240,2 – Education nationale

– Fut qualifié de mammouth par un mauvais plaisant, saillie qui entraîna une vague d’indignation.

– Le Personnel se dévoue fréquemment pour défiler et animer les rues de nos cités, en nous faisant partager son malaise.

– Le collège est devenu un centre d’animation socioculturel.

– Gigantesque organisme chargé de ne rien faire d’autre que de laisser s’exprimer la délicieuse spontanéité infantile et adolescente. Accessoirement, chargé d’enseigner à nos enfants ce qu’ils savent déjà, utiliser des claviers et regarder des écrans, ce qui est quand même plus important que de lire, écrire, s’exprimer, compter et réfléchir, ce qui risquerait de transformer d’apprentis consommateurs en citoyens. Mieux est de se chercher, de se construire, de vivre en société, de participer à la société, de regarder le monde, d’inventer des mondes (rien de moins), d’agir sur le monde (bis).

– Dés qu’il y a un problème dans la société, et Dieu sait que c’est chaque matin, une seule solution s’impose à nos élites : il faut former les profs ! Heureux experts en tout, et en n’importe quoi.

– La tâche de l’enseignant est de dire : Voici le monde ; non de l’imaginer ou de le fabriquer.

– La culture étant partiellement héritage, transmission, pour la diffuser il eût fallu s’appuyer sur les héritiers et non les rabaisser, les étouffer. Contraire à l’instinct de mort qui anime les pédagogistes. De plus, l’éducation devant normalement aider à créer un monde commun (mots, lectures, histoire, mythes…), tous les projets pédago-progressistes (se construire, personnaliser…) vont intentionnellement à l’encontre de cet objectif de rassemblement au profit de la division.

– Par quel miracle, priver les bons élèves, quel que soit leur milieu d’origine, des apprentissages dont ils pourraient bénéficier aurait pour conséquence l’élévation du niveau des autres ? L’égalitarisme du tous mauvais ! D’aileurs la réussite de cet égalitarisme forcené est telle  que, seulement depuis 1980, les grandes écoles sont passées de 14% d’élèves issus des couches populaires à moins de 4%. Encore bravo à la ribambelle de ministres qui se sont succédés, à leurs gauchistes-pédagogistes conseillers, aux syndicats d’enseignants, aux fédérations de parents d’élèves bien tenues en mains.

– « Croisement entre une culture soixante-huitarde abâtardie et une ‘modernisation’ qui consiste à adapter l’école à la mondialisation : Transversalité, pluridisciplinarité, mettre l’élève au centre, apprendre à apprendre, évaluation des compétences, contrat d’objectif, contrat partagé, parcours personnalisé, autonomie, responsabilité, savoir-être, citoyenneté, vivre-ensemble, chasse aux stéréotypes, développement durable, le droit à la réussite pour tous, remise à niveau, rattrapage, soutien personnalisé, ouverture, modernité, le souci que les élèves ne s’ennuient pas à l’école, les stéréotypes sexués ancrés dans l’inconscient collectif… La gauche a joué depuis les années quatre-vingt un rôle d’avant-garde dans la déstructuration culturelle … On est en train de préparer des générations de bavards, capables de parler superficiellement de beaucoup de choses, tout en n’étant plus structurés de l’intérieur. » (Jean-Pierre le Goff – condensé) –  D’Itinéraires de découvertes (IDD) en Parcours croisés, eux-mêmes succédant aux Travaux croisés, puis aux Enseignements d’exploration pour aboutir, entre deux réformes géniales et avant la suivante, aux actuels Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) où élèves et enseignants s’ennuient à mourir, pour ne plus savoir ni lire, ni écrire, ni compter, ni réfléchir… Quelle population rêvée de laquais on prépare. Dans la même veine que les Rythmes scolaires dictés, suivant un rapport américain d’il y a déjà vingt ans, par le souci de préparer les foules à s’occuper à des hobbies personnels devant le chômage de masse seule perspective offerte par la mondialisation-transfert Europe-Asie et la disproportion entre l’offre et la demande humaine.

– L’éducation nationale suit scrupuleusement le principe cartésien, la table rase. Seulement Descartes plaçait ce nécessaire nettoyage au début du processus d’examen-réflexion. L’ambitieuse éducation nationale vise, elle, à y parvenir en fin de parcours scolaire et universitaire. C’est même là une de ses rares réussites.

-Si on veut se faire une idée du niveau du langage où nous a mené les destructeurs de l’Education nationale, regardez (un instant, avant écœurement) l’orthographe, la syntaxe, le sens (nous ne parlons pas de leur stupidité de fond si fréquente) des commentaires postés par notre brillante jeunesse sur les réseaux sociaux.

– L’éducation nationale, grande adepte de l’auto-engendrement des élèves, suit l’histoire absurde du baron de Münchausen qui essayait de s’extraire d’un marais en tirant sur la tige de ses bottes.

– Comme on n’arrête ni le progrès ni la démocratie, le bac ne doit plus être obtenu par 80% des candidats, mais 85%. Et gare aux académies qui n’atteignent pas cet ambitieux objectif.

– « Le ‘sauve-qui-peut’ généralisé qui préside aux stratégies scolaires et spatiales des familles. » (Julien Landfried) – Témoigne certainement en faveur de notre Ednat.

 ——————————————————————————————————————————-

« M’arrêter afin d’évoquer le rôle de parent ‘adoptif’ que tenait autrefois ‘l’école de la République’ auprès des enfants d’immigrés … et soulever la question inquiétante de savoir si celle-ci existe encore … L’école de la République, que j’ai souvent qualifiée de ‘mère adoptive’ fut pour moi comme pour beaucoup d’héritiers de parents en détresse, l’objet d’une adoption nécessaire, salvatrice … Témoignage de reconnaissance à l’école républicaine de mon enfance … Le petit ‘enfant d’étranger’ ne disposait en fait que du chemin de ‘l’école laïque et démocratique de la république’ pour aller acquérir une langue susceptible d’historiciser et conflictualiser sa condition … ‘Ici, je suis complètement à l’abri des caprices, des fantaisies, des remuements obscurs, inquiétants (souvenirs familiaux) … Pas trace ici de tout cela. Ici je suis en sécurité. Des lois que tous doivent respecter me protègent. Tout ce qui m’arrive ici ne peut dépendre que de moi. C’est moi qui en suis responsable’ … L’école constitue un espace tiers où s’apprend chez l’enfant, témoin de l’ailleurs des bas-fonds, non seulement la langue et la culture… » (Janine Altounian, enfant réfugiée du génocide arménien – citant Nathalie Sarraute, juive de Russie arrivée à Paris en 1910) – C’était du temps où l’école intégrait, prenait en charge, aidait, apprenait à aimer la France et sa langue en particulier et la culture en général ; pas aujourd’hui où, trop souvent, son idéologie, ses structures (pas son personnel)  font qu’elle néglige les enfants qui ont le plus besoin d’elle, qu’elle dresse à la contestation, à la rébellion, tolère, et parfois pousse, à la haine.

« C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l’école doit être conservatrice. » (Hannah Arendt – sur le lien entre création du nouveau et conservation du monde) – Mais connaît-on Hannah Arendt dans les IUFM ? Douteux, à voir ce qui en sort, ce qui y entre, et qui y fait la loi.

« Instruis-les, si tu peux ; si tu ne peux les instruire, supporte-les. » (Marc-Aurèle) – Belle devise pour un enseignant actuel.

« Je mettrai l’orthographe même sous la main du bourreau. » (Baudelaire ou Théophile Gautier ?) – Vœu réalisé avec l’écriture inclusive et même sans cette trouvaille.

« Il ne saurait être question de rechercher l’efficacité d’une méthode d’apprentissage ou de mesurer les acquis … Si le niveau en orthographe s’écroule, ce n’est pas la faute des méthodes, c’est la faute de l’orthographe. » (François-Xavier Bellamy) – On reconnaît bien là la lâcheté caractéristique de notre époque.

 « L’école se voit assigner d’innombrables missions éducatives : conduire l’enfant à devenir pleinement responsable, refuser la violence, apprendre à vivre ensemble, faire valoir son point de vue, négocier, rechercher un consensus, pouvoir affirmer de manière constructive, devenir un acteur responsable de notre démocratie, lutter contre le sexisme, le racisme, les inégalités, les discriminations et les accidents de la route, enseigner la tolérance… Rendre les générations futures tolérantes, citoyennes, écoresponsables, engagées et épanouies. » (François-Xavier Bellamy – considérations éparses) – Sans doute le fameux socle de compétence. On comprend qu’elle n’ait plus le temps d’apprendre à lire, à écrire, à compter, et même à parler.

 « Une école qui ne transmet rien (sauf les fadaises de la classe dominante – voir ci-dessus) abandonne les enfants de milieux moins favorisés … Notre système éducatif est devenu le plus inégalitaire d’Europe. » (François-Xavier Bellamy)

 « En acceptant de jouer dans la société un rôle ‘actif’ ou ‘positif’, un rôle de participation, l’Université a été peu à peu inondée et saturée par les ‘problèmes de société’ … Les aspirations et les motivations de ceux qui vivent ‘à l’intérieur’ de l’université sont identiques à celles de ceux qui vivent ‘à l’extérieur’. » (Saul Bellow) – Le premier point est d’autant plus catastrophique que certains enseignants ne comprennent souvent rien à la vie réelle, et sont d’autant plus excités.

« Le programme de destruction de la pédagogie par compétences … Un enfant doit ‘acquérir’ des compétences utiles : apprendre à apprendre, apprendre à oublier pour pouvoir acquérir de nouveaux contenus … Déterritorialisation de la personne, ni racine, ni affinité, ni tendance, ni singularité, rien qui ne puisse pas être utile, qui ne soit ni transformable ni oubliable … ‘Cesse d’être qui tu es !’ … Flexibilité exigeant que nous puissions vivre en permanence dans l’oubli de nous-mêmes Fluidité de l’homme sans intériorité, sans subjectivité, sans affinités électives (‘L’homme sans qualités’ de Robert Musil) … nous reconnaissons implicitement le fonctionnement d’un disque dur d’ordinateur. » (Miguel Benasayag – Cerveau augmenté, homme diminué)

« Il n’y a qu’une chose qui les attache, qui les retient : l’examen … Ils aspirent à un savoir brut, un savoir mort. Les questions disputées, les enjeux vitaux, ils y répugnent  … Dans cette perspective, l’université n’a plus rien d’important à transmettre et l’étudiant ne lui demande que des connaissances utilitaires … Les étudiants n’aspirent qu’à un savoir de spécialistes … La modernité tardive réussit ce tour de force : elle prêche l’autonomie et secrète le conformisme … L’école a abdiqué sa mission traditionnelle de formation du jugement » (Philippe Bénéton)

« Parler et instruire est le rôle du maître ; au disciple, il sied de se  taire et d’écouter, et s’il doit s’enquérir de quoi que ce soit qu’il le fasse avec mesure. » (règle de saint Benoît) – Quelles horreurs pour un pédagogue avancé d’aujourd’hui ou pour les dictateurs de l’éducation dite nationale !

« Il n’y a pas  d’élèves handicapés, mais des élèves ‘en situation de handicap’ …  laquelle n’est donc qu’une situation parmi d’autres. » (Corinne Berger)

« Juxtaposer des différences  inconciliables (comme le fait l’école) c’est détruire la cohésion. » (Corinne Berger – à propos des élèves dits en situation de handicap)

« On avait pris le parti (dans l’instruction de l’histoire) d’y chercher la France d’abord, et même ‘la France seule’, quitte à indiquer, dans le lointain, l’histoire générale sur quoi elle se détachait, géante … On enseigne ‘l’Histoire de France’ et non pas celle de la France dans le monde … On pouvait très bien devenir bachelier sans savoir qui était l’empereur Frédéric II, l’empereur Héraclius … Les autres Etats tombaient en léthargie quand ils n’étaient pas en guerre avec la France, soit comme ennemis, soit comme alliés. » (Emmanuel Berl) – Encore l’auteur n’a-t-il pas connu un bachelier du XXI° siècle !

« Collège unique, lycée unique, bac plus cinq unique … Des disciplines vétustes (d’abord, latin et grec, puis histoire, géographie….) sont un frein à l’égalité : trop exigeantes, trop peu égalitaires. Les anciennes hiérarchies ne sont pas démocratiques, citoyennes et justes. » (Harold Bernat)

 « La doctrine éducative récente dite de ‘l’ouverture’ est ouverte à toutes les espèces d’hommes, à tous les styles d’existence, à toutes les idéologies. Il n’y a plus d’ennemi, excepté l’homme qui n’est pas ouvert à tout … D’où il n’existe plus de terrain commun, de buts communs, de vision commune …  Une grande étroitesse n’est pas incompatible avec la santé d’un individu ou d’un peuple, alors qu’avec une grande ouverture d’esprit, il est difficile d’éviter la décomposition … L’ouverture était naguère la vertu qui permettait de rechercher le Bien en se servant de la raison ; elle équivaut maintenant à l’acceptation de tout et à la négation du pouvoir de la raison. » (Allan Bloom – L’âme désarmée) – L’ouverture est quand même limitée à ce qui convient à la doxa, à l’idéologie dominante.

 « Lorsqu’un étudiant arrive à l’Université, il trouve une diversité  effarante de départements et une diversité non mois effarante de cours … le malheureux novice doit naviguer au milieu d’une assemblée d’aboyeurs de fête foraine qui essaient, chacun pour son propre compte, de l’attirer dans une baraque d’attractions particulière … On a tenté péniblement de combler le vide en utilisant des emballages de fantaisie pour envelopper ce qui existe déjà : options permettant de passer un semestre ou une année à l’étranger, sujets d’études individualisés. Il existe aussi des programmes de  ‘culture noire’, sur la ‘condition féminine’ … destinés à montrer que l’université est ‘branchée’ et qu’elle dispose de quelque chose de plus que ses spécialités traditionnelles … dernière trouvaille : ‘l’alphabétisation de l’informaticien’ … en attendant peut-être ‘l’alphabétisation de l’alphabétisé. » (Allan Bloom – sur l’Université américaine) – Mais est-ce différent chez nous ?

« Quoi de mieux, pour obtenir la ‘réussite pour tous’, que de changer la définition de la réussite. » (Laetitia Strauch-Bonart – sur l’école mais on peut étendre) – C’est le bac pour 80% d’une classe d’âge. Quelle humiliation pour les 20% restants ! 

« L’axiome suivant lequel l’augmentation des taux de scolarisation entraîne nécessairement un bénéfice économique et social collectif est aujourd’hui de plus en plus fréquemment remis en cause … Les produits du système universitaire apparaissent pour une large part comme utilisés davantage à la reproduction du système scolaire et universitaire lui-même qu’à une utilisation par le système économique dans son ensemble. » (Raymond Boudon) – Les incantations démagogiques des gourous du ministère et de leurs laquais ; et le mépris de ce qui fait vivre le pays, l’économie, l’entreprise.

« En disqualifiant l’esprit critique, la bienveillance universelle est aussi l’une des causes de la destruction de pans entiers de la production intellectuelle et, par voie de conséquence, de la démoralisation des systèmes d’enseignement. » (Raymond Boudon – sur le relativisme)

« Je me trouve pour un an dans le bastion de la peur et de la haine du savoir, de l’ignorance fière d’elle-même et arrogante. » (Rachel Boutonnet – Journal d’une institutrice clandestine – sur les fameux IUFM, Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) – Peut-être y a-t-il un peu d’exagération, mais qui connaît ces centres d’endoctrinement et ce qui en sort n’est pas surpris.

« L’école républicaine … soumise à d’incessantes réformes, apparaît comme un front pionnier de  l’expérimentation sociale plutôt que comme un lieu d’apaisement consacré à la mission d’enseignement. » (Laurent Bouvet) – Conformément à la préoccupation prioritaire de semer la division et la haine partout afin de préserver le pouvoir.

« L’école avait pour mission d’instruire, c’est-à-dire d’apprendre le français, le calcul, l’histoire  et non de se mêler de formater, ou à l’inverse de déconstruire, l’identité sexuelle des élèves. » (Jean-François Braunstein)

« Puisque tout le monde ne peut pas lire la Pléiade, faisons en sorte que personne n’ait plus à la lire. Ainsi, héritiers et nouveaux venus seront à égalité. » (Nicolas Brenner) – Tous au caniveau, tous sujets des manipulateurs.

« Il est fortement déconseillé de faire entendre à ‘l’acteur de sa propre réussite’ (terme de l’inénarrable éducation nationale pour définir l’élève) qu’il est aussi celui de son échec, et plus encore de lui suggérer que, pour apprendre, il faut travailler, et que travailler ce n’est pas drôle. » (Nicolas Brenner)

« Depuis trente ans, nous assistons à l’orchestration de la médiocrité, de la pauvreté d’esprit, de l’impuissance érigée en principe. » (Jean-Paul Brighelli)

« Tout a été mis en place pour descendre la langue, par haine de la francité et valorisation des ‘indigènes’. Ce qui est un raisonnement raciste, pourquoi ‘l’indigène’ n’aurait-il pas le droit d’apprendre la langue qu’ont apprise Senghor, Césaire ou Ben Jelloun, sinon parce qu’on le méprise foncièrement. » (Jean-Paul Brighelli) – Et qu’on veut l’abrutir, lui aussi.

« Ce qui est échec aux yeux de l’opinion  correspond à un projet ; et cet échec s’avère, pour certains, un succès … Pour mettre à genoux ce qui fut l’un des meilleurs systèmes éducatifs du monde, il a fallu une singulière conjuration de volontés perverses et de bonnes intentions imbéciles. On ne détruit pas sans effort, en une vingtaine d’années, ce que la République a mis un siècle à édifier … Renversement des ambitions, imposture. On veut désormais former la ‘personne et le citoyen’, on voulait jadis former un intellect, partant du principe que la personne est du domaine parental et le citoyen du domaine sociétal. L’école n’aurait jamais dû avoir d’autre fonction que de fabriquer des têtes bien faites et bien pleines … La spontanéité érigée en dogme est le plus beau facteur d’aliénation moderne, ‘L’élève au centre du système’, ‘Exprimez-vous’ … Fini les rites de passage permettant de passer à l’âge adulte … Un établissement scolaire est d’abord un ‘lieu de vie’ où prospèrent les incontournables ‘ac-ti-vi-tés’. ‘Ouvrir sur l’extérieur’, qu’importe l’extérieur, car tout se vaut, de Disneyland à l’opéra Garnier, de façon à discréditer l’établissement comme lieu d’apprentissage culturel et persuader les chères têtes blondes que l’on peut s’instruire sans travailler, l’essentiel étant de ‘sortir ‘. ‘Être à l’écoute des élèves’ pour justifier le fait que les élèves, eux, n’écoutent plus … Un slogan publicitaire vaut un poème de Mallarmé, les ‘Mémoires’ de Loana, les ‘Confessions‘ de Rousseau … Moins  de Français et zéro culture générale pour faire de la place aux nouvelles technologies, si utiles puisqu’elles sont obsolètes dès la sortie de l’école …  On prive volontairement le peuple de mémoire, en lui faisant croire que la technologie est le ‘nec plus ultra’ de la formation … L’école doit  donner des savoirs pour dégager des compétences, et non s’acharner à construire des compétences hors savoir, laminage uniforme sous les dehors de la diversification. 35 Bacs ! Pourquoi pas 60 ? … Peu d’imagination, peu de vocabulaire, peu de bon sens … Formatage, en mettant en place de nouvelles idées reçues sur lesquelles se bâtit un consensus mou, pour quelques générations, ‘La meilleure note ira  au candidat qui aura le mieux dénigré son pays’ (Marie-Christine Bellosta), la France contemporaine qui est, forcément, intolérante et raciste  … La République en anéantissant l’école de la  République est devenue une oligarchie figée …Lorsque l’école n’apprend plus rien, les inégalités sociales se perpétuent tranquillement … Une ZEP est un ghetto organisé, à la périphérie des grands centres urbains, de façon à ce que les meilleurs élèves étudient tranquillement dans les ‘bons’ lycées du centre-ville, sans être dérangés par une ‘racaille’ descendue de quelque banlieue louche, où l’administration encourage les programmes ‘adaptés’, comme si les élèves étaient débiles … Sous prétexte de s’occuper spécifiquement des exclus, on les a  définitivement enclavés, les ZEP sont des réserves … Tant que les bureaucrates qui croient connaître quelque chose à l’enseignement ne comprendront pas que les enfants aiment les défis (intellectuels, entre autres) et ne désirent pas spontanément être pris pour des imbéciles, nous continueront à nous enfoncer dans l‘illetrisme … La faillite de l’enseignement a entraîné une surconsommation de produits informatiques, le nombre d’illettrés est presque proportionnel au taux d’informatisation … Les peuples qui aujourd’hui ont les systèmes éducatifs les plus performants (Corée du sud, Finlande…), en particulier en Asie, sont accrochés bec et ongles à leur culture (exit le multiculturalisme, c’est-à dire l’abrutissement général).» (Jean-Paul Brighelli – considérations diverses sur l’éducation nationale – La fabrique du crétin)

« J’ai fini par comprendre qu’apprendre quoi que ce soit à un élève c’est, pour ces gens-là, risquer de le mettre en difficulté. » (Jennifer Cagole)

 « La promotion sociale et culturelle exclue, interdite, rendue impossible, puisque … les niveaux culturels sont écrasés et les niveaux sociaux réduits à de simples (mais considérables) différences de niveaux économiques … Ce qui est égalitaire dans la situation culturelle, c’est le désastre. Il affecte sans beaucoup de nuances toutes les anciennes classes, et c’est précisément ce qui fait que les différences entre elles sont essentiellement économiques, et que donc elles n’ont plus de véritables existences de classes. » (Renaud Camus)

« Toutes les réformes que nous subissons tendent à abolir les schèmes de référence, l’inscription dans l’espace et dans le temps. Il ne s’agit jamais que de rendre le monde inintelligible et indifférencié, en en effaçant tous les repères. » (Renaud Camus) 

« L’enfant, pense le siècle, n’a pas besoin de leçons de liberté … Bon prétexte pour l’abandonner à son infantile liberté, qui n’est pas plus libre que le naturel prétendu … la liberté s’apprend, c’est l’un de ses paradoxes ; dans un premier temps, elle a besoin de maîtres. » (Renaud Camus)

« Les gens qui ne sont pas directement en contact avec l’enseignement ont beau savoir qu’il faut imaginer le pire, le pire est mille fois pire que ce qu’ils imaginent … Il suffit … d’interroger des maîtres, de demander à voir des copies, d’écouter les enfants des autres ou les siens … Être ignorant jadis, c’était prendre Mazarin pour un maréchal de l’Empire, Descartes pour un auteur de vaudevilles et Le Pirée pour un homme, soit ; tandis qu’on n’est plus très sûr en seconde, ces temps-ci, de ce qui est survenu d’abord, la Renaissance ou l’Antiquité, la bataille de la Marne ou celle des Thermopyles, Jeanne d’arc ou Napoléon, Ronsard ou Saint-Exupéry. » (Renaud Camus)

« Mettez l’élève au centre et, adulte, il restera au bord de la route. » (Belinda Cannone)

« Comme il est impossible d’élever les inférieurs, le seul moyen de produire l’égalité est de les amener tous au plus bas niveau. » (Alexis Carrel) – Le rêve de tous les ministres de l’Education nationale depuis plus de trente ans.

« Des observations incomplètes, hâtives, le passage rapide d’une impression à l’autre, la multiplicité des images, l’absence de règle et d‘effort, empêchent le développement de l’esprit. » (Alexis Carrel) – En bref, notre prétendue éducation.

« Nos pédagogues ont longtemps prôné ‘l’école ouverte’, mais c’est la violence qui s’est invitée. Une déclaration ministérielle par ci, un colloque bien-pensant par là,, avec un enième rapport entre les deux, ne changent rien au problème ; pas plus que l’envoi d’agents accompagnateurs pour rassurer tout le monde. » (Jean-Marc Chardon) 

«  La crétinisation par la communication remplace avantageusement la caporalisation d’antan. » (Gilles Châtelet – Vivre et penser comme des porcs)

« Si nous avions un vrai système éducatif, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. » (Noam Chomsky) – Pour lutter contre propagandes et manipulations.

« Les enseignants ont réussi à transmettre aux parents leur obsession du nombre d’élèves par classe, alors que ce paramètre n’est pas déterminant… » (Eric Conan) – Au moins dans une fourchette assez large. Ah ! Les fameux Moyens !

« L’éducation peut être considérée sous deux points de vue : – Moyen de transmettre à la génération naissante les connaissances de tout genre acquises par les générations  antérieures – Mais on peut voir aussi dans l’éducation le moyen de s’emparer de l’opinion des hommes, pour les façonner à l’adoption d’une certaine quantité d’idées. » (Benjamin Constant) – Question au lecteur : quel est le point de vue que privilégie l’éducation nationale française ?

« Pourquoi l’école de Jules Ferry a-t-elle réussi ? Parce qu’elle a développé non pas l’idée d’égalité, mais l’idée que l’école donne aux plus pauvres leur chance de s’en sortir. » (Guy Coq) – En déduire pourquoi l’école actuelle échoue aussi lamentablement ? On ne va pas quand même demander à nos élites égalitaristes, si bien-pensantes et si humanistes, de se soucier des pauvres, sauf pour les tenir loin du festin.

« Pour faire populaire, on remplace le goût des grands écrivains par des articles d’actualité. » (Guy Coq) – Si possible écrits par d’ignorants imbéciles, mais soumis à la pensée aussi dominante qu’aliénante. La fabrication des laquais.

« Les classes vertes, les sorties et les événements festifs deviennent un dû. Ce qui relevait du domaine de l’associatif et du centre aéré devient partie intégrante de la vie scolaire, brouillant les priorités. Il n’est pas rare de voir un enseignant justifier  une activité ludique imposée par une mairie ou une association de parents d’élèves, alors que la logique voudrait que l’objectif d’apprentissage prime et déclenche, si cela est une vraie nécessité pour l’acquisition d’un savoir, une sortie ou une intervention extérieure … L’école a abandonné l’exigence et la transmission des savoirs au profit de la bienveillance et de la quête du plaisir. Transformés en animateurs de centres aérés ou en travailleurs sociaux les enseignants accompagnent les élèves plus qu’ils ne les instruisent. » (Laurence David)

« Le maître, un animateur coiffé par un didacticien et livré tout cru aux parents d’élève … Le dressage des élèves commence tôt : dés la classe de troisième, où le stage en entreprise est une obligation. » (Régis Debray)

« L’accent mis aujourd’hui sur la recherche de subventions et les publications de prestige amène tendanciellement les institutions et le corps professoral à minimiser la valeur de l’enseignement et à en réserver les tâches à un personnel sous-payé. » (Alain Deneault – La médiocratie) – ‘publish or pérish’ l’aveu anglo-saxon. 

« Les pays qui ont le plus investi dans le numériques sont ceux qui ont le plus chuté dans les classements (classements internationaux Pisa) … La génération qui a vu apparaître les écrans sera moins intelligente … les ‘millenials’ sont la première génération qui aura un quotient intellectuel moyen inférieur à celui de la génération précédente … Si vous touchez au langage, à l’attention, à la culture, au sommeil, vous affectez mécaniquement l’intelligence. » (Michel Desmurget) – Des écrans à l’école, le Gogo est séduit. L’intérêt de l’enfant ne présente électoralement aucun intérêt. Pour l’intelligence, pas besoin de test, il suffit de les fréquenter et de voir les faciès hébétés –  « Face à l’océan infini des savoirs, la tendance de l’enfant est plus à l’écœurement et à la démobilisation qu’à l’exploration amoureuse de savoirs variés. »  (Anne Coffinier)

« L‘Etat désarme le citoyen en l’outillant. Il annihile ou affaiblit son sens critique … en définissant restrictivement le périmètre de la culture qu’il lui est loisible d’acquérir … par exemple, la république française fera lire Voltaire plutôt que Joseph de Maistre et tronquera la pensée d’un Montesquieu ou d’un Rousseau… » (Alexandre Desrameaux)

« L’école n’instruit plus. L’Éducation nationale éduque et dresse. L’école n’apprend pas à nos enfants à penser. L’Éducation nationale leur apprend ce qu’il faut penser. Elle est devenue en quarante ans la plus parfaite machine propagandiste des progressismes qui ne font pas des citoyens mais des individus individualistes, hargneux, bêtes, ignorants. Aujourd’hui, on obtient le bac avec 80% de QI. Les résultats soviétiques du bac 2020 confirment ce mouvement de désinstruction. Les ministères successifs de l’Éducation nationale en rêvaient, le Covid-19 l’a permis. Ce ne sont plus seulement 80% des enfants qui doivent passer le bachot, mais 100% qui doivent l’obtenir. Nous serons tout près de ce résultat après la session de rattrapage de septembre. 63,5% des reçus ont obtenu une mention. C’est trop peu ! »  (Didier Desrimais)

« L’idéologie de la déconstruction a privé les élèves les plus modestes de l’histoire et de tout l’héritage pour les transformer en enfants de personne. » (Alexandre Devecchio) – En petits sauvageons malgré eux. Tel ne pouvait pas ne pas être l’objectif de ces élites déconstructrices, désarmer le peuple.

« Mais il faut surtout se préoccuper jalousement de l’égalité totale. La première chose à faire pour y parvenir est d’abaisser le niveau de l’instruction, des sciences et des talents … Les facultés supérieures se sont toujours emparées du pouvoir. » (Dostoïevski – Les démons) – Leçon retenue chez nous, sauf qu’au pouvoir les facultés supérieures sont bien inutiles. Ce qu’il faut c’est un groupe de copains bien solidaire.

« Le rationalisme scientiste infantile de l’école ne sera pas rénové, même si on y fait de l’expérimentation sexuelle, mais que ce sera la sexualité qui sera banalisée, collectivisée, ridiculisée, mortellement ennuyeuse, sans mystère, sans drame, sans passion. » (Jacques Ellul – contre le tout à l’école)

« Prétendre qu’il ne doit pas y avoir de conflit entre maître et élève est un mensonge … qui fausse radicalement la participation de l’enfant à une vie sociale, et qui l’empêche de marquer sa personnalité  … Le maître ne peut être en réalité que l’ennemi de l’enfant (du point de vue de l’enfant) comme l’officier pour le soldat. Et ce qui est formateur, c’est l’établissement de ce conflit, où l’inférieur se ‘fait les dents’, mesure sa force, apprend les modalités du jeu de la contrainte et de la liberté. mais dans ce conflit, le supérieur doit savoir qu’il n’a pas à brimer, écraser, dompter, il doit savoir, parce qu’il est le supérieur, limiter sa propre force à celle de son adversaire, et c’est là toute la pédagogie. » (Jacques Ellul – L’illusion politique – cité par Christopher Lasch) – C’était avant la prise de pouvoir par les lâches et les Bisounours.

« On n’ensemence que par le haut. » (Saint-Exupéry) – Ce n’est pas une maxime prisée (serait-elle même comprise ?) dans les lieux de formation des enseignants de l’EDNAT, les IUFM, devenus les ESPE, puis les INSPE .

« Le choix fait par l’école de déshériter tout le monde pour ne plus favoriser les héritiers … qui a fait quasiment disparaître la langue française de notre paysage auditif. » (Alain Finkielkraut)

 « Au lieu de tirer tout le monde vers le haut, l’école en vient à incriminer la notion même de hauteur … Au nom de l’égalité, la nullité fait loi. » (Alain Finkielkraut)

« L’école des Lumières n’avait à connaître que des élèves ; l’école démocratique accueille des jeunes, de la maternelle à l’université. L’élève voulait qu’on l’élève ; le jeune veut être reconnu, considéré… ‘On raisonne aujourd’hui ‘comme si le moi avait assisté à la création du monde’. » (Alain Finkielkraut – citant Emmanuel Levinas) – Ce n’est même pas le jeune qui le demande, on lui a dit de l’exiger, et, pour une fois, il obéit.

« La démocratie a cessé de croire à la méritocratie. Le mérite, dont les premiers républicains faisaient si grand cas, lui apparaît désormais comme un piège, un mirage, une imposture … La volonté de conforter la démocratie par la sélection cède ainsi la place au grand réquisitoire démocratique contre la cruauté d’une école sélective … Pour ne pas reconduire l’ordre établi, on choisit de stigmatiser l’émulation … de généraliser les classes hétérogènes et d’intégrer peu à peu dans les programmes des ‘éléments mieux maîtrisés par les milieux populaires’ … Une sélection féroce et d’autant plus injuste qu’elle est clandestine … Le rejet de la sélection (officielle et publique) renforce l’arbitraire et débouche sur l’arrimage de la personnalité à l’appartenance, et de chacun à sa classe, à sa minorité, à sa communauté d’origine. » (Alain Finkielkraut) – Montrer ouvertement son mépris aux classes populaires et les empêcher de s’élever.

« L’élite radical-chic met ses enfants dans des lycées ou des écoles privées, culturellement exigeants et ethniquement homogènes. Et elle abreuve d’injures le peuple des cités et des banlieues quand il vote pour le Front national. » (Alain Finkielkraut – Libération 8/4/98)

« Plus question de stimuler et de promouvoir le bon élève, surtout quand il est pauvre … Une sélection d’autant plus injuste qu’elle est clandestine double le ‘système samaritain’ mis en place (en 1950, 29% des élèves des grandes écoles nationales provenaient des milieux populaires, ils ne sont plus que 9% à la fin du XX° siècle) … Le rejet de la sélection renforce l’arbitraire. » (Alain Finkielkraut) – Bravo les pédagogistes, les IUFM, les Bourdieu et Meirieu…

« L’Etat culturel n’est que l’alibi de la démission de l’Etat éducatif. » (Marc Fumaroli)

« On ne saurait faire de l’école le moyen essentiel de la lutte contre les inégalités, sinon au prix d’une dénaturation de ses missions fondamentales, la transmission des savoirs et de l’héritage culturel… » (Jean-Pierre Le Goff) – Vous avez dit transmission, horreur !

  « L’enseignant est tour à tour considéré comme ‘médiateur’, ‘tisserand du lien social’, ‘passeur’, ‘entraîneur’, ‘pourvoyeur d’occasions’… Il doit construire ‘l’unité sociale’ … Médiateur entre le monde des adultes et celui des jeunes, entre la culture savante et la culture ‘jeune’, entre les différentes communautés, entre les élèves eux-mêmes … Il doit instituer un dialogue fructueux.» (Jean-Pierre Le Goff – citant des extraits du jargon officiel) – Tout, sauf enseignant.

« La pression de  l’utilitarisme marchand qui impose au système éducatif son critère de l’employabilité et d’une idéologie qui prétend libérer l’enfant de toute contrainte … économisme et rousseauisme. » (Henri Guaino)

« C’est bien à la prédominance de la quantité sur la qualité que tendent … les conceptions ’démocratiques’ et ‘égalitaires’, pour lesquelles tous les individus sont équivalents entre eux, ce qui entraîne cette supposition absurde que tous doivent être également aptes à n’importe quoi … Comme malgré tout on ne peut pas supprimer entièrement la différence des aptitudes, cette éducation uniforme ne donnera pas pour tous exactement les mêmes résultats … Si elle est incapable de donner à certains individus des qualités qu’ils n’ont pas, elle est par contre très susceptible d’étouffer chez les autres toutes les possibilités qui dépassent le niveau commun ; c’est ainsi que le nivellement s’opère toujours par en bas. » (René Guénon)

« Le résultat le plus clair de l’égalitarisme scolaire est d’empêcher les plus remarquables parmi les  enfants du peuple de s’élever intellectuellement, culturellement et socialement. » (Jean-Louis Harouel) – Résultat tout à fait cohérent avec la détestation du peuple par la gauche-caviar.

« L’irresponsable démission des adultes ne libère pas l’enfant … Elle le livre au contraire au pouvoir tyrannique des autres enfants, dont le protégeait l’autorité du maître … L’abdication du monde adulte est directement responsable du développement de la violence à l’école … Montée de la violence encore accrue par le fameux dogme du pédagogisme de ‘l’ouverture’ de  l’école sur la vie, ouverture si bien réussie qu’on y entre comme dans un moulin (racket, agression, viols…). » (Jean-Louis Harouel)  

« Du plus petit pâtre des Alpes, on peut tirer à volonté un Newton ou un Lycurgue … L’esprit, le génie et la vertu sont le produit de l’instruction.. » (Helvétius – De l’esprit) – Quel esprit ! Et ce sont ces pantins qui ont fabriqué la révolution de 1789 ! Même les ayatollas de l’éducation nationale, pourtant audacieux dans le délire et ambitieux dans la démolition, n’oseraient plus.

« Renversement selon lequel les valeurs du ‘savoir n’importaient plus dans l’Université et devaient céder la place à d’autres plus appropriées, la bonne volonté, le sens social, le dévouement, l’amour des enfants, des déshérités… Egalitarisme, lutte contre l’élitisme. » (Michel Henry) – Tous en bas.

 « L’excellence n’est pas un privilège, c’est un droit. » (François Hollande – traitant d’éducation) – Sans doute n’avait-il pas été informé de nos réussites en matière d’éducation nationale.

« Les qualités intellectuelles des enfants étant naturellement diversifiées, leur imposer un traitement uniforme aboutit, non point à réduire, mais au contraire à accroître les inégalités … Et à traumatiser ceux qui ne peuvent se sortir de cette voie royale que par l’échec. » (Roland Hureaux)

« Dés lors qu’une société croit que la scolarité doit former des citoyens capables de jouer le jeu de la concurrence internationale, elle n’échappe pas à l’avilissement. » (Ivan Illich) – Mais l’éducation nationale n’en est pas à une forme d’avilissement près, elle joue sur tous les tableaux.

« La folie des petitesses. » (Ionesco)

« L’éducateur qui prétendrait façonner celui qu’il élève ne ferait de lui qu’un esprit serf. » (Jean Jaurès) – Ce pauvre Jean Jaurès n’avait rien compris au rôle d’une éducation nationale avancée et plus largement au socialisme. Méritait bien son sort.

« En ces temps lointains, les parents d’élèves, gent aujourd’hui suspicieuse et omnipotente, s’en remettaient tout bonnement aux maîtres. Ils n’auraient certes pas … dérangé un juge, saisi la ligue des droits de l’homme … médité de sanglantes représailles claniques. » (Lucien Jerphagnon)

« Remplacement des fins par les moyens. Nous passons notre temps à discuter des moyens par lesquels on pourrait arriver aux fins. » (Pierre Jourde) – Ce qui évite d’envisager des fins, par exemple « élever les classes populaires par l’éducation … Car maintenant qui sait quelque chose ? Ce ne sont pas les gens qui sont passés par l’école, ce sont des gens qui sont dans des familles où l’on sait quelque chose. » (même auteur)

« Une nation ou une civilisation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle » (Martin Luther King) –  Merci les média.

« Elles (les écoles) travaillent sur la base du postulat qui veut qu’une culture de haut niveau soit intrinsèquement élitiste, que personne ne devrait être obligé d’apprendre quoi que ce soit de difficile… » (Christopher Lasch) – Afin de former une génération de barbares incultes et soumis.

« La démocratisation de l’enseignement n’a, ni permis au peuple dans son ensemble de mieux comprendre la société moderne, ni amélioré la qualité de la culture populaire, ni enfin réduit l’écart entre riches et pauvres. En revanche, elle a contribué au déclin de la pensée critique et à l’abaissement des niveaux intellectuels … Il devient de plus en plus difficile aux gens de manier leur langue avec aisance et précision, de se rappeler les faits fondamentaux de l’histoire de leur pays, de faire des déductions logiques, de comprendre des textes écrits autres que rudimentaires … Abrutissement individuel et passivité politique … En vidant le programme scolaire de tout contenu intellectuel et même pratique, les éducateurs empêchent l’élève de se confronter à des tâches stimulantes … Ils rendent les cours aussi peu douloureux que possible, dans l’espoir de pacifier leurs élèves et de leur adoucir le temps qu’ils doivent passer à l’école … La règle qui veut que ‘tout le monde passe’ … Tous les étudiants sont, sans effort, des ‘créateurs’, et le besoin d’exprimer cette créativité prime celui d’acquérir, par exemple, la maîtrise de soi et le pouvoir de demeurer silencieux. » (Christopher Lasch) – Suite de considérations éparses sur l’éducation américaine des années 70. Tout à fait pertinent en France, et en pire. Dernière trouvaille pour adoucir ce temps et ne rien aborder de stimulant, l’extension des activités dites périscolaires, foutaise pour défavoriser encore plus les défavorisés.

« Ils aspirent, souvent au nom d’un antiracisme dévoyé, à conserver tout ce qui peut maintenir les enfants des milieux populaires dans un entre-soi qui leur interdit  d’assouvir cette ‘faim de la découverte’ dont parlait Camus. Ils ne semblent pas vouloir que ces enfants franchissent les frontières de leur quartier, de leur cité, pour adopter les codes sociaux de la majorité. Pendant ce temps ils (et leurs enfants) possèdent ces codes et les surexploitent pour mieux en priver les élèves des milieux populaires qui ne sont rien d’autre que leur fonds de commerce politique … Limiter l’accès des œuvres de la culture classique pour les élèves des milieux populaires répond à une démarche profondément antidémocratique et méprisante (on reconnaît les grands bourgeois de gauche)… L’autre objectif étant de déraciner la culture française décrétée élitiste, discriminante, inégalitaire » (Barbara Lefebvre – sur les pédagauchistes)

« L’école du savoir disparaît complètement derrière l’apprentissage de ‘compétences’ … la convergence des intérêts de la gauche libertaire avec les idées libérales  européennes était déjà perceptible … Le socle commun, de connaissances de compétences et de culture a  accompagné fidèlement l’appauvrissement des programmes dans un même projet utilitariste. Il s’agit d’un  référentiel   standardisé  et de savoirs utiles au marché de l’emploi, qui n’a plus grand-chose à voir  avec le projet philosophique de l’école que la France se targue d’incarner … Le pouvoir émancipateur de la littérature fait peur dans nos sociétés de formatage idéologique. » (Barbara  Lefebvre)

« Plus les systèmes scolaires ont investi dans le numérique, moins les élèves lecteurs-compreneurs ont un bon niveau … Ce sont les pays asiatiques réticents à intégrer le numérique qui sont régulièrement en tête en lecture et en mathématiques … ‘La maîtrise d’un niveau suffisant en compréhension de l’écrit est peut-être plus importante que la facilité d’accès à Internet’.  » (Barbara Lefebvre – relatant et citant l’enquête OCDE-PISA de 2012) – Oui mais en France, on tient à Internet, outil d’asservissement et parfois d’abrutissement, beaucoup plus qu’à développer les facultés de compréhension. – « Il est archi connu que les patrons de la high-tech américaine interdisent le numérique à leur progéniture, limitent strictement l’usage des écrans jusqu’à un âge avancé … qu’ils mettent leurs enfants dans des écoles ‘anti-technologie’. » (Barbara Lefebvre)

« L’égalitarisme de façade qui consiste, dans les faits, à sacrifier les meilleurs et à leur interdire de s’en sortir dans le champ de ruines provoqué, surtout dans les quartiers populaires, par le collège unique et sa jolie politique émancipatrice qui n’émancipe, au bout du compte, que ceux qui rentrent le soir dans des maisons où les parents parlent français et ont des livres. » (Jérôme Leroy)

« Un livre élémentaire destiné aux enfants peut très bien passer sous silence tel ou tels aspects du savoir ou de l’art dont le pédagogue juge qu’ils ne sont pas encore à la portée des enfants pour qui il a été rédigé. Mais il ne doit absolument rien contenir qui barre ou complique, pour les enfants, l’accès à ces aspects importants tenus en réserve. Il est au contraire nécessaire que tous les accès en soient maintenus soigneusement ouverts ; détourner les enfants ne serait-ce que d’une seule de ces voies, ou faire en sorte qu’ils ne puissent l’emprunter que tardivement… » (G. E. Lessing) – Du temps où on n’endoctrinait pas les enfants pour les plonger dans la soumission.

« La ritournelle de l’égalité, l’excellence n’est pas un privilège, c’est un droit. » (Elisabeth Lévy – ironisant en matière d’éducation)

 « Même si l’on n’a pas le droit de le dire, tous les parents de France pensent qu’une école où les enfants du peuple apprenaient à lire et à écrire, c’était mieux que notre école égalitaire qui donne à tout le monde un bac sans aucune valeur. » (Elisabeth Lévy)

 « Prix Nobel pour tous ! Seulement, personne ne sait comment transformer tous les élèves en premiers de la classe … On fera donc en sorte que les bons soient un peu moins bons …  On prend désormais les enfants de la classe ouvrière, et aujourd’hui des quartiers défavorisés, pour des incapables congénitaux … Sous le prétexte à peine inavoué de punir les bons élèves, tous seront pénalisés. Tous nuls ! On ne peut imaginer plus égalitaire. » (Elisabeth Lévy)

« Sans doute notre souriante liquidatrice se serait-elle accommodée de l’effondrement de la transmission des savoirs et du niveau global s’il avait concerné absolument tous les élèves, mais que certains puissent encore tirer leur épingle du jeu, voilà qui n’allait pas du tout. » (Elisabeth Lévy) – A quelle ministre l’auteur pouvait-elle bien penser ?

« La priorité évidente pour une politique qui veut démocratiser la culture et lutter contre … la culture ‘tronquée’ se doit d’être dans l’apprentissage de la lecture. C’est revenir aux fondamentaux que de faire porter l’effort sur une politique de la lecture à l’école : la logique même d’une véritable démocratisation culturelle est de commencer par le commencement. » (Gilles Lipovetsky, Jean Serroy) – Mais qui a jamais pensé qu’on voulait démocratiser la culture ! Ne pas confondre discours et com. avec la réalité.

« Un corps enseignant qui réussit ce tour de force d’afficher majoritairement des idées progressistes en toutes matières et un conservatisme inaltérable dés qu’il s’agit de son propre statut ! » (Gilles Lipovetsky, Jean Serroy)

« Ces thèses (sur l’autonomie de l’enfant) … signent l’arrêt de mort de l’école en tant qu’institution et du maître en tant qu’instituteur. L’école cède la place à un lieu de vie, ouvert … carrefour de tous les vents. Le maître devient un animateur … L’élève ne s’intéresse plus … qu’à ses besoins intérieurs qui ne renvoient … qu’à sa subjectivité brute. » (Jean-François Mattei)

« Evaluer n’est pas éduquer : c’est donner un prix à l’issue d’une procédure conforme à l’utilité sociale. » (Jean-François Mattéi) – Evaluation, mot-clé pour notre prétendu enseignement.

« L’élève ne doit pas apprendre, il doit ‘s’emparer’ de savoirs qui sont identifiés comme des ‘aptitudes’. » (Jean-François Mattéi)

« Le propre d’une fonction, serait-elle pédagogique, c’est de fonctionner, et le ‘fonctionnement’ n’a jamais pu se substituer dans l’homme à la pensée. Nous l’avons vu à propos d’Eichmann. Penser ce n’est pas ‘fonctionner’ en conduisant son action d’après une suite de procédures préalablement définies. » (Jean-François Mattéi) – C’est pourtant l’idéal de la modernité.

« Le professeur n’est pas un maître, mais un émetteur qui code un message, l’élève n’est pas un enfant, mais un récepteur qui décode le message, les connaissances ne sont pas un savoir doué de signification substantielle, mais une information… » (Jean-François Mattéi)

« L’école n’a pas à s’ouvrir sur la ‘vie’, mais bien au contraire à s’ouvrir sur le ‘monde’ ; et pour s’ouvrir sur le monde permanent des œuvres que nous lègue l’histoire  et sur le monde commun des hommes que nous offre l’espace public, il faut que l’école demeure un lieu ‘à part’ … Comme l’avaient compris tous les fondateurs (Pythagore, Platon , Commenius ou Rousseau), l’école doit se fermer sur la vie biologique (elle n’est pas la famille)  et sur la vie sociale (elle n’est pas la cité) … La vie de l’école n’est pas l’école de la vie … En faisant de l’école un ‘milieu ouvert’, on introduit en elle toutes les sortes de violence … puisque la vie sociale en est tissée… On est passé de l’idée de connaissances dotées de signification à des informations, du maître à l’émetteur, de l’élève au récepteur … On mesurera de plus en plus les connaissances virtuelles de sujets virtuels qui occuperont ensuite des emplois virtuels dans une société virtuelle ; et la réalité répondra en écho par une délinquance réelle dans des classes réelles où des élèves réels dévasteront une école irréelle qui ne débouche sur rien d’autre que sur la barbarie … Pour donner à l’enfant les moyens de sortir de l’intimité familiale et d’entrer dans le monde public, il faut que l’école garde un statut intermédiaire entre le domaine de la vie, le foyer … et le monde où il devra plus tard jouer son rôle … ‘Nous devons fermement séparer le domaine de l’éducation des autres domaines, et surtout celui de la vie politique et publique’ (Hannah Arendt) … L’école n’est pas un lieu de vie, mais un lieu de pensée. » (Jean-François Mattéi) – Exactement au rebours de la pratique actuelle dont on sait les brillants résultats.  

« En dépit des efforts de la propagande officielle, il est devenu difficile aujourd’hui, de continuer  à dissimuler le déclin continu de l’intelligence critique et du sens de la langue auquel ont conduit les réformes scolaires imposées, depuis trente ans, par la classe dominante et ses experts en ‘sciences de l’éducation’. Le grand public est cependant tenté de voir dans ce déclin un simple échec des réformes mises en œuvre. L’idée lui vient encore assez peu que la production de ces effets est devenue progressivement la fonction première des réformes et que celles-ci sont donc en passe d’atteindre leur objectif véritable : la formation des individus qui … devront être engagés dans la grande guerre économique mondiale du XXI° siècle … Quel mystérieux hasard à répétition fait que ce sont toujours les révolutions culturelles accomplies par la Gauche qui permettent au capitalisme moderne d’opérer ses plus grands bonds en avant. » (Jean-Claude Michéa)

« Le principe du ‘tiers exclu’, qui se trouve au cœur de l’idéologie capitaliste développée, rend inévitable, à terme, la délégitimation de toutes les figures de l’autorité qui ne sont pas fondées sur une compétence strictement technique, à commencer par celles qui prétendent s’appuyer sur une expérience de la vie … Autoriser un tiers à poser le moindre interdit philosophique ou moral reviendrait forcément à imposer à l’enfant (ou à l’élève, ou plus tard à l’adulte) les valeurs arbitraires d’un choix purement idéologique qui devrait toujours demeurer privé (dans le jargon des disciples de Philippe Meirieu, il s’agirait d’une insupportable forme de violence symbolique exercée à l’endroit de l’enfant et d’une négation de son droit fondamental à être le ‘sujet de son propre apprentissage’). » (Jean-Claude Michéa) – Ou comment fabriquer de bons petits laquais politiques et de dévoués serviteurs du grand capital.

« Le mouvement qui, depuis trente ans, transforme l’Ecole dans un sens  toujours identique, peut être saisi dans sa triste vérité historique. Sous la double invocation d’une ‘démocratisation de l’enseignement’ (ici un mensonge absolu) et de la ‘nécessaire adaptation au monde moderne’ (ici une demi-vérité), ce qui se met effectivement en place, à travers toutes ces réformes également mauvaises, c’est l’école du capitalisme total … L’une des bases logistiques décisives à partir desquelles les plus grandes firmes transnationales… » (Jean-Claude Michéa)

« ‘Ouvrir l’école sur la vie’, autrement dit sur les nouvelles réalités du marché mondial. » (Jean-Claude Michéa)

« Les objectifs assignés à ce qui restera de l’Ecole publique supposent … une double transformation. Celle des enseignants, qui devront abandonner leur statut actuel de ‘sujets supposés savoir’ afin d’endosser celui d’animateurs de différentes activités d’éveil ou transversales, de sorties pédagogiques ou de forums de discussion… et celle de l’Ecole lieu de vie, démocratique et joyeux à la fois garderie citoyenne et espace libéralement ouvert à tous les représentants de la cité (les meilleurs comme les plus tordus) comme à toutes les marchandises technologiques ou culturelles. » (Jean-Claude Michéa) – Les nouveau rythmes scolaires vont tout à fait dans ce sens en l’accélérant et l’officialisant.

« Ce mystère que les professeurs ont perdu depuis que la République leur a fait baisser la tête, qu’elle a fait d’eux des ‘enseignants’ : non plus les gardiens ni les transmetteurs d’une tradition, mais des animateurs sociaux, des zélateurs de l’idéal démocratique, antiraciste, tolérant, depuis aussi, que les ministres ne parlent plus correctement le français. » (Richard Millet)

« Un pays dont l’école ne sait plus susciter nulle forme d’amour, désir et respect, de sa langue est voué à la glaciation. » (Richard Millet – Le sentiment de la langue)

« Naguère espace de tolérance, l’école est devenue le lieu d’exacerbation des différences ethniques ; un hall des droits de l’homme, une salle des pas perdus … Tout se passe comme s’il y avait une volonté politique de miner l’identité française au profit d’un improbable métissage ethnico-culturel dont on sait qu’il ne produit que ghettos, clivages … dont le seul langage commun est le rock, le rap et toute la sous-culture audiovisuelle et vestimentaire américaine. » (Richard Millet)

« ‘Toujours plus de prêtres’ au Moyen Âge ; ‘toujours plus de bourgeois’ au XIX° siècle ; ‘toujours plus d’acteurs du marché’ aujourd’hui, tels sont les mots d’ordre successifs de l’Université … Groupes sociaux qui se veulent de plus en plus nombreux … tendant vers l’Universel … L’Université fut inventée pour résoudre une difficulté : comment faire en sorte qu’il ne cesse pas d’y avoir des prêtres, alors que la prêtrise est fondée sur le célibat … Non seulement la transmission fait problème, mais tout simplement la permanence d’un corps social … La bourgeoisie tire sa force d’une conviction : le destin du non-bourgeois est de devenir bourgeois ; le destin du bourgeois est de devenir plus bourgeois encore. Le principe de cette classe n’est pas la reproduction mais l’accroissement … Pourquoi ne pas utiliser cette machine (l’Université) que l’Eglise avait construite ? » (Jean-Claude Milner – sur l’Université comme machine de procréation artificielle)

« L’école est en crise parce que tout a été fait pour que l’intelligence et le savoir ne puisse pas introduire une inégalité qui corrige l’inégalité héritée. L’école a renoncé à tout mécanisme de mobilité sociale fondé sur l’intelligence et le savoir. » (Jean-Claude Milner)

« Au lieu de représenter la continuité, qui est synonyme de culture et qui constitue la plus précieuse des réalisations des générations … elles servent de supermarchés pour la curiosité ou l’incuriosité du moment. L’université ‘marxiste’ voulait faire table rase de l’histoire et de ses civilisations ; du moins fallait-il étudier celles-ci pour les nier … L’université libéralo-américaine tient pour acquis que l’histoire est d’ores et déjà abolie et que son étude est un luxe inutile comparé à la tâche de rendre ‘ce jour’ plus épanoui dans le confort physique et mental, psychologique, médical et commercial. »  (Thomas Molnar sur les universités, d’abord américaines)

« L’école unique, fatale erreur de de Gaulle. … Les nouveaux maîtres de l’Education nationale, se rendant compte qu’ils ne pouvaient unifier l’école en l’alignant par le haut, mais ne voulant pas, par idéologie, renoncer au projet même de l’unifier, ont sciemment décidé de l’aligner par le bas. » (Philippe Nemo)

« L’anglais à l’école primaire … les habituer dès le berceau à parler le sabir des maîtres du monde … Qu’on n’essaie pas de nous faire prendre cette vessie de vassal, de client, de colonisé, pour une lanterne de lumière ! » (Dominique Noguez)

« Le capitalisme consommationniste n’a pas besoin d’adultes, il hait les adultes, trop incontrôlables, trop libres penseurs, trop divers, il lui faut une humanité de treize ans d’âge mental, maxi. » (Dominique Noguez)

« Ce suicide identitaire qu’ont représenté l’abandon progressif des humanités classiques et l’adoption des nouvelles formes d’apprentissage de l’histoire et des lettres. » (Pierre Nora) – Le bouquet avec l’obsession du numérique.

« Demander à l’école qu’elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens : elle devient maintenant une provocation ! … Le fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s’en est sorti grâce à une école qui n’existe plus. L’école d’aujourd’hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu’ils ont appris à l’école, mais ce qu’ils ont appris chez eux. » (Michel Onfray) – Evidemment puisque la grande majorité des hiérarques socialistes sont de grands bourgeois, et que les autres n’aspirent qu’à le devenir.

« En dehors du désir de supprimer les mots dont le sens n’était pas orthodoxe, l’appauvrissement du vocabulaire était considéré comme une fin en soi et on ne laissait subsister aucun mot dont on pouvait se passer. La ‘novlangue’ était destinée, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but. » (George Orwell – 1984)

« Les pédagogues visent à recueillir la succession politique et sociale de l’Eglise. » (Georges Palante) – Avec moins de capacité et encore plus de sectarisme.

« Ici l’éducation est une action voulue, délibérée, systématique, exercée par une fraction d’un groupe social sur les autres parties du groupe … une discipline consciente, un dressage intellectuel et moral subordonné à certaines fins collectives bien définies qu’il s’agit de réaliser, à un certain idéal social et moral qu’il s’agit de faire triompher … Entreprise de moralisation collective. » (Georges Palante) – Dès les années 1910, 20… l’auteur avait prévu notre éducation nationale.

« Comment penserait-on quoi que ce soit si on ne sait plus lire ? » (Paul-François Paoli)

« Ce n’est pas  l’amour de la médiocrité qui est criminel, c’est la confusion entre la médiocrité et l’excellence. » (Paul-François Paoli)

« Si 80% des élèves doivent décrocher le bac, l’élève ne peut plus échouer sans déchoir … Cela ne dévalorise pas seulement le diplôme, cela infériorise, en définitive, ceux qui ne l’ont pas obtenu … L’échec scolaire est scandaleux quand tous les élèves sont égaux … Un droit auquel on n’accède pas engendre l’humiliation. » (Paul-François Paoli)

« L’éducation nationale qui, dans ses programmes, met un trait d’union entre un poème de Baudelaire et une chanson de Guy Béart, un roman de Marc Lévy et une œuvre d’Yves Bonnefoy, une bande dessinée triviale et un poème surréaliste, est dans la continuation de cette idéologie du fourre-tout et du bric-à-brac …  Ce n’est pas l’amour de la médiocrité qui est criminel, c’est la confusion entre la médiocrité et l’excellence. » (Paul-François Paoli)

« Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher (pas moins) l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel … L’école a un rôle fondamental puisqu’elle doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. » (Vincent Peillon – cet ayatollah fut ministre de l’éducation nationale) – Ou comment obtenir de parfait laquais ne connaissant que la doxa dominante, même les dictateurs n’avaient pas osé cette formulation, seul un socialiste …  Nouvelle naissance, transubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. De quoi préférer encore la Charia

« Le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités. » (Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale) – Hitler et Lénine aussi.

« Un Etat peut vider un enseignement d’Etat de tout son contenu de culture et de liberté. On pourrait presque dire que au fond, et malgré les apparences, l’Etat se plaît encore plus à avilir l’enseignement qu’à caser ses créatures. » (Charles Péguy)

« Trente années de délire pédagogicide. » (Daniel Pennac)

« En voulant éradiquer l’humiliation des élèves par le professeur, l’école moderne a construit l’humiliation des élèves par leurs semblables … Elle a confisqué l’autorité du professeur. En cherchant à faire de ce dernier … un égal de l’élève, elle a fait de lui un être pas davantage capable de le protéger que ses camarades … L’idéologie de la bienveillance a construit le phénomène du harcèlement scolaire. » (Samuel Piquet – professeur) – Il est évident que l’idéologie du ministère de l’Education nationale est de fabriquer une jungle à l’école afin de la perpétuer dans la vie active.

« L’éducation n’a rien à voir avec la culture, la perpétuation d’une civilisation… Elle est la valorisation d’un capital purement individuel qui permettra à chacun de développer son ‘employabilité’ et même son taux d’employabilité ! … ce qui devrait générer une ‘croissance durable’ … Le concept de ‘compétences ’ (qui vient de la formation professionnelle, comme des Etats-Unis et comme toujours), concept clé … Le ‘livret de compétences’ remis aux parents, chef-d’œuvre de jargon pédago-technocratique. » (Natacha Polony et le comité Orwell)

« L’école n’est pas un lieu d’exercice de la liberté, elle est un lieu d’apprentissage de la liberté … L’idée d’une école ‘lieu de vie’ (Ce qu’elle ne doit surtout pas être pour ne pas être contaminée par la corruption mentale et matérielle externe), censée enseigner ‘l’esprit critique’ (au lieu du savoir et des moyens d’apprendre), au moyens de ‘débats citoyens’ (à pleurer de rire) … Quand les institutions ne font plus leur travail, les privilèges de la naissance ressurgissent (au détriment des milieux défavorisés, dont on se moque en se contentant d’amuser leurs rejetons) … Mon Dieu, les bons élèves obtiennent de meilleurs notes ! insupportable élitisme (on ne va pas enseigner un quelconque savoir aux autres, on va supprimer les notes, nos ministres et leurs conseillers ne sont-ils pas géniaux ?). » (Natacha Polony – commenté)

 « L’école (de jadis) n’avait nullement pour objet d’abolir les classes sociales. Et c’est peut-être pour cela qu’elle a réussi relativement, dans la mesure où, en deux générations, un petit-fils de paysan pouvait accéder aux grandes écoles … L’école ne sert pas seulement à effacer les inégalités sociales, et, quand elle s’assigne ce but, elle s’en éloigne à une vitesse vertigineuse, comme le prouve l’évolution du système français. » (Natacha Polony) – Et devenir président de la république, Georges Pompidou. Vous imaginez les rejetons de nos grands bourgeois énarques céder la place ! On la leur garde toute chaude, tant pis pour les autres, pour les descendants de péquenots. Les activités dites d’éveil leur permettront d’occuper leur chômage de toute une vie, sans râler puisqu’on les aura privés même des moyens de s’exprimer.

« Les écoles se sont entièrement livrées au dogme de l’immédiateté, à l’idée fatale selon laquelle les jeunes ne peuvent s’intéresser qu’aux choses qui touchent directement leur propre vie. Le remplacement des récits historiques par l’étude de ‘problèmes sociaux’, la préférence donnée à des œuvres littéraires ancrées dans le contemporain et peuplées de personnages adolescents, ainsi que les tentatives d’assainissement du cursus scolaire de tout ce qui pourrait s’avérer insultant, tout cela n’a fait que décourager l’identification imaginative des jeunes avec des images d’exotisme et d’étrangeté. » (Natacha Polony)

 « La tradition française du commerce apaisé entre les sexes ne peut que s’éteindre avec la destruction de la culture classique sur laquelle elle s’appuyait. Lui succèdera une ère d’indifférence ou de méfiance entre les sexes, toutes deux aussi fatales au désir comme au plaisir. » (Natacha Polony) – Le but de la destruction organisée de l’étude de ce qu’on appelait les Humanités est bien de pourrir tous les rapports harmonieux entre les êtres qui s’étaient peu à peu édifiés, pour les livrer à la concurrence sauvage.

« La mise en avant de soi et non plus des savoirs ne favorise que ceux qu’on a dés le plus jeune âge valorisés, incités à se donner en spectacle. » (Natacha Polony) – Il n’ y a que les éternels stupides Gogos pour croire que l’école actuelle est formatée pour donner quelque égalité des chances.

« Un pays sans ouvriers pour des entreprises sans usines. C’était la philosophie profonde de la loi d’orientation sur l’école de 2005 … qui ajoutait à l’impératif de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat celui de 50% de diplômés du supérieur. » (Natacha Polony) – Bravo, bravo !

« Il n’y a aucun mérite à être doué, et personne n’a jamais songé à le décréter. Le mérite désigne l’effort, la lente domestication d’un talent pour l’extraire de sa gangue et le faire advenir … La destruction minutieuse de la notion de mérite fut l’œuvre la plus achevée de tous les théoriciens de l’école depuis quarante ans. » (Natacha Polony)

 « On leur a donné la parole sans leur donner les mots. » (un professeur de philosophie – sur ses élèves -– cité par Natacha Polony)

« Les collégiens et lycéens sont prisonniers de l’indicatif, le mode du réel, de ce qui est. Pas de danger qu’ils imaginent un jour ce qui pourrait être, ce qu’ils voudraient voir advenir. » (Natacha Polony)

« Le maître qui a en face de lui des usagers et se trouve conduit à discuter d’égal à égal avec l’élève … Le potache qui réclame contre Platon ou Kant le droit a sa propre opinion. » (Jacques Rancière – sur l’égalité démocratique)

« 80% de bacheliers, comme tant de quintaux à l’hectare, tant de tonnes d’acier sorties des hauts fourneaux, tant de voitures fabriquées à la chaîne… » (Benoît Rayski)

 « L’ignorance fait, de nos jours, à l’école, ou faisait encore, jusqu’à une date toute récente, l’objet d’un culte voulu, dont les justifications théoriques, pédagogiques, politiques et sociologiques s’étalent explicitement dans maints textes et directives … L’école doit cesser de transmettre des savoirs pour devenir une sorte de phalanstère ‘convivial’, de ‘lieu de vie’ où se déploie ‘l’ouverture à autrui et au monde’. Il s’agit d’abolir le critère jugé réactionnaire de la compétence. L’élève ne doit rien apprendre et le professeur peut ignorer ce qu’il enseigne … Le bon élève doit être maintenu au niveau du mauvais, considéré comme l’équitable moyenne sociale … Il ne doit pas y avoir de bons et de mauvais élèves, il n’y a que des victimes ou des bénéficiaires des injustices sociales … La justice exige que tous les élèves deviennent mauvais, afin que tous puissent repartir ensemble et du bon pied vers un avenir égalitaire et radieux. » (Jean-François Revel) – Ecrit fin des années 80, mais, hélas, toujours pertinent. Les nouveaux rythmes scolaires vont certainement aider à atteindre l’objectif savamment poursuivi.

 « Ils ont rendu l’école conforme à la théorie de Bourdieu. L’application des méthodes inspirées par Bourdieu a rendu exactes les thèses de Bourdieu. Elle a transformé en réalité les maux jusque-là imaginaires dénoncés par Bourdieu. Il est certain que, maintenant, comme on n’enseigne plus rien à l’école, elle ne peut plus servir ‘d’ascenseur social’. » (Jean-François Revel – sur les militants du ministère de l’Education nationale) – Ou comment finir par valider par une action forcenée et persévérante ses thèses de départ. Bravo pour la performance !

« Parce que l’école n’empêchait pas une certaine reproduction sociale, on l’a rendue responsable de ce que, malgré tous ses défauts, elle atténuait. » (Olivier Rey)

« Moins on se montre exigeant à l’école, par crainte de se montrer élitiste, plus on donne de l’importance au milieu social. » (Olivier Rey) – Il faut bien que les prétendues élites de la clique politico-médiatique puisse se reproduire tranquillement.

« De plus en plus d’années d’étude sont requises pour trouver sa place dans la société. C’est le signe d’un monde que les transformations que nous lui avons fait subir n’ont pas rendu plus proche, mais ont au contraire éloigné, et que nous peinons toujours davantage à rejoindre. » (Olivier Rey)

« Le concours avait été choisi par la République pour remplacer les privilèges de la naissance, les passe-droits et la vénalité des charges. Le recrutement sur dossier laisse quant à lui libre cours aux spéculations… » (Anthime Rigoulay) – En clair, au recrutement des petits-copains des privilégiés et à l’entrisme de militants obéissants. C’est bien pourquoi, ce type de recrutement s’étend, il s’agit de reconstituer des élites, et bien obéissantes.  

« Il n’est pas question de laisser dire que des générations entières sont sacrifiées sur l’autel de l’expérimentation pédagogique (l’exigence de faire autrement parce que tout ce qui se fait aujourd’hui est nécessairement mieux qu’autrefois, parce que nous sommes tellement plus savants, intelligents et doués) … Bien sûr les personnes qui accaparent le pouvoir et l’argent ont soin de protéger leurs propres rejetons des dispositifs éducatifs qu’elles préconisent pour les autres. » (Ingrid Riocreux)

« La classe dominante considère qu’il est plus facile de garder sous contrôle une société d’idiots que de gouverner un peuple intelligent. » (Ingrid Riocreux) – Ce qui explique les politiques suivies depuis plus de trente ans en matière d’information (média), d’éducation (si on peut employer ce terme) et de communication en général.

« L’école ne sait plus, dans certaines banlieues dites aimablement ‘sensibles’, quelle culture elle doit transmettre, quelle place elle doit laisser aux autres identités, quelle pédagogie elle doit appliquer, quelles langues elle doit enseigner… » (Ivan Rioufol)  

« Aujourd’hui, dans certains collèges, la réussite scolaire est devenue blâmable aux yeux d’élèves réticents à s’intégrer. Le ‘bouffon’ et le ‘collabo’ sont ceux qui réussissent. » (Ivan Rioufol) – En espérant que ce mépris n’émane que des autres élèves.

« Le milieu peut toujours empêcher l’expression d’une bonne hérédité. Mais le milieu ne peut obtenir un ‘bon’ produit avec une hérédité déficiente. En outre, l’expérience montre que l’éducation ‘rend’ plus ou moins selon les dons innés. C’est pourquoi les pédagogues égalitaristes réclament une sur-éducation compensatrice des mal-doués … Ils souhaitent aussi, sans l’avouer, une sous-éducation ou une anti-éducation des enfants bien doués ou présumés de bonne lignée ; et c’est même la partie de leur programme qu’ils réussissent le mieux. » (Raymond Ruyer)  

« Le nivelage social par l’enseignement et la pédagogie adéquate, est la clé et la garantie du nivelage économique et politique. » (Raymond Ruyer)

« La culture n’est que la fréquentation lettrée de l’art. La lecture n’est pas une pratique culturelle parmi d’autres, c’est la clé de tout art. L’accès aux œuvres du passé et du présent nécessite d’abord d’offrir les outils de compréhension et réception qui conditionnent cet accès, qui n’est jamais immédiat, contrairement à ce que croit une théorie gauchiste de la réception. » (Michel Schneider) – Donc d’offrir une éducation qui instruise, qui ne soit pas le contraire d’une éducation.

« Une politique d’égalité des niveaux conduirait à un ‘nivellement par le bas’ généralisé’. » (Amartya Sen) –  C’est bien la politique générale adoptée en France, notamment dans l’éducation nationale avec les brillants résultats que l’on sait, ce par envie, jalousie, mesquinerie.

« Plus de redoublements, le bac distribué généreusement, plus de 80% (à de quasi incultes, les professeurs trop sévères dispensés de correction !) : niveler par le bas semble être le premier commandement de l’Education nationale. » (Jean Sévillia) – C’est même là son seul domaine de réussite.

« A défaut de maîtres, les banlieues ne vont pas manquer ‘d’éducateurs’. » (Alain- Gérard Slama) – Et voir lesquels !

« Passant d’une logique de la production à une logique de la consommation, la conscience citoyenne, autrefois nécessaire au système, devint alors un frein à son expansion. Comme leurs prédécesseurs avaient programmé l’éducation des masses, les tenants du pouvoir programmèrent à leur tour leur déséducation ; cassant par tous les moyens la petite et la grande école républicaine. » (Alain Soral – résumé)

« La démocratie contemporaine  a conservé toutes ces opinions du Tiers-Etat ; elle a conçu, elle aussi, l’instruction primaire comme un moyen d’enseigner un catéchisme laïque, patriotique et bourgeois ; elle a pensé qu’elle pourrait rendre ainsi les masses plus facilement accessibles à toutes les balivernes que leur débitent les politiciens ; elle  a réussi déjà à développer très convenablement la niaiserie crédule et servile. » (Georges Sorel) – Sévère pour l’époque à laquelle il écrit (vers 1900). Serait plus adapté à l’époque actuelle, même si l’éducation nationale n’enseigne plus rien.

« Le développement d’une école à visée purement utilitaire est vendu sous le slogan pompeux mais nettement plus présentable de ‘démocratisation des savoirs’. » (Régis Soubrouillard)

« Il n’y a qu’à observer les yeux des élèves lorsqu’il arrive au professeur de verser dans le cours magistral : la formule fascine. Plus le discours sera sophistiqué, plus l’auditoire écoutera attentivement. » (George Steiner – sur les élèves) – Mais évidemment on n’imagine pas un des pontes-pédagos de l’éducation nationale tenir quelque discours cohérent et captivant. D’où leur haine de ceux qui savent s’exprimer et retenir l’attention.

 « En nivelant, en faisant une fausse démocratie de la médiocrité, on tue chez l’enfant la possibilité d’outrepasser ses limites sociales, domestiques, personnelles et même physiques. » (George Steiner) – Serait-ce l’objectif inavoué ?

« Apprendre, c’est se soumettre à des contraintes … J’étais au milieu de pédagogues estimant qu’il faut laisser l’enfant entièrement libre et sans contrainte. Or comme l’ont montré les travaux neurophysiologiques de Jean-Pierre Changeux, il est vrai que le cerveau de l’enfant dispose d’une importante quantité de possibilités. Mais justement, une bonne partie de ces possibilités doivent disparaître, être éliminées par l’éducation, faute de quoi aucune ne vient à maturité. C’est ce que l’on constate malheureusement quand on veut laisser s’exprimer dans une liberté totale les dons prétendus créateurs de l’enfant. » (Claude Lévi-Strauss) – Certes, mais l’ambition des prétendus pédagogues officiels du ministère est de fabriquer des robots malléables.

« A peine la nouvelle déité …  a-t-elle commencé à se répandre comme un lierre, qu’on nous annonçait déjà que ce serait fatal, qu’on y passerait tous et de toutes façon, que cela n’appartiendrait à personne (contrevérité), qu’aucune loi ne pourrait en encadrer les développements ni l’usage … Si le dressage par voie d’écrans et de manettes n’a fait que se perfectionner, le moins qu’on puisse dire est que la tendance n’est guère à l’affinement de la parole articulée. » (François Taillandier – sur la grotesque expression fracture numérique, l’horreur de transformer l’école en atelier d’informatique, lâcheté et corruption mentale  toujours)

« On ne se souvient pas assez que le projet d’un enseignement primaire gratuit et obligatoire fut d’abord une idée de Louis XIV. » (François Taillandier) – S’il fallait dire quelque bien de l’Ancien Régime et de la Royauté, où irait la république ?

– « Dès qu’on projette d’introduire quelque enseignement nouveau (surtout dans les petites classes, plus malléables), souvent sous le prétexte de lutter contre de prétendus préjugés, il y  a gros à parier qu’il s’agit d’imposer quelque idéologie pernicieuse qui est obligée de passer en force en formatant les esprits dès le plus jeune âge pour avoir une chance de s’installer. » (inspiré de Bertrand Vergely)  – Theorie du genre… 

« Quand on avait le temps de la pratiquer, la leçon de morale représentait … ‘la prière du matin’. L’éducation morale figurait, d’ailleurs, au premier rang des programmes de l’école élémentaire … ‘Il faut que l’instituteur puisse être un maître de morale en même temps que de langue et de calcul.’ » (Jean Vial – citant le Dictionnaire  de pédagogie et d‘instruction primaire) – Depuis 1882, nous et notre école sont entrés dans un autre univers !

« Les  difficultés de la langue française deviennent une ‘insulte à l’égalité’. Motif qui, je le rappelle au passage, avait ‘mutatis mutandis’ justifié la mise à bas de la flèche de la cathédrale de Paris lors de la Révolution. » (Paul Yonnet) – Applaudissons les égalitaristes forcenés.

« Mépris de la mémorisation, de la répétition, de l’effort, du travail … les sinistres ‘pédagogistes’ … Se mettre à la remorque des élèves, c’était leur interdire toute acquisition du savoir si leur milieu ne les y avait pas préparés. » (Eric Zemmour) – Tout le monde, sauf les bien-pensants de service, a compris que l’objectif des pédagogistes gauchistes était d’empêcher les classes populaires et immigrées de s’élever.

« L’urgence, ce n’est pas la lutte contre l’illetrisme, mais la lutte contre les préjugés. Ce n’est pas de transmettre un savoir, mais de transmettre des valeurs (celles de la classe dominante). Pas de lutter contre l’inculture, mais de lutter contre les inégalités. Pas de connaître l’histoire de France, mais d’en finir avec les discriminations racistes et sexistes.  Pas d’apprendre quelque chose, mais de se sentir bien. » (Eric Zemmour)

« On ‘exerce sa vigilance orthographique’, on ’maîtrise le geste graphomoteur et on automatise progressivement le tracé normé des lettres.’ » (Eric Zemmour – citant) – Les recruteurs qui essayent de déchiffrer les lettres de candidature applaudissent des deux mains.

« Les bons élèves aussi ont des droits. » (un parent d’élève) – Surprenant, qu’il faille le dire.

« L’égalitarisme jivaro. » (?)

« La rage gouvernementale de destruction. » (?)

« Peut-on avoir des pensées profondes avec vingt mots de vocabulaire ? » (?)

« Demander aux meilleurs de la classe de moins bien travailler afin que les cancres obtiennent de meilleures notes. » (?) – Remarque émise à propos des pleurnicheries de la France auprès de l’Allemagne en matière économique. Mais on fait, hypocritement, de même dans nos écoles.

Ce contenu a été publié dans 240, 2 - Education nationale, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.