230,2 – Droits de l’homme

– Nouvel Evangile résumant l’ensemble des droits dont le nombre et l’étendue empêche le recensement. Paravent idéologique de la mondialisation. « Toute personne a droit a un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille. » (article 25 de la déclaration des dits droits) –  C’est y pas beau, réaliste et respecté !

– Premier droit de l’homme : devenir français.

– L’idéologie se nomme Droitdel’hommisme et ses prêtres Droitsdel’hommistes. On les rencontre le dimanche matin, embusqués derrière de petites tables couvertes de brochures et de feuilles de papier appelées tracts. Leur lecture est déconseillée aux âmes sensibles, en raison des atrocités indignes du vingt et unième siècle qu’évoquent et montrent ces documents.

– Notons quand même que la déclaration universelle des Nations Unies accorde à toute personne le droit au travail (article 23), le droit explicite de travailler assorti de la liberté du choix. Ne me dites pas, par pitié, qu’il ne s’agit que de fanfaronnades de la part de personnages aussi sérieux, pondérés, informés et respectables ! Quand une aussi haute institution promet, comme un apprenti président de la République, elle ne parle quand même pas dans le vide. D’ailleurs pour apprécier le sérieux de cette bouffonnerie, il suffit de savoir que la commission des droits de l’homme de l’ONU est présidée par l’Arabie saoudite, royaume exemplaire en une si délicate matière.

– Auguste Comte et le Positivisme triompheraient devant  le succès de cette nouvelle religion de l’humanité qu’ils appelaient de leurs vœux.

– « Ce n’était pas assez des droits de l’homme, voici qu’on nous parle des droits de l’enfant » (Lucien Arréat). Et maintenant un droit par personne : le divorcé, l’handicapé, l’étranger, l’épicier, le chaudronnier… et leurs versions féminines ; un droit pour tous et pour tout : à la santé, au bonheur, à la fécondation, au savoir, au diplôme, à la bassesse, à la connerie…  Société éclatée de pleurnichards.

– Dans la version française, le droit au blasphème est un droit républicain, imprescriptible, essentiel à la vie d’une société harmonieuse comme la nôtre.

– Qu’en restera-t-il quand nous affronterons de vraies crises, pas seulement économiques ? Dans très peu de dizaines d’années, nous serons dix milliards, avides de consommer. On verra ce qui restera alors de cette prétentieuse bouffonnerie ! Que deviendront ces fameux droits avec le réchauffement climatique, avec la pénurie d’eau et d’électricité, la désertification générale ?

– Une des innombrables institutions européennes, la Commission Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) est chargée d’obliger les peuples à faire ou à accepter ce qu’ils refusent.

– Personnellement je voterai pour qui réclamera (donc obtiendra) le droit des Auvergnats, mâles, du quatrième âge à se foutre des imbéciles.

-D’après Baudelaire, on  a oublié deux droits dans la déclaration de 1789, celui de se contredire et celui de s’en aller.

-« L’on ose encore se dispenser de dire ‘droits de l’homme et de la femme’ » (Guy Hermet) – Que font les féministes !

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« La moralisation (pas sa morale, son apparence, sa couverture morale, ses imprécations morales) de la politique entraîne une sorte de ‘fondamentalisme’ des droits de l’homme, une dérive humanitaire. » (Myriam Revault d’Allonnes) – Fondamentalisme qui n’a rien à envier à celui d’en face.

« La politique, érigée en œuvre de salut, investie sur le mode pseudo-religieux par une fonction rédemptrice, porte en elle-même sa visée mortifère … Ruineuse est l’idée que la politique doit sauver l’homme, sauver le monde, et même (pourquoi pas ?) sauver l’homme des atteintes du monde. » (Myriam Revault d’Allonnes)

« Elle sapait  la cohérence de la nation en tant qu’être collectif, et elle aboutissait à des exigences intrinsèquement contradictoires ; droit à l’égalité et droit à la différence proclamés dans un même souffle. » (Perry Anderson – sur l’idéologie des droits de l’homme) – S’il fallait que les idéologies s’abstiennent de générer stupidité sur stupidité !

 « S’ils ont le culte des droits de l’homme, c’est surtout pour préserver ceux du vieil homme blanc épuisé, cette ‘valeur pieuse, faible, inutile, hypocrite, qui repose sur une croyance illuministe en l’attraction naturelle du bien, sur une idéalité des rapports humains’. » (Olivier Bardolle – citant Jean Baudrillard)

« L’homme n’étant pas un, on ne voit pas comment il pourrait être pris comme unité de mesure. » (Georges Bastide) – L’homme n’est pas la mesure de toutes choses, contrairement à ce que prétendait le sophiste Protagoras, donc il n’est pas le sujet de référence des valeurs, heureusement ! Ce qui ruine la thèse qui fait de l’humanisme un absolu.

« Parmi l’énumération nombreuse des droits de l’homme que la sagesse du XIX° siècle recommande si souvent et si complaisamment, deux assez importants ont été oubliés, qui sont le droit de se contredire et le droit de s’en aller. » (Baudelaire) – Seuls les Gogos bien soumis peuvent s’imaginer que les droits de l’homme sont faits pour engendrer la liberté.

« Nous ne savons plus dire le mal. Nous ne savons plus que proférer le discours des droits de l’homme – valeur pieuse, faible, inutile, hypocrite qui repose sur une croyance illuministe en l’attraction naturelle du Bien, sur une idéalité des rapports humains – alors qu’il n’existe évidemment de traitement du mal que par le mal. » (Jean Baudrillard)

« Faut-il voir dans l’apothéose des droits de l’homme l’ascension irrésistible de la bêtise, ce chef-d’œuvre en péril qui promet cependant d’illuminer la fin du siècle de tous les feux du consensus ? » (Jean Baudrillard)

« Après les Droits de l’homme il faudrait instituer les Droits de l’Autre. C’est déjà fait d’ailleurs : c’est le Droit universel à la différence. Orgie de compréhension politique et psychologique de l’autre, résurrection de l’autre, là où il n’y en a plus. Là où était l’autre est advenu le même. » (Jean Baudrillard)

« Le régime des droits de l’homme est une arme à double tranchant … En effet, il ouvre aussi un boulevard aux ‘interventions humanitaires’ dans d’autres pays, le colonialisme des droits de l’homme. » (Ulrich Beck) – Et c’est bien ainsi que ce régime est utilisé par la (ou les) puissance dominante. Nouveau masque du colonialisme, dissimulé seulement aux gogos, bourgeois bien-pensants stupides et aux gauchistes vindicatifs au service des forts autant qu’haineux des faibles.

« Voilà que le discours des droits de l’homme devient une véritable idéologie dominante. » (Miguel Benasayag) – Qui sert-il, ou qui sert-elle ? Pour qu’on en fasse un plat pareil.

« Dans la thématique des droits de l’homme, on trouve toujours l’idée que la lutte menée est une lutte contre le pire, une lutte, donc, pour le bien et au nom du bien. » (Miguel Benasayag) – Ne s’agirait-il pas incidemment, mais essentiellement, d’inventer des ennemis, des méchants ? Toujours utiles et pratiques.

« L’humanité, dans le discours commun sur les droits de l’homme, serait ‘Une’, car l’établissement d’une hiérarchie dans l’ensemble humain entre ceux qui mériteraient la jouissance de ces droits et les autres serait contraire à sa logique. Voilà une contradiction flagrante puisque, systématiquement, ce discours tend à rabaisser ses propres ennemis au niveau de non-interlocuteurs, c’est-à-dire de ‘pas tout à fait humains’, en fait de presque ‘animaux’ ; les violations des droits de l’homme sont définies comme des pratiques inhumaines, c’est-à-dire non humaines … On divise, ce faisant l’humanité en deux : d’un côté les sous-hommes, de l’autre, les bons, les victimes, les défenseurs des droits de l’homme. » (Miguel Benasayag – Critique du bonheur) –Droits de l’homme : mécanisme d’exclusion. On comprend mieux qu’on puisse bombarder les sous-hommes.

 « Il ignore les différences dans les qualités des hommes et, en définitive, il fait de l’individu un simple jeton, isolé, identique et interchangeable, parmi une collection de jetons. » (Philippe Bénéton – résumant Edmund Burke sur les droits de l’homme)

« Les limites d’âge ont été abaissées, les discriminations raciales sanctionnées, de nouveaux droits sont apparus, droits des enfants, des homosexuels, des ‘minorités, etc. Les fondateurs n’avaient pas prévu cela. » (Philippe Bénéton) – Prévu ce magma qui n’a plus de sens.

« L’idée judéo-chrétienne de l’homme universel, abstrait, constitue le cœur de l’idéologie des droits de l’homme. » (Alain de Benoist)

« Intellectuels de droite et de gauche se sont mis à communier dans cette idéologie des droits de l’homme qui allait bientôt servir de mode de légitimation à l’extension du marché, à la globalisation et aux guerres menées dans le tiers monde par l’impérialisme occidental. » (Alain de Benoist)

« L’idéologie des droits de l’homme déchiffre la réalité sociale à la lumière de ce qu’elle devrait être (sans que ce ‘devoir-être’ pousse à l’intelligence des obstacles qu’elle trouve sur sa route) … ‘Aurons-nous le courage de dire que c’est ce moralisme qui est à l’origine de la bêtification contemporaine ?’ (Michel Maffesoli). » (Alain de Benoist – Les démons du bien)

« Aux yeux de Michel Villey, les droits de l’homme sont à la fois ‘irréels’,’ impuissants’ (le droit au travail ne donne pas un emploi), ’inapplicables’ car ‘contradictoires’ (droit au travail contre droit au loisir, droit à la vie contre droit à l’avortement, droit à l’intimité contre droit à l’information…). Chacun des prétendus droits de l’homme est la négation des autres droits et, pratiqué séparément, générateur d’injustice. » (Alain de Benoist)

« Le monisme ignore l’amour. Il affirme non l’identité de la personne, mais l’identité de toutes les personnes, la présence en toutes d’un seul et même principe : ‘toi, c’est moi’. Or, au contraire, l’essence de l’amour consiste précisément en ceci qu’il découvre la personne d’autrui qui n’est identique à nulle autre. L’amour est dualité. » (Nicolas Berdiaeff) – Explication indirecte (et entre mille autres !) de la haine dont les dominants poursuivent la moindre allusion au terme identité, puisqu’il s’agit d’interdire toute individualité, personnalité, distinction…

« Nous périrons de ces droits de l’homme censés nous protéger. » (Zohra Bitan – sur le rapatriement criminel en France des djihadistes) – A dirigeant français, aucune lâcheté, aucune connerie, aucune saleté n’est impossible.

« Menacer les droits d’un groupe quelconque, c’est les menacer tous. Les sado-masochistes et Solidarnosc sont unis dans la cause commune des droits de l’homme, et leurs destins dépendent également du succès de la croisade organisée en leur faveur. Le sexe n’est plus une activité, mais une cause … Les ‘styles de vie’ n’ont pas à se justifier. Ils sont bien plus libres, plus faciles à vivre, plus authentiques et plus démocratiques. Il ne faut surtout prêter aucune attention au contenu. » (Allan Bloom –sur cette nouvelle expression de style de vie, bien pratique par sa vacuité morale)

« Les intérêts du peuple sont circonscrits aux seuls droits subjectifs des individus. Cela permet, en pratique, de placer les ‘droits de l’homme’ au-dessus de la volonté populaire ; des cours constitutionnelles sont ainsi appelées à invalider, au nom des ‘droits fondamentaux’, des lois votées par la représentation nationale ; généralement en matière d’immigration ou d’insécurité. » (Jean-Luc Coronel de Boissezon)

« La religion des droits de l’homme ne garantit-elle pas la paix à ses ouailles ? Donc, continuons à  faire comme s’il ne c’était rien passé, pour continuer de vivre à crédit. » (François Bousquet – à propos du terrorisme)

« Les conduites qui violent ces prétendus droits sont, quant au contenu, exactement les mêmes que celles qu’interdisaient le Décalogue ou encore les maîtres païens de toutes les écoles. La seule différence est que ces contenus dont on cherchait jadis l’origine dans Dieu ou dans la Nature sont maintenant passés sous le joug de l’homme. » (Rémi Brague)

« Le ‘pacte de Marrakech’ propose finalement de faire du droit à la migration un droit de l’homme et souhaite enclencher un processus devant déboucher sur la disparition de sociétés nationales au profit d’une citoyenneté mondiale. » (Régis de Castelnau) – Bien sûr la presse mainstream et l’ensemble du gang médiatique a applaudi cette conjuration.

« Au lieu de chercher partout des nazillons où ils ne sont pas, on ferait mieux d’admettre que notre modernité droit-de-l’hommiste exécute à la lettre une partie du programme nazi : tris des embryons, eugénisme, ‘Lebensborn’, exaltation d’une beauté normée, euthanasie… » (Isabelle Chazot)

« Nous avons d’abord proclamé les droits de l’homme … et le lendemain nous avons élevé la guillotine. » (Clémenceau – un expert)

« Si les droits de l’homme dépendent de clercs, alors la ‘liberté de la  plupart des hommes sera à la merci d’une caste’ » (Marc Crapez – citant Emmanuel Kant) – Ce dernier avait raison. C’est exactement ce qui se passe.

« Les droits de l’homme spectateur. » (Guy Debord)

« Les droits de l’homme, fourre-tout simpliste mais avantageux, constituent le degré zéro de la pensée. » (Régis Debray)

« De contre-productives expéditions coloniales aujourd’hui imposées … an nom de la défense des droits de l’homme. » (Régis Debray) 

« Les droits de l’homme sont la façon qu’a trouvé l’Occident de s’occuper de ce qui ne le regarde pas » (Régis Debray – sur le point de vue des antimondialistes)

« S’il n’est pas de fraternité durable et consistante sans quelque valeur sacralisée, n’importe quelle exaltation ne peut pas faire l’affaire … la consécration des droits de l’homme principe unificateur … Elle fait à présent consensus, mais elle a atteint son niveau d’incompétence, avec désormais trop d’effets pervers et sanguinaires pour garder son statut d’horizon indépassable. Le coucher de soleil est devant nous … Ces cultes brevetés, faits non pour les cœurs, mais pour les yeux et les oreilles, faciles à vivre, où l’être privé n’a pas à s’impliquer, sont à la fois englobants et accommodants. » (Régis Debray – Le moment fraternité)

« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. » (Déclaration universelle des droits de l’homme) – Entre autres perles. Et on trouve des nigauds (ou des manipulateurs) pour s’y référer.

« Le discours des droits de l’homme a passablement évolué au cours des cinquante dernières années, au point d’être devenu presque méconnaissable : l’homme premier du code civil est mort et enterré et les droits protègent aujourd’hui l’homme du désir individuel. » (Chantal Delsol – s’inspirant de Bernard Edelman)

 « Les défenseurs des droits de l’homme finissent par ressembler aux fous de Dieu et aux maniaques idéologues qui se donnent pour but d’éradiquer le mal … L’attitude du justicier. » (Chantal Delsol)

« Le droit des droits de l’homme ne protège plus l’humanité de l’homme mais sa volonté personnelle. » (Chantal Delsol)

« Ce que certains reprochent aux droits de l’homme  c’est qu’Ils se prennent pour un programme alors qu’ils ne sont que des aspirations. » (Chantal Delsol)

« La culture occidentale s’adjoint une caractéristique supplémentaire, que les autres n’ont pas, et qui bouleverse la donne, Elle se prend pour la culture universelle (droits de l’homme : principes universels) … Elle se déploie comme une idéologie … qui s’avance masquée … qui se croit légitime à s’étendre partout, au corps défendant des autres civilisations qui, elles, n’aspirent qu’à demeurer elles-mêmes … Universalisme qui n’est autre qu’une arme de guerre … Impérialisme sous couvert de mission humanitaire … ‘Sous couvert du concept des droits de l’homme se cachent le mensonge et l’insulte aux valeurs religieuses et nationales’ (patriarche Kyril de Smolensk). » (Chantal Delsol – évoquant Alexandre Zinoviev)

«  Si l’Arabie saoudite est un allié irremplaçable, c’est que les droits de l’homme et la démocratie, eux, sont remplaçables. Si, donc, l’Arabie féodale, fondamentaliste, misogyne, inégalitaire et violente des Saoud, cette Arabie mère d’Al Quaïda et de Daech qui finance le terrorisme mondial dans une mesure bien plus massive que n’importe quel autre pays connu, est réellement un allié irremplaçable de l’Occident, c’est que toutes les valeurs dont ce même Occident s’enorgueillit et dont il se sert de brevet pour policer la planète ne sont que du pipeau. De la verroterie pour indigènes. Des effets de prestigiditation. Une recréation de Tartuffe à l’échelle planétaire. » (Slobodan Despot) – Tout le monde, à l’exception des laquais et des imbéciles, sait que les droits de l’homme sont à géométrie variable et ne servent que de prétexte à bombarder qui déplait et ne se soumet pas (Serbes…).

« Comment le discours des droits de l’homme serait-il respecté s’il commence à être renié chez nous par l’apologie des différences culturelles, le soupçon porté sur toute vérité et toute institution, la dérision de ce qu’on appelle dédaigneusement la morale ? » (Jean-Marie Domenach) – Sans compter la corruption généralisée de toute la classe dominante.

« La nature n’a pas lu les droits de l’homme ; elle continue à nous faire inégaux. » (Will Durant)

« L’envergure et l’intensité de la campagne mondiale autour des droits de l’homme révèle avec éclat l’importance fondamentale du facteur idéologique aux yeux des dirigeants américains … la confiance en soi de la classe dominante américaine et son expertise en matière idéologique : car il s’est agi … pour l’Amérique de monopoliser à son profit la défense des droits de l’homme sur la scène internationale, en dépit de son lourd passif dans ce domaine (Hiroshima, entre autres atrocités américaines). » (Yves Eudes – La conquête des esprits) – Droits de l’homme, machine de guerre au profit des Etats-Unis.

« Chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut de lui-même et pour lui-même. Le droit ne cesse de reculer sous les assauts des droits de l’homme. » (Alain Finkielkraut)

« Quel homme ? Le sujet abstrait et universel de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ? La réalité incorporelle l’être sans être, la créature sans chair, sans couleur et sans qualité qui peuple les grands discours universalistes ? L’individu moins tout ce qui le distingue ? (l’individu privé de sa personne)… L’universel est un leurre et l’abstraction rationnelle, une dangereuse ivresse de l’esprit. » (Alain Finkielkraut)

 « Avec l’homme des droits de l’homme, l’humanité pense qu’elle a dit son dernier mot. Elle n’a plus rien à attendre (et à apprendre). Elle n’est éblouie que par elle-même. Elle est la meilleure … Elle croit avoir épousé l’universel, c’est-à-dire la vision divine d’une raison sans limites. » (Alain Finkielkraut) – Elle va déchanter sous peu quand déferleront les résultats de sa stupide prétention.

« La démocratie moderne place les droits du citoyen sous la surveillance des droits de l’homme. L’assemblée des citoyens ne peut voter une loi  contraire aux droits de l’homme. Or aujourd’hui plusieurs interprétations des droits de l’homme entrent en conflit. » (Alain Finkielkraut) – Que reste-t-il de la citoyenneté, de la démocratie, et même de la simple liberté ?

« Ils sont devenus prioritairement les droits des individus privés … Ils viennent désormais avant les droits du citoyen …  Ce sont à certains égards des droits de désappartenance … L’homme a droit a une existence personnelle détachée de l’appartenance collective … les individus sont de là où ils ont envie d’être. » (Marcel Gauchet)

« L’idéologie des droits de l’homme … c‘est une certaine utilisation, dans un contexte historique déterminé, d’ailleurs tout à fait récent, de ce système de légitimité à d’autres fins que ce pourquoi il a été conçu. » (Marcel Gauchet)

« Le discours sur les droits de l’homme joue un triple rôle. Vis-à-vis de l’extérieur, il fonctionne comme un discours identitaire. Il permet à l’Occident de se définir une identité moderne avouable. En ce sens, c‘est un discours tout-à-fait post-colonial… – Il joue un peu le même rôle, à usage interne cette fois, comme support de la protestation antiraciste… – C’est enfin le nouveau langage de la contestation démocratique : droits des minorités en tous genres … L’élément éthique vaut surtout dans les rapports avec l’extérieur … A l’intérieur de notre société, ils dissolvent plutôt l’éthique ! L’anomie (désordre, disparition des normes, chaos) a même quelque chose à voir avec les droits de l’homme, avec leur puissance de dissolution de tout impératif collectif. Il s’agit toujours des droits des individus, jamais de leurs devoirs envers la collectivité. » (Marcel Gauchet)

« Se désolidariser fermement du monde tel qu’il va est l’une des façons courantes d’affirmer son existence individuelle. Cette négativité ordinaire a trouvé son support et son amplificateur dans l’idéologisation des droits de l’homme. Celle-ci nourrit une condamnation de tous les instants des manquements de la société à l’humanité. Il s’est forgé ainsi une culture de la dénonciation qui est aujourd’hui l’un des idiomes de base de la sphère publique médiatique. » (Marcel Gauchet)

« Pendant qu’on leur parle des droits de l’homme, ils ne viennent pas nous embêter avec des histoires de pouvoir qui ne les regardent pas … Le débat civique est remplacé par l’incantation morale. » (Marcel Gauchet) – Sur le discours de gauche des bons sentiments et des beaux principes.

« Les droits de l’homme d’un côté, mais point de sujet autonome de l’autre côté pour les exercer : telle paraît être la formule vers laquelle se dirigent nos sociétés. » (Marcel Gauchet)

« Le passage au premier plan des droits des individus, car c’est en ces termes qu’il faut traduire l’expression ‘droits de l’homme’ … Les individus entendent faire un usage public de leurs droits privés … Irrésistible entrée des principes de la démocratie dans les mœurs et réduction des ambitions de la démocratie … Chacun ayant à faire valoir sa particularité auprès d’une instance du général dont il ne lui est  demandé à aucun moment d’épouser le point de vue … Les intérêts n’ont plus à se légitimer par rapport à un intérêt d’ensemble … ils sont désormais tenus pour légitimes en eux-mêmes dans leur nudité solitaire. » (Marcel Gauchet)

« Quand les droits de l’homme deviennent une politique … Le sacre des droits de l’homme est à coup sûr le fait idéologique et politique majeur de nos vingt dernières années (écrit début du XXI° siècle). Il résume le triomphe des démocraties … Thème qui a poursuivi son ascension jusqu’à devenir la référence centrale et la pierre de touche quotidienne de nos sociétés … Ils sont effectivement devenus … la norme organisatrice de la conscience collective et l’étalon de l’action publique … Ils vont apporter la figure manquante de l’être-ensemble et de son devoir-être … Ils vont tenir lieu tout à la fois d’idée du politique, de science de la société et de boussole de l’action historique … Cette évangélique simplicité n’est pas la moindre de leur séduction … Le droit, sous l’aspect des droits de l’homme, s’érige en vérité exclusive de la démocratie, en refoulant la considération du politique et du social-historique, en s’installant à leur place, en se donnant pour eux … Chercher à savoir, chercher à comprendre, c’est vouloir différer par rapport à l’urgence de l’intolérable, c’est commencer à pactiser avec l’inacceptable, c’est chercher des excuses à l’inexcusable. Ruses de politicien ou déformations d’intellectuels … Il faut faire quelque chose, séance tenante … Ils introduisent un substitut d’utopie futuriste dans le présent : la foi dans l’avenir est remplacée par l’indignation ou la culpabilité devant le fait qu’il ne soit pas déjà là … L’écart entre le droit et le fait est purement et simplement injustifiable … La critique vit de dénonciation … de l’incessant relevé des manquements à ses impératifs. Elle a besoin, par conséquent, de dénonciateurs, auxquels elle offre l’assurance de trouver des oreilles attentives (merci les média). » (Marcel Gauchet) – Suite de considérations éparses sur les droits de l’homme.

« Les islamistes exultent de l’adoption de la PMA. Ils ont un argument de plus pour démontrer que les droits de l’homme sont devenus fous ! Ils répondent aux ‘modernistes’ comme moi que la défense des droits de l’homme n’est rien d’autre qu’un prétexte pour instaurer la ‘débauche’ et des ’pratiques contre-nature.’ Ils nous accusent d’être le cheval de Troie d’un projet diabolique … Dans le monde arabe et très certainement en Afrique subsaharienne, il devient très difficile de se réclamer des droits de l’homme. …’Ne nous parlez pas de vos droits de l’homme, nous savons que vous aspirez au final à instaurer le mariage gay et la procréation des couples homosexuels.’» (Driss Ghali)

« Le fiasco des droits de l’homme, une invention européenne qui a perdu toute portée universelle. Au sud du détroit de Gibraltar, il est désormais impossible de parler des droits de l’homme sans avoir à se démarquer du laxisme pénal et de la ‘PMA pour toutes’. A l’est, les Chinois instaurent le crédit social tandis que les Indiens s’accrochent à leur système de castes. Nous sommes loin d’un alignement du monde sur le ‘modèle européen’. » (Driss Ghali) – Et c’est tant mieux, tellement le modèle est médiocre.

« L’Europe est dans une phase de grande fatigue assez minable. Elle est malade des droits de l’homme. L’Europe étant une civilisation marchande, mère du commerce à grande distance, il faudrait rechercher la réponse du côté des invendus, des biens culturels qui n’ont pas trouvé preneurs et qui pourrissent sur étagère. Depuis deux siècles au moins, l’Europe fonctionne comme une énorme machine à concevoir et exporter des idées. Elle se spécialise dans les concepts révolutionnaires, ces ‘météorites’ qui heurtent les certitudes et illuminent d’une lumière violente toutes les possibilités de l’homme. Tel un canon, l’Europe a bombardé le monde avec ses révolutions : l’humanisme, la séparation des pouvoirs, l’Etat de Droit, l’esprit scientifique, la science moderne, le capitalisme et ses antidotes tels le communisme et le socialisme. Que des obus à fragmentation qui ont bousculé les autres civilisations ! Pour leur plus grand bien d’ailleurs. Ainsi, le Japon s’est réveillé en premier (XIX° siècle) grâce aux innovations venues d’Europe et d’Amérique du Nord (cette Europe protestante et anglo-saxonne). La Chine, elle, a été plus lente mais son éveil est désormais complet. Depuis quarante ans, les droits de l’homme sont la doctrine officielle de l’Europe occidentale, le principal bien culturel qu’elle propose au monde entier. Sauf que cette fois la Chine a dit ‘non merci’, l’Inde aussi dans une certaine mesure en s’accrochant à son système de castes, la Russie également en convoquant Poutine: voilà donc un gros tiers de l’humanité qui ferme ses frontières à ce que l’Europe a de plus précieux à proposer : un peu de son âme. Et cela va sans dire, les pays arabes dans leur intégralité refusent d’entendre parler d’égalité homme-femme, de liberté de conscience et encore moins de mariage homosexuel. Constat similaire dans toute l’Afrique noire. Et que dire de l’Amérique latine où les gangs massacrent journalistes et syndicalistes pour un oui ou pour un non ? En définitive, les droits de l’homme sont un invendu. Une belle machine que l’on n’arrive pas à exporter : un flop commercial comme le Concorde jadis pour l’aviation. Alors on a essayé de lancer un nouveau produit : l’urgence climatique. Un produit défendu par Greta, un VRP, pour le moins, déroutant. Là aussi, l’échec est au rendez-vous puisque le monde s’est lassé de Greta et de ses facéties en l’espace d’une ou deux années. C’est très court lorsqu’on sait que le communisme (Made in Europe) a marqué l’histoire du monde durant cinquante ans, au moins. Au lieu de se remettre en cause, l’Europe occidentale appuie sur l’accélérateur. Elle se transforme en un showroom pour invendus où défilent les idées moribondes, animaux blessés devenus agressifs comme tout fauve en détresse. Alors, ils se mettent à mordre: les droits de l’homme sont devenus un alibi pour les délinquants et le réchauffement climatique, une couverture pour les esprits tristes qui veulent augmenter le prix du diesel et bannir la viande. » (Driss Ghali)

« Le lobby des droits humains sape sans le vouloir la solidarité nationale sur laquelle s’appuie encore la plupart des droits. » (David Goodhart)

  « Où la liberté est conquise, à l’enseigne des droits de l’homme, c’est la liberté de faire comme les autres. » (Marc Guillaume)

« Du fait de la disposition religieuse de l’être humain, le recul des croyances et de la pratique religieuse chrétienne n’a pas fait disparaître le sacré, mais a seulement entraîné son déplacement. » (Jean-Louis Harouel – sur les droits de l’homme) « devenus religion sécularisée, religion oppressive basée sur l’égalitarisme et la non-discrimination favorisant mécaniquement le remplacement d’une civilisation par une autre en imposant l’amour de l’autre jusqu’au mépris de soi, amour obligatoire, dont les manquements sont sanctionnés par les tribunaux … Le millénarisme des droits de l’homme prend le relais du millénarisme communiste avec promesse d’un salut collectif et terrestre.»

« Le grand absent des droits de l’homme : le droit à la sécurité (de ses biens, de sa personne et de ses proches) … Le terme ‘sureté’ employé désigne la liberté au sens de Montesquieu, le fait de ne rien craindre de l’autorité, de ne pas risquer l’arbitraire. Cela n’a pratiquement rien à voir avec la reconnaissance d’un droit à la sécurité des personnes et des biens, refusé par l’idéologie des droits de l’homme ,droit cependant fondamental) … Le droit-de-l’hommisme de la Révolution française fut un luxe d’idéologues nantis, très loin des mentalités populaires … Ils ont créé des droits répondant à leurs propres préoccupations : celles de politiciens fortunés ou aisés, contestataires et ambitieux, voulant pouvoir fronder en toute sécurité le gouvernement royal. » (Jean-Louis Harouel) – Rien de changé depuis 1789.

« Avatar de la religion de l’humanité, la religion des droits de l’homme a remplacé le communisme dans son rôle d’utopie de nature religieuse censée instaurer le règne du bien sur la terre … L’hégémonie de l’idéologie des droits de l’homme depuis les dernières décennies du XX° siècle s’est édifiée sur les ruines des idéologies révolutionnaires qu’elle a remplacé en tant qu’utopies … érigée en norme suprême elle est censée faire advenir un monde meilleur, notre ‘dernière utopie’ …La transformation des droits de l’homme en religion séculière a profondément changé leur esprit et leur contenu … Le monde est devenu chose commune, il appartient à tous, chacun peut aller là où il en a envie et y jouir de tous les avantages dont s’est dotée au cours de son histoire la population d’un pays … ignorant les groupes humains , les nations, et ne voulant connaître que des individus interchangeables aux droits identiques, elle permet à ceux qui le souhaitent d’aller prendre les situations avantageuses là où elles se trouvent, au détriment des groupes humains qui ont édifié ces situations … La religion des droits de l’homme est en cela du communisme : elle détruit la propriété particulière d’une nation sur elle-même, elle est d’essence collectiviste … Elle est à la fois un millénarisme et une gnose, tout comme le communisme, elle obéit à la mécanique historiciste inflexible des religions séculières … Le sens de l’histoire exige de ses sectateurs un total amoralisme … Le mal, c’est tout ce qui fait obstacle à la révolution salvatrice. Le bien, c’est tout ce qui travaille à la faire arriver, sans considération des moyens. » (Jean-Louis Harouel – Droite-Gauche, ce n’est pas fini considération éparses sur la religion séculière des droits de l’homme)

« Quel peut bien être le sens juridique de cette affirmation, que chacun ‘ a droit à la réalisation … des droits économiques, sociaux et culturels indispensables pour sa dignité et le libre développement de sa personnalité’ (art. 22) ? A l’égard de qui ‘tout un chacun’ pourra-t-il faire valoir son droit à ‘de justes et favorables conditions de travail’ (art 23-1) et à ‘un juste et favorable emploi’ (art. 23-3) ? … Que  ‘tout un chacun’ ait le droit de ‘participer librement à la vie culturelle de la communauté et de prendre part au progrès scientifique et à ses bienfaits’ (art 27-1) ? Il est même dit que  ‘tout un chacun a droit à un ordre social et international dans lequel les  droits et libertés exposés dans cette déclaration soient  pleinement réalisés’ (art 28. ») (Friedrich von Hayek – épluchant ce morceau d’extrême  bouffonnerie, ce monument de jargon et ce recueil d’incantations magiques qu’est la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée en 1948 par l’Assemblée des Nations Unies)

« Les droits de l’homme libèrent moins  les individus qu’ils ne justifient leur mise en résidence surveillée par le nouvel Etat thérapeutique. » (Guy Hermet)

« L’on ose encore se dispenser de dire ‘droits de l’homme et de la femme’ » (Guy Hermet) – Que font les féministes !

« Tout ce qui porte atteinte au caractère sacré de l’homme doit être nié … L’idéologie des droits de l’homme en fournit un bon exemple. Elle satisfait le narcissisme et l’angélisme de l’individu, nouveau roi de l’univers. » (Claude Jannoud)

« Par un processus tout passionnel, chaque homme est enclin à convertir les désirs qu’il éprouve en autant de possibilités réalisables, puis en autant de Droits de l’Homme, dés lors qu’il voit aboutir chez autrui des désirs analogues à ceux qui, chez lui, manquent leur réalisation … C’est prendre le désir pour le droit. » (Lucien Jerphagnon) – Et comme les désirs sont infinis, on n’en a pas fini avec ces fameux droits !

« Les Occidentaux les posent, et même les imposent, comme devoir être universel, alors qu’il est manifeste que ces droits sont issus d’un conditionnement historique particulier ; ils réclament que tous les peuples y souscrivent absolument, sans exception ni réduction possible, alors qu’ils ne peuvent pas constater en même temps que d’autres options culturelles, de par le monde, les ignorent ou les contestent. » (François Jullien) – Belle manifestation de l’impérialisme occidental, dissimulation de l’origine et de la genèse des multiples textes successivement rédigés, de l’idéologie sous-jacente : Retrait du cosmos, perte de l’harmonie, abstraction de l’individu et détermination de son statut comme ‘imago dei’, primauté du revendicatif sur le communautaire… interdiction de les discuter ni même de chercher à comprendre. 

« Si cette déclaration se trouve sacralisée, c’est que l’investissement religieux, se retirant alors de la religion révélée, n’a d’autre objet  de report … qu’une absolutisation de l’homme dans ses droits. » (François Jullien) – Compensation classique, report de transcendance.

« Annihilation de la notion de groupe (caste, classe, parenté…), isolation de l’homme. » (François Jullien) – Une telle sacralisation de l’homme est impensable aux Indes par exemple, notamment par incompatibilité avec la croyance en les Renaissances.

« Ils se trouvent pris sous un double tirant de sens opposé : leur marge d’éclosion est exiguë en dépit de leur prétention universelle. Quand la perspective de la transcendance domine … ils sont résorbés dans un ordre qui les dépasse, cosmique ou théologique (cas de l’Islam) ; mais quand c’est celle de l’immanence qui prévaut, ils ne sont pas en mesure de se détacher du cours spontané des choses et ne peuvent émerger des rapports de forces (cas de la Chine où ils ne font que suppléer à la rupture de l’harmonie primitive). » (François Jullien)

« La légitimité universelle des droits de l’homme viendrait-elle seulement du fait que le mode de vie occidental, né du développement à la fois de la science et du capitalisme, a fini par s’imposer dans le reste du monde et qu’il est donc désormais nécessaire, ou fatal, d’adopter l’idéologie des rapports humains, sociaux et politiques, qui vont de pair avec ces transformations ? » (François Jullien)

« Leur portée négative (ce contre quoi ils se dressent) est infiniment plus ample  que leur extension positive (ce à quoi ils adhèrent ou poussent à). Il y  a dissymétrie entre les deux faces de la notion. Si le point de vue positif est contestable (mythe de l’individu, rapport contractuel, construction du bonheur…), ils sont un instrument irremplaçable en revanche pour dire non, protester, marquer un cran d’arrêt, caler une résistance. » (François Jullien) 

« L’arme politique majeure de l’Occident est en train de se retourner contre ses promoteurs. Car la loi de l’individu souverain et nanti, la loi de l’individuation, est la loi du nombre, des masses. Cette loi condamne inéluctablement la singularité occidentale … Loi à laquelle seule pourrait s’opposer la séparation de la frontière, la discrimination interne, la distinction identitaire. » (Hervé Juvin) – Mais on entendrait les piaulements des bien-pensants, milliardaires et Bobos soumis.

« Pour que tous les hommes soient pareils, vendus sur les mêmes marchés, captifs des mêmes intérêts, soumis aux mêmes désirs que la publicité leur inflige, les droits de l’homme sont une extraordinaire machine. » (Hervé Juvin)

« Les droits de l’homme deviennent presque toujours droits des ‘minorités’ à opprimer les ‘majorités’… on porte au pinacle la démocratie, mais on ne parle que de ‘pédagogie’, c’est-à-dire le langage du mépris de classe et de la morgue des privilégiés. » (Julien Landfried)

« Instrumentalisés par des groupes minoritaires qui les confisquent au nom de leurs intérêts particuliers, les droits de l’homme se retournent contre l’intérêt commun. » (Barbara Lefebvre) – Ce qu’on a bien compris hors de l’Occident en train de pourrir. Voir l’auteur Driss Ghali ci-dessus.

« Ces droits de l’homme qui se déversent sous la forme d’un déluge de feu … ne constituent-ils pas le supplément d’âme de ce ‘nouvel ordre mondial’ que nous promit Georges Bush père. » (Elisabeth Lévy – sur la honteuse et féroce intervention de l’OTAN contre le peuple serbe)

« En ouvrant une voie royale à toute revendication identitaire, à la seule condition qu’elle ne soit point nationale, ne forment-ils pas le cœur de la ‘tentation communautaire’ ? » (Elisabeth Lévy)

 « Arpenter la planète pour en tirer des selfies au risque de la dévaster est devenu un droit de l’homme. » (Elisabeth Lévy)  

« Le système des droits de l’homme, véritable code génétique et axiomatique morale des démocraties libérales. A partir d’une telle utopie abstraite, le décalage avec la réalité est fatal. Comment le réel pourrait-il être à la hauteur … ? On tient là un foyer permanent de désenchantement qui n’est pas près de s’éteindre. » (Gilles Lipovetsky)

« Sacre des droits de l’homme qui parachève le processus de reconnaissance de l’individu comme référentiel absolu, ultime boussole morale, juridique et politique de nos contemporains déliés de toutes les anciennes formes d’appartenance collective. » (Gilles Lipovetsky, Jean Serroy)

« Un certain nombre de pays interprètent les appels à respecter les droits de l’homme comme une forme d’impérialisme, une idéologie ayant pour but de justifier l’ingérence occidentale … de légitimer ses actions militaires et ses guerres d’agression. Assimilés à la domination occidentale, à l’imposition arrogante de valeurs à prétention universelle… » (Gilles Lipovetsky) – Et ils n’ont pas tort de considérer qu’il s’agit d’une machine de guerre de l’Occident américanisé.

« Les droits de l’homme travaillent à individualiser les comportements et les aspirations des êtres tout en planétarisant le même principe de vie en société. Le marché n’est pas seul à unifier le globe : les droits de l’homme vont dans le même sens, quoique d’une tout autre manière, en faisant de l’individualité le principe universel organisant le lien des particuliers à l’ordre social. » (Gilles Lipovetsky)

« S’il n’y a point d’Absolu, comment admettre un absolu dans l’homme ? » (cardinal Henri de Lubac)

« D’une religion sans transcendance, d’un mysticisme sans surnaturel, la vertu apparaîtra vite épuisée. » (cardinal Henri de Lubac) – Sur la doctrine Positiviste de jadis ; mais on peut étendre.

« Les protestations ‘droit-de-l’hommistes’, la bonne conscience des nantis occidentaux, mais sans trop insister tout de même. » (Michel Maffesoli) – Une génuflexion rapide pour la galerie entre deux affaires pourries.

« Il n’y a point d’Homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes etc. ; je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être Persan. Mais quant à l’homme, je déclare ne jamais l’avoir rencontré de ma vie. S’il existe, c’est bien à mon insu. » (Joseph de Maistre – évoquant des constitutions proclamées faites pour l’Homme, stupidités)

« L’affirmation de l’autonomie morale de l’humanité, posant de manière auto-déclaratoire l’homme comme source de l’homme. » (Pierre Manent) – L’ouroboros aussi se mord la queue.

« L’humanité d’aujourd’hui paraît n’être plus qu’une énorme bouche qui emphatiquement et indéfiniment prononce le Nom de l’Homme. » (Pierre Manent) – Au moins en Occident décadent.

« Il n’est rien sous le soleil ou sous la lune qui ne soit susceptible de devenir l’occasion et la matière d’un droit de l’homme (droit au travail et au loisir, à vivre au pays et à s’expatrier, droit à l’enfant et à l’avortement… etc. etc.). L’Occidental, ne laissant pas une pierre debout chez lui quand il s’agit d’obtenir la reconnaissance et la garantie de ses droits  … C’est dans le Nouveau Monde que l’on prête le moins d’attention à l’ensemble complexe d’idées formées sur l’expérience qui constitue l’atmosphère protectrice et nourricière de la vie humaine. Sur la table rase du continent, la revendication des droits s’emballe et s’exaspère ; des ouragans d’indignation stridente dispersent le ‘topsoil’ déjà si mince de l’humaine tradition. » (Pierre Manent) – Et pendant ce temps, et pour cette raison, la pourriture générale progresse au même rythme et nous entraîne à une catastrophe inimaginable mais assurée.

« En tant que projet politique, il s’agit sans doute de relier les hommes, de les réunir, eh bien non ! C’est le contraire, il s’agit plutôt de les séparer, d’installer chacun dans sa propriété, et d’abord dans la propriété de lui-même, et de protéger cette propriété … logique individualiste, bourgeoise, séparatrice … Liberté de l’homme moderne, celle ‘d’une monade isolée, repliée sur elle-même’. » (Pierre Manent – reprenant la critique des droits de l’homme par Marx, et le citant) – l’individualisme forcené de ce catalogue impossible (Rivarol ?) est encore renforcé par les nouveaux droits quotidiennement reconnus d’être n’importe qui et de faire n’importe quoi.

« On demande aujourd’hui à l’Etat comme à la société non plus de garantir les droits de l’homme simplement, de l’homme en général et donc séparé de toutes ses particularités, qualités personnelles, opinions, mœurs…, mais de l’homme concret avec toutes ses appartenances et qualités : ‘identité culturelle’, religion, orientation sexuelle, etc … Je suis légitime propriétaire de tout ce que je suis. L’Etat et la société doivent le reconnaître et le déclarer ; ils doivent approuver explicitement tout ce que je suis. » (Pierre Manent) – Même mon insondable connerie dont je suis si fier(e).

« Dans un espace social abstrait où le seul principe de légitimité réside désormais dans les droits de l’homme compris comme les droits illimités de la particularité individuelle, il n’y a plus d’associations ni de communications qui vaillent et au fond qui existent réellement. » (Pierre Manent)

« Le droit-de-l’hommisme au mépris des droits de l’homme. » (Aurélien Marcq)

« Baudrillard n’avait pas hésité à rapprocher, en mots et en pensées, notre concept ‘intégral et intégriste’ du monde et des droits de l’homme et l’intégrisme fondamentaliste ; deux faces de la même pièce ? » (Yves Michaud) – Dans  L’Echange impossible.

« Nos Etats démocratiques … sont soucieux des droits de l’homme chez eux, mais aussi et parfois plus encore chez les autres, jusqu’à vouloir s’ingérer partout au nom du respect de l’humanité ; à condition toutefois que ce ne soit pas trop loin, que cela ne leur cause pas de pertes humaines, ne coûte pas trop cher et qu’on n’ait quand même pas trop l’air de rejouer la tragédie coloniale ; à condition que les apparences de la générosité soient sauves. » (Yves Michaud)

« Pour Marx, comme pour la plupart des premiers socialistes, les nouveaux droits de l’homme au nom desquels la révolution libérale prétendait s’accomplir, ne représentaient ‘rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté’. » (Jean-Claude Michéa – citant Marx) – Dés 1842, d’ailleurs, le dernier parlait des « prétendus droits de l’homme. »

« France, l’hypermarché des droits de l’homme, le peuple le moins tolérant et le moins cultivé du monde occidental. » (Richard Millet)

« Cet amour de l’humanité qui est, aujourd’hui, moins le fruit d’une générosité naturelle que de la peur de l’arsenal juridique dont se dotent les démocraties pour faire accepter aux autochtones des vieilles  sociétés européennes le grand récit des Droits de l’Homme … Une éthique qui n’est en réalité que ce qu’Althusser appelait un appareil idéologique d’Etat. » (Richard Millet)

« Les droits de l’homme, dont se targue le libéralisme comme de sa réalisation la plus notable, sont une espèce d’attrape-nigauds car on se demande inévitablement : des droits pour quoi faire ? » (Thomas Molnar) – Pour rien, puisque le libéralisme, de nature, ne propose rien.

« La thématique des droits de l’homme a provoqué des abus de langage, un déferlement de robinsonnades. Celles-ci décrètent que l’individu, disposant de droits inaliénables, peut transgresser des interdits archaïques en leur nom, bénéficier par exemple sur le plan de la procréation des acquis de la technique … Confortant le règne de l’opinion individuelle, les droits de l’homme, servent à assurer mon petit monde … accroissement des passions privées, celles qui se déclinent à l’aune d’un individu qui se donne tous les droits. » (Olivier Mongin)

« Certes, entre les droits de l’homme et le monde concret, il existe des écarts qui ressemblent à des gouffres ; mais ce sont précisément ces gouffres que le vertuisme guerrier se charge de liquider à coups de ‘bombing’, de missiles homéopathiques et de frappes chirurgicales. Il y mettra le temps qu’il faudra. » (Philippe Muray)

« Plus le discours des droits de l’homme se fait grandiloquent, plus la manière dont il s’impose se fait insistante, plus visible devient son incapacité réelle à atteindre ce à quoi il aspire. » (Douglas Murray)

« Nous ne pouvons tout à la fois tenir le discours universaliste des droits de l’homme, et affirmer en même temps l’égalité des systèmes culturels, dont certains, l’hindouisme ou l’islam wahhabite par exemple, conçoivent autrement la liberté de l’individu. » (Paul-François Paoli)

« Alors même que nous vivons sous l’empire d’une postmodernité qui a relativisé toutes les croyances et jusqu’à l’idée de norme sexuelle, voilà que nous absolutisons les droits de l’homme … Nous prétendons, par exemple, parler de la ‘dignité de l’homme’ au nom de l’humanité entière, sans nous rendre compte que nous avons évidé ce mot de dignité de tout contenu positif. La relativisation des normes sexuelles, voilà ce que maints Occidentaux appellent désormais ‘l’Universel’ dans un monde … où tout semble devenu pensable, du moment que l’on n’étrangle pas son voisin de palier. » (Paul-François Paoli)

« La notion de droit de l’homme est une fiction dangereuse car elle octroie aux individus des pouvoirs qui, en se contredisant les uns les autres, peuvent ébranler l’ordre social … Droit de migrer et droit des autochtones par exemple » (Paul-François Paoli – reprenant Joseph de Maistre, Carl Schmitt, Charles Maurras, Donoso Cortès…)

« Je réclame parmi les droits de l’homme le droit à l’indifférence, quand l’indifférence est nécessaire à mon âme. » (Louis Pauwels)

Avec la Déclaration des Droits de l’Homme on ferait la guerre tout le temps, toute la vie, tant qu’on voudrait. » (Charles Péguy) – Et c’est bien ce qui est arrivé.

« Les restaurants du cœur, la médiatisation surréaliste de l’abbé Pierre, la frénésie des convois vers la Roumanie, les événements à l’Est ou au Proche-Orient, tout concourt à la sanctification des droits de l’homme qui légitiment des actions de plus en plus nombreuses et diverses. » (Perrot, Rist et Sabelli) – Ecrit début 1990.

« Nous défendons rageusement le droit des peuples à disposer d’un écran plat. » (Natacha Polony) – Les idéaux de l’Occident.

« Je ne crois plus en l’homme. Selon moi il a gâché son affaire avant de se noyer dans cette essence toute différente qui s’appelle : les hommes. » (Robert Poulet) 

« Les invoquer dans un cas et les passer sous silence dans un autre prouve que l’on s’en moque, et que l’on s’en sert comme d’armes politiques en vue d’objectifs qui leur sont étrangers.  » (Jean-François Revel) – Tout le monde a compris depuis longtemps qu’il s’agit d’une notion à sens unique et d’une arme politique.

« Préface  d’un livre impossible à écrire. » (Rivarol)

« Les revendications des droits de l’homme, et de nouveaux droits dans l’ordre des mœurs sont, au fond, la revendication du droit de se désintéresser de la durée, de la survie du peuple auquel on appartient, de se désintéresser de sa quatrième dimension (la dimension psychique), et de vivre dans la liberté du présent. » (Raymond Ruyer) – On voit les dégâts ne serait-ce qu’en matière écologique.

« j’ai parfois le sentiment que ce sont les sociétés les plus amorales et sans Dieu qui s’époumonent le plus à  parler des droits de l’homme pour mieux couvrir leur honte. » (cardinal Robert Sarah) – Pertinent quand on regarde la plupart des sociétés d’Occident.

« Nous confondons deux choses : les droits du citoyen, attachés par définition à un territoire, et les droits de l’homme qui ne connaissent pas de frontières. » (Paul Scheffer – professeur néerlandais)

« La politique des droits de l’homme entraîne des guerres qui, sous prétexte d’actions de police, sont dotées d’une qualité morale … Ce processus de moralisation transforme les adversaires en ennemis qu’elle criminalise et une telle criminalisation donne libre cours à l’inhumanité. » (Carl Schmitt – interprété par Jürgen Habermas) – Voir la férocité de la propagande des démocraties et la servilité de leurs média.

« Erigés en principe idéologique, les droits de l’homme n’ont pas pour but de permettre à l’individu de vivre en société, mais de mettre la société au service de l’individu. L’individu c’est l’horizon indépassable d’aujourd’hui. » (Jean Sévillia)

« Notre société, qui sacralise les droits de l’homme, se montre en contradiction avec elle-même lorsqu’elle ne fait pas respecter la première des libertés : le droit à la sécurité. » (Jean Sévillia) – Oui, mais l’insécurité touche essentiellement les petits, donc peu d’ importance.

« On parle tellement des ‘droits de l’homme’ qu’on oublie que la Constituante parlait des droits de l’homme… et du citoyen. Qu’on est citoyen parce qu’on est un homme, et qu’on le reste parce qu’on est citoyen. » (Alain Soral) – Oui, mais les droits de l’homme, arme politique, n’ont rien à voir avec l’engagement du citoyen. Ils ne s’appliquent, pour certains et pas pour d’autres, que suivant les directives de l’idéologie dominante et via leurs diffusions médiatiques. Un enfant irakien massacré, iranien sous blocus, africain réduit à la famine ou même génocidé par ses propres dirigeants, un franchouillard insulté et méprisé sont-ils des hommes dignes de droits ?

« Les droits de l’homme. Le souci larmoyant de la souffrance d’autrui n’est rien d’autre que l’expression d’une fascination pour la mort, si caractéristique de notre monde … En ce sens, le goût immodéré de l’éthique que connaissent nos contemporains est une figure du nihilisme. » (Monique Canto-Sperber)

« Les droits de l’homme ? Le premier est de vivre ; c’est pourquoi la sécurité en est un. C’est le premier des droits et la condition de tous les autres. » (André Comte-Sponville)

 Les droits de l’homme ne font pas une politique. L’antifascisme non plus. » (André Comte-Sponville)

« Si les droits de l’homme restent le seul repère incontestable dans l’espace public et se transforment en jauge de l’orthodoxie des discours et des actes, on entre dans l’espace du ‘politiquement correct’ et du lynchage médiatique, version démocratique de la chasse aux sorcières : une sorte de surenchère vertueuse qui a pour effet de réprimer toute parole qui s’en écarte. » (Tzvetan Todorov)

« Les droits de l’homme peuvent donc servir, dans certains cas, de prétexte et d’arme de guerre (sur la Révolution exportée) … ‘Il y a dans la déclaration des droits de l’homme … de quoi faire la guerre à tout le monde pendant la durée de tout le monde’. »  (Tzvetan Todorov – citant Charles Péguy)

« Ni l’amitié ni la fraternité ne sont compatibles avec les droits de l’homme. L’inflation des droits amène le ‘tout à l’Ego’. » (Pierre le Vigan)

« ‘Les hommes naissent libres et égaux’. On peut s’étonner qu’une image aussi contraire aux réalités, si délibérément fictive de notre condition naturelle, se trouve inscrite en plein vingtième siècle à la première ligne de la ‘Déclaration des Droits de l’Homme’. » (Michel Villey)

« Les droits de l’homme sont irréels. Leur impuissance est manifeste … Que l’on proclame le droit au travail, les millions de chômeurs n’en sont pas plus avancés … leur tort est de promettre trop … une greffe du cœur pour tout cardiaque ? … D’être contradictoires, sinon même incompatibles … le droit à la sécurité et les garanties individuelles,  le droit à la vie s’accorde mal avec la liberté de l’avortement … Chacun des prétendus droits de l’homme est la négation d’autres droits de l’homme, et pratiqué séparément est générateur d’injustices. » (Michel Villey) – Catalogue de promesses intenables, c’est un parfait outil pour dresser les hommes les uns contre les autres.

« O médicament admirable ! Propre à tout guérir, jusqu’aux maladies que lui-même a produites ! Maniés par Hobbes, les droits de l’homme sont une arme contre l’anarchie, pour l’instauration de l’absolutisme ; par Locke, un remède à l’absolutisme, pour l’instauration du libéralisme … En Occident, notre ultime recours contre l’Etat absolu, mais s’ils étaient pris au sérieux, ils nous ramèneraient l’anarchie… Outil à tout faire. On en fit usage au profit des classes ouvrières et de la bourgeoisie, des malfaiteurs contre les juges, des victimes contre les malfaiteurs. Mais attention ! Il faut choisir : ou bien des uns, ou bien des autres. On n’a jamais vu dans l’histoire que les droits de l’homme fussent exercés au profit de tous. L’ennui avec les droits de l’homme est que nul ne saurait en jouer qu’au détriment de certains hommes … Plongée dans le brouillard. Langage indistinct, dangereusement flou, générateur d’illusions et de fausses revendications impossibles à satisfaire. » (Michel Villey)

« Monomanie de l’universel. Depuis 1789 la France a fréquemment déclaré des droits de l’homme. Cette manie de la déclaration est récurrente : 1789, 1793, 1848, 1946, 1958, sans compter l’ineffable contribution français à la déclaration universelle des droits de l’homme (1948). On se demande pourquoi François Hollande n’a pas fait sa déclaration des droits de l’homme. Mais si la France et les Français ont le génie de la déclaration, ils n’ont guère celui de la pratique des droits en question … Selon Edmund Burke, imposture de la manie déclarative  et de la prétention universaliste … Inconvénient que Burke n’avait pas pressenti : une conséquence tous les étrangers ont vocation à se sentir chez eux en France. Il en résulte que ceux qui sont nés français ne se sentent plus vraiment chez eux. » (Jean-Philippe Vincent – commentant Edmund Burke)

« Parmi les droits de l’homme, cher Monsieur,  ne figure pas le droit d’être un imbécile. Vous n’avez pas le droit d’être idiot. » (réponse de Voegelin à un étudiant qui tenait des propos indulgents sur Hitler – cité par Karl Kraus) – Combien parmi les hystériques des droits de l’homme ?

« Fallait-il considérer que l’universalité des droits de l’homme – ‘donnés par la France au monde’, selon une expression oublieuse de l’histoire – avait pour contrepartie naturelle et illustrative de considérer l’acquisition de la nationalité française comme un droit de l’homme ? » (Paul Yonnet)

« Religion devenue l’arme atomique de destruction des peuples européens. » (Eric Zemmour)

« Personne ne semble remarquer leur caractère absurde. Il n’existe aucun droit inné. Le droit est une invention artificielle de l’humanité, un moyen d’organiser la vie sociale. Les droits de l’homme ne fondent le statut du citoyen que dans la société occidentiste. La proclamation de leur caractère inné et inaliénable est une arme idéologique de l’Occident dans la lutte pour l’hégémonie mondiale et un prétexte d’ingérence dans la vie des autres peuples. » (Alexandre Zinoviev)

« On a beaucoup écrit sur la partialité des droits de l’homme universels, sur le fait qu’ils favorisent secrètement les valeurs et normes culturelles occidentales (la priorité de l’individu sur la communauté et ainsi de suite). » (Slavoj Zizek) – Tout le monde sait que c’est une arme au service de la mondialisation occidentale et du rabotage des cultures qu’elle nécessite.

« Ce sont ceux qui ne veulent pas d’enfants qui crient le plus fort sur les droits de l’homme. » (?)

« Les droits sont tellement plus intéressants que l’homme. » (?)

« La France est devenue un droit de l’homme. » (?)

« La diplomatie des droits de l’homme se résume à la question qui est le bon ? Qui est le méchant ? » ( ?) – La réponse des dirigeants-laquais européens est dictée par les Etats-Unis.

Ci-dessous, extraits du livre de Jean-Luc Harouel, Les droits de l’homme contre le peuple.

« Le besoin vital de ce peuple n’est pas d’être protégé contre ses dirigeants par les droits de l’homme (ce qui était leur but à l’origine et ce qui aurait dû le rester), mais d’être protégé par ses dirigeants contre les droits de l’homme. » (Jean-Luc Harouel)

« On ne peut pas fonder une société sur les droits de l’homme dès lors qu’ils sont un dissolvant social … ‘La première idéologie juridique qui ne se soucie pas de la société, de son homogénéité, de son délicat vivre-ensemble’ » (Jean Luc Harouel)

« Le culte des droits de l’homme a pris un ‘tour presque fanatique’ à partir de la fin des années 1980. La religion communiste a cédé la place à la religion humanitaire comme projet universel de salut … La submersion de l’Europe occidentale par l’immigration est pour les révolutionnaires européens mués en activistes des droits de l’homme le substitut de la ‘Révolution purificatrice’ (Pierre-André Taguieff) … Cette nouvelle religion séculière (suicidaire) centrée sur l’obsession de la non-discrimination, qui paralyse la politique de certains pays occidentaux et particulièrement de la France dans une période où l’équilibre sociétal du pays est menacé et où la conquête silencieuse de l’islam s’opère sous la protection des droits de l’homme … Les droits de l’homme exposent chaque peuple européen à voir des membres d’un autre peuple s’installer massivement chez lui et mettre à profit ces droits pour travailler à le détruire, à un groupe identitaire installé au sein d’une nation et étrangère à elle de la combattre de l’intérieur, de chercher à s’emparer de son sol, de son être, de se substituer à elle … Le masochisme européen (haine de soi, culpabilisation, repentance, excuses) servant à faire passer l’autre avant soi, l’amour de l’autre poussé jusqu’au mépris de soi …L’autre peut rester entièrement chez lui en s’installant chez nous, pour cela  il faut que nous cessions d’être nous … Notre obsession de la non-discrimination prépare paradoxalement la domination d’un système juridico-divin fondé sur la discrimination (l’Islam discriminatoire par nature) … Droits de l’homme, fondements de toutes les revendications (vestimentaires, alimentaires…) … L’ilôt de différence jalousée qu’est l’Europe occidentale se trouve mortellement menacé par la religion des droits de l’homme, car son existence contrevient au dogme qui sous-tend cette religion le ‘mêmisme’ (entre autres : ni homme ni femme…) … Avec la notion des droits fondamentaux (dans les années 1970), le juge et le législateur (un des aspects de la participation des élites au suicide assisté de la France, suicide obligatoire, car présenté comme l’accomplissement du bien tel qu’il résulte de l’inexorable mécanique millénariste des droits de l’homme). ont entrepris de transformer sournoisement le pays en camp de rééducation afin de sanctifier autoritairement les rapports entre particuliers sur la base d’un amour obligatoire dont les manquements sont sanctionnés par les tribunaux, le passage au droit a rendu obligatoire l’amour de l’autre (pas forcément dans tous les sens d’ailleurs), transformée en droit, la morale des droits de l’homme est devenue une religion d’Etat, on est revenu à un droit religieux, on a rétabli la punition judiciaire du blasphème et du sacrilège, l’Etat étant devenu responsable de la sanctification de la société  … La fraternité n’est plus librement consentie, juridiquement contrainte, elle prend une dimension ‘sourcilleuse’, voire ‘chicanière’» (Jean-Luc Harouel – Les droits de l’homme contre le peuple)

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