680,4 – Tromperie, Trahison

– On pourra voir, dans un long paragraphe, au début de la rubrique Supériorité, 700, 1, ce qu’il en est de Charles de Gaulle.

– Après, Jean Monnet (bootlegger au temps de la Prohibition, banquier à Chicago, comploteur anti-De Gaulle, agent de la CIA, atlantiste de choc, anti-souverainiste de principe),  le laquais des Etats-Unis, et Mitterrand, le maître en fourberie, un nom s’impose en matière de trahison : Jacques Chirac. Désolé pour Sarkozy, coiffé sur le poteau. Même s’il  mérite un accessit pour la façon dont il a trahi ses électeurs après 2007 et s’est asservi à Bernard-Henri Lévy pour livrer la Lybie au chaos, et conséquemment l’Europe.

– Pour le stupide Jacques, on ne saurait résister à exhiber la si pertinente remarque de Marie-France Garaud, citée par Eric Zemmour : « Je vous croyais du marbre dont on fait les statues, vous n’êtes que de la faïence dont on fait les bidets. » Il était donc parfaitement qualifié pour devenir chef d’Etat.

– Un concours s’imposerait, depuis Mitterrand d’un côté et Chirac de l’autre : qui, depuis quarante ans, a trahi le plus et son électorat (et la France), la fausse gauche ou la fausse droite ? Indécidable. Néanmoins, il existât une différence de niveau. Mitterrand ne se serait jamais permis de descendre aussi bas que Chirac. Imagine–t-on ce dernier médiocre refuser une occasion de salir la France (fut-elle celle de Vichy), rejeter le commis BHL en lui disant que, lui Mitterrand n’attaquerait jamais les Serbes, s’entretenir longuement  en seul à seul avec Monsieur Gustave Thibon (qu’aurait bien pu lui dire un Chirac, comprendre ce que Thibon aurait bien pu lui dire !)… tous gestes que fit Mitterrand ; Machiavel nocif mais intelligent et loyal, même si hélas trop sélectivement.

– On ne m’a pas trompé, je me suis trompé ; telle est la saine réaction, celle qui ne consiste pas à se défausser, mais à reconnaître lucidement sa complicité, sinon sa culpabilité

– Celui qui avouera s’être trompé, qui dira : ‘Oui, j’ai été un c..’ (familialement, socialement, politiquement…), parfois des années durant, mérite notre estime. Permettre à l’Être de retrouver sa dignité, l’aveu est un des buts de la confession chrétienne. Et, c’est cet aveu (indépendamment de toute idée de confession) que, de tout temps, les éternels bien-pensants (quel que soit le nom qu’on leur donne aujourd’hui : ‘Bobos’, politiciens, gens des média…) ne savent et ne veulent, jamais  faire.

– Or, C’est à son refus de reconnaître une simple faute que le lâche se reconnaît.

 – Le traître, celui qui est ainsi qualifié par le triomphateur qui a obtenu sa peau, était parfois l’Être fidèle à l’idée qu’il se faisait de lui-même, le contraire du soumis et du lâche. Le courageux qui a osé  dire Non et a risqué sa réputation, sa vie parfois ; pas forcément très net, il est quand même toujours celui qui a perdu. « Les traîtres sont ceux qui se sont trouvés du mauvais côté. » (?)

– Quant à l’Être ordinaire qu’il se soucie de s’épargner l’horreur future du rappel (qui ne manquerait pas de s’imposer à lui un jour) de ses petites trahisons, de ses médiocres abandons, en n’en commettant pas.

– Formule connue : On peut tromper quelques uns tout le temps, on peut tromper tout le monde un moment ; mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. » (Abraham Lincoln). Si, nos média y parviennent.

Le livre de Gilles Gaetner, L’art de retourner sa veste, la trahison en politique, aurait pu constituer un recueil de choix pour alimenter cette rubrique. Mais, il ne traite que des médiocres petites trahisons de leurs partis par d’aussi médiocres politiques (ce que tout le monde connaît), ou de changements de perspective par de plus honnêtes, alors parfaitement justifiés par la constatation de fautes d’orientation ou de malversations au moins intellectuelles. L’ouvrage, en dehors des servilités historiques de rigueur (massacrer le maréchal Pétain, ne rien comprendre à l’histoire récente autant par inculture que par servilité), évite soigneusement d’évoquer les grandes tromperies et trahisons concernant elles, non pas un parti, mais la France et les Français ou une communauté (Harkis), celles d’un de Gaulle, d’un Giscard d’Estaing, d’un Chirac…. C’est donc un livre qui, sous le couvert de l’indépendance, n’apprend rien et sert plutôt  à dissimuler les grandes trahisons. Je n’y ai trouvé d’intéressant que la citation attribuée à Machiavel, ci-dessous.

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« Les ex-communistes devenus anticommunistes ne plaident coupables ni pour leur foi d’hier, ni pour la rupture. Ils se sont trompés, ou ils ont été trompés, mais s’ils s’étaient obstinés dans leur erreur, alors ils auraient trahi. » (Raymond Aron) – Cet exemple sur le communisme est à examiner pour aider à distinguer tromperie et trahison.

« On est toujours plus trompé qu’on ne pense et moins trahi qu’on ne craint. » (Marcelle Auclair)

« Il y a une chose plus grave  que la trahison, c’est la bêtise. » (Michel Audiard – sur les politiques)- Sur les deux plans nous sommes servis.

« La première et la plus essentielle fonction de l’activité du sujet est de se tromper. » (Gaston Bachelard)

« Il ne faut jamais passer d’un camp dans un autre sans s’être fait un bon lit où l’on se console des pertes auxquelles on doit s’attendre. » (Balzac – selon son personnage, Lucien de Rubempré) – Sage précaution. 

« On appelait désormais ‘trahison’ l’expression de sentiments et d’opinions qu’il était interdit d’avoir. » (Maurice Bardèche) – C’est bien pratique pour engendrer une population d’esclaves. On ne saurait exclure que ces pratiques de l’épuration qui a suivi la Seconde Guerre mondiale ne redevienne d’usage courant pour assurer l’obéissance unanime à l’oligarchie mondiale.

« Ne confondons pas être surpris et être trompé. » (Anne Barratin)

« On place l’individu sur un terrain prédéterminé où les jeux sont faits. Il n’a pas la possibilité de poser ses questions ou, plutôt, de mener les enquêtes nécessaires à la production d’une question. C’est la base du mécanisme d’aliénation du ‘souci’ (dans l’acception d’Heidegger dans le sens ‘d’orientation de la pensée’) ; on leur montre où doivent se situer leurs soucis, vers où les orienter … fabrication de fausses questions où l’individu ne peut répondre qu’à partir des options préexistantes et à sa disposition dans le sens commun. Tout le monde doit être ‘pour ou contre’ … Voilà à quoi se réduit, dans la pratique, l’exercice de la démocratie participative. » (Miguel Benasayag) – « Autre moyen de dissimuler la réalité : donner au ‘pour’ et au ‘contre’ une importance égale, même si le contre représente 80% du pays… afficher une équité obligatoire entre des opinions contraires en dissimulant que l’une écrase l’autre statistiquement, ce qui revient à rehausser l’importance statistique des minoritaires tout en conjurant le spectre de la majorité. » (Christian Combaz) – Là on est hors sondage, plutôt dans la presse.

« A partir de cinquante millions, un homme cesse d’être sujet à l’erreur. ‘Quand on se trompe, on ne possède pas cinquante millions’, pensent-ils. » (Emmanuel Berl)

« Du moins Eve pouvait-elle dire au Juge : ‘C’est le serpent qui m’a trompée’.  Il n’y a plus de Dieu, plus de diable, plus de serpent, plus rien. Plus rien que ‘ce vieux péché en nous organisé’ dont parle Claudel. » (Georges Bernanos)

« Pour manquer utilement à sa parole encore faut-il avoir une parole. » (Georges Bernanos)

« S’il peut encore tromper autrui, il ne se trompera plus. » (Georges Bernanos – sur un personnage de roman, effondré par un éclair de lucidité sur lui-même)

« Même vu de face, il avait toujours l’air d’être de profil. » (Georges Bernanos)

« Ruse : ce qui tient lieu de cervelle aux imbéciles. » (Ambrose Bierce)

 « Du fait de leur méconnaissance des bons livres, les jeunes deviennent les dupes de tout ce que d’insidieux charlatans leur offrent en guise d’interprétation de leurs sentiments et désirs. » (Allan Bloom) – C’était bien l’objectif recherché par la suppression de la culture générale. Ce n’est pas le déchiffrage interprétatif de notices d’appareils ménagers qui risque de trop les muscler intellectuellement.

« On ne se refait pas, on refait seulement les autres. » (Léon Bloy) – Double sens du verbe.

« Nous ne voyions en elle ni cette ostentation par laquelle on veut tromper les autres, ni ces émotions d’une âme alarmée par lesquelles on se trompe soi-même. »   (Bossuet – Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre)

« Jouer à l’enfant quand on est adulte, au misérable quand on est prospère, c’est dans les deux cas chercher des avantages immérités, placer les autres en état de débiteur à son égard. » (Pascal Bruckner) – Jouer à l’ignorant quand on sait, à l’oublieux quand on se souvient…

« Quand nous ne maîtrisons plus notre destin, il nous plaît de penser qu’une force occulte travaille dans l’ombre à notre perte. Comme toujours, la logique du complot trahit un sentiment de dépossession. » (Pascal Bruckner)

« Les fourbes croient aisément que les autres le sont ; ils ne peuvent guère être trompés, et ils ne trompent pas longtemps … la fourberie ajoute la malice au mensonge. » (La Bruyère)

« Celui qui extravage se trompe, celui qui répond se trompe. » (attribué au Buddha)

« ‘Année de bon cru pour le baccalauréat’ ; encore plus de reçus, l’échec est quasi supprimé, bravo – ‘Pas assez de public pour la culture à la télévision’ ; donnons lui ce qu’il a montré qu’il aimait, des jeux, des feuilletons, des ‘reality-show’, des débats entre amuseurs professionnels et baptisons cela culture … C’est le principe de Lagardère : ‘Si tu ne vas pas à Lagardère…’ ou bien conformément au gag fameux, au lieu de pousser le tabouret vers le piano, on pousse le piano en direction du tabouret. » (Renaud Camus) – Suffit de modifier un paramètre pour faire croire au progrès, procédé insuspectable par le Gogo-Bobo. Tout politicien pratique ce principe de Lagardère.

« C’est trop auprès d’un Roi d’avoir deux fois raison : on préfère la trahison flatteuse au dévouement sincère. » (Chateaubriand)

« Les événements font plus de traîtres que les opinions. » (Chateaubriand)

« On ne se trompe pas quand on suit le soleil. » (Paul Claudel – faisant parler Christophe Colomb)

« Pour les traîtres, douze balles dans la peau, pour les demi-traîtres, six balles suffiront. » (Clémenceau) – Le boucher. Le premier responsable de la guerre de 1940 (je dis bien 1940).

« Il n’est jamais inutile d’humilier le Peuple dans les détails quand on veut amoindrir sa capacité à juger des grandes choses … Soit par le déni pur et simple, soit en traitant celui qui parle par la dérision afin d’amoindrir la portée de ce qu’il dit en accentuant les faiblesses de sa psychologie ou les contradictions de son discours, en décodant sa pensée pour en dégager un sens caché, en l’écoutant les yeux mi-clos. » (Christian Combaz – Gens de Campagnol) – On reconnaît là l’intelligentsia parisienne et les experts de la médiacratie.

« Traîtres d’aujourd’hui, héros de demain. » (Casimir Delavigne)

« Evitez ceux qui vous parlent de leur honnêteté. Traitez avec qui se vante d’avoir roulé autrui, c’est qu’il n’en a pas l’habitude. » (Auguste Detoeuf)

« Une dupe, c’est un homme trompé bien sûr, mais non pas tant par les autres que par lui-même. » (Jean Dutourd)

« Je puis en effet me tromper, je ne puis pas être hérétique, car l’erreur est affaire d’intelligence, l’hérésie dépend de la volonté. » (Maître Eckhart)

« Une idée affreuse s’empare, pour ne plus le lâcher, de l’esprit du détrompé : l’idée qu’il s’est trompé sur toute la ligne et que c’est pour lui, peut-être, qu’il est trop tard : ‘Avais-je tort ? Etait-ce une erreur ? Etais-je trop méfiant, trop soupçonneux, trop logique ? … Est-ce seulement sa faute à elle si je l’ai abandonnée ? Dieu sait combien les questions me harcèlent ; si j’ai gâché son bonheur, à coup sûr je n’ai pas fait le mien. Et j’aurais pu le faire… n’est-ce pas ? C’est une charmante découverte pour un homme de mon âge’. On a besoin de la littérature pour soustraire le monde réel aux lectures sommaires, que celles-ci soient le fait du sentimentalisme facile ou de l’intelligence implacable. La littérature répudie le mélodrame (celui que nous nous jouons) … Pour le dire avec les mots pascaliens du philosophe Constantin Noïca, ‘aucune réussite de l’esprit de géométrie ne saurait absoudre l’homme de ses responsabilités envers l’esprit de finesse’. On peut avoir tort d’avoir raison et l’opposition du vrai et du faux n’est pas toujours pertinente car il est des moments dans l’existence où la vérité n’est pas un bienfait mais un cataclysme. » (Alain Finkielkraut – commentant Washington square de Henry James, le roman des désillusions perdues, de l’intelligence implacable qui empêche de lire les êtres autrement qu’ils n’apparaissent à une lucidité subjectivement flatteuse mais objectivement trompeuse)

« Car c’est double plaisir de tromper le trompeur. »(La Fontaine –Le coq et le renard)

« Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez – L’autre était passé maître en fait de tromperie – Tâche de t’en tirer, et fais tous tes efforts – Car, pour moi, j’ai certaine affaire. » (La Fontaine –Le renard et le bouc)

 « Le sentiment d’impuissance est évidemment un puissant multiplicateur du pessimisme. Les citoyens n’ont aucun moyen de se battre. Aucun leader politique ne semble porteur d’une politique plausible de redressement … Il ne reste que la protestation, dont on pressent en même temps qu’elle est vaine … Les élites ne nous défendent pas parce qu’elles sont les alliés du mouvement de modernisation et de mondialisation dans lequel la spécificité française est appelée à se dissoudre. » (Marcel Gauchet – Comprendre le malheur français)

« La trahison de Chirac … On sait maintenant qu’il a activement fait voter Mitterrand en 1981… » (Marcel Gauchet) – Et ce n’est pas la dernière. Leur stupidité jointe à leur ignorance explique parfaitement que cet individu soit aimé des Français

« Ce n’est pas les sens qui nous trompent mais le jugement. » (Goethe)

« On n’est jamais trompé, on se trompe soi-même. » (Goethe)

« Que tout ne soit pas théorie, qu’il y ait aussi de la pratique. Les sages sont aussi les plus faciles à tromper, car bien qu’ils sachent l’extraordinaire, ils ignorent le rythme ordinaire de vivre, qui est le plus nécessaire. » (Baltasar Gracian)

« Ne se point tromper en gens. C’est la pire et la plus ordinaire des tromperies … Il y a bien de la différence entre entendre les choses et connaître les personnes. » (Baltasar Gracian)

« Le discours ‘d’ouverture’ au monde et aux autres apparaît pour ce qu’il est : un écran de fumée destiné à dissimuler l’émergence d’une société fermée, séparée, au plus grand  bénéfice des classes supérieures. En quelques décennies, protégée dans ses nouvelles citadelles, la nouvelle bourgeoisie s’est approprié le patrimoine, les emplois, les richesses, le pouvoir politique et culturel … La mise en avant de la société ‘ouverte’ permet à contrario de définir une société ‘fermée’, celle du repli, et ainsi de présenter les perdants de la mondialisation comme des gens aigris ayant des problèmes avec l’altérité … Mise sous le tapis de la question sociale … Cette société de ‘l’ouverture au monde’ est en réalité un petit monde fermé. Sûres de leurs choix économiques et sociaux et de leur supériorité morale, les nouvelles classes urbaines fabriquent l’essentiel des représentations et du discours unique … Toute représentation alternative, surtout si elle contribue à rendre visible le conflit de classe, est au mieux contestée, au pire ostracisée ou fascisée. La rhétorique de ‘l’ouverture’ (à l’autre, au monde) permet ainsi de disqualifier toute représentation qui contesterait l’ordre économique et social existant … Les opinions populaires qui contestent la mondialisation et le libre-échange sont opportunément réduites à la question du racisme … Face aux contestations du modèle économique et sociétal dominant, la classe dominante n’a plus d’autre choix que de dégainer sa dernière arme, celle de l’antifascisme … Véritable arme de classe, l’antifascisme présente un intérêt majeur. Il confère une supériorité morale à des élites délégitimées en réduisant toute critique des effets de la mondialisation à une dérive fasciste ou raciste … Il s’agit de défendre des intérêts de classe, pas de protéger des ‘minorités‘ … Si elle perd la guerre des représentations, la classe dominante est nue. Elle devra alors faire face à la question sociale et assumer les choix économiques et sociétaux qui ont précarisé les classes populaires. » (Christophe Guilluy – Le crépuscule de la France d’en haut)  – Et c’est là que le concours de la gauche, de ses milliardaires au parfum et de ses gauchistes de base aliénés (universitaires, journalistes…) est indispensable pour maintenir la fiction antifasciste et antiraciste .

« Il existe une  trahison de l’Etat envers les ‘petits blancs’ … On regarde la pauvreté en Seine –Saint-Denis, alors qu’elle est presque aussi grande pour la jeunesse du Pas-de Calais, du nord, des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Aisne ou des territoires urbanisés des Ardennes. .. Et c’est au nom de la religion des droits de l’homme qu’a eu lieu cette trahison» (Jean-Luc Harouel) – Les hautes juridictions, Conseil d’Etat…,  étant à la pointe du combat contre le peuple – « Un des aspects de la participation des élites au suicide assisté de la France, suicide obligatoire, car présenté comme l’accomplissement du bien tel qu’il résulte de l’inexorable mécanique millénariste des droits de l’homme. » (idem)

« Il est plus aisé de tromper beaucoup d’hommes qu’un seul. » (Hérodote) – A propos de la crédulité des foules)

« Les personnes gâtées par la fortune et le succès sont si faciles à tromper. » (Hermann Hesse)

« Les dévastateurs ne manquent jamais de prétextes. » (Victor Hugo  – Guerre aux démolisseurs) – Et il n’a pas eu le plaisir de connaître nos déconstructeurs, les Deleuze, Derrida, Foucault et la meute forcenée des pédagogistes.

« On peut à force de confiance mettre quelqu’un dans l’impossibilité de nous tromper. » (Joseph Joubert) – C’est être bien optimiste.

« Se tromper est un petit malheur, s’égarer en est un grand. » (Joseph Joubert)

« Malheur à qui se trompe tard, il ne se détrompera pas. » (Joseph Joubert)

« Que soit vrai tout ce que l’on dit tant aux autres qu’à soi-même, c’est ce qu’il est impossible de garantir dans tous les cas, parce qu’on peut se tromper ; mais que ce soit sincère, c’est ce que l’on peut et doit toujours garantir. » (Emmanuel Kant)

« Les femmes devinent tout ; elles ne se trompent que quand elles réfléchissent. » (Alphonse Karr)

« L’adoption en 2007 du Traité de Lisbonne par le Parlement reprenant presque mot pour mot les dispositions les plus controversées du projet de constitution européenne rejeté deux ans plus tôt par référendum. » (Nicolas Kessler – reprenant Crauch Colin) – Trahison, des prétendues  élites et des média mainstream.  Constante de notre démocratie. – « A cet égard, Lénine a institué un mode d’être, celui de l’élite qui récuse les décisions populaires contraires à son idéologie … quand, aux premières élections, il constate que le peuple ne partage pas son idéologie universaliste. » (Chantal Delsol)

« La première trahison est irréparable. Elle provoque, par réaction en chaîne, d’autres trahisons dont chacune nous éloigne de plus en plus du point de la trahison initiale … ‘Ce dangereux voyage de trahison en trahison. Elle avait eu envie de s’arrêter.’  » (Milan Kundera)

« Nous nous tenons sur nos gardes dés qu’on nous a trompé une fois, cependant nous nous trompons tous les jours et jamais nous ne nous défions de nous-mêmes. » (Jean-Benjamin de Laborde)

« Le propagandiste sait que les vérités partielles trompent plus efficacement que les mensonges … En utilisant des détails exacts pour donner, par implication, une image trompeuse de l’ensemble, le propagandiste doué parvient à faire de la vérité l’atout le plus important de l’erreur. » (Christopher Lasch)

« Un trompeur trouvera toujours quelqu’un qui se laisse tromper. » (Machiavel)

« Si tu savais changer de nature quand changent les circonstances, ta fortune ne changerait point. » (Machiavel – cité par Gilles Gaetner) 

« L’homme du monde qui s’est le plus trompé. » (Joseph de Maistre – Sur Jean-Jacques Rousseau) – Et qui en a le plus trompé.

« Jamais il n’exista de nation plus aisée à tromper ni plus difficile à détromper, ni plus puissante pour tromper les autres. » (Joseph de Maistre – sur la France – Soirées de Saint Petersbourg)

« Comme les gens qui souffrent sont faciles à tromper. » (Alexandra Marinina)

« Une certaine qualité de gentillesse est toujours signe de trahison. » (François Mauriac)

« Je veux que l’on puisse venir en France, que l’on puisse bousculer la culture et les usages français. » (François Mitterrand en Sorbonne, le 18 mai 1987 – cité par Jean-Louis Harouel) – lequel ajoute, à juste titre, « Un discours de trahison de la France, un discours honteux et même criminel de la part du chef de l’Etat. »

« Il est des circonstances où nous devons accepter de bon cœur le risque d’être trompé. » (Henry de Montherlant)

« Vive mes ennemis, eux du moins ne peuvent pas me trahir. » (Henry de Montherlant – Malatesta)

« Il ne faut à aucun prix qu’un être, par sa trahison, nous décourage d’avoir jamais plus confiance en d’autres êtres. Il aurait trop gagné s’il avait tué en nous la confiance faite à notre prochain. » (Henry de Montherlant – La sœur Angélique)

« Passé en quelques années du culte de Mao au culte du moa. » (Eric Naulleau – sur un écrivain célèbre) – Et il n’est pas le seul.

« On entendait un peu partout le bruit des vestes qui se retournaient. » (Jean d’Ormesson)

« En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » (George Orwell) – Ce pourquoi les pouvoirs et les médias qui ne vivent et ne prospèrent que sur le mensonge traquent sans cesse les porteurs de vérité.

« Ne vous imaginez pas que vous pouvez vous faire pendant des années le propagandiste lèche-bottes du régime soviétique ou de n’importe quel autre régime, et puis tout d’un coup retrouver un état de décence mentale. Putain un jour, putain toujours. » (George Orwell) – Avis aux laquais-stipendiés des média. Pourri un jour, pourri toujours.

« L’adversaire de la France, fut la France elle-même, divisée en son sein en raison de l’existence de cette France germano-pratine qui, avec Sartre et Beauvoir, a toujours préféré, à son pays, l’ennemi lointain et exotique … L’Allemagne nazie en 40, le communisme stalinien en Indochine, le nationalisme arabo-musulman en Algérie … ‘Le goût de la trahison est une spécificité française’ écrira Jean Paulhan. » (Paul-François Paoli) – Simone de Beauvoir trinquait publiquement au massacre de nos soldats à Dien Bien Phu et la municipalité socialiste de Paris l’a jugée digne de donner son nom à un pont. Sartre écrivait « Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. » (préface au livre de Frantz Fanon, Les damnés de la terre)

« Tout le monde peut m’avoir une fois, mais pas deux. » (Georges Pompidou)

« Il est plus dur de perdre quelque chose par tromperie que par violence. La dernière est moins mortifiante et la première est bâtie sur l’habileté de l’autre et sur les fondements de notre imprudence. » (Alexander Pope)

« L’affectation de la sincérité est plus frauduleuse que la tromperie ouverte. » (Alexander Pope)

« ‘Je me trompe’ coûte plus cher à avouer que ‘on m’a trompé’. » (Charles Régismanset)

« L’homme de la nature est trompé par les sensations, et l’homme social par les opinions. » (Rivarol)

« On ne gagne rien à prouver à des gens qui se sont trompés qu’on ne s’est pas trompé comme eux. La raison est inutile avant l’événement, et odieuse après. » (Rivarol – cité par  Jean-Edern Hallier) 

« Si vous ne trompez que quelques personnes, vous ne vous tirerez pas du rang des fourbes ; mais celui qui trompe tout un peuple s’élève à la législature et à l’empire, et celui-là est maître des hommes, qui enlève et non qui mérite les suffrages. » (Rivarol)

 « Ce général, qui n’avait pas quitté son armée quand elle immolait Foulon, Berthier et les gardes du corps, quand elle menaçait les jours de leurs Majestés, la quitte quand il est menacé lui-même ; il fuit … On le tenait pour traître des deux côtés (du côté de la révolution comme chez les Princes, les émigrés). » (Rivarol) – N’a d’intérêt que pour rappeler que notre La Fayette fût, au moins à un certain moment, un modèle de faiblesse, d’opportunisme et même de lâcheté. Général, chargé de l’ordre contre les brigandages et les tueries, n’a-t-il pas dit : « L’insurrection est le plus saint des devoirs. » Même si la branche monarchique d’Orléans fut encore plus abjecte, souillée par les manipulations et provocations de son ancêtre, Louis Philippe qui, après avoir excité la pègre parisienne, votât même la mort de son cousin Louis XVI. Que du beau monde dans la traîtrise.

« On se trompe bien plus vite qu’on ne se détrompe. » (Louis-Philippe Robidoux)

« Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s’en apercevoir qu’il est difficile de tromper les autres sans qu’ils s’en aperçoivent. » (La Rochefoucauld)

« Le vrai moyen d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres. » (La Rochefoucauld)

« La faiblesse fait commettre plus de trahisons, que le véritable dessein de trahir. » (La Rochefoucauld) 

« La trahison d’un ami, plus douloureuse que la trahison amoureuse. » (condensé d’une remarque de Pierre Sansot)

« Personne ne peut porter longtemps le masque. » (Sénèque)

« Dieu a donné la parole à l’homme pour dissimuler sa pensée. » (Talleyrand)

« Où il y a un traité, il y a un canif. » (Talleyrand) – Avis d’expert.

« Je vois bien que c’est de la niaiserie et que c’est en se trompant qu’on acquiert de l’expérience, mais si l’erreur est grave, jamais on ne s’en remet. » (sainte Thérèse d’Avila – sur sa difficulté à souffrir les petites fautes)

« Enfance et infantilisme. – La parodie de l’innocence est le stigmate de la dernière décrépitude. Si nous jouions aux enfants, si nous jouions à jouer ? Suprême imploration du comédien lassé de tous les rôles humains. » (Gustave Thibon) – Célébrités, télé-réalité, politiciens… Petitesse généralisée.

« Réfléchir permet de se tromper judicieusement. » (Bertrand Vac)

« Un homme compétent est un homme qui se trompe selon les règles. » (Paul Valéry)

« L’extrême défiance n’est pas moins nuisible que son contraire. La plupart des hommes deviennent inutiles à celui qui ne veut pas risquer d’être trompé. » (Vauvenargues)

« Talleyrand disait que la trahison n’était jamais qu’une question de date. » (cité par Alexandre Vialatte) – Et aussi du camp d’appartenance (ce qui d’ailleurs se recoupe souvent avec la date). Pas de traîtres dans le camp des vainqueurs alors qu’ils fourmillent chez les vaincus (comme les criminels de guerre, etc…). Sale engeance que ces vaincus.

« Au niveau individuel … elle naît de l’estime mutuelle engendrée par une longue suite de paroles données et d’engagements respectés de part et d’autre. » (Jean-Philippe Vincent) – On comprend qu’aucune confiance ne soit accordée aux politiciens.

« Qui pense peu se trompe beaucoup. » (Léonard de Vinci)

« Quand les gens sont d’accord avec moi, j’ai toujours le sentiment que je dois me tromper. » (Oscar Wilde)

Au titre d’anecdote amusante :  Un contrebandier passait tous les jours le poste frontière à vélo, ayant sur son porte-bagages un sac de farine. Les fouilles ne trouvaient jamais que de la farine. L’homme faisait seulement du trafic de bicyclettes. 

« Qui s’arrête se trompe ? » (adage, zen ?)

« Qui me trompe une fois, honte à lui ; qui me trompe deux fois, honte à moi. » (proverbe)

« La tromperie, si elle fait dîner ne fera pas souper. » (proverbe)

« C’est de la confiance que naît la trahison. » (proverbe)

« Le renard change de poil, mais non de nature. » (proverbe)

« Le renard cache sa queue. » (proverbe)      

« La trahison ne réussit jamais, car, lorsqu’elle réussit, on lui donne un autre nom. » (?)

« Le châtiment de celui qui a trompé c’est d’être obligé de tromper encore. » (?)

« Qui craint qu’on ne le trompe est lui-même un trompeur. » (?)

Ci-dessous extraits de l’ouvrage d’Eric Werner, Le système de trahison. Sa date de publication en 1986 (première publication ?) explique des considérations (pertinentes) sur la subversion soviétique, que j’ai quasiment négligées car hors actualité. Reste la trahison actuelle, dans les relations personnelles et surtout dans les relations avec ce qui fut la collectivité nationale (apologie de tout ce qui contribue à la détruire : invasions, communautarisme, individualisme forcené, oubli et plus encore mépris affirmé et affiché de l’intérêt collectif comme de l’avenir proche, etc.)

« La trahison a désormais pignon sur rue. C’est elle qui dit le bien et le mal, le beau et le laid. Elle régente l’opinion, fait et défait les réputations … Même si les Soviétiques ont beaucoup investi dans ce domaine… jamais ils n’auraient remporté les succès qui ont été les leurs s’ils ne s’étaient trouvés en présence d’individus déterminés en ‘tout état de cause’ à trahir n’importe quoi pour n’importe qui, et pour n’importe quel salaire. On ne trahit plus guère aujourd’hui par passion. Moins encore par idéal. Parfois encore … par appât du gain … Mais bien souvent aussi pour moins que rien … Ils ne font que  s’exprimer, s’assumer, témoigner. Il faut s’adapter. ‘Nous sommes des démocrates. Nous défendons les droits de l’homme’ …  Le traître ne se contente pas (comme chacun) de faire l’histoire, il sait l’histoire qu’il fait et ne s’intéresse d’ailleurs qu’à l’histoire qu’il fait (la destruction) …  La trahison est maintenant pour celui qui se cramponne au passé, tourne le dos aux impératifs de ‘l’aggiornamento’. … la place du traître se trouve aujourd’hui occupée par le nostalgique de l’Etat-national à l’ancienne …  Le système se désintègre beaucoup plus vite lorsque ce sont les traîtres qui sont aux leviers de commande … On pourrait être tenté de raisonner sur la trahison comme on raisonne sur le changement en général. Trahir, après tout, ce n’est rien d’autre que changer (de maître, d’opinion, de vêtements…). Tout coule disait déjà Héraclite. …  La trahison est aujourd’hui entrée dans les mœurs, elle s’est démocratisée, banalisée avec l’accroissement du nombre des traîtres. De nos jours, elle se confond avec l’air du temps. Qu’y-a-t-il de mal à être en avance sur son époque ? …  Aussi, l’instabilité croissante des relations humaines … On ne se sent engagé envers rien ni personne et, dans cette situation, un rien peut vous amener à basculer dans la trahison … On Préférerait dire que les gens changent, évoluent, s’adaptent, etc. plutôt qu’ils ne trahissent … Un simple idiot utile appartient-il déjà à la catégorie proprement dite des traîtres ? »

Extraits du chapitre Du mensonge en politique, partie d’un livre de Hannah Arendt Du mensonge à la violence, chapitre consacré aux Documents du Pentagone, reflets de la politique américaine pendant l’intervention au Vietnam. Ne traite que de ce cas de la politique extérieure américaine et omet les nombreux exemples précis cités. Si on voulait évoquer le mensonge en politique intérieure et extérieure de l’Amérique en particulier et de l’Occident en général, on s’effondrerait épuisé avant d’avoir commencé. On peut extrapoler aujourd’hui ces remarques à quasiment toutes les politiques et tous les politiciens du monde et de l’histoire, prétendues démocraties comme régimes totalitaires, prétendues ONG (certaines vulgaires officines d’espionnage et d’action subversive) comme gouvernements.

« La plupart des lecteurs se retrouvent d’accord pour penser que le problème fondamental posé par ces documents est celui de la tromperie … Le secret, ce que l’on appelle diplomatiquement la ‘discrétion’, la tromperie, la falsification délibérée et le mensonge pur et simple employés comme moyens légitimes de parvenir à la réalisation d’objectifs politiques … Le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques … Il est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. Sa version a été préparée à l’intention du public, en s’attachant à la crédibilité … Leurs auteurs ont menti, moins au bénéfice de leur pays, jamais menacé, qu’au bénéfice de son image … Ils étaient persuadés que la politique n’était qu’une variété des relations publiques … Duperie, dissimulations et contre-vérités … Un détail mais significatif : l’incident du golfe du Tonkin (provocation destinée à couvrir l’intervention), où l’ennemi connaissait parfaitement les faits, alors que la commission des Affaires étrangères du Sénat les ignorait tous, représente un cas typique … Stratégie de la provocation : ‘Essais délibérés tendant à pousser l’adversaire à prendre des initiatives qui justifieraient une campagne aérienne américaine systématique’ … Dans cette affaire, absence totale d’intérêt national mais hypothèse pour certains de cette politique impérialiste, s’assurer la domination du monde … Ignorance effarante de tout l’arrière-plan historique du problème (relations sino-soviétique… ) … processus ‘d’autosuggestion interne’ (Daniel Ellsberg le fournisseur de ces documents au N. Y. Times) … Conflit entre les déclarations publiques toujours débordantes d’optimisme et les rapports, eux véridiques, des services de renseignements (occultés) … ‘On n’a recherché au Viet-nam ni la conquête de territoires, ni des avantages économiques : L’unique but … créer un état d’esprit (ce qu’on appelle manipulation pure), la plus grande puissance mondiale’ … Recherche de l’image de l’omnipotence. » – Même tromperie sur le Japon avant-hier, l’Irak hier, l’Ukraine aujourd’hui, et les laquais européens applaudissent et suivent. Sur la politique   définitivement conçue comme une opération de relations publiques : importance de la fameuse Com., innombrables tweets et déclarations (mensongères évidemment), présence sur place des chefs d’Etat et de leurs sous-fifres dés qu’une chèvre a éternué de travers, bises et serrements de mains…

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