105,2 – Réforme

– Enfumer l’électeur, démolir ce qui marche à peu près, édifier des usines à gaz, compliquer la vie de tout le monde, euthanasier les gens pièce par pièce (les commerçants, les professions libérales, les paysans, les classes populaires…), rectifier par de nouvelles nocivités les inconséquences de la réforme de la veille, donner l’impression de la maîtrise, de l’action raisonnée, alors qu’il ne s’agit que d’intox générale, d’agitation compulsive et masturbatoire, de faire semblant d’exister et ainsi de se faire valoir (et réélire, but suprême et préoccupation constante), d’arroser les copains, de semer la m…. maximale.

– Destinées à être empilées au jour le jour sans sens ni perspective pour satisfaire la frénésie générale, reflet de notre angoisse existentielle.

– Mouvement d’agitation brouillonne sans queue ni tête, rythmé par la cadence infernale des élections à répétition ; confusion généralisée, à l’origine accidentelle, devenant maintenant quasi intentionnelle (entretenir l’anxiété afin d’empêcher tout projet et de déboussoler tout le monde).

– Terme toujours accolé du nom du ministre qui l’a portée (comme on porte un enfant)

-Les réformettes-Bidon-Macron, exemples typiques et poussés à l’extrême de l’activité politique au sommet, telle qu’elle est pratiquée en France : 1 – Moyennant quelques coups de peinture, donner l’illusion de l‘action, qu’on comprend quelque chose à la société et qu’on veille sur elle tel un bon papa. On peut compter sur les média pour se pâmer et sonner du cor. 2 – Rendre à ses commanditaires les services pour lesquels ils ont (largement) aidé à notre élection. 3 – Tenir l’objectif constant de tout pouvoir, en France du moins : Emmerder les Français. C’est à Georges Pompidou, qui lui était un grand, qu’on doit l’expression, bien oubliée par ses successeurs, tous minables : Cessez d’emmerder les Français. Un quart de sadisme, un quart pour se donner de l’importance et le reste pour compliquer tellement la vie des Français qu’ils n’ont plus ni le temps ni l’énergie de regarder un peu sous la table.

– Comme on n’ose plus trop parler de ‘Réforme, en raison des aberrations et des nuisances accolées à juste titre à ce terme, obsession de maniaque, on parle maintenant de Transformation.

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« Comment le gouvernement peut-il convaincre les Français du bien-fondé de réformes qu’il a peur non seulement de réaliser mais même de formuler, au point de susciter la multiplication des mouvements sociaux préventifs dans la fonction publique…. » (Nicolas Baverez) – Ne bougeons surtout pas !

« Se souvenir du conseil du sage : celui qui veut réformer un Etat doit ‘conserver au moins l’ombre des anciennes coutumes’. » (Charles Benoist)

 « L’illusion des réformateurs comparable à celle des anciens pasteuriens qui rêvaient d’un monde aseptique. » (Georges Bernanos)

« L’Eglise n’a pas besoin de réformateurs, mais de saints. » (Georges Bernanos) – A appliquer à nos gouvernants boulimiques de réformes aussi bidons que pernicieuses. Nous avons besoin de dirigeants honnêtes, modestes, compétents, prévoyants, efficaces, s’occupant du bien commun…

Ceux qui se conçoivent comme de purs innovateurs ou réformateurs « n’ont aucun respect pour la sagesse des autres, mais en compensation ils font à la leur une confiance sans bornes. » (Edmund Burke – cité par Alain Finkielkraut)

« Vous ne supportez (ainsi disait, je crois, Tite-Live) ni les maux ni les remèdes. » (Jean Cau) – Sur les Français.

« Nos réformateurs donnaient aux habitudes le nom de malveillance. » (Benjamin Constant) – Derrière le réformateur se cache trop souvent un démolisseur.

« ‘Les programmes politiques sont de longues listes  de transformations à venir’ (Frédéric Saint Clair) … Les politiques ont le génie de l’auto-intoxication. A force d’argumenter leurs programmes, ils finissent par y croire eux-mêmes … leur mandat devient une mission sacrée  … Ils se croient tenus de respecter à la lettre des programmes que leurs électeurs n’ont pas lus et qui ne les intéressent guère. » (Michel Crozier) – Et qui ne sont de toute façon que les élucubrations démagogiques de quelques énarques qui ne pensent qu’à leurs carrières et leurs bénéfices, tout en semant une  confusion toujours bénéfique.

« Il faut réformer ce qu’il faut, conserver ce qui vaut. » (Disraeli)

« Il n’y a pas que le milieu naturel, le milieu social est lui aussi ‘naturel’ à sa façon. » (Louis Dumont) – Idée insupportable pour nos politiciens démolisseurs par stupidité, avidité ou corruption mentale.

« Il faut laisser croître le mauvais grain avec le bon, de peur qu’une réforme téméraire n’arrache le bon grain avec le mauvais, et qu’elle ne ravage au lieu de réformer. » (Fénelon – s’inspirant des Evangiles et de notre médiocrité) – Qui dans nos furieux réformateurs a lu les Evangiles ? Qui d’entre eux prend le temps de lire ? Qui d’entre eux prend le temps de réfléchir ? Qui d’entre eux se soucie des conséquences ? Qui d’entre eux a assez de culture, de bon sens et d‘honnêteté pour les apercevoir ? L’essentiel n’est-il pas de faire parler de soi et de se soucier des copains ?

« Les différents groupes d’intérêt qu’il faut convaincre, qu’il s’agisse des syndicats ou des oligarques, préfèrent le statu quo … Il serait donc facile de conclure de cet exemple (le Mexique des années 1990, passé d’un Etat autoritaire à une démocratie à partis multiples) que la démocratie est un obstacle aux réformes … Tout dépend en fait des dirigeants (mais il est bien évident qu’un pays de lâches en raison de la soumission générale aux média choisit des dirigeants à son image) … ’Notre système politique est incapable d’adopter des idées nouvelles. Des choses qui vont de soi partout font encore l’objet de débat … Il nous faut des années pour décider des réformes élémentaires dont le besoin urgent frapperait n’importe qui’. » (Thomas Friedman – citant le président du Mexique, Ernesto Zedillo – La terre est plate) – Donc encore au Mexique pourrait-on quand même débattre, même si inutilement ; avantage sur la France.

« S’il y a une faute gravissime à reprocher aux socialistes depuis Mitterrand, c’est d’avoir conforté le règne de cette nomenklatura au lieu de la réduire … Au delà des mesures destinées à remédier aux abus les plus criants du système de distribution des places en vigueur, c’est tout le système de formation des dites élites qui est à reconsidérer, avec ses effets de  castification d’une méritocratie héréditaire coupée du sort commun. » (Marcel Gauchet – sur une réforme de base, indispensable pour sortir la société française de son marasme et le peuple de son désespoir – Comprendre le malheur français)

« Légitimation de toute réforme en la présentant comme émanant d’une base consultée en toute transparence. » (Jean-Pierre Le Goff)Bien sûr sans manipulation médiatique ni sondages truqués.

« Il est toujours plus important de demander aux gouvernants non ce qu’ils veulent changer, mais ce qu’ils veulent conserver, car c’est alors que nous pouvons savoir si nous sommes vraiment d’accord. » (Pierre-Yves Gomez)

« Ce qui déclencha chaque réforme, ce fut des petites choses insignifiantes, qui n’eurent jamais dés le début la valeur de grand plan qu’elles prirent par la suite ; chaque fois au contraire qu’il y avait eu à l’origine un grand plan humain vraiment concerté, chaque fois il échoua … Homme, tu ne fus jamais, presque contre ta volonté, qu’un petit instrument aveugle. » (J. G. Herder) – Exemple Luther et l’affichage très local de ses thèses.

« Il en est beaucoup qui, se croyant plus sages que les autres, s’efforcent d’innover, et à chaque novateur son innovation. » (Thomas Hobbes)

« La société du spectacle (disons de communication) dans laquelle nous sommes entrés a besoin de s’étourdir de réformes, lesquelles, au point où nous en sommes, ne sauraient faire aller les choses que de mal en pis : ‘La société du spectacle dans sa phase avancée … n’est plus pour l’essentiel réformable. Mais le changement est sa nature même, pour transmuter en pire chaque chose particulière.  Dans cette optique, la réforme est d’abord un produit de communication (de ‘spectacle’). » (Roland Hureaux – se référant à et citant là la société du spectacle de Guy Debord)

« Les paysans russes, après avoir été affranchis par le tsar Alexandre II, vécurent longtemps plus difficilement qu’avant, parce que les propriétaires terriens n’étaient plus obligés de répondre d’eux …  Les conventions sociales constituent des obligations beaucoup plus fortes que n’importe quel droit. » (Hermann von Keyserling)  – Que droit et réforme aillent souvent à l’encontre de leurs objectifs prétendus, c’est bien évident. Mais il faut bien justifier nos députés et satisfaire les braillards et braillardes.

« Toute réforme engendre la nécessité de nouvelles réformes. » (Krishnamurti)

« Comme il arrive si souvent dans l’histoire moderne, des réformes présentées comme un sommet du progrès moral réduisent en réalité les droits du citoyen ordinaire. » (Christopher Lasch – à propos de l’intrusion déplacée et brutale de l’Etat dans l’éducation, l’harmonie et la discipline familiale, le comportement sexuel des citoyens et de toutes les réformes dites sociétales en général…)

« Les remises en question trop fréquentes entraînent une instabilité générale qui peut devenir mortelle pour une civilisation …  A partir de quel degré d’intensité, le progrès devient-il ‘régressif’ ? » (Alfred Fabre-Luce) – Certes, mais ce qui importe c’est de se faire élire.

 « Ne point s’inquiéter de la symétrie, et s’inquiéter beaucoup de l’utilité ; n’ôter jamais une anomalie uniquement parce qu’elle est une anomalie ; ne jamais innover si ce n’est lorsque quelque malaise se fait sentir, et alors innover juste assez pour se débarrasser du malaise ; n’établir jamais une proposition plus large que le cas particulier auquel on remédie… » (Thomas Macaulay, historien) – Serait à lire par nos députés, s’ils savaient lire !

« On n’ose pas trop le dire. Mais il y a , dans l’inconscient du ‘Réformateur’ l’image du camp de rééducation qui fut le modèle achevé de tous les totalitarismes du XX° siècle … Le fantasme d’une société parfaite, donc purifiée. » (Michel Maffesoli – visant ceux qui veulent faire le bonheur des gens, fût-ce contre leur gré) 

« Ces réformes sociétales qui sont en réalité des réformes publicitaires … Comme Hillary Clinton, le parti socialiste s’est, lui aussi, adressé aux minorités sans jamais parler aux Français. » (Jean-Luc Marion)

« L’objectif premier de toute réforme dite ‘sociétale’, du moins chaque fois qu’elle est imposée d’en haut, est toujours d’opérer une manœuvre de diversion … Chaque fois que les règles de l’alternance unique conduisent à confier de nouveau à un pouvoir de gauche le soin de ‘gérer loyalement le capitalisme’, on peut être sûr que ce dernier ne manquera pas de dissimuler cette gestion libérale sous un flux continu de réformes dites ‘sociétales’ (mariage pour tous, vote des étrangers, dépénalisation du cannabis, féminisation de l’orthographe, lutte contre l’accent circonflexe, etc.) … Le retour de ‘Clochemerle’, en somme, mais à l’heure de la mondialisation  libérale et de la Silicon Valley. » (Jean-Claude Michéa)

« Ce sont les perpétuelles réformes qui font que l’on a besoin de réforme. » (Montesquieu) – Des usines à gaz de plus en plus hermétiques.

« Une réforme n’est populaire que quand il s’agit de corriger… le voisin ! » (Jules Payot)

« Les réformateurs sont souvent les plus dangereux ennemis du peuple. » (Charles Régismanset)

« De nos jours (et cela rend la tâche des réformateurs difficile) ce sont les peuples qui doivent comprendre. » (Ernest Renan)

« Ne comptez pas trop sur la société pour faire des réformes ; réformez-vous vous-même. » (Jules Renard)

« On appelle remède ce qui n’est que revanche mentale et direction de fuite. » (Rivarol)  

« Dans les années qui précédèrent la révolution française, sévissait une manie de tout réformer, qui contribua grandement à rendre les institutions fragiles. » (Raymond Ruyer) 

 « Le charme (et le danger) des réformes de structure radicales c’est que le réformateur peut espérer vaguement que les structures nouvelles permettront enfin d’échapper aux principes normatifs et limitatifs. » (Raymond Ruyer) – Il y a des principes, des lois, des normes distincts et constants en économie, en politique, en morale, en religion même.

« Le gouvernement de ‘gauche plurielle’ a eu un comportement singulier mais habile : faire des réformes de société qui ne réforment surtout pas la société, dont elles laissent en place les structures économiques et politiques. » (Michel Schneider) – Ce doit être une tradition chez les socialistes puisque M. François Hollande a fait de même, en allant simplement plus loin pour parvenir à un objectif constant : désarticuler la société, diviser pour régner, afin de maintenir le libéralisme et le capitalisme.

« Presque tous les premiers pas des réformateurs sont sages. Mais bientôt les obstacles qu’ils rencontrent les irritent et la passion les emporte au-delà du but ; ils arrivent à l’erreur par le chemin de la vérité. » (Louis-Philippe de Ségur)

« Le mot réforme prête à l’équivoque ; au sens vrai du terme, il devrait signifier : marche raisonnée vers le bien ; mais en fait il a toujours signifié autre chose en politique. Tantôt c’est : ‘Ôte-toi de là que je m’y mette’ et tantôt : ‘Tu as de la chance, part à deux’. On ne voit pas que la marche vers la démocratie réformiste ait jamais été très favorable à l’élévation morale des peuples … ces formules supposant des sentiments de jalousie et d’avidité qui n’ont rien de moral. » (Georges Sorel)

« Le réformisme frénétique expérimental fait de la France un immense chantier anxiogène. » (Pierre-André Taguieff)

« C’est en grattant la pierre, et non en passant une nouvelle couche de peinture, que l’on restaure un édifice. » (Gustave Thibon) – Mais il est tellement plus facile de tout casser.   

« Ne crois pas aux briseurs de règles qui parlent au nom de l’amour. On n’échappe à ce qu’on détruit : on n’échappe qu’à ce qu’on prolonge. » (Gustave Thibon) – Notre fureur de tout changer pour tout briser. De plus n’importe quel marxiste débutant sait que quand on parle trop d’amour, c’est le portefeuille qui murmure (excepté chez les religieux).

« Les réformes moins sociales que sociétales … Faites pour cliver, elles visent à masquer l’impuissance économique par l’esbroufe sociétale, non sans fragiliser et déstabiliser … On agite des hochets pour faire oublier le chômage, comme si des droits abstraits (égalité symbolique) pouvaient remplacer des besoins vitaux (se loger, se soigner, etc.). » (ouvrage collectif des Veilleurs : Nos limites) – Mais, en plus, cette esbroufe permet de diviser, d’opposer, d’exciter, tous contre tous, la grande ambition de tout gouvernant.

« ‘Personne ne peut souhaiter‘ a dit Gregor Puppinck le 6 octobre, devant le Sénat, être né d’un inconnu qui se masturbe devant un film porno dans une banque de sperme‘. On sait tous que la PMA avec tiers donneur est, pour tous les couples, de la marchandisation. » (Marie-Hélène Verdier)

« Qui réforme, souvent déforme. » (proverbe)

« Une réforme qu’on promet depuis vingt ans, ce n’est plus une réforme, c’est un refrain. » (?)

Ci-dessous extraits d’un livre de Karl Popper, Misère de l’historicisme, critiquant fortement cette tendance de l’esprit à réformer toutes les approches classiques qui avaient fait leurs preuves, et des ravages qu’elle a opéré et qu’elle continue de plus belle à opérer.

 « ‘L’historicisme’, une théorie, touchant toutes les sciences sociales, qui fait de la ’prédiction historique’  leur principal but et qui enseigne que ce but peut être atteint si l’on découvre les rythmes ou les ‘patterns’, les lois ou les tendances générales qui sous-tendent les développements historiques  … S’il est possible à l’astronomie de prévoir les éclipses, pourquoi ne serait-il pas possible à la sociologie de prédire les révolutions ? … ‘Lors même qu’une société est arrivée à découvrir la pente de la loi naturelle qui préside à son mouvement, elle ne peut ni dépasser d‘un saut ni abolir par des décrets les phases de son développement naturel. Mais elle peut abréger la période de la gestation et adoucir les maux de leur enfantement’. (Karl Marx – on ne saurait mieux résumer la position historiciste) … Elle est l’étude des forces agissantes et des lois de l’évolution sociale … Elle n’implique pas le fatalisme et ne conduit pas nécessairement à l’inactivité, tout au contraire … Seuls sont raisonnables les activités qui s’adaptent aux changements imminents, et les aident … L’activisme ne peut être justifié  que dans la mesure où il donne son assentiment aux changements imminents et les épaule, vaine est toute tentative pour modifier les changements imminents … Beaucoup ont été attirés par ce penchant à l’optimisme et à l’activisme … Ce qui est moralement bon est ce qui est progressiste, ce qui est en avant de son temps, en conformité avec les modèles de conduite qui seront adoptés à l’avenir … Idéal et justification du planificateur. » (Karl Popper – Misère de l’historicisme) – « L’opportuniste sait combien peu il sait. Il sait que seules nos erreurs nous instruisent. Il fera son chemin pas à pas, en comparant les résultats attendus et les résultats obtenus, et toujours à l’affût des conséquences non-désirées mais inévitables de toute réforme ; et il évitera d’entreprendre des réformes d’une complexité et d’une envergure telle qu’il lui serait impossible de débrouiller les causes et les effets, et de savoir ce qu’il est effectivement en train de faire … Toute machine physique est le résultat d’un grand nombre de petites améliorations, d’innombrables petits réglages … Nous ne faisons de progrès que si nous sommes prêts à apprendre de nos erreurs … au lieu d’y persévérer avec dogmatisme …  Il est très difficile de tirer un enseignement de  très grosses erreurs. Techniquement, parce qu’il est impossible de dire quelle mesure particulière est responsable de n’importe lequel des résultats. Moralement, parce qu’une discussion libre au sujet d’un plan totaliste ne sera pas tolérée, car un tel plan entraînera forcément pléthore de protestations déraisonnables ou raisonnables, qu’il importera de repousser si on veut arriver. » (même auteur) – On voit combien la position historiciste est liée à la démesure humaine, au progrès, à l’immense stupidité arrogante dans laquelle a versé la modernité en Occident depuis environ le milieu du XIX° siècle.

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