mitterrand en Sorbonne, le 18 mai 1987 – cité par Jean-Louis Harouel) – lequel ajoute, à juste titre, « Un discours de trahison de la France, un discours honteux et même criminel de la part du chef de l’Etat. »

« Un non à Maastricht serait la plus grande catastrophe depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir. » (journal Le monde, 15/9/92 – cité par Roland Hureaux) – Rien de moins. Dommage qu’on ne précise pas pour qui la catastrophe. Stop avec les élucubrations de cet organe que nous laissons à ses fans.

« Nouveau Prométhée. » (Jean d’Ormesson – à la mort du sanguinaire Mao Zedong)

« Nous partons pour la dernière des guerres. » (Charles Péguy) – Qui l’avait tant appelée de ses vœux – « La der des der » se racontaient les survivants sans trop y croire.

« Ne laissons pas pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique. » (Beatriz Preciado, féministe de combat – citée par Bérénice Levet – citant Libération du 17/1/14)  – Voilà de la fermeté !

« En fait, j’aurais dû venir avec une paire de couilles et la poser sur la table. Comme ça, peut-être que j’aurais eu le droit de parler ! » (Brune Poirson – secrétaire d’Etat – à la télévision) – Admirons le niveau de nos élites – y inclus féminines – leur immonde vulgarité.  Il y aurait tant d’autres exemples  de cette bassesse. La noblesse d’antan avait bien des défauts, mais elle ne se vautrait pas dans le caniveau.

« Surtout, rappelez-vous Messieurs, que vous n’êtes établis que pour tuer la langue bretonne. » (sous-préfet s’adressant aux instituteurs en 1845 – cité par Alain de Benoist) – La belle tolérance républicaine.

 « Il viendra un jour où l’humanité ne croira plus mais où elle saura. » (Ernest Renan)

« Nous croyons à l’œuvre des temps modernes, à sa sainteté, à son avenir…. » (Ernest Renan)

« La révolution française est le premier essai de l’humanité pour prendre ses propres rênes et se diriger elle-même. C’est l’avènement de la réflexion dans le gouvernement de l’humanité… » (Ernest Renan) – Quelle prétention et quelle inculture !

« Ma conviction est que la religion de l’avenir sera le pur humanisme, c’est-à-dire le culte de tout ce qui est de l’homme, la vie entière sanctifiée et élevée à une valeur morale. » (Ernest Renan)

« Le culte du soleil est le seul culte raisonnable et scientifique … Le soleil est le DIEU particulier de notre planète. » (Ernest Renan – 1863)

« Nous proclamerons le droit qu’a la raison de réformer la société par la science rationnelle et la connaissance théorique de ce qui est. Ce n’est donc pas une exagération que de dire que la science renferme l’avenir de l’humanité, qu’elle seule peut lui dire le mot de sa destinée et lui enseigner la manière d’atteindre sa fin … Organiser scientifiquement l’humanité, tel est donc le dernier mot de la science moderne, telle est son audacieuse mais légitime prétention. » (Ernest Renan) –  Quarante ans plus tard, l’auteur sortait de son délire et recouvrait un peu de raison – « Je ne crois pas la solution … aussi près de nous que je le croyais … la destinée humaine est devenue plus obscure que jamais. »

« L’armée immense  s’avançant à la conquête du parfait. » (Ernest Renan – L’avenir de la science – sur l’humanité)

« Qu’importe que l’humanité meure avant d’avoir institué la raison ? Qu’importe que mille humanités meurent ? Une humanité réussira. » (Ernest Renan)

« Aucune vérité ne se perd, aucune erreur ne se fonde … L’histoire d’un être, se développant par sa force intime, se créant et arrivant par des degrés divers à la pleine possession de lui-même. » (Ernest Renan – sur l’histoire humaine)

«  La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure qui s’y établit pour le gouverner n’a rien de choquant … Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant la régénération des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité. » (Ernest Renan) – Quel tollé (justifié) si on entendait cela aujourd’hui – Ernest Renan serait aussi un bon fournisseur pour cette rubrique d’âneries, mais sans la classe et le style de Victor Hugo.

« La révolution française est invincible comme la raison, elle est immortelle comme la vérité. » (Robespierre)

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’identité adéquate pour le faire. » (David Rockfeller) – Merci de nous prévenir.

« Le secret comme source de bonheur est une idée qui a vécu. » (Ségolène Royal – qui n’en est pas à une ânerie près). 

« L’absence d’obstacle à la réalisation de nos désirs. » (Bertrand Russel – définissant la liberté) – Bravo !

« Cette pauvre planète encore enfant est destinée à se transformer indéfiniment. L’avenir fera de vous tous et de vous toutes, faibles créatures humaines, des fées et des génies qui possèdent la science, la raison et la bonté. » (Georges Sand)

« Un anticommuniste est un chien, je ne sors pas de là, je n’en sortirai plus jamais. » (Jean-Paul Sartre) –Ainsi s’exprimait l’idole de la gauche française, le maître à penser, celui qui se vantait d’être allé pisser sur la tombe de Chateaubriand, pendant que le communisme soviétique, chinois, cambodgien, cubain assassinait 100 millions de personnes. Pour juger de certains intellectuels français et de la clique médiatique qui en fait la publicité.

« Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre. » (Jean-Paul Sartre –préface au livre de Frantz Fanon, Les damnés de la terre) « Nous sommes responsables de tout devant tous. » (la même crapule) – C’est-il jamais senti responsable de ses provocations à l‘assassinat ?

« Un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus … Je ne vois pas d’autres moyens que la mort. On peut toujours sortir de prison. Les révolutionnaires de 1793 n’ont probablement pas assez tué. » (Jean-Paul Sartre) – Si ce grand humaniste était né plus tôt.

« De droite, pour moi, ça veut dire salaud. » (Jean-Paul Sartre) – Heureusement que ce sinistre, et grotesque, gesticulateur n’a jamais reçu le pouvoir.

« Le marxisme est l’horizon indépassable de notre temps. » (Jean-Paul Sartre) – Diable, pour un prétendu philosophe !

« Taisez-vous, il n’y a que nous philosophes, qui comprenons quelque chose à la matière. » (réponse de Sartre à un physicien – cité par Jacques Ellul) – Arrogance et imbécillité typiques du personnage.

« Nous avons enfin atteint le point où il est reconnu que l’étendue de l’universalité, pas plus que la force de la miséricorde, ne peuvent se laisser opposer de barrières … La reconnaissance de la démocratie considérée comme système naturel et général, qui va dans le sens de son acceptation en tant que valeur universelle, est une révolution majeure dans la pensée et l’une des contributions du XX° siècle. » (Amartya Sen) – On rêve debout. Citation pour montrer que les intellectuels issus de ce qu’on appelle le tiers monde (Là l’Inde) sont capables d’aller encore plus loin que les nôtres en matière de prétentieuse ignorance et de soumission.

« Je me relie, donc je suis. La relation précède toute existence. » (Michel Serres – saisi d’extase communicationnelle)

« Depuis que le règne de la vérité est arrivé… » (Talleyrand – en 1792) – Précurseur de Jack Lang et autres bouffons.

« Caricaturer la religion des autres est un droit absolu et même un devoir. » (Emmanuel Todd – à propos de Charlie) – Bravo. Il est vrai qu’Emmanuel Todd s’agite beaucoup trop pour garder sérieux, cohérence et réflexion.

« La République n’a pas besoin de savants. » (Le tribunal révolutionnaire condamnant à mort Lavoisier)

« L’humanité s’accoutumera à regarder le monde comme une argile docile permettant de sculpter les formes de la vie les plus parfaites … L’homme socialiste maîtrisera la nature entière, y compris les faisans et les esturgeons, au moyen de la machine. Il désignera les lieux où les montagnes doivent être abattues, changera le cours des rivières et emprisonnera les océans. » (Léon Trotski – Littérature et révolution) – Simple aperçu des délires de l’homme-dieu socialo-communiste.

« Le socialisme signifiera un saut du règne de la nécessité dans le règne de la liberté, aussi en ce sens que l’homme d’aujourd’hui plein de contradictions et sans harmonie, fraiera la voie à une nouvelle race plus heureuse. » (Léon Trotski) – Merci, on a vu. Et dire qu’un siècle après, on trouve encore des partisans de ce sinistre boucher, et dans les hautes fonctions politiques et médiatiques encore.

« La masse totale du genre humain, par des alternatives de calme et d’agitation, de biens et de maux, marche toujours, quoique à pas lents, à une perfection plus grande. » (Turgot) – Deux- cent-soixante-sept ans après, nous n’y sommes toujours pas. Mais, il est vrai que l’auteur avait parlé de pas lents.

« La Vendée doit être un cimetière national. » (général Turreau) et il a tenu parole appliquant avec zèle les consignes de la Convention : « Purger entièrement le sol de la Liberté de cette race maudite. » – Le fameux humanisme des révolutionnaires de 89.

« La science, voilà la lumière, l’autorité, la religion du XIX° siècle. » (Emile Vacherot)

« Je n’ai pas le sentiment qu’il s’agisse d’un acte de malveillance. » (Manuel Valls – sur un accident de chemin de fer) – Rien de scandaleux, sauf une telle formulation, grotesque et déplacée de la part de quelqu’un se prétendant ministre de l’intérieur auquel on ne demande pas son sentiment.

« Le déchaînement du plaisir sans restriction est la voie la plus sûre vers la révolution de la vie quotidienne, vers la construction de l’homme total. » (Raoul Vaneigem) – Bigre !

« L’Amérique est l’unique nation idéaliste dans le monde … « L’Amérique est née dans le monde pour rendre service à l’humanité. » (Woodrow Wilson) – Typiquement anglo-saxonne. Et puis quoi encore !

« Il n’y a pas de principes ; il n’y a que des lois … Nous n’acceptons pas le libre arbitre … L’homme n’est pour nous qu’une machine animale agissant sous l’influence de l’hérédité et du milieu. » (Emile Zola – cités par Paul Claudel) – Enthousiasmant, surtout à vingt ans.

« Je crois que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science. Je crois que la poursuite de la vérité par la science est l’idéal divin que l’homme doit se proposer … Je crois que la somme de ces vérités finira par donner à l’homme un pouvoir incalculable, et la sérénité, sinon le bonheur. » (Emile Zola) – On y est presque.

« La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera. » (Emile Zola)

« Au cours des siècles l’histoire des peuples n’est qu’une leçon de mutuelle tolérance. » (Emile Zola) – Délirer sur l’avenir ne lui suffisait donc pas, il convenait aussi de mentir effrontément sur le passé. Zola, fleuron de cette rubrique avec Hugo, serait inépuisable, mais la vulgarité, l’étroitesse et le total manque d’intérêt de ses élucubrations en plus (ou en moins).

« La meilleure arme n’est pas la bombe atomique mais la pensée politique de Mao Tsé-Toung. » (tellement répété, même en Occident, qu’inattribuable)

Si l’on souhaite un festival, un feu d’artifice d’âneries, lire les élucubrations de Condorcet : Des progrès futurs de l’esprit humain. Si on préfère des contemporains, consulter les flots d’âneries fantastiques déversées dans La grande transgression, l’homme génétiquement modifié par Bernard Debré, professeur en médecine et même ancien ministre ou l’article du journal Le Monde daté du 3 septembre 1996 par le célèbre paléontologue du Collège de France, Yves Coppens. Jack Lang n’est pas mal non plus (recensés avec délectation par Olivier Rey).

——————————————————————————————————————————-

– Par contre on trouve, mais plus rarement, des voyants, que personne n’écoute.

. Ainsi Rivarol écrivant avant 1801 (date de sa mort – et alors que Bonaparte n’était peut-être même pas encore premier consul) : « Il serait plaisant de voir un jour les philosophes et les apostats suivre Bonaparte à la messe en grinçant des dents, et les républicains se courber devant lui. Ils avaient pourtant juré de tuer le premier qui ravirait le pouvoir. Il serait plaisant qu’il créât un jour des cordons et qu’il en décorât les rois ; qu’il fit des princes et qu’il s’alliât avec quelque ancienne dynastie … Mais, malheur à lui s’il n’est pas toujours vainqueur ! » Ecrivant en 1790 et sentant déjà la chute de Louis XVI et l’arrivée de Napoléon : « Ou le roi aura une armée ou l’armée aura un roi. »

. Ainsi Heinrich Heine écrivait dans les années 1830 : « On exécutera en Allemagne un drame auprès duquel la révolution française ne sera qu’une innocente idylle … L’heure où doit entrer la troupe des gladiateurs qui combattront à mort. Et l’heure sonnera. Les peuples se grouperont comme sur les gradins d’un amphithéâtre, autour de l’Allemagne, pour voir de grands et terribles jeux. »  – Les peuples se sont groupés mais pas pour regarder, tous contre. Heinrich Heine, qui vivait à Paris, connaissait, et aimait bien, son peuple d’origine, sa patience tranquille et sa puissance latente, le vieux panthéisme germanique des forêts, ses légendes, les excès auxquels pouvait le conduire l’idéalisme transcendantal de la luxuriante philosophie allemande d’alors.

Ce contenu a été publié dans 235, 1 - COL, HIS - Editorial (rubrique de publication), Déclaration, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.