405,3 – Féminisme

– Heureusement que les bouleversements climatiques et leurs conséquences bestiales vont nous épargner le déluge de sottise, et de haine et de devenir l’humanité-caméléon promise par la théorie du genre.

– « Cette féminisation qui n’est en vérité qu’une dévirilisation. Les femmes croient prendre ce qu’elles arrachent aux hommes. En vérité, les hommes abandonnent les apparences d’un pouvoir défunt. Quand elles l’investissent, si fières de leurs victoires, elles trouvent le vide…» (Eric Zemmour)

– On nous promettait monts et merveilles. Nous ne sommes pas déçus. Depuis vingt ou trente ans que le féminisme a conquis le haut du pavé et l’invention de la parité, force est de constater, sous l’influence de la légendaire modération féminine, les progrès fantastiques qu’a accompli la société en matière d’élégance, d’humilité, de douceur, d’harmonie, de solidarité, de sécurité des personnes… l’apaisement et la modération des ambitions qui déchiraient auparavant le milieu politique masculin (la douce et discrète intelligence et gentillesse de nos femmes politiques en témoignent)… la sagesse et la raison dont nos sociétés font preuve dans leurs réformes et avancées dites sociétales… l’objectivité et la tolérance qui sont apparues dans les média comme dans la magistrature… les progrès de l’intelligence et de la culture dans l’enseignement… la réduction des dépressions dans la composante féminine de la collectivité qui s’épanouit enfin paisiblement…

– Des esprits perspicaces se demandent si le féminisme radical et castrateur ne serait pas financé en sous-main par l’Islam radical, tant l’écœurement des jeunes hommes les pousserait vers l’Islam. Ceci n’est qu’une demi-boutade (voir le flux des djihadistes occidentaux, Français notamment, France terre d’élection de ce féminisme de grandes bourgeoises).

–  Combien de jeunes hommes sont lassés à l’extrême de voir leur masculinité  dévalorisée ou dénigrée, quand ce n’est pas ridiculisée ? Mais surtout ne pas évoquer un tel sujet, tout à fait déplacé.

– On applaudira quand nous aurons enfin, conformément à la lumineuse théorie dite du Genre, des équipes mixtes de football, de rugby… Cette odieuse ségrégation, cette criminelle discrimination qui persiste en sport est honteuse. Jurons de la combattre et de la terrasser.

– On applaudira quand la surabondante presse dite féminine aura renoncé à sa servilité et à sa stupidité ou quand elle ne trouvera plus de lectrices à sa mesure.

– On applaudira quand les consœurs bien-pensantes des média et de la magistrature ne détourneront plus la tête quand ce sera une femme de droite qui sera grossièrement insultée. Nous n’en sommes pas là.

– On applaudira quand les féministes hystériques de combat ne se valoriseront plus en victimes et ne traiteront plus les hommes de porcs ou bien quand celles-ci seront clairement désavouées par leurs consœurs.

– On applaudira quand les groupes de combat féministes cesseront de s’occuper de détails sans danger ni importance, mais trouveront le courage de s’attaquer aux vrais problèmes qui menacent les femmes, soit leur sort dans certains pays soumis à certaines idéologies et religions qui bientôt s’installeront dans notre pays.

– On applaudira quand les hideuses femen seront traitées pour ce qu’elles sont, inutile de préciser plus.

– On applaudira quand « les femmes ne tomberont pas avec une constance proche du sacerdoce dans tous les pièges de la modernité. » (Natacha Polony)

– Revendication (légitime) née officiellement au derby d’Epsom, Portée, à l’origine, par de grandes bourgeoises, généralement détachées des contingences matérielles ainsi que des joies et obligations maternelles, mais lucides. Depuis est devenue une position victimaire et punitive exigeant de réduire l’humanité à une seule partie dont on se demande quelle est cette chose hybride.

– Si la femme devenait productrice d’elle-même, si elle se trouvait là où on la pense et la veut, c’en serait fini de son pouvoir, de sa séduction (pas exclusivement à finalité sexuelle), de la maîtrise du règne des apparences que lui donnent la complexité et l’imprévisibilité – le plus souvent innocentes – de son être (tiré de Jean Baudrillard).

– Un humoriste, mâle et certainement envieux, disait qu’il se méfierait si on lui  proposait d’être une femme en plus d’un homme ; double rôle, double stress.

– Il faudra à quelques-unes, d’abord renoncer à la systématisation du : Moi, Je. C’est-à-dire que ‘Je’ ou ‘Moi’ ne constituent plus le pilier central de la plupart de leurs phrases et donc que leur conversation présente quelque intérêt. Savoir se taire, « Qui ne se tait pas n’entend pas celui qui parle. », accepter un peu de silence, écouter, ne pas réclamer sans cesse qu’on les distraie et les informe, réfréner leur curiosité, ne pas discuter toutes choses, sur toutes choses, et à partir du réel objectif et non de leur vision trop souvent égocentrée, ne pas affirmer péremptoirement ce qu’elles ignorent totalement, rapporter des faits simplement sans les ensevelir sous leurs projections nocives, apporter leur part de réponses plutôt que de questionner sans cesse, limiter les rafales de remarques et les avalanches d’injonctions, soulager leur mémoire de menus reproches ou incidents qui remontent aux calendes grecques, accepter des remarques pratiques et bénignes sans se justifier, se défendre, contester, répliquer et s’insurger par des contre-remarques hors sujet (dénotant le manque d’estime de soi),  savoir sortir de  l’anecdote et du cas particulier, cesser de ramener toute considération générale à leur situation ou impression personnelle, en amitié (comme en couple d’ailleurs) dans une conversation à teneur personnelle, par discrétion et respect n’en demander pas plus que ce que l’autre veut bien dire, même pour le plaisir de faire la tête s’il n’est pas répondu à leur inquisition, prendre des initiatives et les assumer, quitter le Moi exclusif, s’entendre avec leurs consœurs, considérer que les ressources du monde sont limitées et non toutes à leur service (donc modérer leur nervosité et maîtriser leurs gestes les plus simples), gérer leurs affaires fussent-elles techniques et assommantes, renoncer à leur nervosité et à l’autoritarisme qui leur vient si vite et à un ton comminatoire, ne pas instituer dans la maison, le lieu de vie qu’elles régentent usuellement, un régime de dictature pointilleuse et récriminante, respecter l’espace concédé à l’autre, abandonner quelques petites ruses et  trucs mentaux qui leur ont si bien réussi jadis… laisser quand il est nécessaire l’imprévisible Orient pour l’Occident pondéré ; vaste programme pour les générations à venir !

– « Parce que les actes arbitraires, imprévisibles et contradictoires sont souvent intimidants, et que le refus d’examiner leur signification est la manière la plus simple de conserver une paix précaire … La dépendance envers la mère que tant ont identifié comme  le modèle typique des hommes américains. » (Christopher Lasch – sur le parent dominant en famille) 

De leur côté, beaucoup d’hommes devront consentir à pas mal d’efforts, notamment sur plus de compréhension et d’écoute, sur moins d’impérialisme, au partage des tâches…

Mais ce ne sera qu’un des prix à payer pour une prétendue conquête. L’homme pérorait au dehors ou jouait aux dominos quand elle régnait sur le substantiel ; le domicile est le lieu où se situe le vrai pouvoir. Si on le détourne de ses jeux et de ses illusions, ne voudra-t-il pas lui aussi mettre son nez là où on ne l’attend pas ? Nos filles se satisferont-elles d’hommes-zombies ? Même la grande féministe Doris Lessing, prix Nobel de littérature, s’en inquiète, un peu tardivement. Après avoir semé la tempête, quel sera le paysage ? Comment, hélas, la violence masculine se vengera-t-elle si la femme n’y met pas du sien – soit si elle essaye de jouer sur les deux tableaux gagnants ?

– Les mouvements féministes ne sont pas responsables de certaines dérives, mais à force d’outrances et de tolérance pour les vociférations, parfois haineuses, on voit certaines, les femen, se vautrer dans le caniveau. A propos de celles-ci, viendrait-il à l’idée d’un Gogo-Bobo de se demander de quoi vivent ces petites ukrainiennes à l’origine. Qui les a fait venir, leur fournit un toit, la nourriture, leur peu de vêtements, des billets d’avion pour semer leur m…. à  travers l’Europe ? Seul un marxiste se poserait de telles questions assurément déplacées.

– On n’oubliera pas non plus ce qui n’est pas un détail et ce que connaissent tous les gens sérieux (non hystériques) que sont les notaires et les financiers, soit qu’en raison de la longévité féminine supérieure (sept ans), patrimoines et fortunes sont entre les mains des femmes, pour la plupart âgées certes. Interdit d’en parler.

– On se souviendra que la prééminence de la langue française, de la littérature, de la culture française, en Europe, et même dans le monde, du dix-septième au début du vingtième siècle (c’est bien fini) est due, pour l’essentiel, à l’influence et à l’ambiance des Salons où se formèrent au XVIII° siècle l’élite intellectuelle européenne, salons tenus par des femmes remarquables ; Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, ceux de Mmes de Lambert, de Tencin, de La Sablière…

– Le vieil axiome « Cherchez la femme » révélait son pouvoir ancestral, combien de décisions ont été prises sur l’oreiller ? Connaître un peu d’Histoire, même en dehors des histoires d’oreiller : Les réalités que doit cacher le mythe et les très anciens récits sur la femme guerrière (Amazones), Eve tout d’abord, Esther et Judith, Néfertiti, Cléopâtre, Antigone, Agrippine, les grandes dames romaines, Theodora, Galla Placidia, sainte Clotilde, sainte Geneviève, Aliénor d’Aquitaine et la révolution des cours d’amour, Christine de Pisan, Blanche de Castille, Jeanne d’Arc, les saintes énergiques telles Thérèse d’Avila et Catherine de Sienne entre autres, Diane de Poitiers, Anne de Beaujeu, les lionnes de la Fronde, les duchesses de Montpensier (la Grande mademoiselle), de Montbazon, de Longueville, de Berry, l’influence de Mmes de Montespan, de Maintenon et de Pompadour, de la marquise de Rambouillet, Olympe de Gouges, Charlotte Corday … Christine de Suède, Catherine de Médicis, Anne et Marie-Thérèse d’Autriche, Elisabeth I d’Angleterre, Catherine II de Russie, la reine Victoria, madame de La Fayette (notre premier roman), Flora Tristan, Sophie Germain, Louise Michel et Catherine Théot (l’inspiratrice de Robespierre), Lou Andréas-salomé (l’amie de Nietzsche et de Freud), Rosa Luxembourg, sœur Rosalie, Victoria Ocampo, Raïssa Maritain née Oumançof … Mesdames Curie, Gandhi, Golda Meir, Thatcher et Merkel … – Mais nous, nous  avons Ségolène Royal, Caroline de Haas et tant d’autres minables louves pour rehausser notre époque ! –  « Les femmes font merveille quand il s’agit d’agir auprès d’un monarque, elles s’entendent à usurper les pouvoirs et à confondre tous les rangs. » (Mona Ozouf – à propos de madame de Rémusat – « Ici nous sommes au pays de la femme. Elles jouissent d’une puissance quasi illimitée et semblent y prendre un extrême plaisir. » (gouverneur Morris – sur le charme, l’influence et le pouvoir qu’on trouvait ou qu’exerçaient les salons parisiens des XVII° et XVIII)°nsiècles) –« Tous les aiguillages de cette voie difficile où le train de l’histoire messianique risquait mille fois de dérailler, ont été gardés et commandés par des femmes … les événements bibliques n’auraient pas marché comme ils ont marché sans leur vigilante lucidité, sans la fermeté de leur détermination, sans leur malice et sans leur esprit de sacrifice … » (Emmanuel Levinas rappelant, entre autres, : les épouses des patriarches, les prophétesses, Tamar, Ruth, Bethsabée, Sarah,, Rebecca, Léa, Rachel, Judith… )

– A moyen terme (deux générations), passées la crise et l’hystérie, l’homme sera le grand gagnant car déchargé d’un rôle pesant ; qui sera perdant ?

– J’ose avancer l’horrible terme de masculinisme pour dire aux garçons que s’ils doivent garder deux épaules, le temps où leur largeur devait être infinie est lui aussi fini – et c’est tant mieux ; pour cela merci le féminisme.

– Une ministre de l’ère Mitterrand s’est battue (vainement) pour changer la déplorable sélection qu’opère la codification de la sécurité sociale où les hommes ont droit au 1 et les femmes au 2. On voit là la subtilité et surtout l’utilité de nos ministres grassement payé(e)s et rapidement bien retraité(e)s. Il est tellement plus confortable de s’attaquer aux détails insignifiants qu’aux dures réalités, par exemple la condition féminine dans certains pays et sous certaines religions.

– Quand on voit les tombereaux de stupidités et de mensonges déversés par certaines furies sur l’Eglise catholique, et que nous aurions honte de reproduire ici, on ne peut que leur suggérer de s’intéresser un peu à l’Islam (approche dangereuse pour leurs fesses).

– « Pour sa virilité. » (Malek Chebel – réponse à la question ‘Pourquoi choisir l’islam’) – On ferait bien d’y songer, si ce n’était interdit par la censure féminine et islamiste, de concert.

– « Hystéroféministe » (?) – A appliquer à certaines, généralement les plus bruyantes, donc les chouchous des média toujours avides de vacarme.

 ——————————————————————————————————————————-

« La tentation universaliste a voulu neutraliser la différence des sexes au profit de l’universalité du sujet ; il s’agit, aujourd’hui, à l’inverse, de ‘politiser la différence des sexes’, c’est-à-dire de  travailler à toujours réinventer le sens de cette différence. » (Sylviane Agacinski) – Ce qui ne signifie pas (une fois de plus) que l’auteur approuve.

« Des féministes schizophrènes qui s’offusquent de la galanterie traditionnelle, insupportable sexisme, mais plus que compréhensives envers les femmes voilées, les mariages forcés et les ‘événements de Cologne’… » (Charles-Henri d’Andigné) 

« Doctrine qui préconise pour les femmes  l’égalité avec les hommes, ce qui avouez-le est une bien pauvre ambition. » (Anne Archet)

« De frontières, il n’était plus question. Tout ce qui était à lui était à elle , mais tout ce qui est à elle n’est pas à lui … L’égalité des sexes devenait le critère d’une nouvelle démocratie. » (Elisabeth Badinter)

« Deux féminismes. D’un côté le féminisme de l’égalité ne cesse de rappeler aux femmes qu’en dépit de meilleures études que les garçons l’infériorité de leurs salaires et la double journée de travail restent leur lot. De l’autre, le féminisme de la parité les adjure de sauver leur féminité menacée par la fallacieuse neutralité masculine et de se souvenir qu’elles sont mères avant tout. Les résultats ne sont guère brillants. » (Elisabeth Badinter) – Semer la confusion pour assurer le trouble et la servilité.

  « La victimisation du genre féminin permet d’unifier la condition des femmes et le discours féministe sous un drapeau commun …  La bourgeoise du VII° et la jeune beurette des banlieues : même combat. » (Elisabeth Badinter) – L’ouvrière et la célébrité de la jet set dans la même classe sociale. Rêve délicieux pour celle-ci.

« Même si l’on s’en défend pour la forme, on a substitué à la condamnation des abus masculins la dénonciation inconditionnelle du sexe masculin. Le mal est profond parce qu’il est général et touche la moitié de l’humanité ! … D’un côté Elle,, impuissante et opprimée ; de l’autre Lui violent, dominateur et exploiteur … Vision angélique des femmes qui fait pièce à la diabolisation des hommes … A vouloir ignorer systématiquement la violence et le pouvoir des femmes (les mères qui instrumentalisent leur enfant, celles qui accusent à tort le père d’abus sexuels sur celui-ci. » (Elisabeth Badinter)

« Curieusement, Seuls deux cas sur quatre sont envisagés. Le ‘non qui veut dire non’ et le ‘oui qui veut dire non’. Personne ne s’intéresse au ‘oui qui veut dire oui’ et encore moins au ‘non qui veut dire oui’ … Si on admet qu’une femme puissent dire oui en pensant non, on devrait aussi admettre l’inverse. A moins de rayer une fois pour toutes le mot ‘pudeur’ de notre vocabulaire. » (Elisabeth Badinter)

« Est-ce le résultat d’une extrapolation faite à partir des appels reçus à leurs permanences ? » (Elisabeth Badinter – à propos de certains chiffres étonnants sur le pourcentage de viols ou de violences) – D’ailleurs qui croit les chiffres fournis par les militants, les journalistes soumis, les gogos bornés et autres stupides bobos peut-être.

« A force de répéter que les femmes sont moins guerrières, moins vaniteuses, plus concrètes, plus préoccupées des autres…. On trace en creux un portrait des hommes caricatural. Subrepticement, l’idéal maternel a refait son apparition pour justifier à la fois la supériorité morale des femmes sur les hommes et leurs prérogatives … Naissance d’une ‘bien-pensance’ féminine … A part les psychologues et les psychanalystes, rares sont ceux qui s’intéressent à la violence féminine. Côté féministe, le sujet est tabou … ‘Les citoyennes boutefeux et furies de guillotine’ (Dominique Godineau) … ‘La violence féminine version filles est encore un non- sujet, même si tous les acteurs sur le terrain y voient un phénomène émergent’ (Sophie Coignard). » (Elisabeth Badinter) – – Et depuis les quelques quinze ans que date le livre, Fausse route, bien avant les gangs de filles, le djihad… D’ailleurs qui a vu une  émeute, une révolution, une libération, entendu les hurlements A mort ! de foules féminines hystériques, toutes classes sociales confondues, ne se fait aucune illusion sur la prétendue douceur féminine, entendons-nous bien, en situation extrême. Les tricoteuses des tribunaux révolutionnaires n’étaient nullement des exceptions historiques.

« On en revient aux stéréotypes de jadis, au temps du vieux patriarcat, quand les femmes, éternelles mineures, en appelaient aux hommes de la famille pour les protéger. A ceci près qu’aujourd’hui il n’y a plus d’hommes. » (Elisabeth Badinter)

« Comme le dit L. Kandel, derrière la revendication du droit à la différence se profile celle d’une différence des droits. » (Elisabeth Badinter) – Elle fait plus que se profiler. Les hommes n’ont plus que le droit de la fermer et de s’excuser sans cesse.

« Les féministes ont perverti les discours et ont plongé le féminisme et plus globalement le débat public dans une dictature de la névrose. A force d’incantations victimaires, d’accusations abusives, de créations de concepts délirants comme la ‘culture du viol’ ou encore ‘la charge mentale’ dans le seul but de faire régner un nouvel ordre moral, la parole est confisquée. Dans les fantasmes les plus fous de ces militants, la sexualité serait abolie. Pire, ces entrepreneurs en  ‘victimologie’ se fichent du sort des réelles victimes de violences, en réalité. » (Sophie Bachat)

« Je tiens le féminisme militant pour la seule forme de racisme qui ne tombe pas sous le coup de la loi : ne classe-t-il pas les êtres humains en fonction de critères biologiques (le sexe) ? Et n’est-ce pas ce que partout  ailleurs on combat ? » (Elena Balzamo)

« Devenir mère nous rend encore souvent suspecte de soumission … D’abord vivre ! Carrière, voyages, fêtes, une maison, deux CDI, deux voitures et un chien, ne pas se fixer trop vite, ne pas s’embêter trop tôt. Une petite vie bien agréablement remplie de biens périssables. Consommer en un mot. La domination patriarcale fantasmée se mue en une bien plus subtile domination par le marché, réelle car pleinement intégrée par les individus dans les grands choix de leur existence. » (M-V Barthélémy)

« Vivre-pareils. » (Eugénie Bastié – sur le néoféminisme)

« La féministe nouvelle est arrivée. Et elle n’est pas contente. La féministe radicale n’en finit pas d’annoncer en grande pompe hystérique sur les plateaux de télé que tout est encore à faire et l’ennemi encore à défaire … Elle entend lutter contre une puissance mondialisée et millénaire : ‘l’hétéro-patriarcat’’. Après la mort de Dieu et de la morale, elle veut encore la mort de l’homme … Le féminisme victimaire ne connaît que la femme  violée, battue, humiliée, alliée objective de l’homosexuel, persécutée comme elle par le mâle ‘hétéro-fasciste’ … Ce qui indispose nos guerrières, c’est la sexualité tout court … L’acte sexuel doit être propre, transparent démocratique … Dans une sexualité apaisée, chaque partenaire demande ‘à chaque étape’ de l’acte sexuel, si l’autre est ‘ok pour aller plus loin’ … Après l’amour un petit ‘debrief’, charmant rituel … la preuve de cette dévirilisation, c’est la prolifération des femmes flics … elle est courageuse, capable, habile, expérimentée et l’homme flic est idiot (sauf si Afro-Américains aux Etats-Unis ou issu de la diversité en France)… » (Eugénie Bastié et Alain Paucard – partie inspirée par les élucubrations du collectif féministe de sciences-Po) – On voit quelles élites se préparent. On voit aussi le bonheur et la jouissance qui attendent nos petites filles.

« L’égalité des droits s’est muée en égalitarisme des conditions. Et l’égalitarisme en indifférenciation. L’abolition des privilèges, s’est transformée en abolition des différences … Comme si le fait qu’il y ait des hommes et des femmes découlait d’un privilège artificiel à l’image de celui qui existait entre l’aristocratie et la plèbe, la noblesse et le tiers-état. » (Eugénie Bastié)

« Le néo féminisme n’a plus pour objectif de hisser la femme à la condition de l’homme, mais d’araser la condition des êtres humains … Il est devenu le refuge du nouvel ordre moral … Ce qui indispose le néoféminisme puritain est la sexualité tout court … Il faut à ces militantes un mâle démoniaque pour justifier leur activisme et leurs exorcismes … On fera leur bonheur asexué (les garçons comme les filles) … Le dialogue et la démocratie doivent être introduits dans cette zone de non-droit qu’est la chambre à coucher, sur les campus par des formulaires contractuels et transactionnels … Paradoxe que de traquer les stéréotypes dans la cour de maternelle et d’imposer la parité dans les parlements … La sexualité est devenue une identité et les individus sont contraints de choisir leur camp, les adolescents leur orientation sexuelle … Le mouvement féministe, loin de civiliser le capitalisme d’entreprise, a été corrompu par celui-ci. Il a fait siennes ses habitudes de pensée mercantiles. A l’instar de la publicité … il a adopté le ‘choix’ comme slogan, non seulement sur la question de l’avortement mais aussi dans ses attaques contre la famille traditionnelle … Ce que nous apprennent Chesterton, Clouscard, Lasch est que le féminisme n’aura été que le masque de la capitulation des femmes devant les valeurs masculines (ce qui explique l’enthousiasme et le soutien des média). » (Eugénie Bastié – considérations éparses sur le néoféminisme)

« Face à ce qui est perçu comme une dévirilisation à marche forcée, un islam conquérant, rigoriste et conservateur peut apparaître à une jeunesse frustrée et annihilée par la société de consommation, aux repères brouillés … comme un cadre propice à obtenir le trophée féminin. » (Eugénie Bastié) – Le néo féminisme et ses outrances, agent de recrutement inconscient ?

« Comment, cinquante ans après mai 68, la course aux jouissances s’est-elle transformée en chasse aux agressions ? … Que les apôtres de l’indulgence et de la compréhension réclament sans cesse que de nouveaux délits soient inscrits dans la loi ? » (Eugénie Bastié)

« L’un des paradoxes du libéralisme est qu’il aboutit, sous couvert de proclamer la liberté, à multiplier les interdits … Comment une époque  qui a autant renoncé à toute conception de la vie bonne peut-elle autant faire la morale ? … Quand la tyrannie du politiquement correct en vient à se retourner contre la tyrannie du plaisir, on assiste au spectacle étrange de mai 68 portant plainte contre mai 68, du parti des conséquences mobilisant ses ligues de vertu pour exiger l’interdiction de ses propres prémisses … ‘Meetoo’ est symptomatique de la schizophrénie de l’époque, déchirée entre frénésie exhibitionniste et fureur répressive … S’exhiber et punir. » (Eugénie Bastié)

« Le fantasme d’une humanité aux instincts entièrement par l’ingénierie sociale et d’une parousie aussi inéluctable que radieuse habite et hante le mouvement féministe ultra-militant. » (Eugénie Bastié) – Et encore une utopie destructrice pour la satisfaction morbide de quelques-uns, ou unes.

« En ce début du XXI° siècle, la culture occidentale semble tournée toute entière vers un seul objectif : montrer l’enfer dans lequel les femmes seraient plongées afin de les mettre en valeur partout, tout le temps … le caractère obsessionnel et tentaculaire de ce féminisme communicationnel l’apparente moins à une forme de totalitarisme qu’à une religion séculière. » (Eugénie Bastié) – Effectivement, le vacarme est continuel, énorme, obsédant.

« La star met son corps au service de l’industrie publicitaire comme elle l’a mis naguère au service de l’industrie cinématographique, tout en continuant à se plaindre d’être objet de désir. » (Eugénie Bastié – sur les lamentations et clameurs de Nathalie Portman, affichée sur les abribus parisien en tant que miss Dior 2017) – Tartufferie.

« La femme reste libre du choix du terrain (leurre, métaphore, réponse obligeant l’Autre ou le renvoyant sans le renvoyer…) … L’homme s’expose continuellement à perdre la face … C’est que la femme n’est pas  en position de désir, elle est en position, bien supérieure, d’objet de désir … Ce qui fait sa puissance, c’est son indifférence triomphale … Elle reste maîtresse du jeu, l’objet reste maître du jeu … Elle peut toujours choisir ou de s’abandonner comme objet sexuel et de se donner sans scrupules (ce qui surprend toujours l’homme), ou de jouer à se faire reconnaître comme sujet, se laisser séduire et se refuser indéfiniment. Elle peut toujours abandonner un rôle pour l’autre … c’est de la stratégie, ce qui lui confère là aussi une supériorité absolue sur l’homme. » (Jean Baudrillard) – Et on connaît, en tous domaines (y compris l’économique), la supériorité de l’objet sur le sujet (comme chez les militaires, celle de la position défensive sur l’engagement offensif). Voilà les atouts que vont faire gâcher les féministes égalitaristes endiablées à leurs  consœurs, celles qu’on ne va plus laisser jouer.

« Désormais ‘libérées’, elles se veulent femmes, et l’ironie supérieure de la communauté est perdue. » (Jean Baudrillard) – Et avec l’ironie, le pouvoir.

« Le masculin émasculé et dépossédé de son pouvoir en a profité pour s’effacer et disparaître ; quittant le masque phallique d’un pouvoir devenu de toute façon de plus en plus dangereux … Victoire paradoxale du mouvement d’émancipation féminine : qui a trop bien réussi et laisse le féminin devant la défaillance du masculin … d’où résulte non plus la revendication des femmes contre le pouvoir de l’homme,  mais le ressentiment des femmes contre ‘l’impouvoir’ du masculin … Celui qui se libère n’est jamais celui qu’on croit … Déception d’une libération sexuelle tournant à l’échec pour tout le monde, et qui s’exprime contradictoirement dans le phantasme du harcèlement sexuel … Le harcèlement sexuel comme ruse de l’espèce pour ressusciter l’angoisse de la sexualité, et plus particulièrement une ruse de la femme pour ressusciter le désir (celui de l’homme, mais le sien aussi) ? … Stratégie très banale … La haine venue de la désillusion succédant à la violence libératrice, et la demande d’interdit succédant à la levée problématique de tous les interdits, il s’ensuit une sorte de révisionnisme sentimental, familial, politique, moral, aujourd’hui partout triomphant, déferlante inverse de toutes les libérations du XX° siècle … la haine sur laquelle ouvre la question du harcèlement sexuel n’est peut-être que le repentir d’une liberté, d’une expression du désir qui se paieraient aujourd’hui d’une nouvelle servitude volontaire ? » (Jean Baudrillard – Ecran total)

« Le féminin se forme à partir du masculin par l’adjonction d’un e muet ; un e muet qui s’est mis à crier. » (Hervé Bazin)

 « La femme pèse si lourdement sur l’homme parce qu’on lui interdit de se reposer sur soi ; il se délivrera en la délivrant, c’est-à-dire en lui donnant quelque chose à faire en ce monde. » (Simone de Beauvoir) – Enfin du raisonnable de la part de l’auteur.

« Ceux, comme c’est le cas d’une partie du mouvement féministe, qui prolongent les conditions dans lesquelles est apparue la modernité et réclament et obtiennent une égalité entre hommes et femmes qui se conforme à la logique du marché doivent prendre conscience de ce que, selon toute vraisemblance, ce n’est pas l’harmonie dans l’égalité des droits qui les attend au bout du chemin, mais l’isolement dans des voies et des situations diverses ou antagonistes qui s’esquisse déjà en bien des endroits aujourd’hui sous la surface de la vie commune. » (Ulrich Beck)

« Le féminisme a supprimé l’humour qui permettait aux hommes et aux femmes de ne pas se combattre. » (Frédéric Beigbeder)

 « Les précédentes exaltaient leur sexe parce qu’il est, disaient-elles, tout autant que l’autre, capable de raison; aujourd’hui elles l’exaltent parce qu’il en est indemne, parce qu’il est toute passion, tout instinct, toute intuition. La prétention qu’ont au contraire les femmes aujourd’hui de valoir par des qualités propres à leur sexe et dont le mâle serait dénué, s’accompagne   chez elles d’une hauteur à l’égard des hommes, d’un mépris, d’une sorte de volonté de brimade qu’aucune société d’antan semble n’avoir connue. » (Julien Benda)

« De la mise à la porte d’un amant volage avant délestage de ses vêtements cinq étages plus bas au divorce fracassant qui laisse un ‘papa’ plumé et grelottant au sommet d’une grue, l’infinie variété des vengeances hystériques ou calculées bénéficie en milieu féminin d’une généreuse culture de l’excuse. » (Cyril Bennasar – à propos du  livre de madame Treirweiler aussi immonde que récent, donc bien vendu) – Et comme il se trouve qu’enseignement et magistrature sont des domaines largement féminisés…

« L’idéologie du genre, c’est le grand retour du cache-sexe … la sexualité sans sexes. L’idéologie feuille de vigne… Le rêve d’une modernité post-sexuelle où, faute d’avoir créé une société sans classes, on aurait une société sans sexes … Il ne s’agirait plus de libérer le désir, mais de s’en libérer … Rêve d’indistinction, rêve de mort …’ Nostalgie d’un paradis indifférencié… où vêtus de probité candide et de lin blanc’ (Michel Maffesoli). » (Alain de Benoist)

« ‘La différence des sexes est la différence des différences. Elle fonde les autres et son déclin accompagne une désymbolisation généralisée’ … Croire que la différence de sexe biologique ne concerne que la sphère génitale est une autre erreur majeure de l’idéologie du genre. Les caractéristiques sexuelles affectent en réalité la manière dont les individus se comportent et perçoivent le monde. » (Alain de Benoist – citant Michel Schneider)

« Le féminisme égalitaire fonde le droit des femmes sur leur universalité, leur appartenance à l’espèce humaine, le féminisme identitaire sur leur spécificité. » (Alain de Benoist)

« Quand la défense des femmes se ramène à la protection de leur image et de leurs droits, cela rapproche parfois paradoxalement le mouvement des ligues de vertu les plus conservatrices. » (Alain de Benoist)

« L’idéologie du genre, prône donc ouvertement ce qu’Elisabeth Badinter appelle l’indifférence aux différences. Les différences existent peut-être, mais il faut faire comme si elles n’existaient pas. » (Alain de Benoist)

« En quoi l’idéologie du genre relève-t-elle encore du féminisme à partir du moment où elle se propose de déconnecter le ‘masculin’ du sexe de l’homme et le ‘féminin’ du sexe de la femme … visant à l’effacement de la distinction sexuée. » (Alain de Benoist)

« La construction sociale est omniprésente dans les sociétés humaines, mais elle ne s’effectue jamais à partir de rien. Elle élabore, elle habille, elle transforme un déjà-là, c’est-à-dire qu’elle prend toujours appui sur ce donné que constitue la bipolarité biologique des sexes. » (Alain de Benoist – à propos de la théorie du genre) – Mais on peut étendre à tous les processus de socialisation.

« L’hostilité à la différence des sexes relaie finalement la vieille hostilité à la chair, présente dans le christianisme dès ses origines, mais portée à son incandescence dans la tradition gnostique, comme le monde et la matière, la chair fait partie du Mal, auquel s’oppose absolument ce Bien qu’est l’esprit désincarné. » (Alain de Benoist – sur la théorie du genre et autres inepties contemporaines) – Retour là aussi de la gnose, vieille de plus de deux millénaires. Pour de soi-disant progressistes !

« Dans les années 1980, la façon dont le féminisme de la deuxième vague est allé spontanément au-devant des intérêts du capital … La revendication d’un accès des femmes au monde du travail et la pression à la baisse exercée sur les salaires. » (Alain de Benoist –s’inspirant de Nancy Fraser) – Si les sottes n’y ont rien vu, le capital, lui, a tout de suite discerné, d’où son entier soutien – exactement comme pour l’immigration. Pas étonnant que le capital aime les gauchistes et possède  les média les soutenant. Bon investissement  

« La femme jouera un grand rôle … La femme est plus liée que l’homme à l’âme du monde, aux premières forces élémentaires, et c’est à travers la femme que l’homme communie avec elles … Ce n’est pas la femme émancipée ni rendue semblable à l’homme, mais ‘l’éternel féminin’ qui aura un grand rôle à jouer dans la pèriode future de l’histoire. » (Nicolas Berdiaeff) – Une féministe de combat, une minable Femen, a-t-elle le temps de lire Berdiaeff, la capacité d’y comprendre quelque chose ?

« Si on parvenait à abolir la différence (et on s’y efforce frénétiquement), rien ne légitimerait plus les espoirs que le féminisme autorise. L’érosion, l’abrogation des caractères sexuels sont à l’opposé de ‘ l’éternel féminin’ dont Goethe attendait le salut. Je vois sans plaisir les filles se viriliser et les garçons s’efféminer … A quoi bon prendre ou obtenir le pouvoir si c’est pour l’exercer avec la même furie délirante. L’esprit de revanche n’est que l’envers de la médaille frappée pour et par l’espoir de conquête. »  (Emmanuel Berl) – Ecrit il y a déjà 40 ans. Prémonitoire quand on voit la férocité de nos louves.

« Lé régulation des rapports sexuels au mieux des intérêts des femmes, telle est la vérité méconnue du christianisme. » (Elisabeth Blackwell) – Pour être de son temps, fin du XIX° siècle, l’auteur avait grandement raison, n’en déplaise aux harpies incultes néoféministes

« C’est une chose de vouloir empêcher que les femmes soient violées et brutalisées ; c’en est une autre de vouloir protéger les femmes de toute espèce de désir masculin … En réalité, le féminisme recourt à la morale conservatrice pour ses propres fins. » (Allan Bloom) – Lesquelles sont plus proches de la conquête du pouvoir que du développement de la moralité.

« Les féministes, l’équivalent des Khmers rouges ! » (Allan Bloom – se disant traqué) – Quand on voit les Femen et certaines hystériques et haineuses on peut s’avouer que l’exagération n’est pas si grosse – « Un acte terroriste est un acte d’audace et de défi par lequel une personne, une administration, une institution ou un symbole traditionnellement sacrés sont désacralisés … La terreur peut-être aussi bien verbale … Dans chaque cas quelque chose d’élevé est brutalement réduit au plus bas niveau imaginable … La terreur ainsi définie est celle que les média révolutionnaires d’aujourd’hui pratiquent et encouragent. » (Thomas Molnar) – Les Femen grandes terroristes ! Ce n’est pas qu’une plaisanterie.

« La liberté sexuelle n’a bénéficié que d’un très bref instant ensoleillé avant d’être à nouveau bridée pour satisfaire la sensibilité féminine … la passion sexuelle masculine est redevenue coupable, parce qu’elle a comme point culminant le ‘sexisme’ … Du renversement de l’Ancien régime au début de la Terreur … Le nouveau règne de la vertu a son propre catéchisme qui commande un examen de conscience et la condamnation de sentiments comme la possessivité, la jalousie, l’esprit protecteur … la révolution sexuelle visait à la réunion physique des hommes et des femmes, tandis que le féminisme souhaite au contraire qu’ils soient en mesure de s’en dispenser … d’ailleurs la censure ne s’exerce pas à l’encontre de la pornographie homosexuelle qui, par définition, n’est pas suspecte de complicité avec la tyrannie masculine et aide même à la saper … En réalité le féminisme recourt à la morale conservatrice pour ses propres fins (attitude qui rappelle l’alliance du conservatisme et du marxisme de jadis unis dans la haine commune du capitalisme) … L’attitude plus positive à l’égard de la grossesse n’implique pas qu’aucune impulsion vise à établir quoi que ce soit d’analogue à une paternité traditionnelle. Elle implique que les enfants soient conçus selon les conditions fixées par les femmes, avec ou sans père.  Le retour à la maternité (voir la PMA) comme idéal féministe n’est possible que parce que le féminisme a triomphé de la famille de jadis et la liberté des femmes ne s’en trouvera  pas limitée. Rien de tout cela n’équivaut au moindre retour aux valeurs familiales. » (Allan Bloom – L’âme désarmée)

« Tout ce qu’elles ont gagné avec leur campagne du MLF c’est qu’on ne nous tient plus la porte. » (Claire Bretecher) – Si encore les dégâts pour les intéressées s’arrêtaient là !

« Quand une femme veut prouver qu’elle est aussi intelligente qu’un homme en l’imitant dans ce qu’il fait elle confirme qu’elle peut être aussi bête que lui. » (Albert Brie)

« Le révisionnisme féministe ne sait plus où donner de la tête. » (Jean-Paul Brighelli)

« Deux composantes dans le féminisme : une composante libératrice et antiautoritaire et une composante sectaire confite dans le ressentiment et le chauvinisme utérin … Là, il est évident que, en plus, certaines militantes réclament moins l’égalité qu’un traitement préférentiel et se conduisent comme un lobby soucieux d’accroître par tous les moyens ses atouts dans le course au pouvoir. » (Pascal Bruckner)

« La réapparition insidieuse du moralisme et de la niaiserie qui caractérise le point de vue féministe militant sur la sexualité, sous couvert d’une enquête objective » (Annie Le Brun – visant le livre d‘Evelyne Sullerot, Le Fait féminin)

« Je me suis soudain trouvée en mesure de reconnaître dans le nouveau féminisme la caricature de la terreur idéologique qui a infecté la vie sensible et intellectuelle de cette époque … Le néo-féminisme s’imposait d’abord comme la caricature du totalitarisme bien-pensant qui aura été la pensée moyenne du XX° siècle, faite d’imposture, de servilité et de bonne conscience… Une constante volonté de censure, révélatrice de la nature totalitaire de ce mouvement … Mon livre est un appel à la désertion. Désertion d’une idéologie de la femellitude qui conduit les femmes à se rassembler pour se ressembler. Désertion  de ce nouveau ghetto des femmes , à l’intérieur duquel les femmes se refusent le droit d’être des individus comme on leur a d’ailleurs toujours refusé de l’être en réduisant traditionnellement la féminité à ses fonctions maternelles et érotiques … Voilà les femmes sommées de se découvrir toutes sœurs en face d’un ennemi de sexe commun … Une nouvelle mystique (on trouve bon de s’en aller en chantant à l’annonce de la condamnation à douze ans de réclusion d’un violeur) … Faut-il vraiment que les femmes se laissent enfermer dans le ghetto d’une identification sexuelle définitive pour conquérir leur indépendance ? … Bouc émissaire l’homme assure la négativité sur tous les plans physique, psychique et culturel … Même ‘la politique sera féministe ou ne sera pas’ » (Gisèle Halimi) … Une censure qui ne dit pas son nom mais qui s’exercerait à travers des ‘commissions antisexistes’ appelées à contrôler : TV, radio, presse, films … L’Education surveillée par une commission féministe ‘chargée de censurer’ (là le mot est dit) livres et programmes … L’accueil inconditionnel fait aujourd’hui à n’importe quelle ‘parole de femme’ pourvu qu’elle chante objectivement la misère ou la grandeur de la femellitude. » (Annie Le Brun – A distance – justifiant en 1984 son brûlot de l’année 1978, Lachez tout.) – Depuis les années 1970-80, les choses ne se sont pas arrangées. La fureur n’a fait que croître.

« J’ai autant de mépris pour les tenants de la misogynie traditionnelle que pour les staliniennes en jupon, car les uns comme les autres enferment les femmes dans des rôles, même si ces rôles semblent contradictoires. Le malheur historique de la féminité est justement d’avoir été enfermée dans le carcan des rôles. Or il se trouve que les prétendues féministes d’aujourd’hui, en se réclamant fréquemment d’une même spécificité féminine recommencent à enfermer la féminité dans la prison de ces rôles, sous prétexte de libération … étrange libération qui prive une nouvelle fois les femmes de devenir ce qu’on leur a toujours refusé d’être : des individus. J’ai une trop haute opinion des femmes pour ne pas souffrir de les voir s’agglutiner en troupeaux. » (Annie Le Brun)

« Usage récurrent des termes empruntés à  la généralité contestataire ou révolutionnaire, sans beaucoup de discernement d’ailleurs … La libération devient féminine, la cause du peuple s’efface devant la cause des femmes, la discrimination est moins raciale que sexuelle … Peut-on imaginer aujourd’hui une ‘lutte’ qui ne soit pas ‘des femmes’ ; un ‘mouvement’ qui ne soit pas ‘des femmes’ ; une ‘condition’ qui ne soit pas ‘féminine’ ; un ‘pouvoir’ qui ne soit pas ‘masculin’ ? … A force de se nourrir à tous les râteliers, le néo-féminisme a pris du poids. Il est même devenu une idéologie respectable … Sous ce nouveau label bon chic, bon genre, le néo-féminisme a tout simplement réussi à devenir normatif (le MLF appelant à sauver la veuve de Mao-Tsé-Tung, solidarité féminine faisant fi de toute autre raison) … Comme si les néo-féministes n’avaient d’autre souci que de blanchir systématiquement les femmes afin de pouvoir rejeter subrepticement, au nom de l’humanisme, tout le mal sur les hommes. » (Annie Le Brun)

« Il est étonnant de voir dans le cœur de certaines femmes quelque chose de plus vif et de plus fort que l’amour pour les hommes, je veux dire l’ambition et le jeu ; je veux dire de telles femmes rendent les hommes chastes (ou impuissants) ; elles n’ont de leur sexe que les habits. » (La Bruyère) – Même plus !

« Un homme est d’autant moins misogyne qu’il est d’autant plus antiféministe. Les mâles qui ‘font’ du féminisme à tout crin, je les accuserai d’avoir je ne sais quelle répulsion pour ce qui, en une femme, est la femme. Ils aiment et défendent une abstraction ; ils ont peur d’une réalité. » (Jean Cau)

« Egales ? Mais de ceux qu’elles auront abaissés ? Mais de ceux qu’elles méprisent ? » (Jean Cau) – Tous perdants dans la médiocrité universelle.

« L’acharnement judiciariste comme compensation rageuse au désastre des existences particulières, la négation de la différence sexuelle, la chasse aux délits d’opinion, l’inversion de toutes les anciennes valeurs… » (Bruno de Cessole – commentant Philippe Muray.) – Quel désastres personnels cachent les membres de la meute pour être aussi excités et haineux ?

« Le féminisme pense que les femmes sont libres lorsqu’elles servent leurs employeurs mais esclaves lorsqu’elles aident leurs maris. » (G. K. Chesterton)

« La femme comptait aussi longtemps qu’elle simulait la pudeur et la réserve. De quelle déficience elle fait preuve en cessant de jouer le jeu ! Déjà elle ne vaut plus rien, puisqu’elle nous ressemble. C’est ainsi que disparaît un des derniers mensonges qui rendaient l’existence tolérable. » (Emil Cioran)

« Aucune autre religion que la religion catholique n’a porté à ce point de tendresse la vision de la femme, de l’enfant, et la vie. » (Jean Clair) – Et c’est bien ce qui au fond enrage les harpies féministes (à distinguer des féministes sensées) telles les Femen, les Chiennes de garde

« L’inconscient masculin appréhende et reconnaît la différence des sexes comme supériorité irréversible des femmes sur les hommes. Esclaves de la mort, les hommes envient et craignent les femmes maîtresses de la vie. Telle est la primitive et primordiale vérité que révèlerait une analyse sérieuse de certains mythes et rites. Les mythes tentent de penser en renversant l’ordre réel, le destin de la société comme destin masculin ; les rituels, mise en scène où les hommes jouent leur victoire, s’emploient à conjurer, à compenser la trop évidente vérité que ce destin est féminin. » (Pierre Clastres – Malheur du guerrier sauvage – cité par Lucien Scubla)

« La fin de cette illusion enivrante et flatteuse pour la femme d’être une citadelle à conquérir, n’a servi, en somme, que la cause des hommes, qui se voient dispensés de fastidieux préliminaires. » (Gabrielle Cluzel – sur la libération sexuelle et l’égalité homme/femme)

 « Après avoir exigé la libération de toutes les femmes (et de toute la femme !) le féminisme a voulu finalement libérer la femme d’elle-même, et ce faisant, il l’a niée. Sous prétexte de la libérer du joug patriarcal, il a installé une tyrannie plus ou moins feutrée, qui entend régenter la grammaire, révolutionner les catalogues de jouets, renvoyer les mères récalcitrantes au travail, et s’immiscer dans les chambres à coucher. Les cris stridents des harpies acariâtres qui s’en réclament et les dérisoires objets d’indignation des féministes … Le féminisme venait d’inventer un curieux oxymore : ‘la libération forcée’… sans doute le pendant du concept de ‘servitude volontaire’ de la Boétie. » (Gabrielle Cluzel)

« On nous somme … de lutter contre les stéréotypes sexistes, d’offrir aux petites filles des pelleteuses et aux petits garçons des poupons roses, mais on laisse sévir sans moufter une vieille chose aussi sexiste et sexuée que la presse féminine. » (Gabrielle Cluzel) – S’attaquer au fric est une autre affaire.

« Dans ‘l’entreprise bébé’, le père n’apporte-t-il pas la moitié de la matière première ? Ce qui apparaîtrait scandaleux dans le registre commercial ne chiffonne personne dans le domaine familial, de quel droit, dans un projet pour lequel deux associés ont investi, un seul revendiquerait le produit fini ? (jusqu’à le supprimer de sa seule autorité). » (Gabrielle Cluzel) 

« Tandis qu’à l’Assemblée nationale, une Sandrine Mazetier entre en croisade contre une terminaison, tandis qu’au gouvernement, Laurence Rossignol pourfend … la couleur du cartable, le logiciel ‘féminisme’, comme exclusivement programmé pour lutter contre les petites choses dérisoires de notre monde occidental, reste bras ballants face à l’islamisme (et face aux sorties d’un Pierre Bergé : Le ventre des femmes assimilé à des bras d’ouvrier que l’on peut louer ; on ne saurait critiquer un milliardaire, évidemment gauchiste, comme tous). Femen peinturlurées, toutes occupées, non pas au Pakistan, ou au côté des Yazidis, Chrétiennes, lycéennes Nigériannes réduites en esclavage, mais à aller piquer l’Enfant-Jésus dans sa crèche au Vatican … Les féministes ressemblent à ces ménagères des années 50 qui, le plumeau à la main, vous traquaient des heures durant une chiure de mouche sur un abat-jour … mais se désintéressaient des sujets graves qui donnent mal à la tête. Prétendant lutter contre les stéréotypes sexistes, elles en sont l’incarnation emblématique.» (Gabrielle Cluzel – sur, entre autres, le silence des féministes et le recrutement des filles pour l’aide, et sur place, au djihad) – Normal, dans un Occident où règnent lâcheté, petitesse, corruption et toutes petites têtes.

« La défense des droits de la femme s’arrête là où commence des priorités bien supérieures pour la gauche, qui entend ménager son électorat à venir. Les féministes ont bien compris là où était leur intérêt. Dans la vie, il faut savoir hiérarchiser ses priorités. Etant toutes socialistes, elles savent que la survie de leur parti passe par le vote des populations immigrées … Ce serait ballot de se l’aliéner pour de bêtes histoires de bonnes-femmes … Avec Caroline de Haas, osez le conformisme. Ou, surtout, osez le carriérisme (violeurs de Cologne). » (Gabrielle Cluzel)

« Le sexisme ordinaire de la presse féminine (pourquoi une presse féminine ?), infraction caractérisée à la mixité, avec illustrations occupant la moitié de la page, polices de caractère et couleurs de texte multiples (artifices dignes du cours préparatoire) … Le prêt-à-penser indispensable de la saison sur pages glacées, au même titre que le prêt-à-porter … Les trois M (mode, maquillage, mecs), trinité profane de la femme … Rubrique hebdomadaire du magazine ‘elle’ ‘Une journée avec…’ une greluche inconnue promue au rang de people, ’24 heures dans la vie d’une sérial shoppeuse à Dubbaï’ (madame Figaro, février 2014) … Sans omettre la ‘page témoignage, ‘J’ai couché avec mon ex-mari’ (palpitant, et libérateur)… » (Gabrielle Cluzel)

« Le féminisme beauvoirien (de Simone de Beauvoir) est surtout bovarien, fantasmé par une jeune bourgeoise insatisfaite de sa vie étriquée … Utopie de pays riche en paix … » (Gabrielle Cluzel) – Simone a laissé des successeurs.

« La femme conquiert dans le monde chevaleresque une influence qui est à l’opposé de sa condition primitive ; de simple objet de conquête qu’elle était, elle devient une ‘maîtresse‘ exigeante et dominatrice. La souveraineté sociale de l’homme persiste mais elle se double socialement et moralement d’une sorte de vassalité à l’égard de la femme. L’homme se dépouille devant elle de sa supériorité physique et par un acte d’adoration volontaire renonce à être son maître pour être son serviteur … Le service de la dame devient le symbole même et comme la source intérieure la plus profonde du renoncement à la force brutale. » (Paul Bénichou – cité par Gabrielle Cluzel)  – Même si cette attitude ne concernait que des individus appartenant aux classes supérieures, on sait que c’est par ceux-ci que s’ancrent, se diffusent et s’imposent les  nouvelles conduites sociales – « La fin de cette illusion enivrante et flatteuse pour la femme d’être une citadelle à conquérir, n’a servi, en somme, que la cause des hommes, qui se voient dispensés de  fastidieux préliminaires. » (Gabrielle Cluzel – sur la libération sexuelle et l’égalité homme/femme)

« Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que les hommes. Une femme intelligente y renonce. » (Colette)

« Le poids de la tradition, qui veut que la femme passe en second dans la plupart des domaines, lui permet par chance d’être aussi second dans la sottise, bien qu’elle essaie aujourd’hui de reprendre l’avantage avec quelque succès. » (Christian Combaz)

« ‘Le délai de réflexion est infantilisant. » (Catherine Coutelle, présidente de quelque chose – sur le délai de réflexion avant décision d’avortement, supprimé bien sûr) – Ou la réflexion infantilisante, alors qu’on croyait que l’impulsion était le propre du poupon ou du rustre.

« Une question que les féministes françaises n’ont pas (encore ?) osé formuler : pourquoi les femmes, profondément attachées aux acquis du féminisme, rechignent-elles à se déclarer elles-mêmes féministes ? … Les féministes considérant que toutes les femmes souscrivent naturellement à l’idéologie féministe, de préférence radicale, bien que certaines ne le manifestent pas. » (Paulina Dalmayer)

« Les femmes rompues aux pratiques politiques qui entrent dans la haute intelligentsia sont les plus expertes à faire de leur discrimination un argument d’autorité, et de leur condition de persécutée un titre supplémentaire à l’audience légitime. » (Régis Debray) – Voir les tueuses de service. A haut niveau le féminisme est surtout une arme de prise et de conservation du pouvoir.

« Depuis les commencements, le christianisme reconnaît des saintes tout autant que des saints, l’Eglise ne pratique pas la parité ni la comptabilité des vertus. » (Chantal Delsol) – Ce qui est évidemment ignoré, méprisé, par l’hystérie inculte et revendicatrice. Quand on va s’en apercevoir, va-t-on lui demander d’opérer un comptage d’égalité et de rectifier si on n’est pas à 50-50 ? Vu la stupidité ambiante, rien n’est exclu.

« Le discours sur le ‘gender’ a pour but d’égaliser le socle même de la société humaine, à savoir la différence sexuelle. » (Chantal Delsol) – Il est dans la continuité de l’effort forcené d’égalisation, de ‘table rase’.

« Il est temps pour les femmes de devenir les bourreaux (des hommes), y compris par la plus extrême violence. » (Virgnie Despentes – Le Nouvel Observateur, 22 / 6 / 2000) – Evocateur, pour qui  a vu ses congénères  à l’œuvre dans quelque émeute violente et sans danger pour elles.

« X parle d’amour comme toutes les néo-féministes d’aujourd’hui, en nettoyeuse, armée d’un balai-brosse et d’un seau d’eau de javel. » (Didier Desrimais)

« Justifier le procédé ‘Balance ton porc’ par une prétendue défaillance de l’autorité judiciaire ou par la prescription des faits dénoncés, conduit à une forme de despotisme. Une démocratie se doit de combattre l’arbitraire avant l’impunité, parce qu’une culpabilité ne se décrète pas sur les réseaux sociaux, mais se questionne judiciairement … Il ne s’agit pas de dénonciation mais de délation, pas de plaignantes, mais de balances, pas de justice mais de vengeance. En esquivant la sphère judiciaire, les preuves à apporter et le principe contradictoire, on condamne un homme avec une violence telle qu’il n’y a plus guère de réponse possible. Les victimes n’ont pas à décider du sort infligé à leur présumé harceleur en contournant la sphère judiciaire ». (Marie Dosé)

« Je peux donc me prendre pour ce que je ne suis pas. Cela fait partie des droits de l’homme … Que je mente à moi-même ne suffit pas, que mes amis mentent avec moi pas davantage, il faudra que je mette le législateur dans le coup et que toute la société mente avec moi pour que je puisse effectivement soutenir ce rapport mensonger à moi-même. » (Dany-Robert Dufour – à propos de la théorie du genre)

« Un monde indifférencié, sans classification, est un monde du mélange, du chaos, où les interdits structurants ayant disparu, ne vont finir par prévaloir en définitive que des rapports de force et le ressentiment. Où sont les hommes ? diront les femmes. Où sont les femmes ? diront les hommes. Le mépris n’est pas loin et la haine toujours disponible. » (Eugène Enriquez) – Résultat de la théorie dite du Genre.

« Ceux … me paraissent tout proches de ces commères qui si on dit du mal des femmes de mauvaise vie, se fâchent comme si l’outrage concernait chacune d’elles, et qui, en revanche, si on loue les honnêtes femmes, s’applaudissent comme si l’éloge d’une ou deux concernait toutes les femmes. » (Erasme) – Supprimer mauvaise vie et honnêtes, plus de discriminations, et nous sommes enfin modernes.

« Le renoncement de la femme a son droit d’être femme. » (Julius Evola) – Pour devenir un être hybride. 

«  Là où le sexe est mis en relief, il est naturel que la femme, sa dispensatrice et son objet, prenne le pas, et c’est ce que l’on constate, à bien des égards  aujourd’hui … A cette intoxication sexuelle chronique … répond une gynocratie virtuelle, une tendance, sexuellement orientée, à la prééminence de la femme. Prééminence qui à son tour est en relation directe avec l’involution matérialiste et utilitaire du sexe masculin. » (Julius Evola)

« Dans une société qui ne sait plus rien de l’Ascète ni du Guerrier ; dans une société où les mains des derniers  aristocrates semblent faites davantage pour des raquettes de tennis ou des shakers de cocktails que pour des épées ou de sceptres ; dans une société où le type de l’homme viril, quand il ne s’identifie pas à la larve blafarde appelée ‘intellectuel’ ou professeur, au fantoche narcissique dénommé ‘artiste’, ou à cette petite machine affairée et malpropre qu’est le banquier ou le politicien, est représenté par le boxeur ou l’acteur de cinéma ; dans une telle société, il était normal que la femme se révoltât et revendiquât pour elle aussi une ‘personnalité’ et une liberté au sens moderne, donc anarchiste et individualiste de ces termes. » (Julius Evola – Révolte contre le monde moderne)

« Les femmes vont majoritairement vers des professions moins rémunérées, le soin, les relations humaines, les ONG, la médecine, la justice, l’enseignement, plutôt que l’engineering, l’industrie ou la finance. La différence de salaires résulte donc de leurs choix et non d’une discrimination de la part des employeurs. De surcroît, elles n’ont pas les mêmes engagements dans le travail, elles font moins d’heures supplémentaires, elles ne sont pas dans la concurrence, beaucoup travaillent à temps partiel ou prennent leur mercredi. » (Alain Finkielkraut) 

« La théorie du genre prétend répudier la culture comme la nature, afin que nulle assignation identitaire, nulle prescription normative n’empêche les individus d’être qui ils veulent être … Le fantasme de ‘l’autoengendrement’ est au fondement de la thèse du genre. » (Alain Finkielkraut)

« A l’image de la femme tentatrice ou, comme le disaient les Pères de l’Eglise, ‘porte du diable’, succède celle de l’homme prédateur. Eve est innocente. Elle n’a pas goûté au fruit défendu et vit sous la menace permanente d’Adam le gorille. » (Alain Finkielkraut)

« Le féminisme ‘Balance ton porc’ repose en effet sur l’idée selon laquelle l’autorité judiciaire serait par nature impuissante pour défendre la cause des femmes, et qu’il conviendrait de piétiner les principes fondamentaux du droit pour corriger cela, en soustrayant un présumé coupable à la Justice et en le livrant à la vindicte médiatique. Avec ‘Balance ton porc’  Twitter est devenu un prétoire dans lequel la ‘libération de la parole ‘ constitue un exutoire et la cause de la femme se réduit à une chasse à l’homme. » (Stanislas François)

« En France la femme sera l’égale de l’homme le jour où à un poste important on nommera une femme absolument incompétente. » (Françoise Giroud) – Nous y sommes enfin, et même au-delà de ces espérances.

 « Ambiguïté du mouvement féministe : rejetant d’une part le système de valeurs attribué aux hommes, il souhaite par ailleurs le généraliser à l’autre moitié de l’humanité … Calcul et rationalité utilitariste (être puéricultrice, s’occuper des enfants des autres, est une activité valorisée ; élever ses propres enfants signifie que l’on est aliénée et dominée) … ‘Occupe-toi de ma vieille mère, je te paierai ; moi, je m’occupe de tes enfants, et tu me paies. Nous voilà toutes deux libérées’ … Libérées de quoi ? Libérées du lien  personnel avec le ‘bénéficiaire’ … d’autant plus que l’on poussera la spécialisation du fournisseur de services … Dire que le travail des femmes à la maison est gratuit équivaut à dire qu’elles sont exploitées. On isole un geste de son contexte non marchand et on l’examine à la lumière de la morale marchande … A la limite, on pourrait dire qu’une femme qui donne le sein à son enfant se fait exploiter puisqu’elle n’a rien en retour. » (Jacques Godbout)

« Zeus ne dédaignait pas de s’unir aux mortelles … Les Grecs jugeaient les femmes dignes des dieux … Elles n’étaient pas rabaissées par le désir qu’on leur portait (même par quelques harcèlements toujours possibles) … La guerre de Troie a été déclenchée par l’enlèvement d’Hélène … S’il y eut une domination constante, impérieuse, universelle de l’homme sur la femme, comment expliquer que les allégories, la Force comprise, aient presque toujours été féminines : la Vérité, la Liberté, la République… » (Christian Godin) – Y a-t-il plus bel hommage à la féminité ? Incompréhensible pour une néo-féministe.

« La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune. » (Olympe de Gouges – Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne)

« Le féminisme depuis plusieurs années n’est plus là pour défendre les femmes mais pour servir la soupe au PS et faire la claque dans les meetings ou dans les défilés. C’est un féminisme couard, petit-bourgeois et finalement raciste et néo-colonial, à l’image de la gauche. » (Lydia Guirous)

« ‘Adelphité’ (remplaçant ‘fraternité’ dans notre devise nationale), écriture inclusive (au moment où il convient de se battre pour que les enfants sachent simplement lire…), indifférenciation des genres, la suppression du mot ‘mademoiselle’ … voici les glorieux combats de nos néo-féministes … Le culte du combat gadget pour ne pas agir … Petites bourgeoises honteuses et exaltées … Par confort intellectuel, bien-pensance et lâcheté, le néo-féminisme occidental est devenu une lamentable et hypocrite police de la pensés. Il n’a que trop trahi les femmes assoiffées de liberté qui, dans les Etats totalitaires, luttent pour vivre loin de toutes formes de jougs religieux ou culturels … Silence sur l’Islamisme, premier péril pour les droits des femmes en France et en Europe … Logorrhée victimaire et haine des hommes … Nous sommes dans un cycle de régression profonde dicté par les injonctions d’un féminisme violent, clivant et caricatural, d’inspiration anglo-saxonne … Moralisation à pas feutrés et lissage général : obligation de nier les différences de genre, contrôle du contenu des programmes scolaires, contrôle de l’humour, contrôle des pratiques sexuelles, contrôle de la répartition des tâches domestiques … Quelle historique avancée serait le remplacement de ‘droits de l’Homme’ par ‘droits humains’ ! … Forme de féminisme marxiste, lobotomisé par les réflexes ‘anti’,  qui rêve de casser les référentiels structurels (famille, genre, sexe…), qui abandonne  le champ de l’émancipation des femmes pour rejoindre le champ politique de la lutte des classes et des genres en instrumentalisant la prétendue ‘minorité victime ‘ que seraient les femmes. » (Lydia Guirous – considérations éparses sur le féminisme actuel –  Le suicide féministe) – D’inspiration anglo-saxonne, on devrait savoir depuis longtemps que tout ce qui vient des excité(e)s des universités américaines est pourriture.

« Une femme, une vraie femme, c’est une femme, avant tout, qui n’est pas féministe. » (Sacha Guitry)

« Je conviendrais volontiers que les femmes nous sont supérieures si cela les dissuadait de se prétendre nos égales. » (Sacha Guitry)

« On dénature la femme en la poussant vers des tâches de création et de pouvoir. La vocation de la femme n’est pas là. Et si sa nature … se pénètre d’esprit, il faut encore que l’esprit respecte cette nature, sans quoi nous verrons surgir un être hybride, féminin par le corps mais faussement masculin (la femme camarade, la femme soldat, la femme chef, la femme professeure, la femme politique) qui, n’étant plus du tout le complément de l’homme mais sa caricature, précipiterait la mécanisation du genre masculin. » (Jean Guitton) – Le processus n’est plus en route, il est presque achevé. Tous et toutes des zombies, des êtres creux, faux.

« L’homme pénètre et la femme est pénétrée ; l’homme engendre à l’extérieur de lui, la femme conçoit dans son sein. Cela ne signifie pas que l’un est actif et l’autre passif, mais que l’action masculine est transitive (elle a son terme à l’extérieur de l’agent) et l’action féminine est immanente (elle a son terme à l’intérieur). Ce qui confère à l’homme et à la femme une image de leur corps radicalement distincte … là accueillante, lui conquérant … Comment leur relation au monde pourrait-elle être la même ? … La différence des sexes est de toute façon si foncière que les sexualités qui croient s’en extraire ne parviennent qu’à les reproduire par intériorisation ou par redistribution des rôles. » (Fabrice Hadjadj) – N’en déplaise à madame Judith Butler et aux aboyeuses du gender-féminisme.

« La nouvelle chasse à l’homme où descendre sa proie consiste à la faire taire. » (Jean-Edern Hallier)

« Respect désincarné et imposé par le féminisme dans l’espace public et rapports de violence dans l’intimité … En instaurant la guerre des sexes … le féminisme a déstabilisé les hommes qui rejouent la domination dans l’intimité sexuelle (succès de la pornographie, ‘Cinquante nuances de grey’). » (Thérèse Hargot, sexologue – La libération sexuelle a asservi les femmes)

«  Les slogans de la pensée féministe qui furent utilisés pour défendre le droit à la contraception ou à l’avortement ont impacté notre société et ont, d’une certaine manière, contribué à chosifier le corps. On se trouve ainsi dans une impasse idéologique. » (Thérèse Hargot, sexologue – sur la pornographie à l’école) – Impasse idéologique, c’est bien dit ! Quant à la pensée féministe ?

« La haine de la différence des sexes renvoie à la gnose ; Œuvre déplorable du désastreux démiurge … la différence des sexes (comme toute différence) appartient au registre du mal. » (Jean-Louis Harouel)

« La vierge Marie était la dame châtelaine de l’Eglise catholique, et qui attirait et retenait les chevaliers du Nord par son doux et céleste sourire. » (Heinrich Heine) – Sur son influence gigantesque des siècles durant et toujours maintenant.

« L’on ose encore se dispenser de dire ‘droits de l’homme et de la femme’ » (Guy Hermet) – Que font les féministes !

« L’homme est forcé de faire, la femme peut se contenter d’être. » (Victor Hugo) – C’est bien fini, les hommes vont pouvoir enfin être.

« Ce qu’on nomme l’hyperféminisme, particulièrement virulent aux Etats-Unis, s’est fixé pour objectif … ce que Simone de Beauvoir appelle ‘l’indifférence des sexes’, l’abolition de tout ce qui peut ressembler à une différenciation de l’homme et de la femme, Y compris même, si c’était possible, physique ! L’idéologie hyperféministe s’exprime aujourd’hui dans le monde politique sous le nom de ‘parité’ … L’égalité d’accès aux fonctions, l’égalité des chances étant insuffisantes … L’objectif est qu’il y ait exactement le même nombre … Brouiller les contours, brouiller les repères comme en tout domaine. » (tiré de Roland Hureaux) – Compétences, qualités, goùts qu’importe !

« On a éliminé de l’ensemble des imageries de l’Occident moderne l’unique singularité irréductible de la femme par rapport à l’homme. » (Nancy Huston) – La maternité.

« Le féminisme n’a jamais bien su quoi faire de la coquetterie féminine. » (Nancy Huston) – Si c’était son unique mépris de la réalité !

« Il y  a des souffrances spécifiques aux garçons et aux filles … Si l’on décrète l’indifférence des sexes, comment faire pour penser ces plaies, sans même parler de les panser ? » (Nancy Huston)

« Dès lors qu’on a libéré la parole  des femmes, on a pu vérifier qu’elles n’avaient rien à dire, à part leur sempiternel lamento. » (Roland Jaccard) – Suivi maintenant d’exigeantes et impérieuses réclamations.

« Les féministes, tout en insistant sur la différence des sexes et même en la glorifiant, tendent à la réduire. Ce processus d’indifférenciation menace autant l’identité masculine que féminine … Un des fondements de la condition humaine, l’identité sexuelle, serait altéré. Cela contribuerait au triomphe de ce nihilisme qui hante les esprits. » (Claude Jannoud)

« Nous entrons dans un monde de coupeurs de couilles déguisés en libérateurs. » (Jacques Julliard) – Un auteur pas toujours si perspicace.

« La croyance extravagante au pouvoir illimité de la culture pour modeler la nature, dont un certain féminisme offre aujourd’hui des illustrations parfaitement ridicules. » (Jacques Julliard)

« Nous hommes du Nord, nous devons la douceur relative de mœurs actuelle au culte de Marie, si florissant au Moyen Âge … Ce n’est pas comme principe maternel qu’elle était alors révérée, ni comme personnification de l’ éternel féminin, mais comme reine, comme souveraine, comme grande dame ne tolérant aucune grossièreté … Quand on voit nos harpies féministes, il y  a peu de chance ou de danger que des idéals féminins reprennent  jamais, parmi nous, la prééminence. » (Herman von Keyserling) – C’est bien fini tout ça, et du culte de Marie et de la douceur de nos mœurs !

« Un féminisme pris d’assaut par le mélodrame. Ce qui détermine le débat actuel, c’est l’obsession pour un imaginaire mélodramatique d’impuissantes victimes et de puissants prédateurs. » (Laura Kipnis – Le sexe polémique) – Des héroïnes quand même.

« Dostoïevski a radiographié l’abjection sexuelle, morale, religieuse comme un effondrement des lois paternelles. L’univers des ‘Démons’ n’est-il pas un univers de pères désavoués, factices ou morts, où règnent, fétiches féroces mais non moins fantomatiques, des matrones en vertige de pouvoir ? » (Julia Kristeva – Pouvoirs de l’horreur)

« Un grand nombre d’effets psychologiques nous semblent relever d’un déclin social de ‘l’imago’ paternelle … La grande névrose contemporaine. Notre expérience nous porte à en désigner la détermination principale dans la personnalité du père, toujours carente en quelque façon, absente, humiliée, divisée ou postiche … L’abâtardissement narcissique de l’idéalisation du père, soit la dévalorisation de son image. » (Jacques Lacan) – Ce pourquoi il importe, pour accroître le désordre et la violence, de dissoudre même le mariage.

« Les madames du capitalisme. » (Paul Lafargue – nommant les féministes bourgeoises)

« Certains discours féministes sont connotés d’une forme de mépris pour les hommes des classes populaires, mépris qui est le propre d’un certain type de femmes bourgeoises. » (Julien Landfried) – Tout le monde sait que le féminisme sent la bourgeoisie.

Ci-dessous, Christopher Lasch s’exprime en considérant les Etats-Unis, mais comme la France copie  aussi stupidement que servilement le semestre suivant.

 « Malgré sa bienveillance évidente pour le féminisme, Hagstrum ne souscrit pas à ce féminisme qui ne voit rien d’autre dans l’histoire que l’oppression éternelle des femmes, engloutissant toutes distinctions, toutes variations culturelles, sous la seule catégorie fourre-tout, indifférenciée et monolithique de ‘patriarcat’ » (Christopher Lasch)

 « Il démontra que la moralité sexuelle victorienne et, de fait, toute l’idéologie de la domesticité (rester à la maison, ménage…) à laquelle elle était liée, était au moins en partie une invention des femmes, et non une idéologie patriarcale violente destinée à les maintenir à leur place … Que la limitation sexuelle par exemple participe de leur tentative de libération des grossesses à répétition (déclin de la natalité : victoire des femmes sur leurs maris ou succès de la ‘communication intime’, succès des femmes dans les deux cas) … Que le culte de la domesticité, quoique confinant les femmes au foyer, faisait d’elles les arbitres moraux de la famille et de tout ce qui touchait à ses intérêts (position de pouvoir certaine) … Que leur implication dans les mouvements sociaux (civilisationnels en général, éducation, droits civiques, droit  de vote…) fût et considérable et déterminante, les historiens savent depuis longtemps que les femmes ont joué un rôle central dans tous les mouvements de réforme qui balayèrent le pays au dix-neuvième siècle. » (Christopher Lasch – résumant un historien américain, Carl Degler, At odds, women and the family…, 1980) – Mais qui, en France, connaît des auteurs qui ne soient pas exclusivement parisiens ?

« Le foyer moderne, qui présuppose une séparation radicale entre la vie domestique et le monde du travail, est une invention du dix-neuvième siècle … C’est dans les banlieues bien plus que dans les villes que les femmes devinrent des mères et femmes d’intérieur à temps plein. La fameuse famille traditionnelle, au sein de laquelle le mari part travailler tandis que la femme reste à la maison avec les enfants, n’avait rien de traditionnel. » (Christopher Lasch)

« Cette émancipation de la ‘ménagère’ à l’égard des attitudes traditionnelles réside presque exclusivement dans l’exercice de sa liberté de consommation … Dans la mesure où elle compte sur les média de masse pour se voir proposer des images de sa libération personnelle, elle se retrouve prisonnière d’un choix qui se limite à des avis programmés à l’avance et des idéologies mises au point par des fabricants d’opinion … le mieux qu’elle puisse faire avec ces matériaux n’est pas de se construire une vie, mais seulement un ‘style de vie’. » (Christopher Lasch) – Ou de tomber en déprime parce qu’elle ne peut rejoindre les modèles que lui impose la presse féminine ! 

« Ce qui avait commencé comme une prise de conscience tactique, à savoir que les femmes devaient conquérir leurs droits sans attendre que les hommes les leur accordent, a dégénéré en fantasme d’un monde sans hommes. » (Christopher Lasch)

« Quand ‘Mam’, elle-même, est ressentie comme un danger il n’y a pas grand-chose que les féministes puissent dire pour adoucir la guerre des sexes et garantir à leurs adversaires que lorsqu’elle sera terminée, hommes et femmes vivront heureux ensemble. » (Christopher Lasch)

« Dans sa misogynie, Sade perçut que l’émancipation bourgeoise, portée à sa conclusion logique, serait amenée à détruire le culte sentimental de la femme et de la famille, culte poussé jusqu’à l’extrême par cette même bourgeoisie. » (Christopher Lasch) – Sade, qu’on dédaigne car personnage certes peu recommandable, eut des intuitions remarquables, celle-ci est  loin d’être la seule.

« Le mouvement féministe, loin de civiliser le capitalisme d’entreprise, a été corrompu par celui-ci. Il a fait siennes ses habitudes de pensée mercantiles … A l’instar de l’industrie de la publicité, le mouvement des femmes a adopté le ‘choix’ comme slogan non seulement sur la question de l’avortement mais aussi dans ses attaques contre la famille traditionnelle … Quand il demande des programmes subventionnés d’aide de jour, il introduit une discrimination contre les parents qui décident d’élever eux-mêmes leurs enfants et contraint tout le monde à se conformer au modèle dominant … lequel n’est rien d’autre qu’adaptation au marché … Le seul but : permettre aux femmes de se trouver sur un pied d’égalité avec les hommes à leur entrée dans le monde du travail. » (Christopher Lasch) – Ambition un peu légère, sinon au service du Medef – Et tout en bénéficiant de la devenue partiale diversité.

 «  Il s’agit maintenant de censurer sans entraves et de jouir d’interdire. » (Jérôme Leroy) – Fini de rire. Les constipé(e)s, les harpies, les frustré(e)s sont au pouvoir. 

« Le monde rêvé des anges. » (Bérénice Levet – sur l’utopie de la théorie dite du genre)

« Le féminisme est devenu belliqueux dans son inspiration … il ne saurait être exonéré de toute responsabilité dans la mise en accusation et l’érosion du modèle occidental (et l’incidence sur le radicalisme islamiste) … En même temps, au féminisme conquérant des années 1970 succède un féminisme victimaire qui renvoie les femmes à un statut plus dégradant encore que celui qu’elles avaient dans les temps d’inégalité. » (Bérénice Levet) – S’il s’agissait de noyer les femmes dans des positions contradictoires et irréconciliables, on ne ferait pas mieux que les multiples féminismes actuels !

« Les femmes ne comprennent pas que la séduction représente la maîtrise de l’univers symbolique, alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l’univers réel … le domaine des apparences, des codes, des règles du jeu leur appartient. Elles sont en ce domaine législatrices (selon Stendhal), si elles ne l’admettent pas, elles en ont parfaitement conscience et en jouent. » (Bérénice Levet)

« La brutalisation en cours, dont l’origine est tellement évidente qu’il est interdit de la dire, est d’autant plus mortifère que nous refusons la violence … Les féministes, dont l’idéologie délirante hante tous ces papiers, ces reportages, ces ‘débats’, accusent le ‘sexisme’ des mâles qui expliquerait à la fois l’acte et l’absence de riposte. Inconséquentes, elles vitupèrent les conséquences mais ignorent les causes. Trop occupées à ‘lutter’ en faveur de l’écriture inclusive, du voile au nom du droit à la différence ou du remboursement des tampons hygiéniques par la Sécu, elles ne comprennent pas qu’en dévirilisant le Français, elles sont des proies d’autant plus faciles pour cet Autre qui les considère souvent comme des prostituées …  En résumé, pour le dire trivialement, en castrant les mâles autochtones, la biologie étant têtue, les Européennes subissent la violence assumée de populations qui, elles, se fichent complétement – et elles ont bien raison – des lubies de Judith Butler et de ses innombrables épigones. » (Nicolas Lévine)

« Un féminisme d’autant plus hargneux qu’il est victorieux. Il est si doux de mener un combat déjà gagné. » (Elisabeth Lévy)

« Le féminisme policier et plaintif qui est, avec l’écologie, une des deux religions obligatoires de l’époque. » (Elisabeth Lévy)

« Victime par nature, harcelée dans le métro, courtisée au boulot, asservie au dodos … Si toute femme est une victime, qui s’ignore éventuellement, en chaque homme, il y a un salaud qui sommeille et qu’il faut rééduquer.» (Elisabeth Lévy) – Pleurs et gémissements de rigueur.

« ‘Les féministes d’aujourd’hui sont de mauvaises gagnantes’ (Alain Finkielkraut). Sans doute comprennent-elles que le statut de victime présumée ou potentielle qu’elles entendent conférer à toute les femmes est leur meilleure arme dans la lutte des places qu’elles ont engagée contre les hommes. » (Elisabeth Lévy)

« La ‘cause des femmes’ fait partie des sujets qui ne se discutent pas … Ce n’est pas une option, un point de vue possible : c’est une vérité incontestable … Chaque jour apparaissent de nouveaux vides juridiques qu’il convient de combler sans délai en créant de nouveaux interdits et les châtiments afférents … Sur nos écrans, c’est une succession sans répit de causes à défendre, de discrimination à combattre, d’oppressions à dénoncer : les jouets ‘genrés’, le sexisme de la grammaire, le partage des tâches ménagères, la drague lourde, le prix du Tampax, et même les menstruations, dont un texte publié par Atlantico  nous apprend qu’elles sont un ‘tabou qui discrimine encore la moitié de l’humanité’ … Derrière l’étendard du féminisme, c’est bien une mécanique de terreur qui se déploie par le chantage victimaire et l’intimidation. Le premier symptôme de cette terreur, c‘est qu’il est interdit de s’en moquer. Et même de la voir … Le féminisme a largement accompli sa mission historique. Mais, après la victoire, le combat continue, et le show aussi … Le paradoxe d’un féminisme d’autant plus hargneux qu’il est victorieux. Il est si doux de mener un combat déjà gagné … Tapage et criailleries … Il ne suffit pas de surveiller, encore faut-il punir. Aussi nos diablesses sont-elles expertes en délation numérique … En chaque homme il y a un salaud qui sommeille et qu’il faut rééduquer. Le néoféminisme ferraille sans répit contre des ennemis vaincus ou imaginaires. Contre les hommes bien entendu ; mais aussi contre la séduction, l’érotisme, la féminité et, au bout du compte, contre la sexualité, ses délices et ses tourments … Ce féminisme de boutiquière est le pire ennemi des femmes. » (Elisabeth Lévy)

« Devant ces numéros d’oie blanche s’agitant pour savoir laquelle est la plus traumatisée, on commence par hurler de rire. D’ailleurs en privé toute la France se marre … Seulement en public pas question de rigoler. Personne ou presque n’ose moufter contre le vent. Cette obligation de schizophrénie est bien la preuve que ce féminisme victimaire s’impose comme une vérité officielle par une forme de terreur idéologique. Personne n’y croit, mais tout le monde  doit faire semblant. » (Elisabeth Lévy) – Sur le harcèlement sexuel.

« Après l’affaire Weinstein, la parole des femmes est devenue sacro-sainte. Dès lors, pourquoi s’embarrasser des principes du vieux monde que sont la présomption d’innocence et le respect des règles de la justice ? » (Elisabeth Lévy)

« Course au pompon victimaire, par exemple en employant  le terme ‘féminicide’, parfaitement absurde,  … On assiste à une véritable olympiade du malheur. C’est à celle qui aura subi le plus d’atrocités … les nouvelles féministes ne veulent pas l’égalité, elles veulent le pouvoir, les places, l’argent. Et elles ont compris que le meilleur moyen pour y parvenir était de se hisser au sommet du palmarès de la souffrance … L’irrésistible force des faibles, au service d’une volonté farouche … et d’un projet proprement révolutionnaire : prendre la place des hommes. » (Elisabeth Lévy) – Le terme féminicide n’est pas parfaitement absurde puisqu’une énormité telle n’est destinée qu’à engendrer la haine des hommes. Un personnage de Michel Houellebecq (Sérotonine), lui, trouve le terme plutôt amusant, puisqu’il lui fait penser à insecticide ou à raticide. Utiliser à leur propos n’importe quel terme n’est pas défendre les femmes ni honorer les victimes

 « Les nouvelles féministes ne veulent pas l’égalité, elles veulent le pouvoir. Les places. L’argent. Et elles ont compris que, le plus court chemin pour y parvenir était de se hisser au sommet du palmarès de la souffrance … Les olympiades du malheur. » (Elisabeth Lévy)

« En attendant que les hommes deviennent des femmes comme les autres … l’objectif, ou au minimum l’agenda inconscient, du féminisme policier et plaintif qui est, avec l’écologie, une des deux religions obligatoires de l’époque, n’est pas de faire advenir un monde plus juste et égalitaire, mais d’en finir avec le désir masculin. Si la masculinité est toxique, il est logique de la supprimer … On ne saurait mieux dire que l’homme sexué est une espèce vouée à la disparition. » (Elisabeth Lévy)

« Aujourd’hui, c’est le ‘féminisme policier’ (Peggy Sastre) qui réclame que l’on soit pendu pour une blague, même bonne. » (Jean-Paul Lilienfeld)

« Lorsqu’on dénonce un homme, on révèle. Lorsqu’une femme est dénoncée, on la diffame. Parité ? » (Jean-Paul Lilienfeld)

« Publicisation du privé, privatisation du poitique : le féminisme a introduit la ‘guerre politique dans le privé’ et la guerre sexuelle dans l’espace public. » (Gilles Lipovetsky – citant Geneviève Fraisse)

 « Une épidémie de nature et d’ampleur inédite a saisi le Nouveau Monde  : la fièvre victimaire … En élargissant les définitions de la violence, en abaissant les seuils de tolérance, en criminalisant les actes que la conscience commune considère comme ‘normaux’, l’ultraféminisme n’éclaire plus le réel, il le diabolise, il n’exhume plus une face cachée de la domination masculine, il crée du sensationnalisme ainsi qu’une victimologie imaginaire … la culture victimaire se construit suivant un strict manichéisme : tout homme est potentiellement un violeur et un harceleur, toute femme, une opprimée … Lubriques, cyniques, violents et des êtres innocents, bons, dépourvus d’agressivité. » (Gilles Lipovetsky) – Citation d’effarantes enquêtes américaines sur les campus, 1 étudiante sur 4 victime de viol ou de tentative (qui continuent à avoir des relations sexuelles avec leur agresseur !), en réalité 1 /2 viol par campus et par an. « Après la femme ‘mystifiée’, voici le temps du féminisme mystificateur. » – Bien sûr il s’agit de l’Amérique, mais nous sommes tellement à leur botte ! « ‘Une sur quatre’ devint la statistique officielle citée dans les départements des ‘women studies’ par les magazines féminins, les associations contre le viol et par les politiques. Plus le pourcentage de viols était haut… » (Elisabeth Badinter)

« En affirmant que ‘tout est politique’ le néo féminisme aurait partie liée avec l’entreprise totalitaire, sa pente lourde serait l’annexion du privé par l’Etat, l’annihilation du droit individuel à la vie privée, l’encadrement total des individus par les normes publiques … Ce qui s’accroît est moins l’emprise de l’Etat que le marché des procès et des professions juridiques … Activisme procédurier. » (Gilles Lipovetsky) – Soyons clair, et un peu marxiste, parlons Fric.

« Sous l’influence du néo-féminisme, les rapports entre l’homme et la femme se sont considérablement détériorés, délivrés qu’ils sont des règles pacifiantes de la courtoisie. La femme, avec ses exigences sexuelles et ses capacités orgastiques vertigineuses (travaux de Masters et Johnson, K. Millet, M. J. Serfey…) devint pour l’homme une partenaire menaçante, intimidante et génératrice d’angoisse. ‘Le spectre de l’impuissance hante l’imagination contemporaine’. » (Gilles Lipovetsky – mais se référant explicitement aux thèses de Christopher Lasch, parlant d’ailleurs pour les Eats-Unis) – Ce n’est pas nouveau, mais sans doute plus angoissant.

« Le thème ‘gérer au féminin’ apparaît typiquement comme un nouvel imaginaire social édifié sur le sol des stéréotypes sexuels … Au moment où le leadership féminin gagne une légitimité sociale, les clichés différentiels, loin de s’éclipser, se recomposent. » (Gilles Lipovetsky) – Et puis, il est bien pratique de jouer sur l’un ou l’autre des tableaux suivant les circonstances. Ici et aujourd’hui, comme un homme, tout pareil ; là et demain, comme une femme !

« Celles-ci ont survalorisé l’amour parce qu’il implique une reconnaissance de leur droit à exercer une certaine domination sur les hommes … Le code de l’amour-passion a permis aux femmes de bénéficier d’une image sociale plus positive, de gagner des marges de liberté et de nouveaux pouvoirs… » –  Du temps d’un féminisme habile – « Au travers de l’amour la femme vise une reconnaissance et une valorisation d’elle-même en tant que personne individuelle, inéchangeable … L’émancipation féminine ne peut se réduire ni au militantisme, ni à la judiciarisation des conflits,, ni à la satanisation du mâle … Après le tout politique, après la femme victime, est-il utopique d’attendre la femme affirmative et ironique ? » (Gilles Lipovetsky – La troisième femme)

« Les femmes ont certes conquis le droit d’exprimer plus ouvertement leur désir. Mais le théâtre de la séduction n’est pas devenu pour autant égalitaire. L’initiative reste dévolue aux hommes et, phénomène remarquable, les femmes continuent de préférer qu’il en soit ainsi … La disjonction des rôles séductifs n’est quasiment pas remise en cause par les femmes … Ce ne sont pas les hommes qui tiennent à la conservation de cet ordre dissymétrique … L’inversion des rôles d’initiative suscite généralement chez eux plus d’enthousiasme que de rejet. » (Gilles Lipovetsky)

« Aujourd’hui, le plus déterminé des ennemis de la littérature, c’est le féminisme, celui qui prétend la décontaminer du machisme, des préjugés multiples, des immoralités, c’est le féminisme. » (Mario Vargas Llosa) – « On ne brûle plus les livres (cela rappellerait trop les ‘heures les plus sombres’), mais on les réécrit, on les remise au placard, on en proscrit la lecture, on les censure (et évidemment on ne les réédite plus). » (Bérénice Levet)

« Le plus grand ridicule pour une femme c’est d’être un homme. » (Joseph de Maistre)

« C’est l’Eglise catholique qui a fait s’agenouiller des quantités d’hommes devant une femme couronnée (la vierge Marie), ce n’est quand même pas mal. » (André Malraux)

«  Les excès du féminisme créent aujourd’hui un nouveau puritanisme, qui remplace l’honneur et la vertu par la peur. » (Harvey Mansfield)

«  Aujourd’hui, ce n’est pas une hypothétique domination masculine qui menace les droits des femmes en Occident, c’est le renoncement à l’universalisme. » (Aurélien Marq)

« Le vrai féminisme c’est bien de se cacher éternellement. Celle qui avoue et qui déchire la draperie sacrifie quelque chose de son sexe à son art. Le sphinx se défigure au moment où il se révèle … Cette amante en bonnet carré invoque tour à tour, suivant le bon plaisir et les circonstances, le Droit à l’amour, le Droit de celle qui est aimée ou le Droit de celle qui aime … On demandera avant peu ce que sont devenues ces grandes maîtresses d’amour … A la place où s’enchaîna la ronde mystique, on ne trouvera plus que des femmes de lettres : un petit escadron d’amazones … guerrières, enragées de dominations et folles de gloire, mais, au fort du succès, un peu vexées de rester femmes … meurtries d’un jeu d’esprit où le cœur n’a battu que pour renseigner le cerveau. » (Charles Maurras) – Regardons nos politiciennes, nos vedettes en tout genre.

« Redistribuer les richesses est une chose, s’assurer que les femmes de la ‘upper middle class’ touchent le même salaire que les hommes de la ‘upper middle class’ en est une autre (en appeler au féminisme n’est qu’un moyen de faire croire que les femmes de Wall street et les femmes de Wal-mart sont toutes également victimes du sexisme). » (Walter Benn Michaels – La diversité contre l’égalité

« Réduire la dialectique des relations concrètes entre les hommes et les femmes modernes à la seule dimension de la domination masculine (en refoulant donc l’idée même qu’une tyrannie maternelle soit possible) constitue beaucoup plus qu’une simple erreur intellectuelle. C’est presque toujours l’aveu personnel inconscient d’une soumission douloureuse à sa propre mère (et, corrélativement, du peu d’efficacité qu’a eu son propre père, s’il existait, quant à l’accomplissement des fonctions séparatrices qui étaient les siennes). » (Jean-Claude Michéa) 

« C’est un constat, un féminisme généralisé a forcé les hommes à abdiquer, les a dévirilisés à force de les culpabiliser ; et l’une des conséquences est qu’un homme dévirilisé ne satisfait plus une femme. » (Catherine Millet)

« Le changement est venu de la part des femmes qui se regardaient comme les dupes d’un cérémonial qui les faisait respecter. » (Montesquieu) – Ce qui leur permet maintenant de se plaindre d’être harcelées.

Le féminisme limiterait à tort son ambition à « vouloir accorder aux femmes d’une classe particulière l’opportunité de prendre plus activement part au système de privilèges et de places … Si les institutions sont injustes quand des hommes les utilisent à leur profit, elles resteront injustes quand ce seront des femmes qui en profiteront. » (Federica Montseny – anarcho-féministe espagnole, prédisant ce qu’allait devenir le féminisme : conquête des places et du fric – cité par Normand Baillargeon)

« La fin de l’histoire … le résultat du processus de désexualisation du monde ; et l’annonce du saut décisif dans le Royaume des merveilles de l’univers sans autrui, sans principe de contradiction (où s’abolit la différence masculin/ féminin), dans cet espèce de marécage où les sexes se confondent comme l’eau et la terre, où l’homme et la femme ne sont plus que des éléments parmi d’autres, et où l’énergie cosmique substitue son inconscient consolateur à l’ancienne libido négative, inégalitaire, hiérarchisante, injuste et conflictuelle. » (Philippe Muray) – Telle est l’aspiration de la mondialisation. Serait-ce un hasard si le féminisme de combat prospérait aux Etats-Unis, en dehors de la profonde stupidité et avidité locale.

« Qui eût imaginé que le féminisme avait été si puissamment théosophique avant de commencer son irrésistible ascension ? … Là-dessus le silence est presque complet. Dans les histoires du féminisme, les militantes qui puisèrent également dans l’occultisme leur force de conviction (et gagnèrent leur influence) ne sont jamais présentées comme les prêtresses ou les candidates prêtresses qu’elles ont été … les militantes théosophes et spirites (Annie Besant, Lady Caithless ; Marie Desraimes, fondatrice du ‘Droit humain’…) … Pourquoi cette incapacité de comprendre des fonctionnements solidaires ? Apparemment contradictoires ? Cette attraction réciproque ? … la femme ne s’émancipera que si l’on parvient à saper la toute-puissance du ‘dieu-mâle’ d’Israël… » (Philippe Muray – Le XIX° siècle à travers les âges, XIX° siècle dont nous provenons et qu’il faudrait connaître sans occulter son essentiel) – Retour des déesses-mères, la divine, la goddess… La femme avenir de l’homme … Antisémitisme…

« Comme l’idéal unisexe est de plus en plus véhément de nos jours, on peut dire que nous vivons dans un univers authentiquement gnostique sans le savoir et impatient de se faire asexuer pour accéder à la cité radieuse. » (Philippe Muray)

« Les représentantes déclarées du grand banditisme féministe travaillent d’arrache-pied à éradiquer le principe de contradiction. » (Philippe Muray) – Tout sera lisse, inodore, incolore et sans saveur… 

« Le masculin et le féminin séparés ne sont plus revendiqués comme faits de nature que lorsqu’il s’agit de ‘femmes battues’ ou de  ‘harcèlement sexuel’. » (Philippe Muray) – Il faut quand même conserver des positions avantageuses.

« En s’attaquant aux différences et non aux inégalités, le féminisme a déconsidéré le couple ; féminisant la société, il l’a livrée au ‘toujours plus’ si féminin. » (Aldo Naouri)

« Les joutes intellectuelles de notre temps font du corps féminin l’équivalent rhétorique du bouclier humain dans certaines guerres sales … Toute attaque portée contre une femme apparaît désormais comme une agression de l’ordre mâle contre la majorité opprimée, incapable de se défendre autrement qu’en faisant honte à l’agresseur de s’en prendre à plus faible que soi … Le féminisme n’a là d’autre utilité que tactique et ne saurait donc aucunement répondre du principe de réalité … Le filon du féminisme indigné est tellement juteux qu’il en paraît parfois inépuisable … ‘Nous dirons même plus … tout reproche adressé à une femme est un acte misogyne’ (Pierre Jourde). » (Eric Naulleau – Petit déjeuner chez tyrannie)

« La morale féministe qui dévoile sous nos yeux son visage hideux ignore le pardon, ignore la prescription, ignore le débat contradictoire. Nous voilà ramenés avant le Christ, avant la fondation de la justice à Athènes. » (Alain Neurhor)

« Il entre de la bêtise dans ce mouvement féministe, une bêtise quasi masculine. » (Nietzsche) – On ne saurait mieux dire.

« ‘Masculinisation’ des femmes est le vrai nom de l’émancipation de la femme. C’est-à-dire : elles se forment d’après l’image que l’homme donne aujourd’hui de lui-même… » (Nietzsche) – Ce qui évidemment entraîne la lamentable féminisation de ceux qui auraient dû et pu être des hommes.

« Elles auront un beau jour acquis toutes les forces et toutes les vertus viriles, nécessairement accompagnées, il est vrai, des faiblesses et des vices correspondants : cela … on peut y arriver. Mais comment supporterons-nous l’état de transition qui s’ensuivra et pourra durer lui-même un certain nombre de siècles ? » (Nietzsche) – Suit description des défauts féminins classiques projetés dans l’ensemble de la sphère sociale, dont je ne retiendrai qu’un qui me paraît déjà à l’évidence éclater, la politique plus délirante et plus partisane que jamais.

« Que la femme devienne arrogante lorsque l’homme cesse de cultiver en lui ce qui le fait redouter d’elle, lorsque pour parler plus clairement, il abdique sa virilité, c’est là une évolution bien légitime et parfaitement compréhensible ; ce qu i e comprend moins bien, c’est que la femme, du même coup dégénère …  Depuis la Révolution française l’influence de la femme est inversement proportionnelle à l’augmentation de ses droits et de ses prétentions … Assurément parmi les ânes savants du sexe masculin, il ne manque pas de stupides partisans du féminisme et de corrupteurs des femmes qui leur conseillent de renoncer à leur féminité et de copier toutes les sottises qui débilitent l’homme européen.» (Nietzsche)

« Une femme qui voterait les lois, discuterait le budget, administrerait les deniers publics, ne pourrait être autre chose qu’un homme. » (Charles Nodier) – Effectivement, c’est bien ce qui leur arrive, souvent en pire.

« Le féminisme est tué par ceux qui s’en réclament en portant des revendications minoritaires pour la grande majorité des femmes qui ne sont pas des lectrices de la presse bobo. » (Michel Onfray) – Evidemment quand les leaders sont issus de la grande bourgeoisie méprisante du peuple.

« La théorie du genre est le produit d’une société dont l’objectif est de mener une guerre totale à la nature … Elle prépare le transhumanisme qui est l’objectif final du capitalisme. » (Michel Onfray)

« Une république qui ne se reconnaît pas de passé signe, au moins provisoirement, la défaite du sexe féminin. Loin de diminuer, elle aggrave au contraire la contrainte qui pèse sur les femmes. » (Mona Ozouf) – Effectivement, il est évident que certaines vociférations féministes sur le tout changer vont jouer durement contre les filles des enragées.

« Après le bref moment d’ivresse que procure aux femmes cette royauté sociale, elles doivent affronter l’effroyable solitude des femmes produites par une société de femmes, qui ne savent que faire de leur maîtrise de la situation. » (Mona Ozouf – évoquant le romancier Henry James sur les débuts du féminisme) – Sinon, hélas et pour fuir, escalader un moment dans la revendication, la haine et l’avidité

« La vaste majorité des hommes dans le monde commet l’un ou plusieurs des actes énumérés ci-dessus (battre ou tuer la femme qu’il prétend aimer, violer ou molester sexuellement ses filles, ses nièces… entre autres amabilités) … Le plus grand danger pour une femme n’est pas un homme inconnu dans la rue, ni même un ennemi en temps de guerre, mais un mari ou un amant dans la solitude de sa propre maison. » Traduction directe de textes féministes américains que la traduction féministe française s’est quand même sentie tenue d’édulcorer un peu en supprimant le fait de tuer sa femme et en spécifiant quand même que « rares sont les hommes qui se rendent coupables de tous ces forfaits. » (Cités par Mona Ozouf – La guerre contre les femmes de Marylin French) – Féministes françaises, merci pour votre modération ou félicitations pour votre adaptation à ce que peuvent entendre des Françaises, contrairement aux stupides Américaines. Néanmoins, devant de tels délires haineux, que l’on ne s’étonne pas du développement de l’islamisme radical et devant le nombre de djihadistes, y compris féminins. La stupidité de l’Occident donne une idée de l’infini, aurait dit Einstein. 

« Les féministes font trop souvent appel à la règlementation et à la législation, notamment dans les cas de harcèlement sexuel, au lieu de mettre en avant la responsabilité personnelle. Les femmes ne doivent être ni sous la tutelle des figures d’autorité ni devoir sans cesse les implorer. La liberté suppose le refus de la dépendance … Les femmes doivent se faire respecter par elles-mêmes … On ne peut pas se contenter de chercher désespérément de l’aide auprès d’une instance extérieure … Le gouvernement ne doit pas devenir le ‘substitut conjugal’ de la femme moderne … Les féministes en sont arrivées à ce point de stupidité où elles veulent que les représentants de l’autorité recommencent à se mêler de leur vie sexuelle. Elles recherchent la protection de représentants de l’ordre … Je déteste cette façon qu’ont les féministes de voir dans toutes les femmes des victimes … Pour moi le sexe fort, c’est le sexe féminin. Et je pense que tout le monde le sait … que la femme domine l’homme … Elles n’ont qu’une envie, c’est de diminuer la femme … Le féminisme contemporain est tout simplement revenu au puritanisme du XVII° siècle, retour à la Nouvelle Angleterre. C’est effarant … En les encourageant à se plaindre trop souvent auprès de la justice pour harcèlement sexuel, on empêche les femmes de se forger la personnalité intraitable et insensible qui est celle dont elles auront besoin pour atteindre les plus hauts échelons de l’entreprise … Traiter avec des hommes et les maîtriser donne de la force à une femme. » – (Camille Paglia – Vamps et Tramps –  Camille Paglia est une féministe américaine, enseignante, écrivaine, journaliste, lesbienne  affichée)

« Ce qui avait commencé par une sensibilisation nécessaire des policiers, juges… envers les véritables  victimes de viol s’est transformé en un élargissement hallucinant de la définition du viol, qui a fini par englober toute relation sexuelle douloureuse ou gênante … Psychose  à grande échelle … La séduction fait partie de la vie et il serait bien préférable de l’encourager plutôt que de la réprimer dans ce monde anglo-saxon puritain qui est le nôtre. En montant en épingle le viol de façon totalement déraisonnable, les féministes …  ont finalement abouti à une banalisation de celui-ci, elles ont porté atteinte à la crédibilité des femmes et nous ont rendu moins solidaires des authentiques victimes d’agressions sexuelles violentes. » (Camille Paglia – Vamps et Tramps – Camille Paglia est une féministe américaine, enseignante, écrivaine, journaliste, lesbienne  affichée)

« Les harpies du néoféminisme qui considèrent que tout homme est un violeur ou un dominateur en puissance … Des études dans le monde anglo-saxon ont montré que la violence physique des hommes, pour inacceptable qu’elle soit, est souvent liée à une forme de harcèlement psychologique et verbal qui constitue aussi une forme de violence. » (Paul-François Paoli)

« A quoi bon des pères, mais aussi à quoi bon des hommes si les femmes ont toujours raison ? » (Paul-François Paoli)

« Le catéchisme féministe butte sur une contradiction inhérente à son idéologie, qui est tout à la fois moralisatrice à l’encontre des hommes et libertaire à l’endroit des femmes. » (Paul-François Paoli) – Comme toutes les contradictions de fond : résultat, impasse suivie de catastrophe.

« Sujet du pouvoir érotique sans cesser d’être sujet de droit, la femme contemporaine peut donc aujourd’hui, si elle en a les moyens, la plastique et la jeunesse, démultiplier ses atouts. Telle est en somme la grande victoire féminine … Jouir des acquis égalitaires des droits de la personne et des spécificités paritaires du droit à la différence. » (Paul-François Paoli)

« Et si les hommes se risquaient moins à aller vers les femmes dans un monde où celles-ci attendent du mâle qu’il joue son rôle de toujours : celui du séducteur et … celui du protecteur, sans le prestige des valeurs d’antan ? » (Paul-François Paoli) – C’est bien évident, et c’est pourquoi les média forcent sur l’érotisme pour tenter de masquer cette évolution.

« Comme si les femmes avaient destitué le mâle tout-puissant tout en voulant garder le protecteur, ridiculisé le macho sans renoncer au séducteur, désacralisé la famille tout en revendiquant la fidélité à la personne, sans se rendre compte qu’elles étaient peut-être en train de jeter le bébé avec l’eau du bain, cette religion de l’amour créée pour elles en Occident et qui est en train aujourd’hui de se défaire. » (Paul-François Paoli)  – Bon vent à nos filles pour l’avenir.

« L’Islam va à contre- sens de la féminisation de la société … On peut même dire que l’Islam représente sur un certain plan, symbolique, l’inversion même du monde européen actuel et c’est pourquoi il attire beaucoup d’hommes en France ? Mais aussi de femmes qui aspirent à être sécurisées par un mari et avoir des enfants. » (Paul-François Paoli) – Et voilà ce qui va retomber sur le nez de notre groupuscule d’enragées.

« Il se pourrait bien que Chinois, Arabo-musulmans et Africains qui s’apprêtent à repeupler l’Occident fassent in sort aux paradigmes de Madame Butler et à ses gay épigones » (Paul-François Paoli) – Cela sera au moins de gagné.

« Le programme du CNR (Comité national de la Résistance) n’avait même pas prévu de leur accorder le droit de vote, alors que Pétain l’avait inscrit dans son projet de constitution de 1943 ! » (Paul-François Paoli – sur le droit de vote des femmes) – Mais Pétain ! Chut.

« Le féminisme a-t-il un avenir dans un monde libéral qui propose une image complètement dédoublée de la femme entre la doxa officielle sur la parité des droits et de l’autre, l’érotisation de l’image des femmes … L’islamisation des mœurs pourrait bien fournir une réponse à cette schizophrénie … Aucune réponse chez les féministes. » (Paul-François Paoli) – On s’en doutait un peu !

« Ces féministes qui protestaient contre la procréation qui ‘aliénait’ les femmes sont désormais à l’avant-garde du combat pour la PMA. » (Paul-François Paoli) – Qui leur demanderait sens et cohérence ?

 « Ce n’est que vers l’an 390, à la fin du IV° siècle (et suite à la conversion de Constantin à la religion catholique, en début de ce siècle) que la loi civile (romaine) retire au père de famille le droit de vie et de mort sur ses enfants. Avec la diffusion de l’Evangile disparaissait la première et la plus décisive discrimination entre les sexes : le droit de vie accordé aussi bien aux filles qu’aux garçons. » (Régine Pernoud) – A l’intention de certaines excitées et incultes féministes, si elles arrivent à remonter le temps avant leur puberté.

« Le féminisme radical ne cherche pas à valoriser les femmes mais bien à rabaisser les hommes. Il n’envisage la société que sous l’angle du combat entre deux haines supposées et fantasmées : la misandrie contre la misogynie, empruntant sa rhétorique aux thèses marxistes et indigénistes. » (Marie Pinsard – commentant Maïwenn)

« La main qui berce le berceau gouverne le monde. » (poème américain)

« Il y a un processus qui confond la lutte contre les inégalités hommes-femmes avec l’abolition des différences. » (Natacha Polony) – Peu surprenant dans l’état de confusion mentale et d’inculture où nous sommes.

« Le féminisme, un des avatars de ce mouvement amorcé dans les années 1980 dans la lignée de la pensée anti-totalitaire, et qui a reconverti toutes les luttes politiques en une croisade pour le nouveau héros des temps modernes : la victime. Victime du racisme, du machisme, des accidents de la route ou de la pédophilie, peu importe … La victime est l’icône d’une société incapable … de penser un bien collectif ; une société qui se replie donc sur le ‘non-mal’ comme seule valeur acceptable. » (Natacha Polony)

« Entre celles qui se battent aujourd’hui pour faire payer aux hommes des millénaires d’oppression, celles qui croient qu’affirmer leur spécificité féminine est le summum de l’émancipation, et celles  qui croient que la différence des sexes peut et doit s’effacer comme relevant par essence de la domination de l’homme blanc hétérosexuel, la ‘cause des femmes’ a peu de chance d’être autre chose qu’une parodie. Et le monde que nous réservent les unes et les autres, entre guerre des sexes et indifférence, ne fait guère envie. » (Natacha Polony)

« Il convient de ne s’adresser aux femmes que pour la flagornerie, les ronds de jambe et la pêche électorale. Pour leur vendre verroteries et babioles. Nul ne se risquerait … à la moindre critique, la moindre réserve … La femme est l’héroïne des temps modernes, dont les multiples qualités et valeurs, tolérance, amour, créativité, humilité, rigueur… sauveront un monde corrompu par quinze mille ans d’oppression masculine et de valeurs guerrières. Amen … Cette grande mise en scène n’a pour objet réel que d’accompagner une modification fondamentale des structures sociales qui les rendent perméables aux avancées ultimes du capitalisme et de son corollaire, le spectacle … La modernité tonitruante, qui s’est donné pour programme de mettre à bas tous les restes du monde ancien, se sert du féminisme, comme de tout élément à l’origine libérateur pour imposer son ordre … Une part du courant féministe déteste les hommes et tout ce qu’ils représentent, c’est-à-dire les traditions sur lesquelles étaient fondées la civilisation occidentale … Pour que la femme s’émancipe, l’homme doit se faire femme … La moindre des contradictions n’est pas cette étonnante façon d’exalter la spécificité des femmes tout en cherchant à éradiquer la différence des sexes, jugée oppressante et forcément au bénéfice de l’homme … Les ‘valeurs féminines’ aujourd’hui mises en avant ne sont finalement que la reconstruction positive des vieux clichés … Comment la lutte pour l’émancipation avait laissée place à une sorte de kermesse humanitaire pour espèce protégée (interprétation d’un livre d’Elisabeth Badinter, Fausse route) … La focalisation sur des luttes identitaires parfaitement secondaires est sans doute la caractéristique du féminisme contemporain, en féminisant les titres on marque la différence des sexes dans l’espace public (madame la présidente, on n’est plus ministre ou professeur en tant qu’être humain compétent, on est une femme compétente, on parle en tant que femme, de son point de vue de femme). » (Natacha Polony – considérations éparses sur le féminisme)

« L’illusion de la liberté constitue la plus efficace des prisons. » (Natacha Polony – sur le féminisme) – Mais on peut étendre à la démocratie libérale et libertaire.

« On ne compte plus les associations qui revendiquent de porter la parole des femmes et de défendre leurs intérêts alors que leur représentativité est nulle et que leurs dirigeantes n’ont été évidemment élues par personne. La composition des organes de ces associations, qui s’infiltrent dans tous les rouages de l’appareil d’Etat, révèle souvent des personnalités acariâtres et énervées, marquées par un fort ressentiment personnel ou des expériences douloureuses qu’elles soignent avec un acharnement militant tendant à transformer leur vécu subjectif en combat objectif. Les procédés utilisés sont souvent très discutables, voire franchement malhonnêtes : production de résultats d’enquêtes opaques et approximatives, affirmations mensongères ou clairement erronées, chiffres déformés, études biaisées, sondages effectués à partir d’échantillons truqués, falsification d’informations par action ou par omission, commentaires abusifs et déloyaux… » (Anne-Marie Le Pourhiet)

« Il serait temps que ces militantes qui n’ont été mandatées, que l’on sache, par aucune espèce de ‘peuple féminin’ qu’elles auraient seules vocation à représenter aient l’obligeance d’exprimer leur sentiment haineux en leur nom propre et non en celui de toutes les femmes de France et de l’Univers qui ne leur ressemblent heureusement pas. Il conviendrait sans doute  d’élaguer aussi les comités, commissions, délégations, observatoires, hautes autorités et officines parasitaires multiples où sévissent ces usurpatrices de la représentation. » (Anne-Marie Le Pourhiet) – Sur la meute débordante de haine qui réclame le permis de tuer pour les femmes et l’institution du crime de ‘féminicide’ plus grave encore que l’homicide.

 « Une pluie de pleurnicheries sociétales dégoulinantes de compassion artificielle et de sollicitude ‘gynécocentrique’ accompagnée de l’habituel réflexe de la castration par la répression pénale. La bêtise ordinaire poursuit ainsi inlassablement son œuvre de pollution démocratique et juridique … Les sœurs en lutte contre les frères en rut.» (Anne-Marie Le Pourhiet) – Sur le délire du harcèlement sexuel.

« On ne veut pas du mâle, mais on en exige la semence, ce n’est pas une liberté qui est revendiquée, mais une créance puisque la collectivité est sommée de satisfaire les caprices reproductifs d’individus narcissiques prétendant jouer avec des  êtres humains comme des fillettes à la poupée … Il ne se fait pas de jour sans que l’on constate les dégâts éducatifs et sociaux des familles monoparentales, Mais, qu’à cela ne tienne, On va désormais en fabriquer sur mesure. Ni pères ni repères. » (Anne-Marie Le Pourhiet – sur la PMA) – Sujet sur lequel on pourrait aligner des dizaines de critiques aussi féroces que pertinentes. Mais qu’importe, satisfaction à l’hystérie d’abord.

« Ne laissons pas pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique. » (Beatriz Preciado, féministe de combat – citée par Bérénice Levet – citant Libération du 17/1/14) – Voilà de la fermeté !

« Le besoin de commander est nul chez la femme, il n’y a que le besoin d’admirer et d’aimer. » (Joseph Proudhon) – Pauvre Proudhon, la bienveillance égarée,  il devait être puceau ; toujours à côté de ses pompes aurait dit K. Marx, son féroce adversaire.

« Les récentes évolutions du féminisme ne cessent d’inquiéter. Ceux qui pensaient que nous avions touché le fond avec ce qu’Elisabeth Badinter a qualifié de ‘féminisme victimaire’ suivent depuis quelques semaines avec effarement la transformation de cette dérive en un phénomène encore plus atterrant : le ‘féminisme délateur’. Déjà, avec l’affaire Sauvage, les dérives du féminisme avaient permis de transformer une meurtrière en victime. Ses partisanes vont jusqu’à vouloir instaurer une prétendue ‘légitime défense différée’, c’est-à-dire un permis de tuer. » (Florence Rault)

« Le néo-féminisme poursuit son entreprise de destruction des libertés publiques. La lecture des articles publiés par la presse ‘mainstream’, à savoir le journal Le Monde et le site de France TV info, fait se dresser les cheveux sur la tête. Concernant le détail des faits, on s’en tiendra au contenu de ces articles, dont on invite à la lecture. Pour mesurer aussi à quel niveau de bassesse voyeuriste certains médias, qui se revendiquent pourtant de référence, sont parvenus. (Florence Rault – à propos d’une affaire prétendue de harcèlement)

« Egalité des sexes : louez la maturité d’un homme, compliment ; louez la maturité d’une femme, injure. » (Charles Régismanset)

« On ne dit jamais : ‘une tête de morte’ – Pourquoi demande une féministe. » (Charles Régismanset) – Pardon, un peu sinistre.

« Nous n’aurions jamais perdu la Navarre si vous aviez été la reine et moi le roi. » (la reine de Navarre à son époux Jean d’Albret – cité par Baltasar Gracian) – Tout à l’honneur de la reine.

 « La lutte des femmes pour leurs droits n’aurait sans doute pas eu le succès qu’elle a rencontré si elle n’avait coïncidé avec des intérêts économiques … avec la suppression d’une multitude d’autres limites, incongrues pour la logique économique et nuisibles au plein développement de celle-ci … Sur la condition des femmes, sur leur sujétion alors, c’est le XIX° siècle qui fausse la perspective … La ruse du système économique moderne a été, après avoir ruiné l’ancienne position des femmes, de ne leur avoir fait entrevoir une libération qu’à travers  une concurrence avec les hommes et un enrôlement dans les rangs des travailleurs salariés … Fût alors enclenchée une dynamique de dédifférenciation, d’arasement des distinctions patiemment édifiées…» (Olivier Rey)

« L’invisibilité grammaticale des femmes. » (cité par Ingrid Riocreux) – Sur l’écriture inclusive.  « C’est-à-dire les attentions graphiques et syntaxiques qui permettent d’assurer une égalité de représentation des deux sexes. » (un manuel dans le vent) – Rien à ajouter à une telle dose de stupidité.

« Oserais-je dire qu’il s’agit là de la forme la plus insidieuse de totalitarisme que l’humanité ait jamais rencontrée ? » (Yves Roucaute)

« La figure de la femme a changé et les anciens arrangements sont désormais périmés. Ce n’est pas un événement parmi d’autres : soudain s’estompe une distinction essentielle, non seulement à notre civilisation, mais au fondement même des cultures traditionnelles, celle qui séparait et hiérarchisait les sexes. » (Louis Roussel – cité par Alain Ehrenberg) – Ce qui n’empêche pas de s’en féliciter, si cependant elles tolèrent qu’il reste une masculinité.

« La femme est également victime d’une étrange hypocrisie sociale. Ses défenseurs, ses libérateurs ont estimé … qu’il faudrait supprimer son esclavage traditionnel, ‘Kinder, Kirche, Küche’ et lui donner une activité aussi proche que possible de la masculine. Ce faisant, ils ont abouti simplement, dans bien des cas, à lui donner un second esclavage, en sus du premier … Cette hypocrisie a été complétée par divers mythes secondaires : les machines feraient le ménage, les crèches s’occuperaient des enfants … Egalité de droits, infériorité de fait, c’est le résultat classique des révolutions libératrices. » (Alfres Sauvy – Mythologie de notre temps) – Sans compter l’accroissement de la charge mentale, déjà considérable.

« Derrière nombre de revendications d’égalité des femmes se cache la conquête d’une domination des mères … Le sort éducatif, médical et juridique des enfants dépend des femmes  (convenons que c’est aussi une charge) … Mesdames l’avenir démographique et la transmission des idéaux sont déjà entre vos mains. Laissez-nous le semblant… Ne revendiquez pas le pouvoir, vous l’avez ! Le vrai, celui, direct, des mères sur leurs enfants, celui, indirect, des femmes dans les couples. » (Michel Schneider) – Lequel convient cependant que les affaires sont encore entre des mains masculines, même si c’est de moins en moins vrai ; les affaires, mais pas la fortune (ce que sait tout financier ou notaire) en raison de l’écart de longévité.

« ‘L’Oumma’. Ce nom, qui désigne la communauté de tous les musulmans, dérive de ‘Oum’, la mère. Dans des sociétés centrées sur l’amour maternel, la haine de la mère prend la forme d’une peur des femmes. » (Michel Schneider) – Encore un tout petit peu de patience, quelques années, et, sous la pression totalitaire des mouvements féministes, nous allons y arriver nous aussi. Tant pis pour nos filles.

« Les idéaux sexuels de certaines féministes sont ce que Freud appelle des ‘théories sexuelles infantiles’ … Prostitution, harcèlement, pornographie : tout n’est que viol dans l’inconscient sexuel de certaines féministes et dans les lois qu’elles ont inspirées. » (Michel Schneider) – Refoulement ?

« Va-t-il naître d’un pareil mouvement des productions entièrement neuves, qualitativement distinctes des précédentes, et ne se bornant pas à multiplier les anciennes ? … Ne va-t-on pas se contenter de copier, va-t-on inventer ? » (Georg Simmel – sur le Mouvement des femmes, appellation du pré-féminisme) – La réponse est donnée aujourd’hui, déplorable copie des excès du masculin.

« Les partenaires doivent donner leur accord mutuel avant l’acte sexuel, mais peuvent changer d’avis au cours des ébats qui doivent alors s’interrompre … Il est même possible de rétracter son consentement a posteriori, quand on estime avoir été ‘induit en erreur’ … D’où requalification en ‘agression sexuelle’. » (Géraldine Smith – reprenant les règles du ‘consentement’ adoptées par la grande majorité des Etats américains) – Si on remonte les trois propositions : – D’abord promotion indiscutable du rêve érotique absolu – Ensuite, de quoi booster l’angoisse masculine de ne pas être à la hauteur pendant – Et enfin, et peut-être surtout,  quelle souricière édifiée au profit des faiseuses de fric – C’était la rubrique : Les victoires du féminisme.

« Féministe, bourgeoise de gauche, souvent plus névrosée que malhonnête, qui est parvenue grâce à la complaisance du pouvoir économique toujours avide de stratégie des leurres, à substituer une fantasmatique lutte des sexes à la très réelle lutte des classes, spoliant au passage le travailleur de son unique prestige, le prestige moral de l’opprimé. » (Alain Soral)

« Le rêve de la bourgeoise  c’est de travailler ; le rêve de la femme du peuple c’est de cesser de travailler. Mais … il ne s’agit pas du tout du même travail, la féministe se battant rarement pour devenir ouvrière, shampouineuse ou caissière. » (Alain Soral) – Il y a peu de Simone Weil.

« Lutte des classes masquée par la lutte des sexes … Recourir, pour penser la société à des catégories telles que : gays, femmes, jeunes, beurs … à des catégories fondées sur des attitudes de consommation (ou des différences physiologiques et comportementales), c’est masquer les vraies catégories sociales fondées, elles, par la production, telles que : détenteurs du capital, techno-gestionnaires, employés, sous-prolétaires. » (Alain Soral)

« En mélangeant sans discernement harcèlement, pornographie, violences faites aux femmes, érotisme et plaisir, les féministes actuelles abhorrent manifestement le sexe et la sexualité qui, selon elles, seraient responsables de tous les maux des femmes. Avec elles, tous les livres sexuellement transgressifs, même écrits par des femmes, sont une attaque contre leur cause. On revient à une époque que je croyais révolue où le sexe redevient sale et porteur de tous les vices. En cela, les féministes ne se démarquent pas franchement de tous ceux que le corps effraie, ayatollahs, wahhabites, loubavitchs et tous les intégristes de tout poil. » (Frank Spengler – cité par Jean-Paul Brighelli) 

« La plupart des adhérentes du MLF ne savent pas si elles veulent devenir des hommes (on leur souhaite bien du plaisir) ou si elles veulent les détruire. » (madame Stassinopoulos) – Depuis, cela s’est un peu décanté, il semble que, les valeurs féminines devenant les valeurs universelles, la deuxième option l’emporte.

« Si le patriarche omnipotent est voué à disparaître il ne faudrait pas qu’il soit remplacé par des hommes interdits de l’être. » (Martin Steffens) – C’est pourtant ce qui vient.

 « La simple banalité qui consiste à constater que les arts, la littérature, et, primordialement, la composition musicale, ont été avant tout jusqu’ici le fait d’hommes, se heurte à un brutal refus d’en discuter. L’hypothèse que cette réalité ait des racines autres que l’oppression ‘phallocratique’, les contraintes de la société ou l’asservissement domestique est tenue pour inadmissible … Prendre en considération l’essence de ce don de la forme qu’est l’enfantement ?  » (George Steiner)

« Contre la vulgarité de magazines qui s’adressent à des filles de quinze ou seize ans comme à des apprenties putains, a-t-on entendu une seule protestation audible, le quart de l’ombre d’un doute, de la part de nos vieilles douairières féministes écroulées ? » (François Taillandier) – De même, les a-t-on entendu évoquer le sort des femmes en terre islamiste extrémiste ? Pas folles les bourgeoises. Comme les homosexuels qui ne voient d’homophobes que dans leur rue ; allez donc voir dans ces régions ouvertes, tolérantes et hospitalières.

« Ces ‘chiennes de garde’, joli mot qui est d’elles. S’il reflète l’estime dans lequel elles se tiennent, c’est leur affaire. » (François Taillandier) – Ce n’est pas moi qui contesterai leur chiennerie.

« On voit bien, à la façon dont il nous a traitées, que Dieu est un homme. » (madame de Tencin)

« Au moyen des femmes on fait tout ce qu’on veut des hommes. » (madame de Tencin)

« Si hommes et femmes se rapprochent, c’est, pourrait-on dire, dans un espace de féminisation de plus en plus marqué. » (Catherine Ternynck)

« L’atmosphère servilement féministe. » (le cinéaste François Truffaut – défendant un de ses  films contre les excitées du MLF, dès les années 1970)

« En Europe, le féminisme n’a rien ajouté au respect, peut-être même a-t-il entraîné une régression. Il a permis en revanche de nombreuses avancées légitimes (suit description) … A l’inverse, il a eu pour conséquence perverse de nier l’altérité entre féminité et virilité, entre douceur et rudesse … altérité pourtant source de l’attrait mutuel et de toute relation érotique … Condamnation de la virilité et dévaluation de la féminité qui ont triomphé avec la théorie du ‘genre’ … Masculin et féminin sont les deux pôles opposés et indispensables de la vie. Indispensables parce que complémentaires. Si l’un des pôles disparaît, tout se détraque … Parler d’une ‘féminisation’ de la société est impropre. Ce qui est en cause c’est sa ‘dévirilisation’. Les signes en sont visibles. Délabrement de l’éducation, refus de la responsabilité des crimes et délits, victimisation des coupables, accompagnement psychologique pour affronter les épreuves, interprétation purement passionnelle des conflits, peur des dangers de l’histoire, féminisation des fonctions essentiellement masculines de gouvernement, de justice, de protection. » (Dominique Venner)

« Qui rêve de tout faire tout seul sans autrui, sinon le tyran qui aspire à être l’unique ? … La ’folle solitude’ d’Olivier Rey résumant les projets contemporains d’homme auto-construit, avec le projet de ne plus passer par l’autre pour reproduire l’humanité (l’utérus artificiel) … Judith Butler parle de vouloir en finir avec le genre afin ‘d’ouvrir le champ des possibles’ … Ce sont les mathématiques (qui n’ont pas comme préoccupation la conduite de la vie) qui ouvrent le champ des possibles. Les êtres humains sont-ils des possibles ? Livrables à une pure combinatoire ? » (Bertrand Vergely)

« Bientôt, se retirant dans un hideux royaume,

« La femme aura Gomorrhe et l’homme aura Sodome,

« Et se jetant de loin un regard irrité,

« Les deux sexes mourront chacun de son côté. » (Alfred de Vigny) – Voilà l’objectif du féminisme de combat, des théories (Genre) et des lois combattant la sexualité.

« C’est un abus de faiblesse, au sens littéral du terme : le pouvoir de revendiquer sa faiblesse en abusant du fait qu’on est soi-disant faible. Faire de l’autre un monstre est une astuce politique que dénonçait déjà Hannah Arendt ; cela nous exonère de nos responsabilités.» (Jean-Pierre Winter – sur l’obsession de la prétendue domination masculine)

« Le jour où la femme aura tous les droits elle perdra tous ses privilèges. » (Wolinski)

« La civilisation à laquelle j’aspire n’aurait pas de place pour le féminisme militant, non plus que pour l’agressive masculinité. » (Marguerite Yourcenar) – Encore n’a-t-elle pas connue les  chiennes de garde et les  Femen, ni les violeurs en série et en liberté.

« Depuis des lustres, les préposées à la parole publique sur le féminisme ont le souci principal de chercher des excuses aux autres (enfin, cela dépend qui sont les autres). Elles ont oublié d’exister par elles-mêmes. Mais cette attitude compassionnelle est loin d’exprimer l’ensemble de la réflexion sur le féminisme … Nos ‘têtes de gondole’ néoféministes ont délaissé le projet de libération des femmes, pour se vouer à l’humanitaire. Elles ne traquent plus les nouvelles niches du sexisme … mais préfèrent se joindre à la cohorte installée de l’antiracisme, l’œil fixé sur le FN qui monte justement à cause de leur déni de la réalité. » (Anne Zelensky – cofondatrice du MLF, militante éprouvée – à propos du silence étourdissant des féministes après de violents incidents, en Allemagne et ailleurs)

« Puisque les femmes n’avaient pas réussi à devenir des hommes comme les autres, il fallait que les hommes devinssent des femmes comme les autres. » (Eric Zemmour)

« ‘Macho’, extraordinaire destin de ce mot, géniale trouvaille linguistique … transformant les hommes en accusés commis d’office … transmutant l’éternel masculin en insulte … Ou comment on gagne une guerre linguistique. » (Eric Zemmour – Le premier sexe)

« Les bigotes de sacristie ont été remplacées par les bigotes ‘d’osez le féminisme’, mais ce sont les mêmes sœurs la morale. A la place du diable, elles ont érigé ‘le mâle blanc de 50 ans’… » (Eric Zemmour)

« Le féminisme est une machine à fabriquer du même. Or, le désir repose sur l’attraction des différences. En réduisant les possibilités de désir entre hommes et femmes, le féminisme faisait un bon travail pour les homosexuels, il éloignait les hommes des femmes. L’alliance (objective) n’est pas le fait du hasard. » (Eric Zemmour – sur les similitudes de langage, d’engouements entre militants homosexuels et féministes – Le premier sexe)

« Les communistes ont compris d’instinct que le féminisme serait l’idiot utile du capitalisme. » (Eric Zemmour) – Dès la sortie du Deuxiéme Sexe de Simone de Beauvoir. Du temps où on trouvait encore des communistes intelligents, clairvoyants et eux non encore transformés eux-mêmes en idiots utiles du capitalisme.

« Alors que Simone de Beauvoir n’imaginait de libération pour les femmes que dans l’assimilation aux hommes, ses héritières ne voient d’issue pour les hommes que dans l’assimilation aux femmes … Puisque les femmes n’ont pas réussi à devenir des hommes comme les autres, il faut que les hommes deviennent des femmes comme les autres. » (Eric Zemmour) 

« La lutte féministe peut être articulée conjointement avec la lutte progressiste pour l’émancipation ou elle peut fonctionner (ce qu’elle fait certainement) comme un instrument idéologique des classes moyennes et supérieures pour asseoir leur autorité sur les classes populaires ‘patriarcales’ et ‘intolérantes’ … La dimension de classe cachée. » (Slavoj Zizek – La nouvelle lutte des classes) – Si peu cachée !

« L’Histoire, en anglais : his-story. » (bon jeu de mots féministe)

« Les quatre M de la presse féminine : mode, maquillage, minceur, mecs. Quand le féminisme évoquera t-il, au moins, cet instrument d’abrutissement et de servilité qu’est cette presse ? » (?) – « On en vient à regretter la propagande soviétique. » (Fabrice Hadjadj)

« L’art de la conversation s’est formé dans les ‘salons’ des XVII° et XVIII° siècles, clarté, mesure, élégance, culture, respect de l’autre, traits d’esprit… salons toujours tenus par des femmes. » (?) – Là était l’influence, là où sont les femmes, comme toujours. Elles ne gagneront rien à suivre les harpies.

« La guerre des sexes allumée par un certain féminisme a logiquement abouti à la disparition presque totale de la galanterie. » (?)

« On revendique la féminité, mais on soutient qu’il n’y a pas ‘d’éternel féminin’. On proclame une spécificité qui aurait été niée ou aliénée pendant des siècles d’oppression mâle, mais on déclare que cette spécificité est un ‘mythe’ créé par cette oppression et que la différence entre les sexes a été grossièrement surévaluée. » ( ?) – Les péquenots que sont les hommes s’y perdent. Est-ce le but ?

« Dés l’origine, la pente du féminisme était d’aller vers l’indifférenciation des genres. » (?)

« Cessez de nous libérer ! » (?)

 « Demandons aux femmes si elles préfèrent passer la soirée avec Vladimir Poutine ou avec François Hollande et nous verrons bien ce qu’elles répondront. » (? – sur le néoféminisme, soit la chasse à tout ce qui est masculin) –  Avec Clint Eastwood ou avec Dany Boon, pour garder le même thème  en changeant  seulement de personnages.

Ci-dessous extraits de l’ouvrage de Bérénice Levet, Libérons-nous du féminisme.

« La délation érigée au rang de vertu … Le hashtag # ‘Balance ton porc’ a un mérite, il ne dissimule rien de la rage qui meut les femmes participant à cette curée … Dès le départ, le féminisme militant est travaillé par un esprit martial … Il ne vise pas seulement la conquête de droits pour les femmes, il se conçoit comme lutte contre un système, le système patriarcal … Il ne dénonce pas seulement des inégalités pour les abolir, il les explique par la volonté masculine de domination et de soumission des femmes … L’appel tonitruant à la loi est un autre indice de la conversion de la France au féminisme américain (et donc à l’envie du fric) … Être féministe, c’est être absent des lieux ou des causes où cela garderait un sens et une urgence,  le patriarcat ne subsiste que dans les territoires dont les clés ont été remises à l’islamisme intransigeant ; le féminisme exalte toute manifestation communautaire, remisant au rang des antiquités le féminisme universaliste … Il est devenu, l’ultime grand récit pour les orphelins de la gauche … Les féministes postulent une impuissance féministe à s’abstraire. Les femmes ne se sentiraient concernées que par les mots au féminin, elles ne réagiraient que quand on leur adresse des signaux sexués (sur le langage) ; on les infantilise … Les associations LGBT finiront par entrer dans la bataille en exigeant l’abolition du féminin en même temps que celle du masculin. Ne se reconnaissant dans aucun sexe, dans aucun genre, les ‘trans’ réclameront une langue parfaitement neutre (finie, la si nouvelle, si belle et si pratique écriture inclusive, quelle tristesse) … L’homme n’est pas menaçant simplement par son désir, mais par sa présence même, par ce qu’il est … L’image de la femme répandue par le féminisme semble tout droit sortie de l’époque victorienne (la vocation d’épouse et de femme au foyer en moins), vision de pureté, d’un corps qui serait dégradé, sali par le désir … Est-il morale plus implacable (et plus arriérée autant que stupide) que celle qui exige le retrait de certaines œuvres, la réécriture d’autres … On ne brûle plus les livres (cela rappellerait trop les ‘heures les plus sombres’), mais on les réécrit, on les remise au placard, on en proscrit la lecture, on les censure (et évidemment on ne les réédite plus). »

Ci-dessous extraits de l’ouvrage de Bérénice Levet, La théorie du genre ou le monde rêvé des anges.

« Le genre n’est-il pas le dernier avatar de la haine d’Eros, l’ultime mouture d’un puritanisme qui n’ose pas dire son nom et se pare d’un alibi progressiste … Un ascétisme résolu à couper les ailes du désir hétérosexuel, hantise du désir … ‘Une arme pour déconstruire les identités sexuelles’ (Christian Vanneste) … Parler de genre et non plus de sexe est à soi seul tout un programme … Le féminin et le masculin étant de purs produits de la société, n’existant pas en soi, ils ne sauraient être pensés en eux-mêmes, postule le genre. A défaut de pouvoir biffer ces catégories, le genre propose d’en brouiller les significations. Seuls les rapports sociaux de sexe peuvent être étudiés (quel pied !) … Le combat féministe change de cible, il vise moins le sexisme, la domination masculine, que l’hétérosexisme … Civilisation et société sont perçues comme le lieu de l’aliénation … Plus ‘d’identité sexuelle’, à la place ‘l’orientation sexuelle’, volonté et choix, rébellion démesurée contre toute forme de ‘donné’ (aussi bien naturel que culturel) … Sous l’influence des instances européennes (bien décidées à tout détruire), requalification de la lutte pour l’égalité en combat contre les discriminations. Désormais, toute prise en considération de la différence est assimilée à une inégalité et toute inégalité à une injustice. Comment la différence des sexes n’aurait-elle pas fait les frais d’un tel amalgame ? … Le genre qui prétend que la dualité sexuelle est construite et peut par conséquent être déconstruite, a bénéficié de ce glissement sémantique. Il est la ‘philosophie’ dont les champions des prétendus discriminés pour leur sexe ou leur orientation sexuelle avaient besoin …  Le cynisme des Anciens s’épuisait dans la formule ‘tout peut être anéanti’ et celui des Modernes dans celle où ‘tout peut être reconstruit’, dès lors l’anéantissement n’est pas si grave, et même opportun, plus de perte, plus de deuil. C’est cette dernière formule qui corrode l’esprit progressiste et explique qu’il adhère sans réserve au genre. »

Ci-dessous, extraits simplifiés et remaniés des ouvrages d’Annie Le Brun : Lâchez-tout et Vagit-Prop. 

 «  A croire que l’idéologie féministe arrive à point nommé pour occuper le devant d’une scène quelque peu déserte depuis que l’intelligentsia en vue, escamotage après escamotage, a réussi à convaincre son public de la mort de l’histoire, de l’homme, du sujet, du sens (crétinisation par le vide) … Que dire des néosféministes qui auront appris à gravir les échelons du pouvoir au gré de leurs liftings, à se faire une place au soleil ? Que dire de leurs passionnants efforts pour dépassionner la vie ? … Recherche d’une égalité qui n’a pour fin que de ramener la dialectique du même et de l’autre à son degré zéro, c’est-à-dire à la platitude de l’uniformité …  Inquiétante tendance à s’en remettre à la technique, et qui plus est à la technique perçue comme l’émanation d’une rationalité libératrice de toutes les surprises du monde passionnel … ‘la passion est en voie d’extinction, le vertige sensuel aussi’ (Elisabeth Badinter – s’en félicitant) …  Le modèle de la ressemblance va de concert avec l’éradication du désir … ‘La révolte féministe était foncièrement antisexuelle’ (Guy Hocquenheim)… Utilisation de  la misère féminine en en faisant le lot de la moitié de l’humanité pour prendre la parole en son nom … Rien n’a vraiment changé, les mêmes dames patronnesses réclament toujours le même ordre moral … Martyres à mi-temps … La recherche de l’identité de chacune menace en fait les femmes au plus profond de leur liberté quand l’affirmation d’une différence générique se fait aux dépens de toutes les différences spécifiques … Pour être authentiquement la femme devrait cesser d’être femme (désexualisation généralisée) … La séparation, l’hostilité, l’agressivité  finissant par retentir de façon assourdissante comme les seuls échos de la différence … Le paradis de la féminité absolue est aussi suspect que tous les paradis … Comment les femmes, faute d’avoir pu ou su aimer les hommes, n’en pourraient-elles que mieux aimer les femmes … En nous privant de la réalité amoureuse, c’est le corps qui est renvoyé à sa misère et l’esprit à son affolante étrangeté … Le néoféminisme est derrière le discours masculin qui n’est que le discours dominant, réplique féminine de la célibatairisation de la pensée qui s’opère dans l’intelligentsia … L’escroquerie du mystère féminin assujettissant l’idée féministe sous la glu de ce ‘naturel’ indicible … Prison de ces rôles sous prétexte de libération … Spécificité féminine condamnant les femmes à tourner en rond autour d’elles-mêmes …  consacrant l’alliance de la féminité et du simulacre … Enfermement dans le ghetto d’une identification sexuelle définitive …Conduisant à se solidariser avec une femme pour la seule et unique raison qu’elle est femme … Incapacité à sortir des méandres de l’organique, de penser le corps autrement que sous le signe du déchirement, du malheur, quand ce n’est pas de la malédiction … Faire accepter aux femmes le scandale de leur détention ‘naturelle’ …  Insupportable rumeur autour d’un corps devenu obsessionnel, parce que privé de tout ce qui pourrait le faire vibrer … Inlassablement, les plus rougeoyantes évocations du viol, de l’avortement, de l’accouchement, quand ce ne sont pas des rapports sexuels, sont tressées en couronne d’épines autour de l’identité féminine, et défense d’en sortir, réduit à lui-même, le corps féminin disparaît sous les écoulements, les odeurs, les humeurs dont la nappe envahissante ne s’épaissit que pour camoufler une syncope de l’esprit (Il suffit de lire la littérature féminine de combat ou à prétention autobiographique pour s’en convaincre) … A prétendre que la différence sexuelle prévaut sur toutes les autres, les néoféministes en viennent à désigner l’homme comme l’ennemi commun justifiant le rassemblement des femmes (de la grande bourgeoise à la petite ouvrière) … Ce corporatisme permettant à quelques-unes de parler au nom  de toutes les autres et d’exercer un pouvoir idéologique … De justifier un pouvoir qui aujourd’hui n’est plus seulement idéologique … corporatisme, dont le but inavouable est le rétablissement de l’ordre moral … Et c’est toujours par l’angélisme, à partir de cette blancheur-là qu’on fabrique censeurs, tueurs et flicaille en tout genre. »

Ce contenu a été publié dans 405, 3 - Féminisme, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.