510,2 – Ecologie

– « Jusqu’ici, tout va bien. » – Dit, à hauteur du vingtième étage, l’homme qui tombe.

– Défilons pour le climat, et à l’issue de la grotesque manif précipitons nous pour prendre l’avion et aller voir une copine à Londres pour la modique somme de vingt euros (exemple vécu d’étudiante vigilante et engagée – engagée dans la connerie hypocrite) – Au retour, empressons-nous de brancher la Clim. a fond, avant de courir à nouveau  au secours du climat.

– « Le crime contre la biosphère, la faute la plus grave jamais perpétrée par une société. » (Bertrand Méheust)

 – Mais rassurons-nous bien vite, nos magnifiques députés viennent de recommander l’adoption dans la Constitution (et pas n’importe comment, dès l’article premier) la lutte contre les changements climatiques. Ouf, on est sauvés ! Les vilaines émissions de CO2 vont fondre (de peur). « Affichage de la vertu, confusion de la Constitution avec un réceptacle des peurs du moment. » (Doc Kravi)

– Excellent support pour se tailler une place juteuse dans le florissant microcosme politique, une popularité fort avantageuse, et sans doute fort profitable (Nicolas Hulot), pour le troupeau des gogos médiatisés. Autant pour des raisons bassement électorales que par ignorance bornée, les écolos se rangent parmi la gauche soi-disant anticapitaliste, alors que celle-ci, par son adulation stupide du progrès, est au moins autant responsable de la dégradation de la planète que le capitalisme.  

– L’écologie est une exigence qui commence à la maison, dans les petits actes quotidiens.

– L’indécrottable imbécile, espèce fournie et en voie d’augmentation, crie : Vive la voiture électrique ; A bas le nucléaire !

– L’utilisation de ce terme de salon ne saurait aller jusqu’à empêcher l’adepte d’utiliser les sacs du super marché, de se climatiser, l’obliger à prendre parfois l’escalier, à fermer les robinets, à éteindre les lumières,  à fermer sa télé ou son ordinateur, lui interdire de basculer en plein jour tous les interrupteurs imprudemment placés à sa portée, de s’abonner à des tonnes de revues sur papier glacé qu’il ne lira pas ou, parfois, de s’avachir dans des postes où règne le luxe et le gaspillage les plus éhontés.

– Aidant beaucoup à se glisser fructueusement dans les milieux dirigeants avec des mains ultra-propres et à défaut de soulager la nature, l’étiquette d’écologiste permet de bouleverser la société de fond en comble ce qui est bien plus facile. Elle n’implique pas forcément qu’on renonce aux 4×4 et aux hélicoptères… Aussi ne pas confondre la saine doctrine théorique et les escrocs gauchistes qui s’intitulent écologistes pour servir leurs intérêts et contribuer à pourrir la société saine qu’ils haïssent.

– Combien faut-il de mois et de soins quotidiens à une bonne centaine de personnes pour compenser la bêtise coupable et le gaspillage insensé d’un, d’une, inconscient(e) affolé(e) gestuel(le) pendant deux jours ?

– A une remarque, on vous répondra : C’est machinal. Effectivement, celui, celle qui ne contrôle pas sa main, ses gestes, fonctionne comme une machine.

– Le mépris pour les choses, pour l’environnement, vaut dédain pour les gens. La brutalité avec les objets vaut brusquerie avec les gens. L’une suit l’autre.

– Pollution chimique et de déchets certes, mais aussi sonore et lumineuse. Dévoration énergétique.

– Lutter contre les OGM, certes ou peut-être, mais alors pourquoi se désintéresser de certains aspects de la bio-génétique, du transhumanisme ? Réponse : parce que évoquer cela ne serait pas politiquement correct et qu’il faut l’être pour obtenir de bonnes places. Manipuler la nature : Non, manipuler l’Homme : Oui, avec enthousiasme. De même, et pour les mêmes raisons, on n’a jamais vu un écologiste officiel (et donc arriviste-arrivé ou arrivant) dire un mot (ne parlons pas de lutter !) contre l’abjecte pollution mentale, que diffusent les média (voir les émissions dites de variétés ou de divertissement, talk show…)

– Inutile de donner des chiffres (de calculer où mènent des progressions régulières, même de quelques pour cent annuellement), on sait que notre monde va finir. Le théorème de l’algue verte dans l’étang, croissant selon une progression géométrique de raison deux. Si elle a mis plusieurs décennies pour couvrir la moitié de l’étang, il suffira d’une seule année pour provoquer la mort irrémédiable de l’écosystème lacustre (cité par Serge Latouche).

– Quasi certitude d’affreux pessimiste, bon à lyncher. Quand le réchauffement climatique (qu’il conviendrait mieux d’appeler le bouleversement climatique) aura fait dépérir la végétation, quand il n’y aura pas assez d’eau et plus guère d’électricité (nucléaire dit fleuves), on sera au moins épargné par les grotesques polémiques à la française créées par les média pervers … Et que deviendront les droits de l’homme ? Et la si délicieuse société de consommation ? L’ennui c’est qu’avec la disparition de ces bouffonneries, l’humanité disparaîtra aussi, et l’échéance est à plus court terme qu’on ne pensait : avant, et sans doute bien avant, la fin du siècle (nos pauvres bébés, hélas, seront en plein dedans)

– La révolution numérique tant vantée : sait-on, qu’au niveau mondial, les seuls data centers absorbent aujourd’hui plus de l’équivalent de la production de trente réacteurs nucléaires ; la consommation d’eau nécessaire pour la climatisation de ces monstres est inconnue mais énorme (une grosse sécheresse et internet est par terre), et les fameuses terres rares requises pour la fabrication des ordinateurs et des smartphones, et les questions liées au recyclage des déchets de cette industrie particulièrement polluante… Le gogo aussi ordinaire que progressiste, pense bien sûr que le SMS qu’il envoie, le blog qu’il tient ne coûte absolument rien ; Magie du miracle… Combien d’énormes data center faudra-t-il construire pour répondre au délire d’objets, maisons connectées, voitures autonomes… Sans oublier l’électricité nécessaire ? 

-« Ordinateurs, smartphones, data centers, réseaux et objets connecté absorbent déjà quelques 10 % de la consommation électrique mondiale (en 2018) … Plus de 5% des émissions de gaz à effet de serre avec une progression dépassant 9% par an … Désastre pour l’environnement … Consommation toujours plus folle de données … coût extrême de la vidéo … 20 milliards d’objets connectés en 2020 … Un téléphone portable, 60 métaux différents dont au moins 20 non recyclables … Exploitation de ressources naturelles rares, avec des méthodes d’extraction et de traitement excessivement polluantes … Ressources qui sont l’équivalent du pétrole et du charbon à l’ère thermique. » (Sylvain Rolland) – Sans compter la dissipation de chaleur des data centers (qu’il faut bien refroidir), la pollution extrêmement dangereuse des déchets et rebuts.

– Mais « Nous courons sans souci vers le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. » (Blaise Pascal) – « Dès que quelqu’un se présente avec un sujet aussi grave que l’effondrement de notre civilisation, les gens préfèrent tirer sur le messager et pointer ses contradictions plutôt que de se remettre en question sur sa propre vie. » (Michel Wosnitza – Pourquoi tout va s’effondrer)

-J’ai renoncé, en partie par paresse, en partie par fatalisme, à commenter le petit livre de Julien Wosnitza, Pourquoi tout va s’effondrer, et le livre de Philippe Bihouix, L’age des low-tech, tellement ce dernier fourmille de renseignements, chiffres et précisions sur les catastrophes qui nous attendent (et pas dans un siècle, 2050 ou avant), sur notre stupidité et nos mensonges : de l’insupportable surpopulation « En cent ans, la population humaine a quasiment été multipliée par 5. » (Julien Wosnitza), de l’extinction des espèces animales, de la déforestation, de la consommation de sable, de la consommation d’espace que nous saturons de bitume et de béton sans souci des terres arables, de la conteneurisation et des flux invraisemblable qu’elle entraîne, etc. etc

-On pourra voir les considérations d’Ulrich Beck sur la société du risque à la rubrique : Danger … Risque, 190,1,  les considérations de Jared Diamond sur l’effondrement des sociétés à la rubrique Société, 115,2, juste avant la sous-section Barbarie, ainsi que la rubrique Développement durable, 510,3

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« Les conséquences de nos actes se manifestent éternellement à travers l’espace et le temps. » (Anaxagore)

« Le savoir au sujet de ces menaces, dont certaines sont gravissimes, n’incite personne à agir, et cela parce que nous ne croyons pas ce que nous  savons, parce que nous n’arrivons pas à nous représenter ce que nous savons. » (Günther Anders – sur les menaces nucléaires, écologiques…)

 « La plus formidable escroquerie scientifique et intellectuelle du 21e siècle. Et le plus grand gâchis d’argent public de tous les temps ! C’est ainsi, sans exagération aucune, que l’on peut qualifier les ‘énergies renouvelables’, les fameuses EnR (éolien, solaire, biomasse) que les écologistes nous vendent comme la solution miracle depuis le début des années 2000. Les scientifiques sérieux et les spécialistes de l’énergie le savent depuis longtemps, et crient dans le vide, études et statistiques à l’appui : ces technologies ne sont pas vertes mais polluantes, et ne sont pas en mesure de produire autre chose que de l’énergie de complément, à petite échelle et dans des zones favorablement exposées. … De l’argent jeté par les fenêtres. » (David Angevin – reprenant le thème d’un film de Michael  Moore qui rejoindrait le camp des adversaires de l’éolien)

« Nous savons bien que l’entropie est irréversible. On ne peut pas refaire un arbre avec de la fumée et des cendres. » (Isaac Azymov – L’Ultime question – cité par serge Latouche)

« L’effraction de la terre. » (Roland Barthes) 

« Comment peut-on dénoncer les OGM et prôner la PMA ? » (Eugénie Bastié – sur les écologistes) – Comme s’il fallait être cohérent pour séduire les imbéciles et accéder aux charges juteuses.

« Le nombre d’individus rendus superflus par le triomphe mondial du capitalisme augmente irrésistiblement et en vient à dépasser les capacités de notre planète … Nous n’avons pas encore pris conscience des effets de la masse croissante du ‘déchet humain’ sur l’équilibre politique et social de la coexistence humaine planétaire … les ‘surplus de population’ … l’absence de ‘terres vides’ pouvant servir de dépotoirs … La seule industrie qui prospère dans certains pays est peut-être la ‘production massive de réfugiés’. » (Zygmunt Bauman)

« Au fond le capitalisme aime passionnément la crise écologique. Celle-ci ne crée-t-elle pas de nouvelles valeurs marchandes ? » (Jean-Paul Besset)

« Les technologies ‘vertes’ seraient sur le point de sauver la planète et la croissance (nouvelle divinité) grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent cependant dans l’impasse … L’enjeu n’est pas entre croissance et décroissance, mais entre décroissance subie, car la question des ressources nous rattrapera à un moment ou à un autre, ou décroissance choisie. » (Philippe Bihouix) – Tout le monde le sait, sauf les journalistes et les imbéciles. Mais il est interdit de le dire.

« La tartufferie est partout.  Notre cerveau est engourdi par la multiplication des produis’ verts, neutres en carbone, 100% écologiques, 100 % recyclables, Panneaux solaires verts ‘, quelle que soient l’activité derrière ou le mode de production de ces panneaux. » ( Philippe Bihouix)  – Quel Gogo sait quelle énergie il faudra dépenser pour enlever, réparer les fameuses éoliennes dont la durée de vie est très limitée, l’imbécile médiatisé a-t-il a une idée du poids de béton à leur pied ? 

 « Le fond de la mer arctique se trouve jonché de ces mêmes emballages et divers rebuts de la vie augmentée. » (Baudouin de Bodinat) – Bravo l’augmentation.

« L’immoralité, la faute morale, la culpabilité réelle qui s’ensuit de se procurer aussitôt le nouvel appareil comme indispensable, considérant le coût humain et le gâchis terrestre intégrés à ces appareils, le surcroît sans nécessité de dévoration énergétique, ne semble troubler personne, à vrai dire ne se présente pas à leur esprit. » (Baudouin de Bodinat)

« A notre époque d’écologie généralisée, il n’est question que de protéger, de maintenir en état. Nous baignons dans l’ère des bilans, de la préservation de l’héritage … Le monde est devenu un vaste musée en péril. » (Pascal Bruckner)

« Le dressage à la panique et le doux spectacle de la terreur … La peur avant d’être un instrument de manipulation politique, est un singulier moteur esthétique. Le génie humain  a su faire de ce sentiment si vil une grande source de plaisir. Dès l’enfance … les contes de fées … Il n’est pas surprenant que l’apogée du film d’horreur soit contemporain de l’émergence de l’écologie depuis trente ans. » (Pascal Bruckner)

« Le désastre fascine certains esprits car il a un effet d’éclaircissement : il coupe l’histoire en deux, l’arrache à l’indétermination du quotidien où les choses ne sont ni tout à fait bonnes ni tout à fait mauvaises. Plutôt le chaos que l’indécision. » (Pascal Bruckner)

« L’homme est partout, partout ses cris, sa douleur et ses menaces. Entre tant de créatures assemblées, il n’y a plus de place pour les grillons. » (Albert Camus)

« Toutes les politiques écologiques sont parfaitement vaines, représentent des milliards jetés par les fenêtres et des efforts surhumains gâchés pour rien, tant que la croissance démographique planétaire n’est pas enrayée et renversée, et qu’elle annihile systématiquement leurs efforts et leurs effets. » (Renaud Camus)

« Sortir de l’idéal quantitatif et productiviste est d’autant plus urgent que la terre n’en peut plus de l’homme, et les autres espèces non plus. » (Renaud Camus)

« Les écologistes sont antiremplacistes pour les choses, les objets, les produits, les aliments, les espèces animales, les paysages, la faune, la flore, les écosystèmes. Mais la plupart sont remplacistes pour l’homme, pour les peuples, les cultures, les civilisations. » (Renaud Camus)  – Pourquoi donc, mystère ?

« Dans aucun pays moderne au monde, le sentiment de la forêt n’est resté aussi vivace qu’en Allemagne. Le rigide parallélisme des arbres dressés les uns à côté des autres, leur densité et leur nombre, emplissent le cœur d’un Allemand d’une joie mystérieuse. Aujourd’hui encore, il recherche la forêt où ses ancêtres ont vécu et où il lui semble ne faire qu’un avec les arbres. » (Elias Canetti) – Peu de rapports avec l’écologie, excepté indirectement l’importance numérique et politique des Verts en Allemagne. Mais aussi intéressant pour qui connaît un peu la civilisation germanique, et retrouve la trace laissée des siècles après par les  anciennes forêts teutoniques depuis Arminius.

« La prospérité a été achetée depuis 1945 (et déjà avant, certes) au prix d’une destruction irréversible de l’environnement. La fameuse ‘économie’ moderne est en réalité un fantastique gaspillage d’un capital accumulé par la biosphère au cours de trois milliards d’années. » (Cornelius Castoriadis) – Ah ! Le dieu nommé Croissance. Mais ça ne va plus durer, nos enfants vont nous maudire.

« La société contemporaine est fondamentalement imprudente. les frontières existent, et lorsqu’on les aura franchies il sera par définition trop tard ; comme les héros de la tragédie antique n’apprennent qu’ils sont dans ‘l’hubris’, l’excès, qu’une fois la catastrophe advenue. » (Cornelius Castoriadis)

« L’homme est devenu la force naturelle la plus active de la terre ; devant lui les forêts reculent et les espèces disparaissent … Le plus souvent l’homme n’a pu vaincre son vieil adversaire qu’en l’anéantissant … Il suffirait d’une invisible modification dans la salure des océans, du moindre changement de l’impalpable atmosphère pour qu’il disparaisse comme un souffle … or notre faiblesse devient assez forte pour menacer cet équilibre. » (Bernard Charbonneau)

 « A quoi bon l’auto qui permet de sortir de la ville, si elle nous mène au bord d’un autre égout. » (Bernard Charbonneau)

 « Le retour à l’asphalte ayant succédé au ‘retour à la terre’. » (Bernard Charbonneau) 

« Devant l’abîme il n’y a qu’un pas à faire. Mais c’est dans l’autre sens. » (Bernard Charbonneau)

« Les forêts précèdent les peuples ; les déserts les suivent. » (Chateaubriand)

« En permettant l’homme la nature a commis beaucoup plus qu’une erreur de calcul, un attentat contre elle-même. » (Emil Cioran)

« En raison de leurs conséquences, les événements possibles doivent être jugés comme réels. » (Clausewitz) – Prévoir le pire.

« L’apprentissage de la vie n’est plus l’apprentissage du métier, mais l’apprentissage du gaspillage … maintenant on livre à l’enfant toutes les technologies d’usage, on le préserve même des exercices pédagogiques élémentaires (toute pédagogie était aussi un apprentissage, car la vie quotidienne exigeait une multitude de travaux domestiques … faire son lit…) devenus autoritarisme et brimades … Avec l’électricité, il suffit d’une pichenette, geste magique, geste de démiurge. L’enfant profite d’un progrès sans donner aucun travail, même symbolique, en échange. Il s’installe dans la totale ignorance du travail nécessaire à cette consommation … La société capitaliste a inventé une pédagogie d’intégration au système : l’usage ludique du fonctionnel. » (Michel Clouscard – Le capitalisme de la séduction) – Il suffit de les voir et de les interroger sur ce qu’il y  a derrière leurs écrans et leurs téléphones. Futurs gaspilleurs inconséquents et standardisés.

« Nous sommes le monstre d’humanité car nous avons déclaré combat à la nature. » (Albert Cohen)

« Chaque décennie à venir est appréhendée comme un pas de plus vers le chaos climatique, dont chacun a bien compris qu’il était la vérité du  mièvre ‘réchauffement climatique’. » (C. N. I.)

« Le parti de l’Autre. Car chez EELV, on déteste les phobes. On phile, toujours, en toutes circonstances. S’il pouvait choisir d’être hémophile, le militant EELV le serait, quitte à se vider de son sang. Il est d’ailleurs prêt à laisser l’Autre nous vider du nôtre. Car plus que tout, EELV aime l’Autre, le Différent, le lointain, l’a-normal. L’anormalité, c’est le summum du progressisme, puisque c’est l’instabilité, que tout ce qui était disparaît et que rien ne peut durer, ce qui contraindra à un nouveau déséquilibre, que l’on pourra appeler ‘nouveau progrès’. Avec l’anormalité, c’est formidable : le progrès s’entretient de lui-même, et fait table rase du passé en même temps qu’il nous propulse vers un avenir totalement inconnu mais forcément meilleur, puisqu’il ne ressemblera à rien de connu. Tout vaut mieux que ce qui existait avant l’avènement d’EELV : les nouvelles religions n’aiment pas la concurrence.  »   (Guy Daniel)

« Il faut sauver la Terre, entend-on. Mais personne n’ose dire que pour cela il faudra tuer l’homme. » (Maurice G. Dantec)

« La technique nous rend comme maîtres et possesseurs de la nature. » (Descartes)

« Dans une analyse inspirée des élections fédérales, Jacques Pilet dépeint ce ‘brouillard vert’, son fonctionnement et sa raison d’être en énumérant tous les sujets concrets et urgents que l’hystérie climatique permet d’escamoter : Europe, libre circulation des personnes, retraites, santé, transparence, impôts. ‘Le bla-bla vert a enfumé les discours’, résume-t-il. C’était bien le but! … La lutte environnementale récupérée par le système est avant tout une opération de prise de pouvoir sociale et politique, se traduisant en premier lieu, bien entendu, par la levée de nouvelles taxes, la création de postes et de sinécures, l’intimidation des masses et le renouvellement de la suprasociété dirigeante, dont le vert sainte-nitouche est devenu la couleur de ralliement. L’idéologie climatotalitaire pose, comme le communisme marxiste, des buts évidemment irréalisables. Ses accomplissements sont aussi invérifiables que ses principes sont irréfutables. Ses engagements, entièrement abstraits. C’est une machine de domination parfaite. De quoi culpabiliser, tondre et rééduquer les pollueurs incurables que nous sommes pendant des décennies ! » (Slobodan Despot)

« Le phénomène de ‘normalité rampante’ : si les choses ne se détériorent que lentement, il est difficile d’admettre que chaque année de plus est en moyenne légèrement pire que la précédente. Les repères quant à la normalité évoluent graduellement et imperceptiblement … ‘L’amnésie du paysage’ : on oublie à quel point le paysage alentour était différent il y a cinquante ans, parce que les changements d’année en année ont été graduels. » (Jared Diamond – Effondrement, des sociétés)

« L’esprit philosophique fera bientôt d’une grande partie de l’Europe ce qu’en firent autrefois les Goths et les vandales … Je vois les préjugés les plus utiles à la conservation de la société s’abolir … Nous nous conduisons sans égard pour l’expérience … et nous avons l’imprudence d’agir comme si nous étions la première génération qui eût su raisonner. Le soin de la postérité est négligé … les particuliers se gouvernent comme s’ils devaient avoir leurs ennemis pour héritiers … La génération présente se conduit comme si elle devait être le dernier rejeton du genre humain. » (L’abbé Dubos, en  1719 !) – Que dire maintenant !

« Il est étrange … qu’il faille rappeler à des gens qui se réclament de l’anthropologie que les milieux sociaux, eux-mêmes partie de la nature à cet égard, sont tout aussi délicats. » (Louis Dumont) – Voir les lois dites sociétales et la férocité des écologistes pour tout détruire. Il est vrai que leurs places les soucient tellement plus.

« Il n’y a pas que le milieu naturel, le milieu social est lui aussi ‘naturel’ à sa façon. » (Louis Dumont) – Idée insupportable pour nos politiciens démolisseurs par stupidité, avidité ou corruption mentale.

« Les signaux d’alarme ne s’allument que lorsqu’il est trop tard. Tant que l’on est loin des seuils, on peut se permettre de taquiner les écosystèmes en toute impunité. Un calcul coûts-avantages apparaît alors inutile, ou conclu d’avance, puisque sur le plateau de la balance où figurent les coûts, il n’y a, semble-t-il, rien à mettre. C’est ainsi que l’humanité a pu pendant des siècles se soucier comme de l’an quarante de l’impact de son mode de développement sur l’environnement. Si l’on se rapproche des seuils critiques, le calcul coûts-avantages devient dérisoire. La seule chose qui compte alors c’est de ne pas les franchir. » (Jean-Pierre Dupuy)

« Nous ne croyons pas ce que nous savons … La catastrophe n’est pas crédible … La peur de la catastrophe n’a aucune force dissuasive … Tout nous porte à penser que nous ne pouvons étendre indéfiniment, ni dans le temps ni dans l’espace, le mode de développement qui est actuellement le nôtre. Mais remettre en cause ce que nous avons appris à assimiler au progrès aurait des répercussions si phénoménales que nous ne croyons pas ce que nous savons pourtant être le cas. » (Jean-Pierre Dupuy)

« Il semble évident à la majorité que l’on ne viendra à bout des dysfonctionnements que par toujours plus de ce qui les cause. » (Jean-Pierre Dupuy)

« Faire de la catastrophe écologique une perspective inéluctable conduit à l’inscrire dans le registre de l’angoisse. » (Jean-Pierre Dupuy) – Ce qui permet toutes les injonctions, d’obtenir toutes les soumissions, d’exercer un pouvoir dictatorial.  On retrouve l’arrogance brutale du mouvement écologique représenté par les féroces arrivistes dits Verts

« Au-delà de la borne (basse) en question (réchauffement climatique supérieur à deux degrés), le système climatique entrera dans un chaos qui fera franchir à des variables clés ce qu’on appelle des ‘points de basculement’. Ces franchissements de seuils provoqueront à leur tour des phénomènes catastrophiques, lesquels amplifieront une dynamique… Les premières manifestations tragiques du réchauffement climatique, ce ne seront pas la montée des océans, les canicules, la modification  de la circulation profonde de l’Atlantique et le refroidissement paradoxal de l’Europe, l’énorme dégagement de méthane par le dégel du permafrost de l’Antarctique, la fréquence des événements extrêmes, l’assèchement de régions entières , mais bien les conflits et les guerres provoqués par les migrations massives que l’anticipation de ces événements provoquera. » (Jean-Pierre Dupuy) – C’est commencé.

« La pensée écologiste, dans ses formes modernes, s’apparente à une idéologie, un catéchisme prédigéré, avec sa gamme de valeurs, ses figures du bien et du mal : la voiture, c’est mal, le tramway, c’est bien ; le nucléaire, c’est mal, l’éolien, c’est bien ; l’OGM c’est mal, le bio, c’est bien… Le but premier de la religion écologiste n’est pas de ‘sauver la planète’ ou de rendre la vie meilleure, mais de faire prévaloir une certaine conception de la vertu. … Voit-on souvent les écologistes se mobiliser contre la prolifération des grandes surfaces avec ce qu’elles entraînent comme surplus de circulation et comme pression financière sur les agriculteurs ? Les voit-on soutenir le petit commerce de proximité, se révolter contre les normes hygiéniques imposées par Bruxelles qui transforment les exploitations agricoles en laboratoires aseptisés ?… »  (Benoît Duteurtre) – Il est vrai que les agriculteurs ne font pas partie de l’électorat bobo qui leur est si cher.

« Les énergies nouvelles prêtes à envahir tous les terrains encore épargnés par les saccages de l’urbanisation … Lorsqu’on s’aviserait que le rendement en électricité était dérisoire, que la destruction de milliers d’hectares de paysages était une pollution comme une autre, que le démantèlement des pylones (durée de vie d’une éolienne : vingt-cinq ans, ai-je lu), avec leurs fondations de deux cent mètres cubes en béton armé, serait ruineux et que le nucléaire restait … la seule issue rationnelle. » (un personnage de Benoît Duteurtre –  La rebelle) – Qu’importe, aucun raisonnement ne peut couvrir la voix des imbéciles et des média.

« Tandis que certaines rues gagnaient en quiétude d’autre se transformaient en capharnaüm … dans un nuage de fumée … Le trottoir aussi encombré que la chaussée … laissant aux piétons une infime superficie pour se déplacer le long des boutiques de marques … Les cyclistes, les rolleristes et les voitures d’enfants (ajouter les redoutables trotinettistes) ne formaient-ils pas la vaste communauté des créatures à roulettes privilégiée par la nouvelle organisation urbaine … Mélange d’assurance vertueuse (eux aussi luttant pour ‘sauver la planète’) et de mépris pour les autres, les piétons apeurés. » (Benoît Duteurtre – En marche !)

« Si les abeilles venaient à mourir, l’homme disparaîtrait à son tour. » (Einstein)

« Un simple regard sur les faits divers montre combien le désir de naufrage est irrésistible, jusques et y compris dans les sociétés les plus développées. » (H. M. Enzensberger) – Effectivement, tout se passe comme si l’humanité acceptait sa fin.

« L’écologie est devenue un prêchi-prêcha insupportable de suffisance. » (Alain Finkielkraut)

« Quant aux écologistes ils prétendent défendre le principe de sauvegarde, mais ils ne savent parler que le langage des droits. Ils veulent … fixer des limites à la voracité universelle, et en même temps, libertaires dans l’âme, ils se font les chantres de l’illimitation … Ils sonnent le tocsin et ils propagent l’incendie. » (Alain Finkielkraut) – Mais au-dessus de tout, la chasse aux bonnes places.

« La disparition des richesses est un présage de mort. » (Pierre Gascar)

« Que dire de cette surenchère onirique de consommateurs gavés réclamant l’électricité sans les centrales et les avions sans aéroports ? » (Marcel Gauchet)

« Les gouvernants peuvent assez peu faire s’ils veulent rester dans leur position d’élus. C’est bien là le sujet. La cause écologique va être la machine à broyer tous les gouvernements démocratiques dans la période qui vient. Je peux l’augurer sans risquer de me tromper. L’écart sur ce terrain va être béant à tout moment entre la solennité des annonces et la minceur des mesures effectivement prises. D’ores et déjà, par exemple, on voit bien que le cri d’alarme lancé à l’intérieur du monde politique est contredit par l’objectif de croissance, auquel bien entendu on ne touche pas. Avec la croissance économique, avec la croissance de la population et des énergies nécessaires, comment fait-on ? Il y a là un hiatus terrible. Le personnel politique se met dans une ratière. Ratière dont il ne peut sortir qu’en charpie. » (Marcel Gauchet)

« Chaque minute (?) en Amazonie on déboise l’équivalent de soixante terrains de football ; c’est idiot, il n’y aura jamais assez de joueurs. » (Philippe Geluck)

« Le visage du monde se farde de plus en plus. L’artifice l’envahit à mesure que l’homme s’en rend maître. » (Pierre Jakez Hélias)

« L’homme est un rongeur. Tout sous lui se modifie  et s’altère, soit pour le mieux, soit pour le pire.. Soit il défigure, soit il transfigure. L’univers lui est une matière première. » (Victor Hugo – Les travailleurs de la mer)

« Certains complotistes soupçonnent que le thème du réchauffement climatique a été mis sur le devant de la scène pour favoriser l’établissement d’une gouvernance mondiale …  Les Verts sont des idéologues sur bien d’autres plans : ultra-libertaires, certains envisagent la suppression de la famille et le retour à l’état sauvage en matière sexuelle. Hostiles à  tout souci de  perpétuation ou de puissance,  ils ne  sont pas effrayés par l’idée d’un grand remplacement  ou d’une immigration de masse. Étonnamment pour des partisans de la nature, la plupart sont favorables à la fécondation artificielle et au mariage de même sexe ! Même si tous ne sont pas sur cette ligne, le noyau dur de l’idéologie écologiste est bien un antihumanisme. Le caractère idéologique de l’écologie politique se voit par ailleurs par son intolérance : alors qu’une question comme celle du réchauffement climatique devrait rester ouverte à un débat scientifique serein, elle ne donne lieu chez eux qu’à des anathèmes haineux. »  (Roland Hureaux)

« Je plaide pour une renaissance des pratiques ascétiques, pour maintenir vivants nos sens, dans les terres dévastées par le ‘show’ ; au milieu des informations écrasantes, des  conseils à perpétuité, du diagnostic intensif, de la gestion thérapeutique, de l’invasion des conseillers, des soins terminaux, de la vitesse qui coupe le souffle. » (Ivan Illich)

« Il n’y a qu’un problème sérieux : la surpopulation. Il est systématiquement esquivé par les écologistes. Au lieu de quoi, ils nous demandent de trier nos déchets, de ne plus rouler en diesel et de circuler à bicyclette. Quelle aimable plaisanterie … Ils entretiennent le mythe d’une planète verte, souriante, pacifique et bienveillante à l’égard de tous. Ils n’ont sans doute jamais lu des livres pour adultes : l’infantilisation est leur horizon ultime. Le plus saugrenu est que tous les partis politiques se prétendent, eux aussi, écologistes dans une sorte de course à la crétinisation générale. » (Roland Jaccard) 

« La cité des hommes, auparavant une enclave à l’intérieur du monde total, se répand sur l’ensemble de la nature et usurpe sa place. Il n’y a plus de différences entre l’artificiel et le naturel, ce dernier a été absorbé par la sphère de l’artificiel. » (Hans Jonas)

« En matière d’affaires de gravité comportant un potentiel apocalyptique, davantage prêter l’oreille à la prophétie de malheur qu’à la prophétie de bonheur (l’issue heureuse ou malheureuse peut se comparer à la probabilité d’atteindre ou de rater un but – cible – beaucoup d’échecs), accorder un plus grand poids au pronostic de malheur qu’au pronostic de salut … De façon classique, la responsabilité continue de porter certes sur ce qui a été fait, sur l’acte causal ; mais aussi sur ce qui est à faire … Là elle invoque non la cohérence de l’acte en accord avec lui-même, mais celle de ses effets sur la survie de l’activité humaine dans l’avenir … Le contrôle sur ‘cela’ implique l’obligation pour ‘cela’. » (Hans Jonas – Le principe responsabilité) – En matière écologique au sens large.

 « La multiplication exponentielle de la population multiplie l’effet de la première évolution (le succès excessif de la domination sur la nature par la technique scientifique), mais encore cela lui ôte presque toute possibilité de se donner l’ordre d’arrêter. Une population statique pourrait dire, parvenue à un certain point : assez ! Mais une population croissante est obligée de dire : davantage ! … Le succès biologique non seulement met en question le succès économique, mais il risque également de conduire vers une catastrophe aiguë de l’humanité et de la nature et cela dans une proportion gigantesque. » (Hans Jonas – Le principe responsabilité)

« Le culte de la technique jouit ici (pays communistes) d’un prestige qui n’a rien de comparable à l’Ouest, allié au point de vue anthropocentrique suivant lequel la nature entière (même la nature humaine) n’est rien d’autre qu’un moyen pour l’autoproduction de l’homme qui lui-même est encore inachevé … Le matérialisme de l’utopie marxiste fait du bien-être matériel une présupposition impérieuse de la libération recherchée du potentiel humain … Par conséquent la poursuite de l’abondance à l’aide de la technique, par-delà les incitations vulgaires qui travaillent dans ce sens et sont partagées avec le capitalisme, devient l’obligation d’ordre supérieur des serviteurs de l’utopie. » (Hans Jonas – Le principe responsabilité)

« Le monde, notre monde est fini, … Nous en sommes encore inconscients, habitués que nous sommes à une nature gratuite, inépuisable et dont la vitalité effaçait tous les crimes .. Et nous ne mesurons pas ce que signifie l’entrée de 6,5 milliards d’hommes et de femmes dans un désir unique ; plus de la moitié auront l’an prochain un téléphone portable ! … La culture-monde adresse des désirs infinis à un monde fini, il est exclu que tous disposent des moyens de leurs désirs (il faudrait neuf planètes pour faire vivre la population mondiale selon les standards californiens). » (Hervé Juvin) – Le livre date de 2008, 2009.

« Il va falloir imaginer comment nous allons être comptables des promesses que nous avons faites, à travers nos incitations au développement, à travers nos prêches démocratiques et humanitaires, etc. Car ces promesses ne seront pas tenues. Le mur des raretés est devant nous. » (Hervé Juvin – sur la responsabilité de l’Occident)

« Dans le long terme, nous sommes tous morts. » (John Maynard Keynes – justifiant ses conceptions économiques) – Ou l’acceptation du n’importe quoi. Nous avons bien suivi son inconscience.

« Personne, parmi ceux qui croyaient au progrès, n’imaginait que la capacité productive pouvait rencontrer une limite. Personne n’envisageait un retour à une existence plus sobre ; de telles conceptions étaient étrangères au consensus progressiste. » (Christopher Lasch)

 « Un jour une petite algue est introduite dans un très grand étang. Bien que sa croissance annuelle soit rapide selon une progression géométrique de raison deux, nul ne s’en préoccupe jusqu’à ce qu’elle ait colonisé la moitié de la surface faisant peser, dès lors, une menace  immédiate d’eutrophisation, c’est-à-dire d’asphyxie de la vie subaquatique. Si elle a mis plusieurs décennies pour en arriver là, il suffira d’une seule année pour provoquer la mort irrémédiable de l’écosystème lacustre. » (Serge Latouche – le théorème dit de l’algue verte ou du nénuphar).

« La publicité crée le désir de consommer, le crédit en donne les moyens, l’obsolescence programmée en renouvelle la nécessité. Ces ressorts de la croissance constituent de véritables ‘pousse-au-crime’ en ce qui concerne les écosystèmes. » (Serge Latouche)

« Le triomphe en tout du ‘jetable’, la pratique du contenant jetable (fin des ex-consignations) favorisant le conditionnement et l’augmentation exponentielle du volume des emballages dans les poubelles, l’extension de la date de péremption dans le champ alimentaire (et le colossal gaspillage, égalité entre hypermarchés et particuliers pétant de trouille, au total 30 à 50% des produits alimentaires ! ) la honteuse prime à la casse. » (Serge Latouche)

« Les technologies efficaces incitent à l’augmentation de la consommation ; le gain est surcompensé par un accroissement des quantités consommées. » (Serge Latouche) – Ex : les ampoules LED, basse consommation. Avec en plus de l’accroissement de la consommation, l’augmentation de la détestable pollution nocturne. Politiques de gribouilles, d’insensés, de stipendiés…

« Le dérèglement climatique s’accélère ; les glaces fondent ; les océans s’acidifient ; le niveau des mers monte, la maison brûle. Alors que les rapports sur les ravages environnementaux se font de plus en plus alarmistes, institutions internationales et Etats appellent à la mobilisation générale pour faire face au défi climatique. Leur plan d’urgence ? Accélérer l’innovation technologique pour rendre le développement plus durable. Leur écologie est en fait une opportunité pour conforter le système industriel et intensifier la marchandisation du monde. En quatre décennies, ce programme a pourtant fait la preuve de son échec. Le développement durable n’a pas eu lieu. Il n’y a pas de croissance verte. L’expansion économique se nourrit d’une quantité accrue d’énergie et émet toujours plus de pollution. Nous ne pouvons pas prétendre préserver la nature et l’homme sans nous attaquer à cette dynamique. C’est pourquoi notre écologie, elle, porte un projet de rupture radicale : elle remet en cause le capitalisme, le déferlement technologique, l’organisation industrielle, l’impératif de croissance. » (Bernard Legros – Le progrès m’a tuer) – La révolution numérique : sait-on, qu’au niveau mondial,  les seuls data centers absorbent aujourd’hui plus de l’équivalent de la production de trente réacteurs nucléaires, la consommation d’eau nécessaire pour la climatisation de ces monstres est inconnue mais énorme (grosse sécheresse et internet est par terre), et la Californie envisage de transporter ces monstres vers l’Arctique où il fait, très provisoirement, moins chaud, et les fameuses terres rares requises pour la fabrication des ordinateurs et des smartphones, et les questions liées au recyclage des déchets de cette industrie particulièrement polluante… Le gogo aussi ordinaire que progressiste, pense bien sûr que le SMS qu’il envoie, le blog qu’il tient ne coûte absolument rien ; Magie du miracle… Combien d’énormes data center faudra-t-il construire pour répondre au délire d’objets, maisons connectées, voitures autonomes… Sans oublier l’électricité nécessaire ? 

« On sait tous (tout en ne voulant pas le savoir, dans une démarche typique du déni de ceux atteints d’une maladie incurable) que l’effondrement est imminent. Tous, à part une ultraminorité climatosceptique de ravis de la crèche marchande qui « n’y croient pas », soit parce qu’ils sont vieux, sans enfants et n’en ont plus rien à faire du monde après eux, soit parce qu’ils sont complotistes et qu’ils confondent le GIEC et les Illuminati. » (Jérôme Leroy)

« Ce sont les écologistes qui continuent de se comporter  en ‘maîtres et possesseurs de la nature’. » (Bérénice Levet – sur l’immense stupidité des éoliennes et autres ruineuses et scandaleuses bouffonneries, sur la fameuse urgence climatique dont on nous tympanise les oreilles pour nous intimider et bannir toute discussion et contestation) – « L’écologie technicienne rabaisse notre humanité. » (Alexandre Gady)

« France, ta beauté fout le camp ! Avertissait-on dans les années 1970. Hier, le saccage de la France se faisait au nom de la modernisation, aujourd’hui c’est au nom de l’écologie. Après les lotissements standardisés, les zones commerciales, les ronds-points, les panneaux publicitaires à l’entrée des villes, voici venu le temps des éoliennes. Quiconque traverse la France en est le témoin : partout se dressent ces gigantesques pylônes, vrombissants, clignotants nuit et jour. Les rivages des océans, les plaines céréalières, les collines provençales, aucun arpent de terre ni de mer n’est à l’abri. ‘Bientôt, peut-être, dix éoliennes pour un clocher’. » (Bérénice Levet)

« Le féminisme policier et plaintif qui est, avec l’écologie, une des deux religions obligatoires de l’époque. » (Elisabeth Lévy)

« Non seulement on exige du public qu’il accepte des hypothèses comme des vérités révélées, mais on prétend lui interdire d’examiner les arguments de tous les dissidents, y compris quand ils ont une légitimité scientifique …  Avant de réclamer une révolution que personne n’est prêt à mettre en œuvre, commençons par revenir au bon sens, par exemple en pratiquant une agriculture soucieuse des sols et de la biologie » (Elisabeth Lévy – sur la tournure dictatoriale que prennent les exigences prétendument écologiques)

« Celle de l’homme (sa force) est bornée par la nature de ses organes physiques, de la manière nécessaire pour qu’il ne puisse troubler que jusqu’à un certain point l’ordre établi ; car vous sentez ce qui arriverait dans ce monde, si l’homme pouvait de son seul bras renverser un édifice ou arracher une forêt. » (Joseph de Maistre) – Hélas, maintenant il le peut.

« Il y a avait quelque chose de sinistrement burlesque dans cette course effrénée au profit alors même que le monde était en train de mourir. » (Richard Matheson)

 « ‘Tout par la vapeur et par l’électricité … Substituer à l’exploitation de l’homme par l’homme l’exploitation du globe par l’humanité … Faire et défaire la nature à notre gré’. Ces slogans résument la doctrine de l’école saint- simoniene. » (Armand Mattelart) – les saint-simoniens (précurseurs et doctrinaires en France de la société industrielle du XIX° siècle) n’ont pas réussi à supprimer l’exploitation de l’homme, mais pour ce qui est de l’exploitation de la nature !

« Tant que la Chine continuera à polluer autant qu’elle le fait, tant que la bombe démographique africaine continuera son explosion, il ne servira pas à grand’ chose que l’Europe renonce aux cotons-tiges, ni même qu’elle revienne à la consommation énergétique qui était la sienne au temps des Césars. Notre impact n’est pas nul, mais il n’est pas, il n’est plus, à ce point déterminant. Il suffit de voir la célèbre courbe de l’évolution de la population pour savoir que la catastrophe approche. La nourriture, l’eau, l’espace, ne sont pas des ressources illimitées sur notre planète, et notre espèce n’est pas psychologiquement faite pour supporter une densité de peuplement excessive, qui est toujours source de tensions, d’agressivité accrue et de violence. Bien sûr, cela n’aura qu’un temps. Les cas de surpâturage sont toujours temporaires : parfois l’épuisement des ressources provoque des famines, parfois la promiscuité favorise les épidémies, parfois elle aboutit à des poussées de violence débridées et meurtrières – ce que dans le cas des humains nous appelons des guerres. Mais pour ma part, je préfère une baisse raisonnée de la natalité à une explosion de la mortalité provoquée par le trio famine, épidémie, guerre. (Aurélien Marcq)

« La recherche effrénée de l’égalité correspond dans des sociétés de nantis au mouvement même qui emporte la société et tous ses sujets dans une surenchère de liberté, de dépense, de consommation, de comparaison et d’aliénation. » (Yves Michaud) – Egalité et gaspillage.

« De tous les criminels qui œuvrent officiellement dans l’innocence, les Verts sont sans doute les mieux organisés et les plus glaçants » (Philippe Muray)

« La terre a une peau et cette peau a des maladies, l’une d’elles s’appelle l’homme. » (Nietzsche)

« A quoi sommes-nous accoutumés à l’ère technique ? A revendiquer constamment et à en appeler à nos droits. Nous croyons avoir le droit d’exploiter le monde entier, nous qui existons maintenant sans tenir compte de ceux qui viendront, nous croyons avoir le droit d’abuser de ce que le travail assidu et inconscient des soleils et des étoiles a accumulé depuis des milliards d’années … Nous ne nous demandons pas non plus dans quel but nous gaspillons tout cela. Nous n’en savons rien. » (Jan Patocka)

« Je vous accorde que l’écologisme est le nom moderne de l’obscurantisme. Je lis les écologistes militants. Je constate qu’en condamnant toute violence faite à la nature, ils condamnent du même coup toute civilisation. Car la civilisation est toujours une violence faite par l’intelligence à la nature. » (Louis Pauwels)

« Le nœud du problème écologique est bien que la transition écologique impliquerait la décroissance. » (Martin Pimentel) – Quelle horreur ! Qu’en pensent les jet-setters qui signent pétition sur pétition tout en apportant leur contribution enthousiaste au gaspillage et à la pollution générale.

« Les Français adorent des causes dont ils déplorent les conséquences. » (Céline Pina – sur les aberrations des écolos en matière de politique énergétique, entre autres ! et leur penchant pour les Verts)

« Tantôt il pense qu’elle (la nature) n’existe pas (il applaudit notamment la reproduction artificielle de l’humain), tantôt il la défend en fanatique … Ses idées sont confuses et contradictoires … Il n’est guidé par aucun principe. » (Michel Pinton – sur l’écologiste) – Si, celui d’obtenir un bon poste.

« Qui cueille une fleur dérange une étoile. » (un poète) – Sur les répercussions de nos moindres actes.

« Pourquoi passer (le nucléaire) de 75% à 50% ? Parce que c’est trop  ! Ah bon ! Et pourquoi on veut faire des éoliennes en mer qui sont intermittentes, couteuses, déplorables pour la faune et la flore en plus de pourrir les paysages ? Parce que c’est le bien et il faut faire le bien. » (Loïk Le Floch-Prigent – sur le gang écolo des excités qui font de l’écologie leur fonds de commerce, tel le gaspilleur éhonté donneur de leçons (fructueuses), Nicolas Hulot.

« La politique actuelle se fixe pour objectif la fin du moteur thermodynamique à 2030. Où trouverons-nous de l’électricité pour faire marcher toutes ces voitures électriques ? – Pour répondre à cette demande, il faut construire beaucoup de centrales et vite ! Or, aujourd’hui, personne n’y travaille parce que ce n’est même pas envisageable. Techniquement, c’est impossible. Le discours du gouvernement sur ce sujet est donc un mensonge. C’est une expression purement idéologique : il n’existe pas, aujourd’hui, de possibilité de changer en dix ans l’ensemble du parc automobile, de diminuer le nucléaire, de ne pas utiliser les énergies fossiles… Les objectifs fixés ou suggérés par le gouvernement dans ce domaine relèvent de la politique-fiction qui nous mène dans le mur. »  (Loïk Le Floch-Prigent) – Quant aux laudateurs du ‘tout éléctrique’, ils oublient que l’électricité ne se stocke pas (pas de vent, pas de soleil, que fait-on ?). Ils oublient, ou plutôt ils ignorent, que les batteries électriques, non recyclables, consomment énormément de métaux rares qui feront défaut bientôt, et, en attendant leur épuisement proche, polluent bien plus gravement et dangereusement que la consommation de pétrole. Mais que faire contre les hurlements des imbéciles !

« La terre aurait connu sep extinctions massives d’espèces. Nous sommes les contemporains de la dernière de ces extinctions. A la fin du XXI° siècle la moitié des plantes et des animaux qui existent encore sera éteinte … Seule Colette a pensé la rancune de la nature à l’encontre du monde humain. Elle a été la seule à penser la réclamation sensorielle de la terre originaire face au monde linguistique. La doléance silencieuse et fondamentale des éléments, des végétaux, des insectes, des crustacés, des poissons, des oiseaux, de toute la faune exterminée face à la gloutonnerie des hommes et des femmes. L’ogre terrifiant des contes est l’humanité devenue énorme sur la surface de la terre …  L’Eden se retire peu à peu du jardin.»  (Pascal Quignard – Les ombres errantes)

 « Le réchauffement climatique n’est pas seulement pour nos médias une thèse hautement vraisemblable ; il est devenu un dogme auquel on est tenu de souscrire en toutes ses facettes … et qui permet de discriminer entre les fréquentables et les sulfureux au même titre que le féminisme ou l’antiracisme par exemple … Quel est l’intérêt des médias et des journalistes d’adopter la posture du convaincu le plus zélé et de se croire investis d’une mission que les experts eux-mêmes ne défendent pas de manière aussi dogmatique … Les masses sont plus manipulables quand elles ont peur, elles sont plus vulnérables. » (Ingrid Riocreux – sur le réchauffement climatique) – Lequel est devenu une évidence qu’il est interdit de contester, de nuancer, de discuter…

« Que les oiseaux et les sources sont loin ! Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant. » (Arthur Rimbaud – Les Illuminations.)

« L’Amérique est à la biosphère ce que le cancer est au corps humain. » (Dominique de Roux)

« Les intellectuels écologistes … sont pleins d’admiration pour les rites et les superstitions des sociétés sauvages, mais ils démolissent les rites et les mythes encore subsistants dans les liturgies traditionnelles des sociétés occidentales. » (Raymond Ruyer) – De toute façon, l’important c’est les places.

« Les actions militantes qui saturent les médias ces dernières semaines évoquent des enfants capricieux qui trépignent et enjoignent à leurs parents d’exaucer immédiatement tous leurs désirs … La «grève de l’école pour le climat», ayant pour icône la jeune suédoise Greta Thunberg … Des manifestations de ‘jeunes pour le climat’ rassemblaient des dizaines de milliers de ‘pandas’ dans toute l’Europe. » (Jean-Eric Schoettl) – Les inénarrables associations portent plainte contre l’Etat, bientôt contre Dieu, les agités(e)s s’agitent et pétitionnent… L’infantilisme stupide des impuissant(e)s gémissant(e)s se déchaîne.

« Une population qui fonde sa vie économique sur des énergies non renouvelables vit en parasite, sur son capital et non de son revenu. Un tel mode de vie ne saurait durer en permanence et ne peut à la rigueur se justifier que comme un expédient purement provisoire … Acte de violence perpétré contre la nature, qui doit presque inévitablement conduire à la violence entre les hommes. » (E. F. Schumacher)

« L’homme civilisé a ruiné la plupart des terres sur lesquelles il a longtemps vécu. Il y est parvenu par  l’épuisement ou la destruction des ressources naturelles. C’est la raison primordiale pour laquelle les civilisations se sont progressivement déplacées d’une région à une autre, ou du déclin de ces civilisations dans les régions de peuplement plus ancien … Malgré tout, la croyance selon laquelle notre civilisation moderne occidentale s’est affranchie de sa dépendance à l’égard de la nature prévaut encore aujourd’hui. » (E. F. Schumacher) – Un peu moins depuis seulement une vingtaine d’années, mais rien n’est changé puisque nous restons tétanisés devant ce qu’il faudrait faire : réduire drastiquement nos consommations en tout. Ce qui n’a rien à voir avec le grotesque et irresponsable développement durable, foutue rigolade pour imbéciles.

« L’ouragan perpétuel de la destruction créatrice. » (Joseph Schumpeter)

« Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant ; ‘Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?’ il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : ‘A quels enfants allons-nous laisser le monde ?’ » (Jorge Semprun) – C’est évidemment moins important que de se placer pour les prochaines élections ou d’intriguer pour être enfin ministre.

« Notre maîtrise des choses produisait, en retour, une réponse formidable des choses elles-mêmes. » (Michel Serres) – Il est un peu tard pour s’en apercevoir.  

« Le plus fort, le plus grand, le plus puissant, le vainqueur de la lutte pour la vie a gagné. Le voici donc seul sur la Terre, sans vache, sans arbre, sans blé. » (Michel Serres)

« La civilisation de la mobilisation historique qui dés à présent n’a plus d’histoire devant elle, mais seulement encore un ‘count-down’. » (Peter Sloterdijk) – Compte à rebours.

« La catastrophe du fondement : manifestement la terre ne pourra plus faire très longtemps ce qu’elle semblait faire alors jusqu’ici. Elle est surmenée par la définition qu’on lui a imposée … servir de camp de base à l’exode historique, être disponible pour fournir des matériaux de construction et des carburants, être le théâtre et l’objet des entreprises géopolitiques, ne sont plus compatibles dans un proche avenir avec sa propre existence … L’antique base ne se laisse plus utiliser comme fondement. » (Peter Sloterdijk)

« Modifier les comportements en vue de réduire la production de dioxyde de carbone ne sera possible qu’à la condition de revaloriser très spectaculairement la formation de l’attention. » – L’attention, tout est là. Jadis on aurait dit le soin. Quand on voit l’inconséquence des stupides affolé(e)s gestuels (les machines machinales) dans le basculement en plein jour de tous les interrupteurs à leur portée, le gaspillage d’eau insensé… « L’attention détruite par l’envahissement des industries audiovisuelles. » (Bernard Stiegler)

« On passe son temps à dire qu’il faut de la croissance et donc de la consommation, tout en clamant que la folie de la croissance est désastreuse pour tout le monde. » (François Taillandier) 

« La population des villes augmente pour trois raisons simultanées : – L’explosion démographique de la partie la plus déshéritée et la plus arriérée de la population – L’excès de population rurale créé par l’explosion démographique contemporaine dans la société paysanne correspondante – Et la diminution numérique de la population rurale dans différents pays et pour des raisons différentes … La ville attire le paysan, même dans le cas où il a des perspectives d’avenir dans son village natal et où il n’a rien à espérer de cette ville où il va émigrer … La conurbation qui existe le long de la côte Nord-Est des Etats-Unis (Boston-Washington) a déjà commencé de fusionner avec une autre conurbation, la mégalopolis située autour des Grands Lacs de l’Amérique du Nord (Cleveland-Detroit) … La ville mécanisée qui s’est développée au cours des deux cents dernières années fait une énorme consommation d’eau douce (il ne suffit pas d’avoir de l’eau à boire, on prend des bains et l’emploi de l’eau dans l’industrie…) … On peut prévoir qu’il arrivera un moment où l’eau de tous les fleuves du monde sera captée pour les besoins des hommes avant d’arriver à la mer et cette eau, après avoir été polluée, sera déversée dans les égouts. On créera des réservoirs d’eau douce d’une capacité prodigieuse … L’eau est sans doute l’élément qui limitera le développement de la cité mondiale future. » (Arnold Toynbee – Les villes dans l’histoire) – L’auteur écrivait en 1969 et prévoyait déjà une conurbation mondiale des villes (même s’il sous-évaluait encore l’explosion des villes chinoises, indiennes et africaines) qu’il appelle l’oecuménopolis à la fin du XXI° siècle, suite notamment à l’explosion démographique. Il raisonnait sur le manque d’eau à venir en prévoyant mais en sous-estimant grandement l’accroissement délirant de la consommation, et alors que le phénomène de réchauffement climatique était inconnu. L’optimisme de l’auteur (et de l’époque) l’empêche de voir se dessiner les conflits inévitables autour de cette ressource essentielle, même si cette inquiétude perce néanmoins dans son ouvrage.

« Le temps du monde fini commence. » (Paul Valéry)

« Le ‘vert’ n’est-il pas aussi la couleur du dollar ? » (Raoul Vaneigem – sur les écologistes)

« L’eau que vous buvez a été pissée six fois par un diplodocus. » (Paul-Emile Victor)

« A côté de la pollution des substances (de l’air, de l’eau…), émerge … la soudaine pollution des distances et des intervalles (de temps comme d’espace) qui constitue l’épaisseur même de notre réalité quotidienne ; de cet espace réel de nos activités que l’interactivité du temps réel des échanges instantanés vient abolir. » (Paul Virilio)

« A cause de l’ampleur de la pollution lumineuse provoquée par un éclairage électrique trop puissant, les deux tiers de l’humanité sont désormais privés de la nuit véritable … La moitié de la population européenne n’est plus en mesure d’apercevoir la voie lactée … La dark association vient de lancer une pétition surréaliste pour que la nuit soit classée ‘patrimoine de l’humanité’. » (Paul Virilio)

« Dénoncer la contradiction coupable d’une certaine écologie libertaire qui ‘tout en protestant contre le pillage de la nature, des ressources, des paysages et des cultures locales existantes, réclame la suppression de toute contrainte exercée par la société sur ses membres’, comme si le principe de précaution ne devait s’appliquer qu’aux antennes-relais ou au gaz de schiste et jamais aux êtres humains. » (ouvrage collectif des Veilleurs : Nos limites)

« Tant vaut l’homme, tant vaut la terre. » (proverbe)

« Nous n’héritons pas la terre de nos parents ; nous l’empruntons à nos enfants. » (proverbe indien)

« Nous n’avons pas un droit de propriété sur la terre, seulement un droit de passage. » (?)

« L’essentiel du cours du désastre n’a jamais été secret. Tout était là depuis des décennies, pour comprendre vers quoi menait le ‘développement’. » (?)

« La Chine sera-t-elle morte avant d’être riche ? » ( ?) – Et nous avec.

« La pénurie est hiérarchique, le ‘smog’ est démocratique. » (?)

« La terre nous est prêtée par nos enfants. » (?)

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Ci-dessous, parcelles de considérations éparses et en désordre extraites d’un livre de Bertrand Méheust : La politique de l’oxymore (voir définition de ce terme au début de Développement durable, 510,3, expression type même de l’oxymore).

 « Un homme mûr qui se penche sur son passé a conscience que sa vie aurait pu suivre un autre cours, qu’elle n’était pas préécrite. Il voit bien aussi que certains choix possibles lui sont à jamais fermés, du fait des choix qu’il a effectués, ou que le sort a effectué pour lui. Il en est de même pour l’action collective … Cette remarque vaut au plus haut point pour l’action écologique. Tout le problème est de discerner la marge de manœuvre dont nous disposons, le temps qui nous reste, avant que le point de non-retour ne soit atteint … Les forces libérées par le couplage du marché et de la techno-science semblent incompatibles à terme avec la ‘permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre’ (Hans Jonas) … et peut-être même avec la survie de l’humanité … Or, un univers mental cherche toujours à persévérer dans son être et ne renonce jamais de lui-même à lui-même (la croissance criminelle, infinie dans un monde fini) si des forces extérieures considérables ne l’y contraignent pas  … Uns système va jusqu’au bout de ses possibilités, jusqu’à ce que la saturation soit atteinte (les interstices, d’idées, de désirs, de projets comme les interstices spatiaux, matériels se rempliront peu à peu ; surenchère et montée aux extrêmes) … Un confort toujours accru, en échange d’un vide de sens toujours plus effrayant … Pollution des esprits … Dans un monde fini, la saturation globale est inéluctable (pas de planète de rechange) et plus on aura déployé d’ingéniosité pour le prolonger, plus les effets différés seront dévastateurs … Il faut être né dans la France rurale d’il y a même seulement un demi-siècle pour disposer d’éléments de comparaison et comprendre ce que recouvre l’idée de ‘pression de confort’ … Le mode de vie que nous avons promu n’est pas généralisable … sauf suicide de l’espèce … La démocratie moderne, libérale, où l’individu prime sur le collectif, démultiplie les besoins des hommes  et augmente leur pression sur l’environnement (crime contre la biosphère) … société rigide, captive de son propre élan … Les autruches modernes comptent sur des découvertes nouvelles pour réparer les dégâts des technologies précédentes ou pour nous sortir des impasses où nous mène la société de consommation contemporaine … Type de raisonnement linéaire, généralisant une expérience vieille d’à peine un demi-siècle qui fait l’impasse sur les longues incubations invisibles, les effets différés, les effets de seuil, les synergies des nuisances … Un univers psychique qui n’admet par principe aucune limitation, aucun interdit … La marchandisation des pratiques et de désirs met en place les conditions d’une catastrophe psychique sans précédent … de même que le désastre biologique. »

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