565,2 – Lynchage

– Avant l’exécution définitive la meute peut pratiquer la conspiration du silence ou/et les attaques ‘ad hominem’ pour déconsidérer la victime qu’on se réjouit de déchiqueter.

– Le lynchage, jadis pratiqué avec une corde, aujourd’hui ne nécessite que du papier et des ondes, éventuellement de bonnes lois en renfort pour forcer les obstinés ; s’applique à tous ceux qui ont eu l’imprudence d’évoquer ce dont on n’a pas le droit de parler (même s’ils désapprouvaient ce qu’on doit désapprouver) ; sont condamnés à la mort civile, perte de tout emploi, de toute présentation publique s’ils dépendaient d’elle, insultables à merci.

– La prolifération des associations et des sites internet de délation (tel la carte des dérapages, fierté des jeunes bourgeois socialistes) donne une bonne idée de ce qu’est devenue la France et de son avenir. Pas étonnant que toutes les vraies élites fuient ce pays.

– Une formule promise à un grand avenir, grâce aux réseaux dits sociaux : le développement du lynchage médiatique, déjà bien en place et bientôt étendu à l’aide de robots. Ne sera-ce pas aussi délicieux que démocratique ?

– Une forme de lynchage journalistique est l’immatriculation, ou étiquetage, procédé dérivé du matraquage des slogans publicitaires. Une grande publication, décide d’entrée que qui ne lui plaît pas (soit ne partage pas les idées gauchistes seules de bon ton), ne sera jamais M. Dupont, M. Pietro, M. Smith, mais, jusqu’à la fin des temps, le milliardaire Dupont, le nationaliste Pietro, l’ultra conservateur Smith ou que son nom sera systématiquement affublé de quelque autre vocable reçu comme négatif. Il ne pourra donc avoir que les vices évidents attachés à sa dénomination ; qu’à la dénomination du parti ABC, sera obligatoirement accolé le terme fasciste… Les autres feuilles recopient servilement et, dés la première semaine de ce traitement, les petites têtes des lecteurs auront intégré le message.

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres. » (proverbe) – Qui explique parfaitement pourquoi dénonciation, délation, lynchage et autres saletés font le bonheur de certaines associations, de bavards impénitents des réseaux sociaux, de certains milieux médiatiques. Ou comment quelques milliers d’individus pourrissent l’atmosphère d’un pays. « Il y a des êtres qui ont le goût de la délation. Ils jouissent des malheurs que leurs dénonciations peuvent valoir à leurs victimes. » (Alain de Benoist) – Ces personnages sont de tout temps, de tout lieu. Mais de nos jours, ils se multiplient.

– « Le lynchage du jour. » (Mathieu Bock-Côté) – Pour apaiser la faim quotidienne de la meute. 

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« L’effort à la fois du groupe trompé et des trompeurs visera à la conservation intacte de l’image de propagande … qui est menacée moins par l’ennemi que par ceux qui, à l’intérieur du groupe lui-même, sont parvenus à échapper à son influence et s’obstinent à parler des faits et des événements qui ne s’accordent pas avec l’image. L’histoire contemporaine est pleine d’exemples où les diseurs de vérité de fait ont passé pour plus dangereux et hostiles que les opposants eux-mêmes. » (Hannah Arendt)

« Autrefois, au moins, le lynchage nécessitait un minimum d’investissement personnel. Il fallait jeter sa pierre… à la face du coupable désigné en affrontant son regard … Maintenant, on peut lyncher par un simple clic anonyme.» (Eugénie Bastié) – Quel progrès ! De pair avec la montée de la lâcheté.

« Ne peut-on plus l’ouvrir de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent, d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire un hommage rendu à l’extrême droite). Pourquoi tout ce qui est moral, conforme et conformiste, et qui était traditionnellement à droite, est-il passé à gauche ?» (Jean Baudrillard)

« Une pensée basse, une  pensée énervée qui n’a plus même la fierté de ses propres références, ni non plus l’énergie de les dépasser, et qui gaspille ce qui lui reste dans les procès, les griefs, les justificatifs, les vérifications historiques … Autodéfense d’une société qui, faute d’avoir pu générer une autre histoire, est vouée à ressasser l’histoire antérieure pour faire la preuve de son existence. » (Jean Baudrillard – sur les repentances, les accusations et excommunications, les mises à l’index, sur la petitesse de notre époque)

« La calomnie s’élance, étend son vol, tourbillonne et devient un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. » (Beaumarchais)

« Tous ceux qui demeurent cohérents seront accusés un jour ou l’autre de ‘déraper’. » (François-Xavier Bellamy) – C’est-à-dire tous ceux qui suivent leurs idées et refusent d’évoluer au rythme de la progression de la pourriture ambiante. Ceux auxquels il reste une colonne vertébrale et ne se plient pas aux renoncements successifs.

« Quand on veut rétablir les lieutenants de louveterie, il faut crier que les loups sont là.. D’ailleurs, si on le crie tous les jours, il se peut qu’un jour on dise vrai. » (Julien Benda)

« Par cercles concentriques, quantité d’auteurs se sont progressivement vu retirer l’accès aux hauts-parleurs. On n‘a pas cherché à réfuter leurs thèses, on leur a coupé le micro. L’important était que le grand public n’ait pas accès à leurs œuvres. » (Alain de Benoist)

« Quiconque se met à la place de l’autre, quiconque cherche à comprendre les raisons des uns ou des autres est accusé de complicité, de chercher à ‘légitimer’ ou à ‘réhabiliter’, de vouloir ‘banaliser’, d’entretenir la ‘confusion’… Comprendre n’est pourtant pas approuver. Mais on ne s’embarrasse pas de ces nuances. » (Alain de Benoist) – Quand le seul impératif est de faire taire tous les esprits non entièrement soumis.

« Le remplacement du politique par la morale, loin d’aboutir à l’extinction des conflits, aboutit au contraire à leur aggravation … Le conflit devient alors inextinguible … L’adversaire relatif devient un ennemi absolu, il ne devrait pas exister, il est ‘hors de l’humanité’, comme il est impossible de pactiser avec lui, il doit être détruit, ou au moins converti ou ‘rééduqué’  … Un adepte de la paix universelle ne peut faire la guerre qu’au nom du bien en soi … une société sans ennemi se transformerait en un royaume de juges et de coupables … Alors que si ma relation à l’homme est par-delà bien et mal, l’Autre peut être à la fois mon ennemi et mon frère. » (Alain de Benoist – s’inspirant d’une thèse de Carl Schmitt)

« Un historien dévoie la fonction de l’intellectuel  lorsqu’il parle de  ‘délinquance de la pensée’, des mots qui sonnent comme un appel à l’excommunication de la vie  civique … Qui exerce la police de la pensée juste ? Car si pensée délinquante il y a, il doit nécessairement y avoir police de la pensée destinée à épurer du champ social un certain nombre de mots ou de paroles jugées contraires à la doxa du moment … Tropisme religieux séparant le pur de l’impur … Echo de la ‘mauvaise pensée’, formule jadis utilisée dans l’intimité du confessionnal. » (Georges Bensoussan – relevant l’incongruité, ou plutôt la saleté,  d’un prétendu historien, Gérard Noiriel, qui se permet de comparer Eric Zemmour à Edouard Drumont)

« Pareils à ces chiens, qui entre deux adversaires, sautent à la gorge de celui qui crie le plus fort, leur premier mouvement est de haïr et de réprimer l’audacieux. » (Georges Bernanos) – La meute politico-médiatique mordant celui qui a osé dire ce qu’il était interdit de dire. 

« Il faut hurler avec les loups, dit-on. – Précieuse maxime qui a dû être léguée par un vieux chien. Hurler, ai-je besoin de le dire ? est une litote, un euphémisme. Il s’agit de faire ce que font les loups, c’est-à-dire de manger les moutons… » (Léon Bloy – Exégèse des lieux communs – 1, XXXVII)

« Les braves gens n’aiment pas qu’on suive une autre route qu’eux. » (Georges Brassens) – On sait ce que Brassens pensait de ces braves gens, les lyncheurs de tout temps.

 « On ressort l’artillerie lourde antifasciste toujours utile quand on est à court d’arguments. » (Pascal Bruckner) – Que la question n’ait rien à voir n’a aucune importance. Le gogo fonctionne au bruit du canon, pas à la réflexion, et le mot-clef fasciste ou fascisme sert à tout et à son contraire, d’autant plus que plus personne ne sait ce que cela veut vraiment dire.

« Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on  a vu les protecteurs de la liberté se plaindre qu’on leur refusât, pour la maintenir, les avantages attachés à la tyrannie. Montesquieu s’en alarmait déjà. » (Roger Caillois) 

« C’est la première fois … que la pensée qui n’est pas conforme à la norme officielle … aux convictions dominantes et monopolisantes, fait l’objet, non pas d’une opposition intellectuelle… mais d’une condamnation morale, génératrice d’exclusion … Toute pensée divergente, fût-elle celle de millions de gens … se trouve automatiquement exclue ou passée sous silence, déconsidérée d’emblée, à partir de fondements moraux, ou prétendus tels …Il suffit de s’aventurer sur certains terrains interdits … pour qu’on dispose, en face, d’un droit de vie et de mort intellectuelles à son égard, que toutes les lois de la guerre soient levées le concernant … qu’il n’y ait plus aucun soucie de rigueur ou d’honnêteté démonstratives, ni exactitude, ni vérité ni vraisemblance … Pour l’abattre tous les coups sans exception sont permis. » (Renaud Camus) – La meute médiatique officielle aime le sang.

« Certes, il y a les scènes et les campagnes de lynchage médiatique ( le divertissement télévisé collectif, le jeu du cirque, l’exécution symbolique en public) … pertinence des thèses de René Girard sur le bouc émissaire … dans une société obsédée par l’idée d’exclure toute exclusion, de bannir tout extérieur, de suturer toutes les failles, de réduire toutes les fractures, d’autocélébrer sans cesse sa globalité, sa massivité, son unicité symbolique, il est probable que de telles scènes et de telles campagnes se multiplieront puisqu’on connaît leur merveilleuse efficacité de ciment, de pacte fondateur à refonder sans cesse, de jouissif contrat de coappartenance … Que sont devenus certains déviants ? On ne sait pas, ils ne participent plus au débat. Pourtant personne ne les a exclus, ils sont vivants … les muettes inflictions de mort civile, de mort médiatique. » (Renaud Camus)

« La société a toujours su utiliser cette haine de l’autre. A cet égard, on pourrait voir toute l’organisation des sociétés jusqu’ici comme une immense machine conçue et construite pour dériver vers l’extérieur la haine, l’agressivité qui existe à l’intérieur de la société. » (Cornelius Castoriadis) – La haine que manifeste le groupe politico-médiatique contre l’expression de toute pensée libre.

« A force de le traiter de crapule, il en deviendra une. Il sera ce que nous voulons faire de lui. Enrageons-le et il aura la rage. » (Jean Cau) – vieille tactique des lyncheurs.

« L’acharnement judiciariste comme compensation rageuse au désastre des existences particulières, la négation de la différence sexuelle, la chasse aux délits d’opinion, l’inversion de toutes les anciennes valeurs… » (Bruno de Cessole – commentant Philippe Muray.) – Quels désastres personnels cachent les membres de la meute pour être aussi excités et haineux?

« Les grandes mutations idéologiques sont toujours fatales aux dinosaures de l’esprit : les ultimes crispations de leur vindicte sont aussi les dernières convulsions de leur agonie. » (Charles Champetier)

« Les médias sociaux ont redonné vie à la foule lyncheuse. » (Mathieu Bock-Côté) –  Le domaine préféré de la horde haineuse des lâches,

« Se ruer sur un bouc émissaire, ou lyncher publiquement quelqu’un, conduit bien souvent à un défouloir barbare et immonde. » (Séverine Danflous) – Notre société dépravée adore se vautrer dans la boue.

« Il s’est produit peu à peu un déplacement allant du démon aux hommes, justifiant ainsi différentes formes d’hostilité …. Démonologie présente dans le monde et pas seulement dans le christianisme … Le danger  est de faire porter à autrui le poids du démoniaque et de le juger dès lors comme un ennemi qu’il faut abattre à tout prix. » (Marie-Madeleine Davy) – Il est aisé de trouver ces traces dans les mouvements extrêmes anti…… en tout genre, y compris anti-masculin, ces mouvements qu’il faut qualifier de féroces qui prolifèrent aujourd’hui.

« Un aspect de la disparition de toute connaissance historique objective se manifeste à propos de n’importe quelle réputation personnelle, qui est devenue malléable et rectifiable à volonté par ceux qui contrôlent toute l’information, celle que l’on recueille et aussi celle, bien différente, que l’on diffuse ; ils ont donc toute licence pour falsifier … Il est permis de changer du tout au tout le passé de quelqu’un, de le modifier radicalement, de le recréer dans le style des procès de Moscou … On peut tuer à moindres frais. » (Guy Debord – La société du Spectacle) – Et la meute ne se prive pas de tuer, de condamner à la mort civile « Ce dont le spectacle peut cesser de parler pendant trois jours est comme ce qui n’existe pas. » (Idem)

« Je ne suis pas un journaliste de gauche, je ne dénonce jamais personne. » (Guy Debord)

« Nos moralistes radio-télé ont la rare noblesse de piétiner tout homme à terre : pas de bon show médiatique sans lynchage. » (Tony Duvert)

« Des mots qui terrassent, qui foudroient, qui excommunient, sans avoir à prouver, à démontrer, à expliquer : raciste, négationniste, pédophile, antisémite, etc. Vous voilà un apostat, un hérétique. Pas question de dialoguer, il faut combattre. Il faut criminaliser, stigmatiser, interdire… » (Duverger, Ménard) – Pas de nuances. A mort !

« La société médiatique … pratique le lynchage réconciliateur. Elle s’abandonne à l’odieuse joie fusionnelle du tous contre un. Lyncheur larmoyant, pleurnicheur féroce… »  (Alain Finkielkraut – sur le déchaînement contre Cahuzac)

« La marche en avant n’est pas négociable. Elle s’identifie à l’effectuation du bien … Mépris de l’inertie, haine de la nostalgie, stupeur et dépit qu’il y ait encore des bâtons dans les roues de l’égale liberté : les porte-parole du mouvement démocratique considèrent les récalcitrants non comme des interlocuteurs mais comme des obstacles. Ils n’ont rien à apprendre d’eux … ils s’indignent même de les voir encombrer la surface de la Terre après leur date de péremption … ‘Que font-ils encore là !,’ … Pratique de la suffisance … Ce qui caractérise notre temps … la pratique féroce de l’excommunication. » (Alain Finkielkraut) 

« Ceux qui se laissaient conduire par le sentiment se montraient peu accessibles à l’argumentation et jugeaient avec le cœur. Ceux-là condamnaient toujours. C’étaient les bons, les purs. Ils ne songeaient qu’à sauver la République et ne s’embarrassaient point du reste …  Ce ne sont pas des hommes, ce sont des choses : on ne s’explique pas avec les choses.» (Anatole France – sur les juges révolutionnaires)

« Le seul véritable progrès qu’on ait réalisé (depuis la Révolution), c’est que la Terreur ne menace plus l’existence physique mais l’existence sociale. » (Marcel Gauchet) – C’est moins sanglant mais encore plus lâche.

« Dans les mythes, les lyncheurs ont toujours raison et la victime toujours tort. » (René Girard) – Or nous savons aussi bien lyncher que nos lointains ancêtres. Pour transformer ce qui fut la réalité, il suffit d’être vainqueur et donc le seul à parler.

« L’on ne peut plus dire que le demi-quart de ce que l’on pense et encore avec des précautions. » (Rémy de Gourmont – évoquant son exclusion après avoir condamné la férocité guerrière française en 1891 et l’ambiance revanche-vengeance qui devaient mener à la boucherie de 1914-18) – L’impitoyable censure actuelle n’est donc pas une nouveauté. 

« A la moindre occasion, on s’accoutume à la désignation précipitée d’un coupable, puis à son immolation symbolique sur l’autel des média. » (Jean-Claude Guillebaud)

« Qui n’adhère pas sans réserve (à n’importe quel diktat de la bien-pensance) s’exclut aussitôt du cercle des esprits éclairés. » (Jean-Claude Guillebaud) – et est considéré comme un pestiféré avec toutes les conséquences économiques notamment qui en résultent.

« Consciente du risque que représenterait la convergence d’une fraction des classes supérieures et des classes populaires, la classe dominante a créé un cordon sanitaire efficace en diabolisant toute opinion qui prendrait en compte le diagnostic des plus modestes. La diabolisation vise moins les partis populistes ou leur électorat (considéré comme définitivement perdu) que la fraction des classes supérieures et intellectuelles  qui pourrait être tentés par cette solidarité de classe… Devant le chaos, la classe dominante utilisera de plus en plus le chantage à la guerre civile pour justifier le renforcement de son pouvoir. » (Christophe Guilluy – No society)

 « Qui n’adhère pas sans réserve (à n’importe quel diktat de la bien-pensance) s’exclut aussitôt du cercle des esprits éclairés. » (Jean-Claude Guillebaud) – et est considéré comme un pestiféré avec toutes les conséquences économiques notamment qui en résultent.

« Consciente du risque que représenterait la convergence d’une fraction des classes supérieures et des classes populaires, la classe dominante a créé un cordon sanitaire efficace en diabolisant toute opinion qui prendrait en compte le diagnostic des plus modestes. La diabolisation vise moins les partis populistes ou leur électorat (considéré comme définitivement perdu) que la fraction des classes supérieures et intellectuelles  qui pourrait être tentés par cette solidarité de classe… Devant le chaos, la classe dominante utilisera de plus en plus le chantage à la guerre civile pour justifier le renforcement de son pouvoir. » (Christophe Guilluy – No society)

« S’instaurer juge suprême constitue le crime suprême. » (Fabrice Hadjadj) – Position qui n’est pas pour effrayer nos censeurs-inquisiteurs-policiers-délateurs politico-médiatiques pullulant sur les réseaux dits sociaux.

« La nouvelle chasse à l’homme où descendre sa proie consiste à la faire taire. » (Jean-Edern Hallier)

« Inquisiteurs, chiens de garde souvent gâteux, ils traquent sans relâche les hérétiques et toute expression, si timide soit-elle, de pensée contraire. La liberté d’opinion, dont ces bonnes âmes sont les apôtres, est sanctionnée impitoyablement. » (Claude Jannoud)

« En 2015 on aura plus fait la chasse aux intellectuels déviants qu’aux djihadistes. » (Jacques Julliard) – C’est-à-dire aux intellectuels non soumis, effectivement plus dangereux pour la  prétendue élite  que des djihadistes.

« Comme il est inconcevable que la gauche perde le peuple, il faut que le peuple se soit dévoyé, ce qui explique l’explosion du terme de populisme. Obsession forcenée du fascisme et obsession diabolisante du populisme, tels sont les ressorts du lynchage médiatique et de la chasse aux sorcières … L’antiracisme d’Etat sur fond de concerts. » (Pierre-Patrick Kaltenbach)

« Tout fervent adepte d’un ‘isme’ quelconque exècre ‘l’isme’ du voisin, sans avoir pour cela de motif plus profond que le primitif, qui voit un ennemi dans tout étranger. » (Hermann von Keyserling)

« Joindre aux avantages du monde les bénéfices de la persécution. » (Karl Kraus – sur la meute des censeurs-persécuteurs-dénonciateurs)

« L’écrivain, le grand écrivain surtout, apporte de mauvaises nouvelles, et le public garde le réflexe de l’Antiquité qui consistait à tuer, au moins symboliquement, le messager. » (Jérôme Leroy) – Goethe (Les souffrances du jeune Werther), Flaubert (Madame Bovary), Céline (« C’est pour le ‘Voyage’ qu’on me cherche, disait-il), de nos jours, ils sont nombreux à être lynchés par la meute : Richard Millet, Renaud Camus, Alain Finkielkraut, Eric Zemmour, bientôt Michel Houellebecq, Michel Onfray, et tant d’autres…

« Au nom de la morale, on réclamera sans relâche la censure au nom de la liberté, la mise à l’index au nom de la tolérance, l’exaltation ethnique au nom de l’antiracisme. Puisqu’on est incapable de le réfuter intellectuellement, ou trop paresseux pour le faire, le dissident doit être, en effet, disqualifié moralement. Juger, décréter, parfois lyncher deviennent des substituts tant à la pensée qu’à l’action. ‘On ne se détermine pas en fonction des enjeux, mais des ennemis à vaincre’. » (Elisabeth Lévy – citant Paul Thibaud analysant les années Mitterrand)

« Oui, des millions de ‘phobes’ sont en liberté, prêts à raconter ce qu’ils voient et à dire ce qu’ils pensent. » (Elisabeth Lévy) – On comprend le devoir de museler tous ces égarés (pour rester gentil).

« Le spectacle de la bonne conscience lyncheuse et de la vertu haineuse, pour habituel qu’il soit, est à vomir. La haine est un devoir civique … Une organisation de journalistes demande à sa direction de mettre un journaliste au pas. » (Elisabeth Lévy – à propos des hurlements de la meute politico-médiatique pour interdire la liberté d’expression)

« On n’en a pas moins assisté au carnaval habituel de la censure et de la délation : airs outragés, torrent d’indignation numérique, saisine du Parquet et du CSA, pétition réclamant son éviction de France Culture. Quand ils n’ont plus pu feindre de ne pas avoir compris qu’il s’agissait d’une blague, les vigilants se sont repliés sur leur deuxième ligne d’attaque en ânonnant le mantra préféré du politiquement correct : ‘on ne plaisante pas avec ça’. Et pas non plus avec ça, ça, ça et ça. » (Elisabeth Lévy – à propos d’une des innombrables explosions de haine, de vindicte et de connerie pure de la meute des inquisiteurs-dénonciateurs)

« Le lynchage comme mode normal de régulation sociale. » (Elisabeth Lévy)

« Les lynchages médiatiques auxquels on assiste sont moins commandés par un esprit de justice que par la volonté d’offrir des ‘têtes’ à l’envie malsaine du public … Le panorama de l’envie présente toujours autant de relief. » (Gilles Lipovetsky) – D’autant plus que la haine envieuse et la pourriture morale qui motive et emplit les lyncheurs ne fait aucun doute pour qui les connaît, ou pour qui a un peu de connaissance du monde tel qu’il est.

« La haine a la propriété de fausser toutes les informations qu’on essaie de donner et de les interpréter en sens contraire. » (Konrad Lorenz) – Telle la meute médiatique lancée.

« Accusez vos adversaires de fascisme … Le temps qu’ils se justifient, vous aurez tout loisir de leur porter de nouvelles attaques. » (Dimitri Manouilski – un vieux stalinien) – Recommandation du Komintern qui marche encore plus de quatre-vingt ans après.

« On échappe au tribunal en le devenant. » (Odo Marquard – cité par Alain Finkielkraut)

« Les fanatiques et les pervers (ceux que Dostoïevski appelait ‘Les possédés’) sont presque toujours de grands pervers. Et ce sont aussi, paradoxalement, de grands donneurs de leçons. » (Jean-Claude Michéa)

« Pour Sartre, c’est l’imperméabilité absolue au doute qui définit le ‘salaud’. Une ligue de vertus citoyenne (quelle que soit la générosité apparente des mots d’ordre sous lesquels elle organise ses chasses à l’homme) n’est donc ordinairement qu’un simple rassemblement de ‘salauds’, au sens sartrien du terme, ou de ‘tartuffes’, si l’on préfère Molière. » (Jean- Claude Michéa)

« Signe de l’amoralité croissante du contexte culturel libéral … autrefois beaucoup de délateurs professionnels agissaient de manière anonyme (même sous le régime de Vichy). Aujourd’hui, au contraire, la plupart d’entre eux assument fièrement leur activité et ont même fondé des associations (quand ils ne sont pas tout simplement journalistes ou animateurs de sites internet). » (Jean-Claude Michéa)

« L’unanimité, une des figures du mal, et son établissement suppose, pour reprendre le vocabulaire de René Girard, la mise à mort d’une victime chargée de tous les maux. » (Richard Millet) – Mise à mort dont nos élites politico-médiatiques sont friandes.

« Les légendes noires qu’affectionnent les esprits médiocres, les journalistes incultes, les directeurs de radio, les hommes politique, tous ceux qui cherchent contre qui exercer la cruauté que leur donne leur laideur. » (Richard Millet)

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. » (Molière – Les femmes savantes)

« On ne gagne jamais contre une presse déchaînée et mal intentionnée. » (Jean-Marc Morandini)

« Nous avons la nausée des mots qui ne servent plus, dans l’absence totale de pensée, qu’à disqualifier l’adversaire. » (Emmanuel Mounier) – Que dirait-il aujourd’hui du langage politique et médiatique !

« Le lynchage accompagne le Consensus comme l’ombre accompagne l’homme. » (Philippe Muray)

« Aux délices que procurent les emballements les plus fougueux se joignent les plaisirs de la traque et du harcèlement. Un enthousiasme quelconque, une passion, une inclination ne sauraient être affirmés sans s’accompagner d’une demande de châtiment contre ceux qui ne partagent pas ce penchant … Il ne suffit pas d’aimer ; encore faut-il que soient montrés du doigt ceux qui auraient le malheur de ne pas aimer dans la même direction. » (Philippe Muray)

« Les quatre figures d’intimidation culturelles aujourd’hui (Eric Naulleau – présentant une approche de Jean-Philippe Domecq, décrivant un certain milieu, mais s’applique à tous) – Bien sûr il y a des moyens plus poussés pour faire taire le contestataire (la mise à l’index dans sa profession étant le plus innocent…) :

. Le binôme réussite/frustration – Le contestataire ne peut être qu’un aigri, intellectuel ou écrivain raté.

. La logique de ligue – Le contestataire participe d’un vaste complot qui dépasse de loin les enjeux apparents de ses prises de position.

. La diabolisation politique – Le contestataire est, au choix ou tout ensemble, un poujadiste (vieilli), un réactionnaire, un lepéniste, un fasciste (qui s’ignore peut-être).

. La disqualification du travail sur les textes –  Le contestataire n’étant pas de bonne foi, nulle nécessité de contre-argumenter, mieux vaut essayer de percer à jour ses intentions cachées. »

« Les bons crucifient celui qui invente sa propre vertu. » (Nietzsche)

« Passage à tabac généralisé dans les médias. » (Michel Onfray)

« Il faut toujours hurler avec les loups, c’est la seule façon d’être en sécurité. » (George Orwell)

« Le Robespierrisme, cette manie de lyncher quiconque déplaît aux marquis qui font la loi dans le landerneau parisien. » (Paul-François Paoli)

« A chaque fois, le même scénario est à l’œuvre : un média (on sait lequel) donne l’alarme, d’autres suivent. La mécanique du bouc émissaire fonctionne… » (Paul-François Paoli)

« La promiscuité démocratique diffuse l’envie comme on le vérifie aujourd’hui avec la banalisation du lynchage médiatique sur les réseaux sociaux, où chacun exprime ses sentiments et ses frustrations à volo. » (Paul-François Paoli)   

« Tout ce que je vous dis là, je ne peux bien sûr pas le dire librement … On me dirait immédiatement que je suis raciste, alors que ce n’est pas le cas. » (témoignage de petit blanc – cité par Aymeric Patricot) – Les déclarations en question n’ayant d’ailleurs rien de raciste, voir en finale de la rubrique sur l’immigration, 430,1

« Nous savons comme le langage sépare, organise, met en lumière. On ne connaît pas assez son pouvoir d’occultation. Derrière chaque mot qu’on interdit s’approfondit une souffrance. » (Aymeric Patricot – sur la censure féroce opérée par la classe politico-médiatique dominante pour empêcher le peuple de qualifier son existence, et sa souffrance)

« S’agit-il d’un adversaire que son érudition et sa vigueur d’esprit rendent redoutable : ils chercheront à le réduire à l’impuissance en organisant autour de lui la ‘conspiration du silence’. Conduite d’autant plus blâmable que, dans le même temps, sans fin ni mesure, ils ‘accablent d’éloges qui se met de leur bord’. » (saint Pie X) – Aujourd’hui, en plus on le salit par tous les moyens.

« La politique, ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les posent. » (Henri Queuille) – Et pour les faire taire, tous les moyens sont bons.

« On dit que la vie est chère en France ; c’est possible, mais le plaisir de diffamer y est à bon compte. » (Salomon Reinach) – On construit des ‘organigrammes’, des ‘galaxies’, des ‘nébuleuses, des ‘complicités’, des ‘filiations’, des ‘réseaux’… On le dit proche de

« Donnez-moi deux lignes d’un homme, et je peux le faire pendre. » (cardinal de Richelieu) – Pour exécuter les esprits libres, nos modernes inquisiteurs-dénonciateurs-lyncheurs se contentent d’un mot, qu’ils font même semblant de comprendre de travers.  

« Une opinion contraire aux principes, ou seulement aux vues des amis de la constitution, surgissait-elle ; un citoyen songeait-il à s’élever sans l’appui de la société ; une société avait-elle l’air de vouloir rivaliser avec elle, les cris des orateurs jacobites, les insultes de ses écrivassiers, les menées de ses sociétés affiliées, tout concourait à détruire violemment l’opinion, la société, le citoyen réfractaire ; et, dans toute la France, on ne put rien être si l’on n’était jacobin. » (Rivarol) – Si les procédés de démolition n’ont pas changé, devinette : qui, quelle société, a remplacé les jacobins dans leur hégémonie furieuse ?

« Pendant la guerre (1914-18), en Allemagne, les pouvoirs publics étouffaient sous les fleurs les écrivains révoltés, quand il ne pouvait pas sans bruit les étrangler. Mais l’esprit politique de la démocratie française est plus franc et plus borné. Elle ne connaît pas le silence. Bien loin de cacher ses haines, elle monte sur des tréteaux pour les expectorer. La Liberté française est comme celle de Rude : gueule ouverte, elle braille. Qui ne pense pas comme elle, aussitôt est un traître … contre cette voix libre, vingt énergumènes ameuteront contre la fureur des badauds … Une douzaine de chétifs pacifistes, isolés, encerclés, sans moyen de se faire entendre dans aucun grand journal, élevant à peine la voix, honnête, mais sans éclat, déchaînaient une frénésie d’injures et de menaces. A la moindre contradiction, le monstre Opinion tombait en épilepsie … La voix d’un seul qui conservait la raison jetait dans la fureur les autres qui voulaient l’oublier. Ils avaient la terreur que cette voix les réveillât et qu’ils ne se retrouvassent dégrisés et tout nus. » (Romain Rolland – Clérambault) – Avec Internet et les fameux réseaux sociaux, les braillements du dit monstre se sont développés jusqu’à atteindre un niveau de vacarme proprement infernal. – « Le monde les hait parce qu’ils ne sont pas du monde. » (Evangiles)

« Ils ne savent faire qu’une seule chose, faire ce qu’ils font toujours. Attaques sournoises et stratégie oblique, déplacement de la question … ceux qui se figurent participer au festin de la Grande Chasse mais ne font que se convier indéfiniment entre eux à un pitoyable festin d’ombres. » (Dominique de Roux – sur les nouveaux inquisiteurs)

« Le plaisir de l’accusation ou du reproche… qui donnent parfois à celui qui l’adopte ou s’y complaît le sentiment d’exister ou celui d’un certain mérite. » (Jacques Salomé)

« L’amalgame : le terrorisme intellectuel invente un nouveau concept : le danger du retour à l’ordre moral … Alors que le sexe est partout, on cherche les bataillons de puritains et de dames d’œuvres prêts à étrangler le droit de ceux qui rêvent de faire l’amour à deux, à quatre, à quinze… Mais ce fantasme, antifascisme appliqué aux mœurs, fonctionne comme les autres : c’est une arme destinée à intimider, à paralyser, à déconsidérer … Les tenants de ‘l’ordre moral’ sont chargés de tous les maux : exclusion, discrimination, racisme… » (Jean Sévillia) – L’amalgame, technique de diffamation ou système des vases communicants, consiste à faire détester quelque chose en l’assimilant à quelque chose de déjà détesté, en dissociant la totalité concrète (des personnes ou des doctrines), c’est-à-dire en extrayant artificiellement un élément identique et à élever cette identité partielle au rang d’identité totale. « Vous aimez les chiens, Hitler aussi aimait les chiens. »

« La guerre est déclarée à tout ce qui ne porte pas l’uniforme du siècle. » (André Suarès)

« Ce sont bel et bien les média qui orchestrent les opérations de lynchage lorsqu’ils décident (sur ordre supérieur) de jeter une personnalité politique ou un intellectuel en pâture à une opinion publique qu’ils auront pris le soin d’influencer au préalable. » (Malika Sorel-Sutter) – Exécuteurs de basses œuvres.

« Quand l’opinion a écrasé quelqu’un, il est difficile que sa réputation se rétablisse. » (Publius Syrus) – Et quand on tient les média quoi de plus facile que d’écraser quelqu’un.

« Corruption idéologique du débat public … substituer la dénonciation et le dénigrement à l’argumentation rationnelle, jeter l’anathème sur tout objecteur, frapper d’excommunication tout contradicteur … La reconnaissance du droit de l’adversaire à exister … disparaît au profit du choc des exclusivismes et … des positions d’intolérance … ‘L’on observe même dans certains cas une sorte d’institutionnalisation de la méthode, pratiquée avec grossièreté par Jdanov, avec subtilité par Sartre, qui consiste à substituer l’insulte à l’argument, ou l’intrigue et la manipulation à la discussion’. » (Pierre-André Taguieff – citant Raymond Boudon)

« L’argument sophistique de la ‘pente glissante’ ou ‘savonneuse’ est au centre de cette rhétorique de la délation : on dénonce des problématiques, des analyses ou des recherches … pour ce qu’elles ‘feraient le jeu de’, ‘prépareraient le terrain à’, ‘conduiraient insensiblement à’, ‘ouvriraient la porte à’ … Emettre des doutes sur la musique ou la peinture dites contemporaines, sur les clichés d’usage médiatique sur l’art … c’est être épinglé en tant que ‘passéiste’, ‘archaïque’ ou ‘réactionnaire’, voire comme néo-nazis voilé … Des règlements de compte … s’habillent d’invocation de sublimes idéaux … La machine à fabriquer des suspects et des coupables imaginaires … Lynchages médiatiques, meurtres symboliques, promesse de mort sociale et culturelle … Moralisme d’accusation et de dénonciation, voire de délation … Au nom de la ‘vigilance’ ou du ‘devoir de mémoire’ … L’individu qui objecte est aussitôt accusé de complaisance, de connivence, d’imprégnation, voire de complicité avec l’une des figures actuellement reconnues du mal absolu. » (Pierre-André Taguieff – considérations éparses)

« Une société incapable d’entraîner l’adhésion a besoin de toutes sortes de repoussoirs. » (François Taillandier)

« La société politico-médiatique se fait justice elle-même, par un lynchage fondé sur l’humiliation, le déshonneur et la déchéance sociale. » (Maxime Tandonnet – sur les opérations de lynchage entreprises maintenant systématiquement, comme en renforcement de l’audimat). Dommage que les réseaux sociaux n’aient pas existé pendant l’occupation, le hashtag : Balancetonjuif (Eric Zemmour) aurait certainement connu un aussi grand succès que l’immonde campagne hystérique de délation : Balancetonporc. « Un déferlement assez ignoble » (Catherine Deneuve)

« Le maître ne dit plus : vous penserez comme moi, ou vous mourrez ; il dit : vous êtes libre de ne pas penser ainsi que moi … mais de ce jour, vous êtes un étranger parmi nous … Vous resterez parmi les hommes, mais vous perdrez vos droits à l’humanité. Quand vous approcherez de vos semblables, ils vous fuiront comme un être impur ; et ceux qui croient à votre innocence, ceux-là même vous abandonneront, car on les fuirait à leur tour. Allez en paix ! Je vous laisse la vie, mais je vous la laisse pire que la mort. » (Alexis de Tocqueville) – Prémonitoire, voilà le sort réservé aux allergiques à la doxa (ex. Renaud Camus et bien d’autres). – L’époque de l’auteur était trop généreuse, maintenant on ruine le dissident. Des associations sont là pour çà.

« Je suis parce que je hais : nouvelle définition de l’engagement politique, dont l’essence est la brutalité assumée, et dont la pratique quotidienne est l’accusation en l’air. » (Marin de Viry – à propos du lynchage de François Fillon)

« On ne jette des pierres qu’à l’arbre chargé de fruits. » (proverbe)

« Quand le taureau est à bout, les couteaux pleuvent sur lui. » (proverbe)     

« Qui dit tout haut la vérité risque de manquer d’abri. » (proverbe)

« On ne frappe pas un homme à terre. » (proverbe) – Ce fut vrai avant que la meute politico-médiatique n’abjure toute dignité et ne renonce à toute humanité.

« Si l’un se dit hostile aux Arabes, on y verra la preuve qu’il est raciste ; s’il s’y déclare favorable, on en conclura qu’il n’aime pas les Juifs. » ( ?) – Ou comment coincer qui on veut coincer.

« Commencez par déshumaniser. » (?)

« Discréditer la personne pour ne pas discuter ses idées ; et donc les nôtres propres. » (?)

– Ci-dessous considérations sur la nouvelle religion de l’antiracisme, choisi comme exemple d’idéologie dominante, inventant des délits certes totalement répréhensibles mais qui n’existent que pour maintenir le pouvoir de terreur de la meute accusatrice ; pourraient aussi bien s’appliquer à tous les domaines où la moindre marque innocente de non soumission intégrale suffit à entraîner le déluge médiatique des …phobes. « L’accusation discrédite d’emblée celui contre qui elle est lancée et permet de biaiser à l’avance ou d’esquiver le débat sur les thèses incriminées … à partir de là plus aucune discussion n’est possible ; on n’est pas loin du délit de blasphème. » (Sylvain Gouguenheim – sur l’accusation de …phobe)

 « L’antiracisme qui est devenu la nouvelle idéologie internationale, se signale en France par la dictature de nouveaux dévots dont le zèle inquisitorial, l’hypocrisie, la volonté de culpabilisation sont particulièrement à l’œuvre dans le milieu prétendu littéraire où le faux règne en maître. L’écrivain qui s’aventure encore à nommer le réel … celui-là est non seulement  traité de ‘réac’ ou de ‘facho’, suivant la typologie héritée de la propagande communiste, mais il est surtout accusé de ‘racisme’ : criminalisation de la pensée, pour laquelle il encourt l’ostracisme, la censure et le tribunal. La plupart sont amenés à se taire, ou à bêler avec les brebis pénétrées par le bien. » (Richard Millet)

 « Il n’y a pas plus de racisme en France qu’il n’y a de fruits d’or aux branches des arbres, et l’idéologie antiraciste a besoin d’en inventer pour justifier la terreur permanente qu’elle exerce sur tout le monde … Lynchage médiatique, condamnation judiciaire, destruction de l’homme livre, hurlements de meute assoiffée de sang, l’antiracisme contemporain n’est qu’une manifestation tout à la fois hystérique et froide de la haine d’autrui … Un ‘raciste’ aujourd’hui n’est rien d’autre que celui qui s’oppose au parti dévot avec le souci de rendre chacun à sa singularité, sans jugement ni échelle de valeurs … Le propre des chiens est d’aboyer avant de savoir qui est celui qui vient. Accusation sans procès … L’unanimité hystérique qui élève sa clameur au nom de l’antiracisme … L’imposture majeure de l’antiracisme réside dans le fait qu’il est un athéisme qui se donne pour une religion vidée d’elle-même. » (Richard Millet – considérations éparses sur L’antiracisme comme terreur littéraire)

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