Présentation explicative

Structure et ordonnancement de ce recueil

Ce blog est un recueil de citations ou plutôt de textes généralement courts (quelque 50.000), relativement originaux, classés non par mots-clefs mais par grands domaines de pensées ou d’activités (152 rubriques plus environ 300 sous-rubriques et certainement plus de  600 mots référencés).

Leur choix reflète mon évidente partialité (voir plus bas) ; en cela, j’imite nos média bien aimés, mais pas tout à fait dans le même sens. Ce choix ne reflète pas, pas forcément en tout cas, la position des auteurs cités (voir également plus bas).

Autant que d’aligner des citations, j’ai présenté des  parties de textes. L’intention étant plus de fournir des clefs d’accès au gigantesque spectacle que nous offre ce monde que de fournir des points d’appui à quelque argumentation.

Des textes relevant d’un même domaine de pensée ont été regroupés dans une même rubrique, exemple: Action, Activisme, Militantisme (005) – Altruisme / Egoïsme (030)

Des sous rubriques ont été introduites quand des matériaux pouvaient et devaient être particularisés au sein de la rubrique, exemple : rubrique Gouvernance (375) et sous-rubriques, entre autres : Etat, Nation, Peuple, Pouvoir, Régime, Démocratie, Monarchie, République, Election, Partis… Ces distinctions n’étaient pas toujours praticables, beaucoup de textes citant des termes antinomiques.

Il n’était pas toujours facile de distinguer ce qui relevait, par exemple, du Mal (075), de la notion de Coupable (165) ou de la Souffrance(690). Sur une même idée il faudra donc rechercher, en consultant la table des matières, dans plus d’une rubrique, mais rarement plus de deux, exemples : Altruisme (030), Compassion (135) et Humanitaires (575,3)  – Haine (045,4) et Bonté/Méchanceté (075,2) – Communication (130) et Langage (470)   – Désir, Imitation (200… ) et Envie (265,1)Dieu (210) et Religions (650) – Regrets, remords… (270,4) et Conscience (460,2) – Être humain (290…) et Homme, Femme (405…) – Individualisme (290,5) et Identité (415)  – Gestes (365) et Ordre (530) – Gouvernement (375) et Politique (575) – Identité (415) et Modernité (495) – Média (435,3) et Gens des média (575) Modernité (495,1) et Mondialisation (500,2)… D’où l’intérêt de connaître, un peu, la table des matières. En effet, sauf rares indications ou erreurs de ma part, les textes ne sont pas dupliqués.

Les rubriques sont ordonnées dans l’ordre alphabétique du premier terme, celui jugé dominant dans sa catégorie, il s’agit ordinairement du terme reflétant l’aspect positif, exemples : Bien / MalForce / FaiblesseVérité / Mensonge, ou usuel : Homme, Femme (que les féministes me pardonnent mon esprit traditionnel).

Dans chaque rubrique, les citations sont ordonnées alphabétiquement par auteurs.

On ne cherchera pas de liens entre mes remarques de début de rubrique et les citations. Et si beaucoup de citations se contredisent (chez un même auteur !) c’est parce que le monde comme nous-mêmes sommes pleins de contradictions.

Les textes ont été placés dans les rubriques en fonction de leur idée principale (selon moi) et non d’un quelconque mot-clef, qui ne représente pas toujours, loin de là, l’idée maîtresse du texte. Ainsi, il arrivera qu’on ne trouve même pas le mot M dans quelque formulation de la rubrique titrée M.

Ce choix de localisation ne reflète aucunement l’intention de leur auteur ni le contexte où il a pu, lui, la placer. Il résulte uniquement de mon initiative. On pourra trouver arbitraires certains placements ; d’autres auraient  placé telle  ou telle citation dans une autre rubrique.

Ce classement entraîne notamment le fait que des rubriques qui devraient être étoffées si on suivait la règle du placement par mots clefs se trouvent réduites, alors que d’autres sont fournies en fonction du sens principal que j’ai retenu.

On ne cherchera pas une trop grande cohérence au sein de chaque rubrique. En effet un même terme peut recouvrir différentes acceptions. Ainsi à la rubrique Nature (510) on trouvera des éléments pouvant relever de notre nature humaine comme de la nature en général, à la rubrique Tromperie (680,4) des idées relatives à la tromperie d’autrui comme au fait de s’égarer soi-même…

Je me permets d’insister fortement sur les réserves formulées dans les trois paragraphes ci-dessous. Les extraits de textes présentés ne reflètent pas forcément le point de vue personnel de l’auteur identifié et il ne conviendrait surtout pas de se fabriquer une opinion sur celui-ci suivant tel énoncé, forcément partiel et extrait de son contexte, en plus.

– Il faut prendre garde que certains textes ne sont pas des citations directes de l’auteur mentionné, mais des propos que celui-ci a prêté à un de ses personnages (c’est souvent le cas pour des auteurs de pièces de théâtre ou des romanciers), ou qu’ils sont des commentaires portés sur des œuvres d’auteurs autres. 

– On gardera à l’esprit la même réserve pour des idées citées à partir d’ouvrages dans lesquels leur auteur inscrivait sa remarque dans le cadre de la simple présentation d’une thèse qu’il n’endossait pas forcément ; et même parfois combattait. Un seul exemple entre mille : « L’enseignement s’acquiert. Il ne se dispense plus. » (Christian Combaz). Il s’agit évidemment d’un regret.

– De plus, le procédé qui consiste à extraire des phrases, peut conduire, non pas à  trahir un auteur – j’y ai veillé – mais à amputer une pensée infiniment plus riche, ou bien à négliger le fait qu’elle s’appuyait, en accord ou en désaccord, sur une thèse d’autrui. De même, ce procédé peut entraîner à négliger des exemples venant à l’appui.

Malgré que je sache cette pratique répréhensible, pour alléger il m’est arrivé, mais  rarement, de raccourcir certaines citations, d’enlever des détails que j’ai jugé superflus ou devenus peu éloquents de nos jours.

Dans tous les cas, j’ai pris soin de ne pas déformer le sens.

Ce peut être le cas :

– Pour les auteurs religieux (clairement identifiés pour respecter l’exigence du Qui est qui),ou traitant de religion dont, généralement ou sauf rubriques particulières, les citations n’ont été retenues que parce qu’elles avaient valeur dans le monde profane, et dans la mesure où le lecteur aura l’intelligence d’y ramener certains termes.

Précisons que c’est pour une raison proche (valeur quelle que soit l’époque ou le sujet) que les citations sur le marxisme, par exemple, sont assez fournies, même si cette doctrine a disparu ou va disparaître.

– Pour certains textes d’auteurs anciens concernant des situations d’alors, mais dont la valeur de fond est tout aussi pertinente dans le contexte actuel.

– Pour des textes de Philippe Muray dont, pour des raisons de concision, j’ai dû souvent enlever les remarquables digressions et éblouissants jeux de mots qui font le charme de cet auteur tout en démontrant sa grande culture et sa virtuosité.

De plus, ayant beaucoup travaillé à partir de notes anciennes, celles-ci peuvent se trouve abrégées, ceci étant également exceptionnel.

J’ai procédé également à des regroupements dans un même paragraphe de parties de textes présentées séparément par un même auteur, mais ressortant de la même idée.

– Quand la consultation d’un livre aurait entraîné trop de citations dispersées pour un même auteur dans une même rubrique, j’ai regroupé succinctement les passages que j’ai cru bon de retenir soit en tant que Considérations éparses, soit dans des sections intitulées : Ci-dessous, extraits de l’ouvrage…, lesquelles dernières sont généralement situées à la fin de la rubrique que j’ai estimé concernée. Dans ces contextes, j’ai dû, sans altérer le sens des textes, ajouter souvent des conjonctions pour assurer des liaisons, pour être compréhensible, ou simplement pour s’exprimer en français, beaucoup plus rarement des termes rappelant un contexte ailleurs précisé et non par moi rappelé … Bien évidemment, je n’ai pas modifié de verbes, d’adjectifs ou de substantifs. S’il m’est arrivé (rarement) d’en rajouter c’est généralement entre parenthèses et toujours en caractères gras, non italiques.

Les proverbes proviennent de différentes cultures, occidentales, orientales ou africaines. Les adages, dictons, maximes ont été identifiés indifféremment sous le terme de proverbe. Ces courtes sentences sont « le trésor de générations de petites gens qui se sont rudement heurtées au monde et qui ont constaté qu’on ne peut rien sur lui, le grand cours de philosophie des humbles ». (Jean Dutourd)

Les extraits des fables de La Fontaine sont plus à considérer comme des renvois aux fables citées que comme des citations se suffisant à elles-mêmes.

Il en est de même pour ceux de Léon Bloy extraits de l’Exégèse des lieux communs, ou de Jacques Ellul, Exégèse des nouveaux lieux communs.

Soyons clair, sauf rares exceptions qui m’ont paru méritoires.

J’ai retenu :

– Les citations, ou morceaux de textes, présentant une valeur constante dans le temps, sauf parfois certains concernant des rubriques clairement actuelles telles que Modernité (495), Polémique (565)…

– Ce qui (subjectivement) me parlait et, ou, me plaisait, me convenait, souvent m’apprenait.

Je me suis efforcé d’écarter :

– Les citations-bateaux, celles que tout le monde connaît.

– Les lapalissades et les évidences.

– Les formules sentant le procédé, telles que les comparaisons artificielles, les rapprochements hasardeux (avec la nature par exemple).

– Ce qui (subjectivement) ne m’évoquait rien.

On voudra bien me pardonner cependant de rares banalités qui auraient manquées dans leurs rubriques, ainsi que quelques plaisanteries discutables auxquelles je n’ai su résister.

Beaucoup de citations se référant à des thèmes historiques (la Révolution, la guerre de 14…), en dehors même de la rubrique Histoire, ne sont pas là pour enseigner celle-ci (hors de mon but) à des jeunes gens qui en ont fort peu à faire, mais parce que leur fond, à transposer, garde sens dans le temps d’aujourd’hui et de demain.

Les textes que j’ai retenus proviennent pour une partie importante de mes lectures.

Après avoir commencé cette compilation et y avoir pris goût, j’ai eu cependant recours à quelques sites internet, notamment pour étoffer des rubriques amorcées mais jugées maigrelettes ou bien par curiosité sur certains auteurs dont je ne connaissais guère que le nom. De fil en aiguille, j’en ai pris plus que je n’escomptais au début de ces incursions.

En ce qui concerne internet, il s’agit essentiellement de quatre sites excellents : Au fil de mes lectures, Bribes, Belles citations et Citations célèbres – je ne pouvais pas ne pas les citer, et, incidemment, féliciter et remercier leurs auteurs.

La proportion entre ces deux sources, personnelles et internet, doit s’établir, approximativement, à : quelque 97% et 3%.

Egalement, je dois rendre hommage à, au moins, un compilateur cité seulement une fois (370,1) comme auteur, je pense à un dominicain, le frère Serge Bonnet, auteur, notamment, d’un délicieux petit ouvrage : Manuel de déniaisement politique et social, qui nous change de la prétentieuse guimauve habituelle encensée par les média. Il était matériellement impossible de mentionner cité par à chaque citation prise chez lui.

Ces consultations ailleurs m’ont permis de constater ou de vérifier :

– Combien une même citation peut se trouver attribuée à une demi-douzaine d’auteurs ; soit combien d’auteurs se sont attribués les idées de quelque prédécesseur ou, plus vraisemblablement,  en ont été généreusement gratifiés par le public ou par des copistes comme moi.

– La légendaire arrogance intellectuelle française qui nous fait attribuer à nos hommes illustres (Ch. de Gaulle…) nombre d’expressions dues à des étrangers.

Mais, pour la première constatation et comme le dit Jean d’Ormesson évoquant l’accumulation du savoir « chaque homme profite des découvertes de ceux qui sont venus avant lui. Chacun se hisse sur les épaules de ses prédécesseurs. »

Mes remarques, situées très généralement en début de rubrique ou en fin de citations, non notées comme telles, démontrent amplement mon humeur, donc indirectement le choix de mes lectures, de mes sources et des extraits livrés. On ne se refait pas, on refait seulement les autres, dit plaisamment Léon Bloy. Nul n’est censé partager mes élucubrations. Elles peuvent aussi simplement exprimer ma propre compréhension. Cependant ce blog n’est nullement une entreprise de démolition. J’ai souvent été ému par la gentillesse de nombre de mes contemporains, connus ou inconnus, jeunes ou âgés. Il est tout aussi évident que mes remarques de clôture de citations n’expriment que ce que celles-ci m’ont inspiré et qu’on ne saurait attribuer ni leur fond ni leur forme à l’auteur mentionné. « Toute impartialité est artificielle. L’homme toujours a un parti pris. L’impartialité elle-même est partisane. Il était du parti des impartiaux. » (Georg Christoph Lichtenberg)

De plus, et là je n’y suis pour rien, si les pensées des contempteurs sont plus nombreuses, et surtout plus plaisantes, que celles des apologistes. On verra cependant que je n’ai rejeté aucun auteur par principe, surtout pas Marx  que l’on serait bien avisé de relire, ou plutôt de lire (le premier surtout, celui qu’on appelle, le philosophe, avant l’agitateur).

 Sauf rares exceptions, les références des citations ne sont pas indiquées, ce :

– D’abord parce que l’ouvrage résultait à l’origine d’un ensemble de notes personnelles, non référencées, dont le recueil s’est étendu sur des années et qui n’avait pas pour but d’être publié. Ce qui peut expliquer également quelques approximations textuelles (bien plus rares et moindres que celles qu’on trouve dans certains sites internet ; autres que ceux cités plus haut, je précise) sans, j’espère, en me répétant, qu’elles entraînent altération du sens.

– Parce que l’intention est plus de fournir des matériaux à la réflexion que des citations au sens étroit du terme.

– Accessoirement pour alléger un recueil déjà important (près de 16.000 textes, dont certains assez fournis et quelques 600 termes référencés dans la table des matières).

Mais, qu’on veuille bien m’accorder le crédit que je n’ai rien inventé.

Le signe ? à la suite d’une citation signifie que son origine m’est inconnue (ces textes proviennent d’anciennes notes personnelles que je n’ai pas réussi à attribuer). Qu’on veuille bien m’en excuser (surtout un auteur qui se reconnaîtrait).

Des renvois de rubrique à rubrique auraient été pléthoriques pour beaucoup, donc finalement hors sens, et, de plus, souvent assez arbitraires.

Certains, auraient pu renvoyer à plus d’une douzaine d’autres rubriques, par exemple, la première sur l’Action (005) aurait pu renvoyer, notamment, à : Agitation, Ambition, Changement, Choses, Décision, Expérience, Fins et Moyens, Mesure, Patience, Prudence, Théorie et Pratique, Succès…

Néanmoins les rubriques ont été identifiées de la manière suivante, sachant que ces identifications sont seulement préférentielles et non exclusives :

Les rubriques concernant majoritairement des éléments personnels : PER

Les rubriques concernant majoritairement des éléments collectifs : COL

Les rubriques concernant majoritairement des notions historiques : HIS

Les rubriques difficilement rattachables aux catégories précédentes : DIV

 

On se rappellera, en ce qui me concerne, que :

« La faculté de citer est un substitut commode à l’intelligence » (Somerset Maugham), qu’il convient de « se méfier des penseurs dont l’esprit ne fonctionne qu’à partir d’une citation » (Joseph Joubert), qu’on peut deviner que « certains livres n’ont été écrits non pour nous instruire mais pour que l’on sache que l’auteur savait quelque chose » (Goethe) et que « quiconque nous cite de mémoire est un saboteur qu’il faudrait traduire en justice. » (Emil Cioran)