045,5 – Couple, Mariage

– Depuis peu, le mariage n’est plus une institution mais un droit. Un droit parmi les dizaines de milliers dont nous disposons à la naissance. Merci encore.

– Cette sous-rubrique ne différencie pas mariages et unions dites libres ; qui ne sont pas toujours telles en pratique.

– Ce sont des situations, souvent équilibrantes et même valorisantes, toujours nécessaires à la perpétuation de l’espèce et à la protection de l’enfance. C’était du moins vrai et nécessaire jusqu’en 2013, année de remarquables avancées sociétales (notre société ne cessant d’avancer, vers où, le gouffre ?).

– Comme il n’y a rien pour rien, ce sont aussi des compromis qui peuvent en limite se révéler plus ou moins castrateur des rêves et ambitions de chacun. Dans cette optique, il peut se trouver un gagnant et un perdant, totalement indiscernables pour l’extérieur et dont les positions sont interchangeables dans le temps.

– Ceci étant, il existe, sur la durée, des couples réussis qui sont une des beautés de la création. L’harmonie d’un vieux couple qui a su rester uni et traverser ensemble, sans faiblir, les joies et les épreuves.

– Les célibataires (ainsi que dans une moindre mesure les non géniteurs) oublient un grand avantage de leur état – parfois  bruyamment déploré par certaines – qui est qu’ils n’ont objectivement de comptes à rendre à personne sur leurs choix, actions, inactions, omissions, faiblesses, erreurs, addictions… et leurs conséquences, qu’ils sont à l’abri des mesquines dictatures domestiques toujours possibles, qu’ils peuvent bouger à leur seule convenance… C’est une liberté mentale et pratique, que elles et ils ne savent pas mesurer par étroit souci de leur situation, méconnaissance des avantages de leur état et idéalisation aveugle de l’autre.

– En plus de capacités physiques, et à plus forte raison quand l’âge les amène à décliner, l’homme est chargé de pallier, par sa faconde, ses facéties, son entregent… la morosité congénitale fréquente de la femme. Il est fort souhaitable pour son statut qu’il y parvienne.

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« Mariage, dette que l’on contracte dans sa jeunesse, et que l’on règle dans sa vieillesse. » (Henri-Frédéric Amiel – cité par Roland Jaccard)

« C’est tout un art la dispute conjugale, il est très ancien et très respectable. » (Jean Anouilh)

« L’indissolubilité du mariage : la seule garantie qu’on ait de ne pas faire l’imbécile deux fois. » (Jean Anouilh)

« Le couple ‘rachète’ son accouplement s’il fait quelque chose ensemble. » (Kostas Axelos)

« Pour qu’une rencontre humaine, amicale, érotique soit vivable et, dans le temps, durable, il faut qu’elle s’appuie sur une langue et une pratique communes et qu’elle s’inscrive dans une perspective d’avenir. » (Kostas Axelos)

« La ressemblance des sexes est lourde de conséquences sur nos désirs … La notion traditionnelle du couple vacille. La durée qui le caractérisait a valeur d’idéal et non plus d’impératif, car on refuse d’obéir aux contraintes qui la rendait possible … Foin des demi-mesures et des à-peu-près. L’idéal ne se négocie pas, c’est la politique du tout ou rien … Plutôt multiplier les essais, dans l’espérance de réaliser la parfaite unité, que d’accepter les compromis propres à la longévité … C’est parce que l’unité recherchée est bien plus exigeante que jadis que nous avons tant de mal à la réaliser et à la faire durer … L’alliance admet difficilement le sacrifice de la moindre partie de soi … L’union de deux personnes qui se considèrent moins comme les moitiés d’une belle unité que comme deux ensembles autonomes a succédé à a notion transcendante du couple … L’Autre a un prix à ne pas dépasser. Il est désiré s’il enrichit notre être, rejeté s’il lui demande des sacrifices … Le Moi est devenu notre bien le plus précieux, il devient notre préoccupation centrale  … Le stoïcisme n’est plus de ce monde, la nécessité n’est plus vertu … Un manquement prolongé à la règle de réciprocité est toujours vécu, en fin de ‘compte’, comme une injustice, une preuve d’indifférence ou un manque de considération. » (Elisabeth Badinter – L’Un est l’Autre – considérations éparses sur le couple)

« Dans la relation homme-femme on va de plus en plus vers la paire et de moins en moins vers le couple … La paire est parallèle quand le couple est enlacé. » (Olivier Bardolle)

« Et c’est le moment que choisissent les associations LGBT pour revendiquer le droit au  mariage de (grand) papa ! Pas question pour eux d’aménager le Pacs dans ses modalités patrimoniales et successorales. Non Monsieur LG et Monsieur BT veulent … passer devant le maire, se mette la bague au doigt, s’embrasser sous les applaudissements, prendre du riz plein la gueule, caravaner en voitures à klaxon, signer un contrat, s’imposer des belles-mères … on croit rêver … Comment des gens aussi souvent créatifs et ontologiquement insoumis que les gays peuvent-ils sombrer parfois sous prétexte de militantisme dans l’exigence absurde d’une ‘bénédiction’ bourgeoise de leur différence ? … L’aspiration à l’adoption relève de la même revendication … Le couple homo veut se normaliser et en plus, s’encombrer de nains hurleurs ! … L’esprit de sérieux (le contraire du sérieux) est symbolisé par la syndicalisation de la communauté gay avec son redoutable cortège de doléances et de lamentations  tous azimuts … Ils revendiquent toujours plus fort, et sur un ton de moins en moins gai, au fur et à mesure qu’ils ont moins à revendiquer ! … Les vrais rebelles, ce sont ceux qui souhaitent le rester. »  (Frigide Barjot)

« Le mariage multiplie par deux toutes les obligations sociales et toutes les corvées. » (Simone de Beauvoir)

« En tant qu’institution, le mariage est avant tout concerné par la sexualité des femmes. Il a pour but de réglementer l’accès des hommes à la sexualité des femmes … de façon à réduire ou à réguler la compétition inter-masculine, et donc à protéger les femmes du viol ou du harcèlement permanent. En ce sens, le mariage constitue une institution qui profite d’abord à la femme, dans la mesure où il présente une garantie de sécurité pour elle-même et pour sa progéniture (mariage : ‘matrimonium’, dérive de ‘mater’, mère). » (Alain de Benoist)

« Faire un bon mariage, dit-on. – La première et l’indispensable condition … faire passer l’argent avant toute autre considération … L’arithmétique est le sûr préliminaire, le seul prélude, la guitare unique pour des gens sérieux qui ont décidé de coucher ensemble… » (Léon Bloy – Exégèse des lieux communs – 1, XCVIII)

« Le mariage est une loterie, dit-on. – On a cru longtemps que c’était un sacrement … Autrefois, c’était une terrible affaire que le mariage, il fallait aimer et être aimé, faire une cour … Aujourd’hui, vous prenez un billet et vous attendez tranquillement le jour du tirage… » (Léon Bloy – Exégèse des lieux communs – 2, LV)

« La vision occidentale du mariage comme fondé sur l’amour partagé entre deux personnes responsables, relève de l’exception plutôt que de la règle. Il est intéressant de   noter que l’Eglise catholique a joué un rôle important en permettant à des personnes de recevoir le sacrement du mariage sans le consentement de leurs parents, pourvu qu’ils aient décidé librement de s’y engager. C’était un pari puissant qui témoignait d’une confiance sans bornes dans la liberté humaine. » (Rémi Brague)

« F. (son épouse) et moi, cela fait maintenant quarante-quatre ans que nous ne nous comprenons pas. » (Rémi Brague – cité par Fabrice Hadjadj) – Il s’agit bien sûr d’une plaisanterie. Mais la constatation parlera aux couples. 

« Bigamie : théorie sexiste suivant laquelle deux erreurs valent mieux qu’une. » (Albert Brie)

 « C’est sur le fondement du ‘Tu’ qui n’est le ‘Je’ d’aucun des deux que s’édifie le mariage. » (Martin Buber) – Pour la signification du ‘Je’ et du ‘Tu’, voir  Martin Buber à la rubrique Autres, 290, 4.

« Une femme doit suivre son mari, pas le poursuivre. » (Alfred Capus)

« Les combats de gladiateurs supprimés, les chrétiens institueront la vie conjugale. » (Guido Ceronetti)

« L’amour plaît plus que le mariage, par la raison que les romans sont plus plaisants que l’histoire. » (Chamfort)

« Le couple, c’est autrui à bout portant. » (Jacques Chardonne)

« Les archéologues font des maris parfaits. Plus leur femme vieillit, plus ils l’apprécient. » (Agatha Christie)

« J’ai un copain qui a fait un mariage d’amour. Il a épousé une femme riche. Il aimait l’argent. » (Coluche)

« Chez moi, c’est bizarre, on s’est toujours marié en famille. Mon père a épousé ma mère, mon grand-père a épousé ma grand-mère, mon oncle a épousé ma tante… » (Coluche)

« Les esprits méfiants croient qu’en se mariant par raison, on fait le sacrifice de l’amour, ce n’est pas vrai. On fait simplement l’économie de l’aveuglement et du ratage programmé … On confond les mariages de raison avec les mariages arrangés, qui eux sont déraisonnables, et en outre scandaleux. » (Luc Dellisse)

« Quand on s’est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux, qu’on n’osait pas se regarder ! Maintenant on ne peut plus se voir ! » (Raymond Devos)

« Tout couple bien désaccordé l’est au profit de l’un des deux, c’est le plus tenace, le plus borné. Le dominé est généralement le plus fin … parce que la finesse … donne honte de toujours débiter la même version … Il peut en aller de même en affaires. » (Jean-Philippe Domecq)

« Les chaînes du mariage sont si lourdes qu’il faut être deux pour les porter, parfois trois. » (Alexandre Dumas fils)

« Bénéficiaires des droits conquis par les générations précédentes, ils redoublaient d’ardeur révolutionnaire et se plaçaient en chefs de file d’une cause héroïque, pourtant déjà gagnée. Les mœurs évoluaient à toute vitesse ; or ces jeunes militants choisissaient ce moment pour en rajouter dans l’imagerie de la résistance … Fureur d’arrière-garde, combat gonflé par la diminution de l’enjeu. »  – Sur les militants des causes anti-phobie, notamment, du mariage pour tous ) – « L’hebdomadaire ‘gay friendly’ semble pressé de voir les homosexuels rejoindre la grande famille des familles … D’un côté, une  prétention à l’anticonformisme (ce n’est pas bien d’être conservateur), de l’autre côté, la revendication d’une institution ringarde comme le mariage (ce n’est pas bien d’être privé de certains droits), et pour finir cette apologie de la famille, célébrée avec une énergie qu’on n’avait pas vue depuis le maréchal Pétain. » – « Le militantisme  combat pour sa propre survie, menacée par le progrès même de sa cause … Il doit s’activer inlassablement à dénicher des zones de discrimination, toujours plus minuscules … L’idéal du ‘mariage pour tous’ leur donne l’illusion de lutter contre l’ordre bourgeois tout en l’imitant dans ses moindres détails …  Peut-on vivre sans ennemis ? » (Benoît Duteurtre)

« Elle : ‘Je me sens si seule’ – Lui : ‘Moi pas assez’. » (Jean Dutourd)

« Lequel est le plus libre, le célibataire qui vit en dictature ou l’homme marié qui vit en démocratie ? » (Georges Elgozy)

« Le couple, qui n’existe que par la parole, et non par le sexe. » (Jacques Ellul)

« Comme vous devez la vie au mariage, vous devez le mariage à ma suivante l’Etourderie. » (Erasme – Eloge de la folie)

« Je savais aussi combien tout est contagieux dans les rapports du couple. Une périlleuse symétrie où l’angoisse de l’un sollicite l’insécurité et l’angoisse de l’autre : tout va alors en  s‘aggravant jusqu’à l’incommunicabilité finale. » (Romain Gary – à propos de virilité – Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable)

« Et dressez-vous ensemble, mais pas trop près l’un de l’autre :

« Car les piliers du temple se dressent séparément,

« Et le chêne et le cyprès ne peuvent croître dans leur ombre mutuelle. » (Khalil Gibran)

« L’affreux nom ‘d’accouplement sélectif’. Les hommes se mariaient ‘en dessous d’eux’ en termes de niveau d’instruction et de statut, alors que les femmes se mariaient ‘au dessus’. Maintenant, étant donné l’explosion du nombre de femmes dans les filières supérieures, dans les affaires et dans les professions d’élite, les diplômées occupant des postes supérieurs épousent à une écrasante supériorité leurs homologues du sexe opposé … Une conséquence est que  l’enfant né de ce couple aura le double de contacts et de relations … Ce qui renforce le caractère ‘adhésif’ du sommet. » (David Goodhart) – L’homogénéisation de classe. Qu’en est-il des mariages entre deux personnes de même sexe ?

« Cette chose plus compliquée et plus confondante que l’harmonie des sphères ; un couple. » (Julien Gracq)

« Pour se marier il faut un témoin ; comme pour un accident ou un duel. »(Sacha Guitry)

« J’ai trente ans et six ans de mariage… ça fait trente-six. » (Sacha Guitry)

« Le premier homme qui s’est marié ; rien à lui dire, il ne savait pas… mais le deuxième ! » (Sacha Guitry)

« Cela s’est vu, des gens qui ne peuvent pas se quitter tellement ils se disputent bien. » (Sacha Guitry)

« Celle qui fermera vos yeux et ouvrira vos tiroirs. » (Sacha Guitry – sur les mariages tardifs avec des jeunettes)    

« Ma femme et moi avons été heureux pendant trente ans. Puis nous nous sommes rencontrés. » (Sacha Guitry)

«Le couple et la famille représentaient le dernier îlot de communisme primitif au sein de  la société libérale. La libération sexuelle eut pour effet la destruction de ces communautés intermédiaires, les dernières à séparer l’individu du marché. » (Michel Houellebecq) – D’où on peut comprendre les soins du grand capital pour les services que leur ont rendu (et continuent à leur rendre) les gauchiste stupides et aliénés.

« Le mariage est une greffe, cela prend bien ou mal. » (Victor Hugo)

« Les femmes attendent trop de nous ; ça flatte dans un premier temps, ça pèse ensuite. » (Roland Jaccard) – Et le fossé se creuse.

« Remariage : triomphe de l’espérance sur l’expérience. » (Roland Jaccard)

« Ne choisir pour épouse que celle que l’on choisirait pour ami si elle était un homme. » (Joseph Joubert)

« Je ne te demande absolument rien, ne t’imagine pas que je veux quelque chose de toi. Tu peux être tout à fait tranquille, ça ne regarde que moi et, si tu veux, tu ne t’occuperas de rien. » (une femme enceinte chez Milan Kundera) – Cet auteur faisant commenter par un autre personnage : «  Rien n’est plus inquiétant pour un homme que ces paroles rassurantes. »  

« Ils se tiennent tous par la main, d’autant plus que, s’ils ne se tenaient pas par la main, il faudrait qu’ils affrontent la fille tout seul, et ça, ils aiment pas … Tout seul, chacun en face de sa chacune, c’est trop plein de risques … pour les filles, c’est autre chose … Elles se groupent deux par deux. Elles font amie-amie avec une amie jusqu’à qu’elles aient arraché le gars à son régiment. Quand elles ont détourné un gars de son régiment, naturellement elles laissent tomber l’amie, qui d’ailleurs ne s’en débrouille pas plus mal pour autant. » (Jacques Lacan)

« Un grand nombre d’effets psychologiques nous semblent relever d’un déclin social de ‘l’imago’ paternelle … La grande névrose contemporaine. Notre expérience nous porte à en désigner la détermination principale dans la personnalité du père, toujours carente en quelque façon, absente, humiliée, divisée ou postiche … L’abâtardissement narcissique de l’idéalisation du père, soit la dévalorisation de son image. » (Jacques Lacan) – Ce pourquoi il importe, pour accroître le désordre et la violence, de crier haro sur les hommes en général et les pères en particulier, et de dissoudre le mariage.

« ‘The marriage act’ (Angleterre, 1753) … destiné à empêcher les mariages clandestins, les enlèvements, les mariages forcés, les pré-contrats, les emballements passionnels déraisonnables , les dangers de la séduction, les mariages simulacres … Ce, en exigeant le consentement des parents ou d’adultes, la publication de bans … mesure qui présentait aussi des inconvénients, visant surtout la pratique populaire : frais et dépenses, non-dissimulation des grossesses ‘prématurées’, officialisation d’idéaux de ‘classe moyenne’ ‘(accordance, prévoyance, refus de satisfaction immédiate, indissolubilité des liens…). » (Résumé de Christopher Lasch – Les femmes et la vie ordinaire) – Le mariage, tel que nous le connaissons, avec sa consécration étatique n’a pas toujours existé !

« La cohabitation restreint la liberté de décision et de réflexion. » (Juliette Levivier)

« Moi l’épouser ! Je t’assure que non ; c’est bien assez qu’il m’épouse. » (Marivaux – L’école des mères)

« Deux vieux époux ne se détestent jamais complètement. » (François Mauriac)

« C’est du contraste dans l’aspect et la fonction des corps masculin et féminin que les hommes ont tiré les analogies relatives au soleil et à la lune, à la nuit et au jour, au bien et au mal, à la force et à la vulnérabilité. » (Margaret Mead, anthropologue) – « L’ensemble des couples de notions qui découpent le réel sont toujours en dernier ressort référés au masculin et au féminin : chaud / froid ; dur / mou ; actif / passif ; public / privé… » (Bérénice Levet) – L’universalité d’un ordre social sexué.

« Jamais amour et seigneurie ne se tinrent compagnie. » (Jean de Meung) – sur les unions de l’époque, mariage ? – Le roman de la rose)

« La construction désormais logiquement prévisible d’un marché généralisé de l’adoption et des ‘mères porteuses’, qui constituait, depuis le début, la face politique cachée du ‘mariage pour tous’. » ( Jean-Claude Michéa) – C’est évident, sauf pour le Gogo.

« Tu crois te marier pour toi seul, compère ? » (Molière – Le dépit amoureux)

« Il advient du mariage ce qui se voit aux cages : les oiseaux qui en sont hors désespèrent d’y entrer ; et d’un pareil soin en sortir, ceux qui sont au-dedans. » (Montaigne)

« Qui aurait voulu se marier si le concubinage eût été permis ? » (Montesquieu) – Il ne prévoyait pas l’exigence du Mariage pour tous.

« La femme ennuie ou agace l’homme aussitôt qu’il ne jouit plus d’elle … C’est parce qu’ils n’ont rien à se dire que les couples se disputent … L’homme doit prendre sur lui, par politesse, par gentillesse, par devoir, pour donner de son temps à la femme qui l’a satisfait ; quand il s’occupe d’elle, il a toujours le sentiment de lui faire une grâce. » (Henry de Montherlant)

« Quand un homme et une femme se rencontrent, ils s’étudient moins qu’ils ne se soupèsent ; ils savent qu’un jour l’un des deux portera l’autre sur ses épaules. Car un couple, ce n’est pas un appareillage latéral, c’est un assemblage vertical. » (Paul Morand)

« Le mariage : d’abord sous le gui, ensuite sur le houx. » (Paul Morand)

« Peut-on parler de couple quand il n’y a rien à associer, d’attelage quand il n’y aucun fardeau à tirer en commun. » (Paul Morand)

« Ce n’est pas l’absence d’amour mais bien l’absence d’amitié qui fait le malheur d’un mariage. » (Nietzsche)

« Le prodigieux espoir que mettent les femmes dans l’amour charnel leur fausse la vue sur toutes les perspectives lointaines. » (Nietzsche – cité par Roland Jaccard)

« Sans mariage, l’adultère n’est plus possible. » (Roger Nimier) – Grande perte.

« Les hommes frappent les femmes parce que leur supériorité physique est la seule arme dont ils disposent contre un être dont le pouvoir est bien supérieur au leur. Le coup donné ne soumet pas : il égalise. L’agression s’exprime de plus d’une manière dans le cycle de la violence domestique … Si une caméra vidéo enregistrait l’épisode avant et après l’agression, elle bouleverserait la vision traditionnelle en noir et blanc de l’homme bourreau et de la femme martyre … Je n’entends pas excuser les hommes … Mais j’aimerais faire prendre conscience aux femmes de la responsabilité qu’elles ont-elles aussi dans la dispute et la confrontation … C’est toujours pour les mêmes raisons que survient le premier coup : volontairement ou non, elle lui a fait ressentir sa sujétion. Une fois de plus on lui signifie la pusillanimité aux yeux de la femme. Il est replongé dans l’enfance, lorsque des femmes régnaient sur lui … Les jeux guerriers auxquels se livrent les deux partenaires, réalité qui disparaît lorsque l’on emploie les termes sentencieux de ‘syndrome de la femme battue’ … sont-elles si parfaites et si angéliques ? » (Camille Paglia – Vamps et Tramps) – Camille Paglia est une féministe américaine, enseignante, écrivaine, journaliste, lesbienne  affichée. Elle n’entend pas excuser les brutes qui doivent être sanctionnées, elle entend faire prendre conscience aux femmes…

« Rendre la vie impossible, c’est tout à fait possible. » (Alain Paucard – au sein  du couple)

« Vous partagez tout avec un être et vous diminuez de moitié. » (Louis Pauwels)

« Quand on se croit deux quand en fait on est toujours six : celui que je suis, celui que tu es, celui que tu crois que je suis, celui que je crois que tu es, celui que je crois que je suis, celui que tu crois que tu es. » (plaisanterie sur le couple)

« On exigeait le mot ‘mariage’ et non l’extension du ‘Pacs’, non seulement pour affirmer l’absence totale de différence entre un couple homosexuel et un couple hétérosexuel, mais surtout parce que le mariage implique la filiation … pour obtenir le bénéfice de la PMA, avec remboursement par la sécurité sociale bien sûr. Sous peine de rupture d’égalité … L’impossibilité pour les homosexuels de procréer serait un scandale et non plus un état de fait. » (Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint)

« Les amoureux rêvent ; les époux sont réveillés. » (Alexander Pope)

« Le mariage fut très longtemps considéré comme un boulet par la population masculine (il en reste des traces dans le langage même, ‘faire une fin’). La monogamie fut imposée par L’Eglise romaine en réponse à une revendication féministe dans une société virile qui se satisfaisait pleinement de la polygamie. » (Pascal Quignard – approx.)

« Il y a un mariage qui rend un homme heureux, celui de sa fille. » (Bussy-Rabutin)

« Le mariage est comme le tiret en imprimerie, il sépare et relie. » (Jean-Paul Richter)

« Alors que je m’avisais de médire de l’amour ; il m’envoya le mariage pour se venger. »(Rivarol)

« Le premier devoir dans le mariage est de se faire pardonner d’être là. » (Jean Rostand)

« Deux époux doivent éviter de se quereller quand ils ne s’aiment plus assez pour les réconciliations. » (Jean Rostand)

« Le vainqueur de la lutte conjugale est celui qui attache le moindre prix à la paix. Souvent aussi c’est le plus mesquin, et n’oublie pas que les défauts de ta femme la qualifient pour la victoire. » (Jean Rostand)

« C’est un ménage à quatre : lui, elle, l’idée qu’elle se fait de lui et l’idée qu’il a d’elle. » (Claude Roy)

« S’engager aujourd’hui pour celui (celle) que je suis envers celle (celui) que tu es pour construire un quotidien, un futur à inventer. Ne pas s’engager pour un (une) que je serai et que je ne connais pas, envers une (un) que tu deviendras et que j’ignore encore. » (Jacques Salomé)

“Il reste d’une vie, d’une période de notre vie, si peu de chose qu’une image sauvée du naufrage suffit à nous consoler de la fuite du temps. Un détail possède le pouvoir de provoquer une somme de journées, de mois. Quelques images recensées, archivées, réactivées, nous livrent accès à ce que nous vécûmes en commun. Ce n’est pas par hasard qu’il s’agit souvent de gestes bénins, d’actions  sans importance. Au prix d’une sagesse tardive, nous nous apercevons que le bonheur n’était rien d’autre que leur répétition, la certitude de leur répétition. » (Pierre Sansot – Les vieux  ça ne devrait jamais vieillir)

« Le mariage, institution verticale (dans le temps, ‘époux’ veut dire ‘promis’) comme dans l’ordre générationnel (assurer le cadre de l’éducation des enfants), devient horizontal (Pacs, mariage homosexuel, simple arrangement un peu formel d’un couple). » (Michel Schneider)

« Le mariage est une dette contractée dans la jeunesse, et que l’on paye ans l’âge mûr. » (Schopenhauer)

« Courir après les femmes n’a jamais fait de mal à personne, c’est les rattraper qui est dangereux. » (G. B. Shaw)

« Le mariage n’est pas une loterie. A la loterie on gagne parfois. » (G. B. Shaw)

« Mariés, ils ne font plus qu’un. La difficulté est de décider lequel. » (G. B. Shaw)

« Entre le désir profond de se lier, de s’engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d’échapper à tout lien, quel tohu-bohu ! » (Christiane Singer)

« Aucun cœur n’est assez endurci pour ignorer que, depuis le début des temps, l’espoir des mondes créés repose tout entier sur l’homme et la femme qui se gardent fidélité au cœur même des naufrages et de la mort. » (Christiane Singer)

« Si tu te maries, tu le regretteras, et si tu ne te maries pas, tu le regretteras aussi. » (Socrate)

« Egoïsme à deux souvent irrépressible dont Dieu sauve la mise en faisant jaillir l’enfant, que cela plaise ou non, pour relever l’âme et la plonger dans le don. » (Père Zanotti-Sorkine)

« Une femme se marie pour entrer dans le monde, un homme pour en sortir. »(Hippolyte Taine)

« L’homme n’est pas fait pour le mariage, c’est le mariage qui est fait pour lui. » (Gustave Thibon) – Pertinent.

« Qu’est-ce qu’une scène de ménage ? C’est le triomphe de la femme. » (Michel Tournier)

« Dans la société du chaos, tout se ligue pour contrarier un désir d’harmonie supérieur qui suppose que se rencontrent un homme authentiquement masculin et une femme authentiquement féminine, acceptant et respectant leurs différences. » (Dominique Venner)

« Si le mariage était vraiment ‘pour tous’, il devrait permettre le mariage de qui veut avec le sexe qu’il veut, l’âge qu’il veut et la quantité qu’il veut. » (Bertrand Vergely) – Avec maman et papa et ma petite sœur et mon grand frère ; polygamie bien sûr…

« Un couple, c’est quand deux personnes ne font qu’un. Mais lequel ? » (Oscar Wilde)

« L’amour rend aveugle, le mariage rend la vue. » (Oscar Wilde)

« Il n’y a plus de cocu, plus d’infortune, plus de femme trompée ni d’homme trahi, plus personne n’est ridicule ou malheureux, il n’y a plus que des ‘problèmes de couple’. » (Eric Zemmour)

« Femme avisée épouse qui l’aime plutôt que qui elle aime. » (proverbe)     

« Choisis ta femme non à la danse mais à la moisson. » (proverbe)   

Le mariage serait : « une communauté se composant d’un maître, d’une maîtresse et de deux esclaves, le tout en deux personnes. » (?)

« Faites l’amour, pas la guerre ; ou alors faites les deux, mariez-vous. » (?)

« La vie à deux rend à chacun des conjoints le plus grand service que puisse recevoir un être borné et unilatéral : être sauvé de soi-même. » (?)

« L’amour des époux doit pouvoir trouver son véritable épanouissement dans l’amour d’amitié. » (?) – L’âge venant.

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