575, 6 – Gauche / Droite

– « L’idée d’un champ politique intégralement réductible à l’opposition éternelle et ‘indépassable’ d’une ‘Gauche’ et d’une ‘Droite’ (idée essentielle à la défense de l’ordre établi…) n’a même pas l‘ancienneté que le mensonge officiel lui prête. » (Jean-Claude Michéa) – Cette distinction est évidemment un piège à cons de plus destiné à conforter la situation des politiciens.

– Depuis plus de quarante ans, même incompétence, même lâcheté politique, même impuissance ; depuis Georges Pompidou, pas un seul homme politique de droite, rigoureux, estimable, droit, solide, inflexible (hormis Sarkozy, mais seulement en et pour partie)…

– Seul, le niveau de mensonge est un peu supérieur à gauche, ce qui constitue une performance.

« La France est un pays où il existe deux gauches, dont l’une s’appelle la droite. » » (?)

– Ce prétendu clivage, droite – gauche,  ne datant que d’hier, exactement de l’affaire Dreyfus à la jonction des XIX° et XX° siècles. Le dit clivage « constituant une arme politique aux mains des partis de gauche. » (Philippe Braud) – Voyez comme nous sommes différents ! Cette obsession du clivage est à la Gauche « à peu près ce que le dogme de la Trinité était (est) au catholicisme. » (Marc Crapez).

« Si le spectaculaire souhaite ‘faire oublier l’esprit historique’, c’est en vue ‘’d’abord de couvrir sa propre histoire’, afin que ‘son pouvoir apparaisse déjà familier, comme s’il avait depuis toujours été là. Tous les usurpateurs ont voulu faire oublier qu’ils viennent d’arriver’. » (Marc Crapez – reprenant Guy Debord)

– Si notre classe politique s’attache à une classification, droite / gauche, qui ne rend plus compte de grand-chose, sauf à servir les intérêts de la gauche  (il ne s’agit plus guère que d’un conflit de doubles), c’est par instinct de survie. Après tout elle en est issue, comme tous ses chefs sont des copains de l’ENA, et elle doit sa confortable existence à cette distinction devenue bidon.

– Il y a un libéralisme économique, une version économiste, dont la promotion et la défense est essentiellement l’affaire de la Droite et un libéralisme culturel, des mœurs, qui est indispensable au premier, dont la promotion et la défense est devenue la spécialité de la Gauche contemporaine et, surtout, de l’extrême gauche, cette pointe la plus remuante du spectacle moderne.

– Cette double entrée par le Marché ou par le Droit place les classes populaires devant une alternative impossible : rallier la Gauche pour se protéger de l’économisme insensé et brutal de la Droite, c’est valider des conclusions culturelles qui lui font horreur ; rallier la Droite pour se révolter contre l’apologie perpétuelle de la transgression, c’est valider le démantèlement systématique de leurs conditions d’existence matérielles.

– « Les notions de droite et de gauche, parmi les hauts gradés de l’oligarchie nationale, n’ont bien entendu aucun sens. » (Sophie Coignard) – Poudre aux yeux pour Gogos. Le fric et les privilèges seuls.

– « L’expression ‘extrême gauche’ est prohibée, on doit dire la ‘gauche de la gauche’. A l’inverse, les intellectuels sont propres à ‘extrême-droitiser’ tout ce qui déborde ‘à droite du centre-droit’, selon la formule de l’un deux. » (Marc Crapez) – En clair tous les extrémistes sont à droite, telle est la leçon.

– « La gauche moderne, une fois au pouvoir, finit donc généralement par se rallier à l’économie de marché, tandis que la droite, quand elle revient aux affaires, se résigne, le plus souvent, à inscrire dans le marbre de la loi les différentes étapes, jugées inéluctables de l’évolution des mœurs … La droite traditionnelle vénère le marché tout en maudissant la culture qu’il engendre, et le pendant idéologique exact est cette gauche contemporaine  qui n’affirme combattre la logique du Marché que pour se prosterner avec enthousiasme devant la culture qu’il engendre. » (Jean-Claude Michéa – comme l’esprit de ce qui précède) – Alternance truquée qui permet de tout pourrir sans même se concerter.

– « Les Français ont le droit de changer de majorité, mais pas de politique. » (Jean-Paul Fitoussi

– « La fracture n’est plus tant entre la gauche et la droite qu’entre les classes dominantes, indifféremment de droite ou de gauche,  et les classes populaires. » (Christophe Guilluy)

– « Être de droite ou être de gauche, c’est être hémiplégique. » (Ortega y Gasset)

Différence droite / gauche s’inspirant de Karl Mannheim, La pensée conservatrice, sur le réformisme conservateur et le réformisme progressif : L’un part de faits de détail pour d’autres données de faits, du cas particulier, s’appuie sur le concret, met l’accent sur l’individuel, insiste sur la singularité du qualitatif ; l’autre a tendance, pour peu qu’un simple fait  le chagrine, à redessiner la totalité du monde, du système, s’appuie sur l’abstrait, rationalise, met en œuvre la propension de la bureaucratie à tout généraliser, promeut le centralisme… »

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« « La gauche défend des valeurs, la droite défend des intérêts. » (Martine Aubry) – Rire général. Pour la droite on ne sait pas trop, mais pour la gauche on peut penser qu’il s’agit de valeurs mobilières.

« Ne peut-on plus l’ouvrir de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent, d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire un hommage rendu à l’extrême droite). Pourquoi tout ce qui est moral, conforme et conformiste, et qui était traditionnellement à droite, est-il passé à gauche ?»  (Jean Baudrillard)

« Les gens de gauche se donnent des coups de poignard dans le dos pour le pouvoir. Les gens de droite se jettent de la boue à la figure pour rien. » (Jacques Bainville)

« Le réactionnaire ne croit pas en l’homme, pour lui l’homme est un animal qui a besoin d’être éduqué, et cela même s’il est plein de promesses et revêt à ses yeux un caractère sacré. Le progressiste, lui, croit d’emblée et de manière très rousseauiste que l’homme est bon dés sa naissance et que ce sont les contraintes sociales et les influences perverses de la société qui le corrompent. » (Olivier Bardolle) – Puisqu’il n’y a plus ni éducation ni valeurs ni autorité, le débat va être vite tranché par l’expérience in vivo, même si l’histoire avait, elle, déjà choisi.

« Un homme de droite, toujours affligé de sa mauvaise réputation, aura à cœur de montrer qu’il a du cœur. Un homme de gauche n’a pas cette obligation puisqu’il incarne le Bien, c’est ce qui rend le prosélytisme de gauche implacable, dogmatique, sans pitié aucune, et c’est ce que l’on sent en filigrane dans le discours de Badiou. » (Olivier Bardolle)

« Deux adversaires qui s’affrontent ont généralement plus de points communs que de différences. Ce fut vrai pour le nazisme et le stalinisme. Cela l’est également, toute chose étant égale, pour l’affrontement de surface que se livrent les partis de droite et de gauche … dans tout conflit il faut chercher le troisième terme, l’absent, l’exclu, le perdant. » (tiré de Jean Baudrillard par Ludovic Leonelli)

« La théorie du progrès étant d’origine bourgeoise, la gauche en devenant ‘progressiste’ se condamnait par là à rejoindre un jour ou l’autre le camp libéral. Ce qui explique que la droite, déjà libérale en matière économique, le devienne aujourd’hui de plus en plus en matière de mœurs, tandis que la gauche, déjà acquise au libéralisme culturel et ‘sociétal’, s’ouvre de plus en plus à la société de marché. » (Alain de Benoist – s’inspirant de Jean-Claude Michéa) – Echange de bons et loyaux services. Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné.

« Lorsqu’un homme de gauche tient des propos ‘de droite’, les gens de droite applaudissent, tandis que lorsqu’un homme de droite tient des propos ‘de gauche’, les gens de gauche jugent aussitôt qu’il n’est pas ‘net’, qu’il cherche à se ‘démarquer’, à ‘récupérer’… Toujours le sectarisme … A droite le talent est souvent regardé comme une circonstance atténuante, alors qu’à gauche il est plutôt une circonstance aggravante. » (Alain de Benoist)

« La majorité idéologique est plus importante que la majorité parlementaire, la première annonce toujours la seconde, tandis que la seconde, sans la première, est appelée à s’effondrer … Il faut d’abord obtenir la majorité idéologique, car c’est seulement quand elle sera gagnée à des valeurs différentes des siennes propres que la société en place commencera à vaciller sur ses bases … la situation pourra alors être exploitée sur le plan politique … pour une évolution déjà acquise dans les mentalités. » (Alain de Benoist – la leçon de Gramsci) – A l’intention de la droite stupide et ignare.

« La gauche joue tous les rôles, elle énonce les thèses et leur fait des objections, lance les modes et les combat. Les contenus intellectuels ne peuvent se faire admettre qu’en se rattachant à la gauche … Tout se passe comme si la droite avait perdu le goût de se défendre. Critiquée, harcelée, houspillée de toutes les façons, elle reste purement passive, pratiquement indifférente. Mise en accusation, elle se replie sur elle-même … la paresse intellectuelle de la vieille droite. » (Alain de Benoist) – Droite presque aussi inculte que la gauche, plutôt moins cupide, mais aussi lâche. C’est une vieille histoire, la bourgeoisie française ne s’est pas relevée d’avoir vendu, en 1914, la paysannerie française aux intérêts de l’Angleterre. Depuis, au lieu de surmonter cette honte,  elle se cache, se couche et persévère dans la trahison du peuple.

« La gauche joue tous les rôles, elle énonce les thèses et leur fait des objections, lance les modes et les combat. Les contenus intellectuels ne peuvent se faire admettre qu’en se rattachant à la gauche … Tout se passe comme si la droite avait perdu le goût de se défendre. Critiquée, harcelée, houspillée de toutes les façons, elle reste purement passive, pratiquement indifférente. Mise en accusation, elle se replie sur elle-même … la paresse intellectuelle de la vieille droite. » (Alain de Benoist) – Droite presque aussi inculte que la gauche, plutôt moins cupide, mais aussi lâche. C’est une vieille histoire, la bourgeoisie française ne s’est pas relevée d’avoir vendu, en 1914, la paysannerie française aux intérêts de l’Angleterre (qui ne pouvait tolérer l’édification d’une flotte allemande). Depuis, au lieu de surmonter cette honte,  elle se cache, se couche et persévère dans la trahison du peuple.

« Les hommes de gauche, rustres, jettent aussitôt la main au plat, le conservateur pille discrètement le buffet et s’en va d’un pas solennel. » (Georges Bernanos) – Le fait que les hommes de gauche soient maintenant de très grands bourgeois n’a pas changé leurs habitudes ni leur vulgarité.

 « Dites-vous de gauche, tout vous sera consenti. Dites-vous de droite, rien ne vous sera concédé. » (Pascal Bruckner) – Ce qui explique peut-être pourquoi tous les arrivistes comme les ‘people’ arrivés se disent de gauche. Question de beefsteak.

« La gauche a à ce point l’habitude de la domination idéologique qu’il lui suffit d’être critiquée pour se croire assiégée, alors que la droite a à ce point l’habitude de la soumission qu’il lui suffit d’être entendue pour se croire toute-puissante. » (Mathieu Bock-Côté)

« Qui pourrait prévoir ce que serait la réaction de militants … découvrant ces scènes de ‘fraternisation avec l’ennemi’ au moment où les excommunications, sur les tréteaux, sont plus virulentes que jamais. » (Sophie Coignard – La nomenklatura française – sur les dîners en ville, la participation aux repas du club Le siècle…) – S’il n’y avait que ces connivences là ! Il n’y a que les militants pour ignorer la profonde entente de cette nomenklatura, pour se répartir gentiment les privilèges.

« Le logiciel ‘gaucho-européiste’ est largement commun à la droite et à la gauche. » (Vincent Coussedière)

« L’homme de gauche considère l’humanité ‘in abstracto’. L’homme de droite davantage dans le conditionnement auquel le soumet le réel. » (Marc Crapez) – L’homme de gauche a rarement travaillé autrement qu’en fonction publique dans des occupations pseudo-intellectuelles sinon déjà politicardes.

« La gauche s’arroge le beau rôle et préempte la bonne place. Elle fait honte à la droite … En obligeant la droite à protester sans cesse de son éthique et à déclarer qu’elle n’a aucune proximité d’idées avec l’extrême droite la gauche opère un travail de sape qui désarme son adversaire en grignotant une à une ses positions. » (Marc Crapez) – La réussite de ce chantage implique la lâcheté des gens de droite, lâcheté assurée.

« La droite s’est retrouvée orpheline de son ennemi, le communisme, tandis que la gauche s’est ralliée au sien, le capitalisme. » (Marc Crapez)

« Dogmatisme ‘de droite’ contre fanatisme ‘de gauche’, entre les deux, une seule victime : l’intelligence. » (Maurice G. Dantec) – Et le bon peuple, toujours cocu.

« A gauche on est passé du profil Léon Blum au profil Tapie. A droite du profil Poincaré ou Pompidou au profil Giscard ou Léotard. » (Régis Debray) – Il n’y a que les aveugles pour ne pas voir le progrès.

« La gauche française milite en faveur d’un libéralisme culturel, mais reste rétive à toute forme de libéralisme économique. C’est l’inverse pour la droite française. Emmanuel Macron a donc été le premier à afficher de façon explicite un positionnement ouvertement ‘lib-lib’ (libéral-libertaire) alliant libéralisme économique et culturel. »  (Eddy Fougier – cité par Matthieu Baumier) – On comprend le ravissement du Boboland .

« Alors que l’affrontement horizontal entre gauche et droite a perdu en lisibilité, , l’antagonisme vertical entre la base et le sommet de la société a été politiquement réactivé… » (Jérôme Fourquet) 

« Les victoires politiques se préparent par les conquêtes culturelles. » (Antonio Gramsci) – Programme fidèlement appliqué par la Gauche depuis cinquante ans, et supporté non moins fidèlement par une droite stupide, timorée et même lâche, quand elle n’est pas vendue.

 «  Le système de représentation traditionnel, qui a fait la promotion d’un modèle économique et sociétal contraire aux intérêts des plus modestes, n’a plus aucune légitimité …Le constat s’applique à l’ensemble de la gauche mais aussi à la droite. Le divorce est définitif et structurel. Les intérêts des catégories modestes sont désormais trop divergents de ceux des catégories supérieures. Les représentations de la société française et du monde sont désormais irréconciliables, le consensus n’est plus envisageable. » (Christophe Guilluy)

« Si la mise en avant du ‘populisme’ s’est généralisée parmi les élites, c’est parce que cela permet d’imposer un diagnostic ‘par le haut’, en décrédibilisant le diagnostic ‘par le bas’, celui des classes populaires. Or … le diagnostic rationnel, objectif, est celui des classes populaires, car ce sont elles qui vivent au quotidien, depuis trente ans, les effets de la mondialisation … et de son corollaire lié à l’immigration. Il s’agit bel et bien d’une analyse objective des retombées de choix économiques et sociétaux précis …. Le populisme pose un problème de fond à la classe politique. Il tend à faire disparaître la fracture artificielle entre la gauche et la droite, pour laisser poindre un affrontement entre les classes dominantes (de droite ou de gauche) et les classes populaires … La diabolisation du peuple par le populisme reste une nécessité pour les classes dominantes. » (Christophe Guilluy) – Ce pourquoi gauche et droite défendent férocement leurs privilèges au prix de tous les mensonges méprisants, notamment celui qui « consiste, singulièrement à gauche, à faire perdurer l’idée des classes populaires incultes et manipulées … La nouvelle bourgeoisie, souvent de gauche, s’inscrit dans la droite ligne de la bourgeoisie traditionnelle qui ne pouvait percevoir les classes populaires que comme des classes dangereuses, incultes et infantiles qu’il fallait éduquer … Sur ce point rien n’a changé. » (Christophe Guilluy)

« L’opinion se rassure dans la ‘via media’ qui, condamnant également la droite et la gauche lui donne l’illusion d’avoir du génie. » (Jean Guitton – évoquant d’autres questions) – Mais s’applique très bien à ce qu’on appelle centrisme, soit lâcheté et disponibilité à toutes les trahisons.

« Alors que la gauche veut toujours tout changer, la droite prend le monde comme il est : son objectif est de le faire durer tout en essayant de le rendre le plus vivable possible malgré la présence du mal en l’homme. » (Jean-Louis Harouel) – En ce sens là le capitalisme débridé et libertaire actuel n’est pas de droite, d’ailleurs sa bénédiction par la gauche le prouve.

« On retrouve l’antithèse entre la tradition chrétienne qui prend le monde tel qu’il est et le cultive pour le rendre plus beau et le faire durer, et la révolte gnostico-millénariste qui rejette l’ordre du monde et veut s’en évader en remplaçant le vieux monde par un monde nouveau, celui de l’utopie. » (Jean-Louis Harouel)

« Un fossé de valeur morale séparait de manière absolue l’identité suspecte des ‘hommes de droite’ un peu honteux de ce qu’ils sont de celle, exemplaire, justement satisfaite d’elle-même et dés lors inaccessible à l’autocritique, d’un ‘peuple de gauche’ haussé à la dignité d’unique héritier… » (Guy Hermet)

« Au-delà de leurs chamailleries, la droite et la gauche sont d’accord sur un point essentiel, antérieur à tout débat, et qu’elles se gardent bien d’évoquer jamais : qu’en tout état de cause, c’est à elles et à elles seules qu’il appartient de régler les affaires du peuple. Tel est le fondement de la démocratie représentative, qu’il vaudrait mieux appeler substitutive, puisque l’effet, sinon le but de l’élection est de substituer au peuple ses représentants, et pour mieux dire, d’escamoter proprement celui-ci … Il est en effet un non dit qui sous-tend et qui détermine l’univers politique dans son ensemble : c’est que la politique ne peut être faite que par un personnel spécialisé … Cette loi constitutive du monde moderne, antérieure à toute autre distinction, l’existence d’un corps séparé de politiciens professionnels» (Jacques Julliard)

« Le populisme ne s’identifie pas à la classification dans la dichotomie droite/gauche. C’est un mouvement multiclassiste… » (Ernesto Laclau)

« Se demander si la gauche et la droite n’en sont pas venues à trop partager les mêmes convictions fondamentales, parmi lesquelles une croyance dans l‘aspect désirable et inévitable du développement technique et économique. » (Christopher Lasch)

« L’un des objectifs prioritaires de la censure est précisément de continuer à faire exister par le verbe cette distinction évanouie. D’où le recours incantatoire à des ‘valeurs’ qu’on se garde bien de définir … et qu’il n’importe guère de respecter. » (Elisabeth Lévy) – Il faut bien faire croire, par média interposés, qu’une partie du personnel politique, la gauche, s’occupe du peuple, la gauche champagne-caviar.

« Gauche et droite confondues, ce qui prévaut est une politique de clans luttant les uns contre les autres. Lutte où tous les moyens sont bons pour abattre, soumettre ou marginaliser l’autre. » (Michel Maffesoli) 

« La droite a abandonné la nation, la gauche a abandonné le peuple. » (Pierre Manent)

« Ces vieux clivages politiques étaient déjà de l’ordre de la simulation, du « fake ». La Gauche avait depuis bien longtemps abandonné ce qui faisait d’elle la Gauche. Elle jouait la Gauche sans aucune référence aux valeurs de Gauche avec le totem de l’antiracisme et de l’Autre comme hypostase du Bien. Et par l’épouvantail de la famille Le Pen et du Front national, la Droite allait, elle aussi, progressivement abandonner ses positions historiques et jouer à la Droite, sans aucune référence aux valeurs de Droite. » (Johann Margulies)

« L’alternance unique. » (Jean-Claude Michéa – qualifiant la vacuité du débat gauche-droite)

« En simplifiant beaucoup, on pourrait dire que l’homme moderne dit de droite a tendance à défendre la ‘Prémisse’ (l’économie de concurrence absolue), mais a encore beaucoup de mal à admettre la ‘Conséquence’ (le Pacs, aujourd’hui le mariage pour tous, la délinquance, la fête de la musique, Paris-Plage) tandis que l’homme moderne officiellement de gauche, a tendance à opérer les choix contraires … Le premier mérite du concept de ‘libéral-libertaire’ (mot forgé par Serge July pour désigner la nouvelle ligne politique du journal ‘Libération’) est de rendre immédiatement sensible la complémentarité dialectique  des deux versants de l’Accumulation du Capital, celui de l’Economie et celui de la Culture. » (Jean-Claude Michéa) – Milliardaires et Gauchistes, même combat. 

« La mystification la plus efficace et en même temps la plus grossière, … celle qui prétend que notre destin politique se joue dans l’affrontement impitoyable entre les ‘forces du progrès’ (de la vie , du mouvement, de la jeunesse, du changement) et celles du passé qui représenteraient l’immobilisme, le ‘repli frileux sur soi’, l’incapacité de s’adapter aux nouveaux conformismes, le déclin et la vieillesse en somme … Comment le capitalisme peut-il passer pour un système foncièrement conservateur, alors que jamais … un régime social n’avait fait du bouleversement radical et perpétuel de toutes les conditions existantes le seul fondement de sa légitimité ? … Le papillonnement infini du désir, l’obligation de jouir et le culte de la transgression qui abolit les conditions existantes … ‘Tous les rapports sociaux figés et couverts de rouille … se dissolvent ; ceux qui les remplacent vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier’ … ‘La bourgeoisie ne peut existe sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux’ … Le capitalisme a peu à voir avec la tyrannie de l’Eglise, de la Noblesse ou de l’Etat-Major (qui n’existent plus depuis longtemps). Il est lié à un type de civilisation qui est tout sauf conservateur. » (Jean-Claude Michéa – citant le Manifeste du parti communiste)

« La gauche ayant alors liquidé toute référence au socialisme, et la droite ses dernières sympathies pour la France précapitaliste (sous Mitterrand) … Le libéralisme économique intégral (officiellement défendu par la droite) porte en lui la révolution permanente des mœurs (officiellement défendue par la gauche), tout comme cette dernière exige, à son tour, la libération totale du marché … Telle est, en définitive, le véritable fondement de la division actuelle du travail entre la ‘droite’ et la ‘gauche’, que seules les contraintes de la comédie électorale incitent encore à masquer … Mais ‘dés que survient un conflit pratique où la classe (politique et dominante) tout entière est menacée (référendum de Maastricht, élection présidentielle de 2002) cette opposition tombe d’elle-même, tandis que l’on voit s’envoler l’illusion que les idées dominantes ne seraient pas les idées de la classe dominante’. » (Jean-Claude Michéa – citant Marx et Engels dans l’idéologie allemande)

« La gauche s’est ralliée au libéralisme économique parce qu’elle était déjà acquise à l’idée de progrès et au libéralisme ‘sociétal’, tandis que la droite s’est ralliée au libéralisme des mœurs parce qu’elle a d’abord adopté le libéralisme économique. » (Jean-Claude Michéa – par Alain de Benoist)

« Peu à peu s’est installée en France l’idée qu’on peut se dire de gauche, mais qu’on ne peut pas sans risques se dire de droite. La gauche est la seule étiquette qui peut être revendiquée par ceux qui s’en réclament, l’étiquette droite, elle, est accolée par l’adversaire. » (Jean-Claude Milner) – La gauche : caviar, champagne, mépris et terreur.

« La droite déculturée est devenue la domestique, la valetaille culturelle de la gauche. Son sous-prolétariat, son quart-monde qui n’a pas de langue pour s’exprimer. L’apparition, il y a deux siècles, des concepts de droite et de gauche permet de dater l’appropriation de la culture par la gauche … Le mot droite sert simplement à indiquer tout ce qui n’est pas cultivé. » (Philippe Muray)

« Alors que la droite, même conservatrice, a largement intégré l’idéal républicain, une grande partie de la gauche n’a pas accepté la multiplicité des traditions nationales, notamment l’héritage chrétien d’une France marquée par le sceau de la catholicité. » (Paul-François Paoli)

« La force de la gauche est l’intimidation qui ne fonctionne que parce que la droite est intimidable, car incapable de penser par elle-même. » (Paul-François Paoli) – Et aussi parce que sa partie dite centriste rassemble tous les lâches.

« Un homme de droite qui se trompe en approuvant Mussolini ou en trouvant des circonstances atténuantes à Salazar est réprouvé à vie. Un homme de gauche qui erre d’une erreur l’autre, de Lénine à Mao Zedong, n’est lui, qu’un abusé de bonne foi. » (Paul-François Paoli)

« Dire à quelqu’un qu’il est ‘d’extrême gauche’, c’est le qualifier, dire à quelqu’un qu’il est ‘d’extrême droite’, c’est le disqualifier. » (Paul-François Paoli)

« Pour la gauche les Français s’adapter à la République, pour la droite c’est à la République de s’adapter aux Français. Dans le premier cas la République est une tutelle voire un carcan, dans le second c’est un référent. » (Paul-François Paoli) – La différence est de taille, surtout quant à la liberté.

– « Trop pauvres pour intéresser la droite, trop blancs pour intéresser la gauche. » (Aymeric Patricot – Les petits blancs) – « Le troupeau informe de ‘Beaufs’, ‘Deschiens’, ‘Bidochons’ et autres ‘Dupont-La joie’, par nature réfractaire au cercle de la raison. » (Jean-Claude Michéa)

« Depuis que les socialistes européens et les ‘libéraux’ américains se sont mis à copier les procédés communistes, la malhonnêteté intellectuelle est à gauche. Ce n’est pas que la droite ait perdu l’envie de s’en servir, mais elle en a perdu le talent, les ressources philosophiques et la virtualité dialectique nécessaires. » (Jean-François Revel)

« A partir de 1945 … avoir fauté à droite ne permettait d’attendre aucune absolution, ni pour avant, ni pour après la conversion. Au contraire, flirter ou fauter avec la gauche totalitaire ouvrait et ouvre toujours droit aux plus flatteuses compensations, tant durant le temps de l’errance que pour y avoir mis un terme . » (Jean-François Revel)

« La distinction actuelle entre droite et gauche correspond moins, quant au fond, à une opposition, qu’à une répartition des rôles dans la liquidation du passé, pour le plus grand profit de la ‘flexibilité’ libérale ; la droite se chargeant en priorité de la modernisation économique, la gauche de la modernisation culturelle, ‘sociétale’, qui, au nom de la lutte contre le conservatisme et de l’émancipation de l’individu, sape les manières de vivre et de penser qui embarrassaient encore la dynamique capitaliste. » (Olivier Rey – s’inspirant de Jean-Claude Michéa)

« Dans l’auguste assemblée il est sûr que tout cloche.

« La raison ? Chacun l’aperçoit ;

« Le côté droit est toujours gauche,

« Et le gauche n’est jamais droit. » (attribué à Rivarol)

« La gauche ne sera jamais forte que des abdications de la droite. » (Dominique de Roux)

« L’opposition essentielle, fondamentale, des valeurs de droite et des valeurs de gauche : croire à la puissance des Lois et des Normes, des Possibles qui fixent des limites aux désirs et aux volontés humaines – ou bien croire à la puissance de la Liberté et de la Volonté humaine, créatrice, et même créatrice de nouveaux possibles. » (Raymond Ruyer)

 « Quand je dis un homme de droite, je veux dire un salaud. » (Jean-Paul Sartre) – Voilà comment s’exprimait le philosophe, le leader des intellectuels de gauche.    

« La gauche qui, au pouvoir, contribua à réprimer davantage la sexualité tout en clamant sa libération, la droite qui s’est ralliée tôt ou tard à toutes les novations dont elle laissa l’affichage aux socialistes. » (Michel Schneider) – La gauche qui ment toujours, la droite qui se couche toujours. 

« Être ou avoir été de gauche, c’est normal. Être ou avoir été à gauche de la gauche, c’est compréhensible. Être ou avoir été de droite, cela impose de se justifier. Être ou avoir été à droite de la droite, cela disqualifie à vie. Notre climat intellectuel, politique, moral et médiatique reste empreint de ce sinistrisme. »  (Jean Sévillia) – La gauche tient évidemment à garder ses fromages, la droite classique est couchée comme d’habitude.

« La gauche progressiste ne peut qu’être dans le vrai et il revient donc aux conservateurs d’apporter la preuve de ce qu’ils avancent … La conscience de gauche peut se contenter d’une simple opinion (puisqu’elle représente le Bien, n’est-ce pas ?). La conscience conservatrice, quant à elle, n’a jamais le droit à pareille indulgence, et doit constamment subir l’immuable charge de la preuve. » (Roger Scruton) – Voilà ce qui arrive quand on laisse le pouvoir culturel et ses moyens aux gauchistes sectaires (merci le de Gaulle de 1944-45) 

« Nombreux sont ceux qui abandonnent la gauche comme position politique, en suivant un parcours qui va dans une seule direction : de la gauche vers la droite (et même l’extrême droite) … En revanche, il est rare de trouver des migrants en sens inverse, de la Droite vers la Gauche. » (Raffaele Simone) – Et cela malgré le confort social, idéologique et surtout matériel que confère la prétendue appartenance à la prétendue gauche. Cela doit bien révéler quelque sens.

« La position à la Rousseau veut que l’homme naisse bon, doux et pacifique, privé d’intérêts personnels, enclin à l’égalité, prêt au renoncement et au nivellement et qu’il ne commence à devenir mauvais qu’au moment où la propriété apparaît … L’homme naturel de Rousseau, moitié catholique, moitié de gauche … Trop d’expériences historiques se sont chargées de montrer que ce schéma est l’idéalisation mal à propos d’un état de choses impossible, introuvable, inatteignable, que personne ne pourrait prétendre avoir jamais observé, pas même auprès des enfants en âge d’être à la crèche (il suffit de les voir dans leur parc) … Si ces postulats sont naturels (c’est-à-dire précédant toute médiation ou élaboration), l’idée de droite est elle aussi naturelle, étant donné qu’elle exprime des positions natives. » (Raffaele Simone) – C’est tellement évident.

 « Le droitier fonctionne d’abord comme un ‘yes-man’ : fondamentalement il a accepté la société telle qu’en elle-même (même s’il concède l’existence d’injustices) ; il accepte aussi la nature, cathédrale de hiérarchies, forêt de symboles qu’il serait criminel de défricher … Le Mal n’était pas dans la Création, il s’y est introduit, le droitier s’efforce de le réduire, de l’abolir, de le refouler … L’homme de gauche est un éternel insatisfait, il est brouillé avec la société telle qu’elle fut et telle qu’elle va. Même, et surtout s’il est fils de milliardaire, le gaucher vibre, jusqu’aux larmes, avec tous les opprimés, des esclaves romains de jadis aux coolies chinois d’hier … La gauche a besoin du Mal comme ‘garant de son existence et fondateur de la liberté humaine’. La Création est coupable. L’homme est innocent. Le gaucher est bon naturellement et le prouve en luttant contre un Mal sans cesse renaissant. » (Alain-Gérard Slama) – « Nos partis sont des Français regroupés suivant leurs tempéraments plutôt que sur des programmes. » (Maurice Barrès – cité par Alain-Gérard Slama) – Pour ce dernier le clivage droite-gauche s’explique beaucoup plus par des questions de tempérament que par des options idéologiques. Point de vue probablement exact, mais il faudrait considérer également les supputations sur les opportunités offertes par chaque camp à un moment donné d’arriver aux hautes fonctions et aux grands privilèges à vie. Ne pas confondre militant et idéaliste-altruiste.

« La droite, jusqu’à hier, c’était le parti de la pesanteur. A droite, on croit à l’indépassable, à l’incontournable … C’est la raison pour laquelle la droite a toujours eu un concept de la réalité plus dur, plus coriace, mais aussi plus sombre. Le monde est lourd … Les gauches utopiques caressent le rêve d’alléger la vie jusqu’à l’apesanteur, la grande fête, tout de suite et pour toujours … nous devons être prêts à la transformation dans tous les domaines et rapidement. C’est de la rhétorique révolutionnaire à l’état pur, mais on l’entend désormais dans la bouche de managers… La guerre mondiale que se livrent en profondeur le léger et le lourd dégénère, entre dans une nouvelle phase, et les fronts traditionnels s’inversent sur de nombreux points. L’ancienne droite mise sur le léger et prône la flexibilisation de tout et de tous (fêtes continuelles pour abrutir, bouleversement des mœurs…), et certaines personnes, dans l’ancienne gauche, découvrent le champ de la pesanteur (de la valeur de la stabilité, des traditions…) » (Peter Sloterdijk)

« En France le fascisme prend ses sources, et ses hommes, aussi bien à gauche qu’à droite, très souvent beaucoup plus à gauche qu’à droite. » (Zeev Sternhell – cité par Marc Crapez) – Ce qu’on a appelé la collaboration dure : Déat, Doriot, Laval…

« La différence la plus significative entre la droite et la gauche dans l’exercice du pouvoir, c’est le degré de sectarisme. Ceux qui sont habités de la conviction d’être de gauche se vivent comme des gens à part, supérieurs, qui ont, par essence, raison sur les autres. » (Malika Sorel-Sutter)

« Triste tableau : une droite sans identité, oublieuse de son rôle de conservatrice des traditions et de gardienne des continuités, de garante respectueuse des héritages, pitoyablement soucieuse de sa seule autoconservation ; une gauche caméléonesque, réduite à sa faculté de s’adapter à tous les ‘mouvements’ dominants, une gauche volage dont le seul programme est d’aller dans le sens du vent. » (Pierre-André Taguieff) – Chacune d’abord soucieuse d’aller à la soupe (excellente).

« A droite, on dort ; à gauche, on rêve. » (Gustave Thibon) – Mais il y a des rêves sonnants et trébuchants.

« A la limite, l’esprit de droite aboutit à la négation de l’idéal, celui de gauche à sa prostitution … L’homme de droite sent trop la réalité de la bassesse humaine pour éprouver le besoin de la crier sur les toits … Ceux de gauche, au contraire, hurlent à tout vent la matérialité, l’impureté foncières des tendances humaines … et après cette descente purement spéculative aux enfers, ils traitent l’homme en ange et leur optimisme pratique est illimité. » (Gustave Thibon)

« La droite est là pour conserver. C’est le parti conservateur … La gauche parie qu’en se débarrassant de certaines valeurs, l’homme, plus libre, améliorera naturellement sa condition. » (Philippe Val – Traité de savoir-vivre par temps obscurs, p 209 à 212) – Simple extrait précédant d’interminables listes des vertus innées de l’homme de gauche et des bienfaits dispensés par cette idéologie bienveillante en les opposant aux défauts éclatants de l’homme de droite et aux nuisances dispensées par cette idéologie malveillante, le tout par un auteur obsédé par le progrès, se faisant volontairement ignorant de la nature  humaine et entièrement soumis à la doxa. 

« La droite sans Dieu et la gauche sans idéal, les deux grands partis officiels. » (Marin de Viry) – Tous terre-à-terre, le fric.

« La droite abandonne la nation pour le marché et la gauche abandonne le peuple français pour l’humanité. » (Eric Zemmour)

« La droite a renoncé. Elle s’est abîmée dans le culte de l’instant. C’est la victoire du chiraquisme. Le primat de l’homme d’action sur l’homme de réflexion. Celui qui ne regarde ni devant ni derrière. Et court on ne sait où, mais l’important est de ne pas rester immobile. De bouger. La consécration du technocrate aussi. L’ENA n’est pas une école d’architectes mais de mécanos. »  (Eric Zemmour) – L’auteur évoque la droite. Son dire s’applique tout autant à la gauche, d’où le positionnement de cette citation.

« Dans beaucoup de pays, la fraction la plus pauvre de la population est souvent plus favorable aux partis de droite qu’aux partis de gauche . » (?) – Les intellectuels méprisants de gauche vous diront que c’est parce que ce sont des imbéciles aliénés.

« Deux conceptions différentes de l’ouverture : la droite la pratique à gauche, la gauche à l’extrême gauche. Sa cohérence étant dans la constante de son orientation. » ( ?)

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– Être de gauche n’est pas toujours une position personnelle, de raison ou de sentiment, c’est souvent une attitude ancestrale, traditionnelle, quasi religieuse, moralisatrice qui sacralise l’être donneur de leçons, lequel rejette violemment tout par ailleurs : Mon grand-père, ma famille l’étaient – J’ai 77 ans et à vingt j’étais déjà à gauche – Je crois en l’homme, à l’humanité, au progrès sans fin – Moi, je ne suis pas un salaud (comme les autres), je suis bon, moi…

– « Le parti autoproclamé des faibles … La gauchitude se fonde sur la certitude arrogante d’incarner la marche du monde. » (Alain Finkielkraut)

– « La gauche divine. » (Jean Baudrillard) – Et tout est dit sur sa perversion.

– Le parti de demain. » (Jean-cCaude Michéa)

– « L’homme de gauche se sent sacré d’une légitimité qui n’est pas politique, mais sacrale … d’ordre ontologique. On ‘est’ de gauche comme on est beau ou intelligent, c’est une qualité en quelque sorte essentielle qui n’a nul besoin de justification. L’homme de gauche s’intronise homme de bien, ce qui lui épargne parfois la corvée d’être vertueux. » (Paul-François Paoli)

– « La petite élite ‘radicale-chic’ qui domine la gauche ‘anti-libérale’. » (Gaël Brustier, Jean-Philippe Huelin) – A propos de la gauche de la gauche.

– « L’homme de gauche ne se demande, et ne demande jamais, si c’est vrai ou faux, seulement si c’est bien ou mal, juste ou injuste suivant ses critères obsessionnels évidemment. » (?)

– L’internationalisme de gauche, l’idiot utile du capitalisme financier anglo-saxon. Idéologie, qui se prétend universaliste et qui, au nom de celui-ci, c’est-à-dire des intérêts du grand capital mondialiste, a choisi délibérément et consciemment d’abandonner les travailleurs et les catégories populaires au profit de la grande bourgeoisie mondialiste (show-biz, Jet-set, Bobos, minorités bruyantes et hurlantes…). «  La gauche plurielle devenue la gauche plurien. » (?).

– Rêve et ambition de tout élu de gauche : tout réglementer et en rendant tout soit obligatoire soit interdit.

– Terreur de la gauche en général : être privé de fachos, ne plus même trouver prétexte à en inventer. Que resterait-il à ce noble mouvement ? Hormis les petits fours, le champagne et le copinage qui assure hauts postes et déluge de fric. « Comment ferrailler contre de puissants ennemis quand il n’y a plus d’ennemis ? La réponse est simple, il suffit d’en inventer … Que serait le camp du Bien sans le parti du Mal ? » (Elisabeth Lévy)

– « L’expression politique de la domination bourgeoise. » (?) 

– « Communicationnelle et de bénitier. » (?)

« C’est elle, la gauche morale,  qui prêche, qui sermonne et qui excommunie. » (?)

« La ‘préférence immigrée’ est l’envers de la ‘prolophobie’ qui a saisi les élites de la gauche … En privilégiant les immigrés sur les autres catégories populaires, la ‘gauche bobo’ suggère que les ‘petits blancs’ constituent la lie de la société française. Comment se dire de gauche … et cautionner pareil racisme social ? » (Hervé Algalarrondo) – L’image du Beauf, création aussi raciste que gauchiste, manifeste parfaitement la haine dominante et constante du peuple dans les  milieux de gauche, soit des Bobos contre le peuple.

« Le beauf de gauche est l’ami du genre humain. Mais son idée de l’Autre est toute théorique. Lui ne voit pas plus loin que le boulevard Saint-Germain … Une propension permanente, incontrôlée, irrépressible, à voir des fascistes partout … ce qui est une spécialité franco-française … Sonner le tocsin tous les quatre matins devant le retour supposé de la ‘bête immonde’ … L’Histoire se répète à l’infini … chaque année ils dégotent un nouveau fürher … L’intelligentsia de gauche n’a plus d’idées, seulement des préjugés … elle ne pense plus, elle bêle … Son mépris pour le peuple … sa conviction que le ‘Français moyen’ tient de la brute épaisse … La gauche entretient avec le peuple des rapports comparables à ceux d’un tuteur avec un enfant mineur. Le peuple ? Attention danger ! Il ferait des bêtises dés qu’on le quitte des yeux ! … Prétention de l’aristocratie de gauche à faire le bonheur des gens malgré eux … Que le terme ‘populiste’ soit quasiment devenu une injure montre assez le mépris dans lequel les élites autoproclamées tiennent le peuple  … Cette morgue de caste est constitutive de la gauche institutionnelle … Le plus insoutenable chez les ‘beaufs de gauche’ : l’arrogance qu’ils dégagent, leur absence de doutes. » (Hervé Algalarrondo – journaliste militant à gauche, au moins en 1994, époque de parution du livre – considérations éparses sur le beauf de gauche)

« La gauche, à qui l’on prête des objectifs constants ou une vocation éternelle, existe à condition que l’avenir vaille mieux que le présent et que la direction du devenir des sociétés soit, une fois pour toutes fixées. Le mythe de la gauche suppose celui du progrès. » (Raymond Aron) – Comme le progrès est fini (en matière sociale, pas dans le domaine scientifique) la gauche est revenue à un de ses vieux procédés d’intoxication, elle s’abrite derrière la morale dont elle se prétend l’unique détentrice.

« Moi c’est la gauche qui me rend de droite. » (principe d’Audiard – cité par Jean-Claude Michéa)

« Une archéologie de l’antifascisme est représenté par le robespierrisme qui articule l’invention de l’ennemi absolu, la dénonciation des complots contre le parti du Bien ou du Juste … Il enveloppe une justification récurrente du recours à la terreur : face aux ennemis … de la Révolution, du Progrès, de la République ou de la Démocratie, tout est permis, ‘On conduit le peuple par la raison et les ennemis du peuple par la terreur’. » (Olivier Bardolle – citant Robespierre) – Est-on si loin des crispations de la gauche actuelle qui sait combien l’avenir très proche révèlera le vide (pour ne pas dire le mensonge) des mots dont elle se servait comme instrument de terreur et d’hégémonie ? L’auteur ajoute qu’il ne reste à ceux dont la gauche constitue le casse-croûte qu’à s’égosiller en criant « au fasciste ! »

« Une gauche caviar planétaire, s’est ainsi pendant plusieurs décennies, enivrée de bonnes paroles, où il fut constamment question de solidarité, de partage, de soutien au peuple, aux employés, aux ouvriers, aux caissières, et autres damnés de la terre, tout en vivant dans le confort, et parfois le luxe, le plus débridé. Forte en gueule, déclarative, sophiste dans l’âme, baiseuse et bambocheuse, se vivant ‘artiste’ et ‘décalée’ pratiquant l’ironie opportuniste et le ricanement désabusé, capable de tout expliquer … démagogue en diable, flattant la ‘classe ouvrière’ qui d’ailleurs, et à juste titre, ne l’a jamais reconnue, cette élite dévoyée, experte en simulacre … Elle est en tout cas largement responsable par son inconséquence de cette forme de nihilisme qui a envahi les consciences occidentales ces dernières années. » (Olivier Bardolle)

« Ce grand parti qui a accepté l’entreprise du bonheur du genre humain. » (Baudelaire – sur le socialisme) – Déjà, de son temps !

« La gauche divine … Elle ne peut plus guère revendiquer de privilège historique, mais elle prétend encore garder un privilège moral. » (Jean Baudrillard) – Rire général.

« Dépouillée de toute énergie politique, la gauche est devenue une pure juridiction morale, incarnation des valeurs universelles, champion du règne de la Vertu et tenancière des valeurs muséales du Bien et du vrai, juridiction qui peut demander des comptes à tout le monde sans avoir à en rendre à personne … Moralisation des valeurs ; qu’il ne puisse plus être jugé de la vérité historique de tel événement, de la qualité esthétique de telle œuvre, de la pertinence scientifique de telle hypothèse, qu’en termes de morale. »  (Jean Baudrillard – La conjuration des imbéciles )

« L’anti-lepénisme s’est ainsi substitué à l’anticapitalisme, précieux alibi qui permettait de reléguer à l’arrière-plan la question sociale au moment même où celle-ci ressurgissait avec une force perdue depuis l’époque des trente glorieuses. » (Alain de Benoist) – Bien joué.

« Son principal titre de gloire est d’avoir proclamé de façon surplombante l’identité des droits humains. Comme à l’époque où la gauche prétendait apporter la ‘civilisation’ aux peuples colonisés, il y a là une tendance arrogante à s’instaurer en instituteur du genre humain, à vouloir donner des leçons à la Terre entière. » (Alain de Benoist) – Et quand on voit qui les donne !

 « A gauche, si l’adversaire est un grand écrivain, un grand savant, un grand peintre, un grand sculpteur, un grand cinéaste, il n’en est regardé que comme plus dangereux. C’est un motif supplémentaire pour chercher à l’éliminer, et c’est pourquoi on s’emploiera à lui dénier tout talent. » (Alain de Benoist) – Voir le médiocre Manuel Valls recommandant de ne pas lire Zemmour, se faisant à juste titre traiter de crétin par Michel Onfray. Ne pas oublier aussi que la gauche est le domaine où se déploie l’envie. « A droite le talent est souvent regardé comme une circonstance atténuante, alors qu’à gauche il est plutôt une circonstance aggravante. »

« Qu’importe que vos intentions soient bonnes ? Il s’agit de savoir qui les exploite. » (Georges Bernanos)

« Principes du véritable homme de gauche, ce saint laïque : « Au clivage droite / gauche tu te tiendras, c’est bien connu, le ‘ni droite-ni gauche’ s’attache intemporellement à l’extrême droite – Tes adversaires tu fasciseras (d’autant plus que tu ignoreras parfaitement ce que signifie le terme fascisme et son histoire) – Le peuple tu ignoreras (mieux, mépriseras et insulteras en le traitant de populiste et en manifestant contre lui). » (Daoud Boughezala)

« Cédé à la tentation de trouver un peuple de remplacement, un ‘prolétariat de substitution’, en remplaçant l’ouvrier par l’immigré comme figure populaire emblématique. » (Laurent Bouvet – sur les dirigeants de la gauche et du PS principalement) « Le peuple est devenu un problème pour la gauche, il n’est plus ni sa raison d’être ni son horizon politique … ‘Changer la vie’, mais laquelle exactement et celle de qui et pour en faire quoi et comment ? … Droit à la différence, abandon des principes d’égalité et de mérite de l’école républicaine, politique de célébration des ‘fiertés’, des ‘mémoires’, des minorités toujours opprimées … L’Etat perçu comme ne protégeant plus que ses agents au détriment des autres Français … comme si ceux qui servent l’Etat se l’étaient accaparé … Le vocabulaire de la domination quitte le registre de la lutte sociale au profit de celui de l’exclusion … L’économique et le social remplacés par l’identitaire et le culturel, le premier terrain devenant impraticable à force de renoncements et de glissades incontrôlées … L’affichage au premier plan des différences identitaires culturelles (genre, ethnie, préférence sexuelle, religion, appartenance régionale…) … Les nouvelles aspirations ’sociétales’ et les nouveaux ‘mouvements sociaux’ (Alain Touraine) dont le PS devient le parti … La figure du peuple, celle du ‘populaire’, si longtemps valorisée, commence dans les années soixante-dix à devenir négative, sous la forme de la dérision, comme un objet de moquerie ou de ridicule, quand ce n’est pas tout simplement un repoussoir (le film ‘Dupont-Lajoie’, figure à la fois caricaturale et abjecte du peuple, le ‘beauf’ français, blanc et masculin de Cabu). Une véritable ‘prolophobie’ se met en place. » (Laurent Bouvet) – Prolophobie basée sur l’arrogance des prétendues élites et  son insultant mépris de la classe populaire. La gauche repue et bavant sur le peuple.

« La dérive économique de la gauche (qu’elle soit étatiste ou libérale n’importe pas) et vers un culturalisme ciblé servant d’échappatoire à cette impasse économiste contribue à ancrer encore un peu plus fortement l’insécurité culturelle … Faisant disparaître les collectifs universels, sociaux et protecteurs qui constituaient l’histoire de la gauche … et cela, circonstance aggravante, en privilégiant et en promouvant des représentations fragmentaires et identitaires de la société. » (Laurent Bouvet – L’insécurité culturelle)

 « Le glissement des élites, du social au culturel, est toujours défavorable au classes populaires. » (Laurent Bouvet) – Vieille tactique, auparavant pratiquée par la bourgeoisie et joyeusement repris par la gauche-bobo-caviar pour dévaluer, occulter, le social.

« Les élites des pays les plus anciennement développés semblent avoir oublié de penser cette réalité sociale qu’est le peuple … Le trait commun d’une certaine élite de gauche reste la ‘prolophobie’ : raciste, homophobe, inculte, le ‘beauf’ sert de justificatif à la désertion des combats sociaux … Le tournant des rapports culturels entre la gauche intellectuelle et le peuple se situe autour des années 1970, au moment où ‘Dupont Lajoie’ supplante l’ouvrier dans l’imaginaire d’une certaine gauche. » (Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin) – Pas tout à fait exact. Ils y pensent de temps en temps pour exprimer leur mépris mêlé de haine.

« Je découvre que ces intellectuels étaient tous d’origine bourgeoise mais qu’ils adoraient le peuple et qu’ils adoraient la gauche … Voilà une grande surprise ! Ils n’ont jamais vu un ouvrier de leur vie, ils ont des domestiques, ils ont des bonnes, mais ils sont de gauche. Il y avait là une attitude névrotique, un règlement de compte personnel… » (Jean Cau – sur son expérience du quartier saint Germain des Prés) – Comme tous les milliardaires. Jean Cau s’exprime avant même que l’appartenance à la gauche ne devienne pour certains une pure affaire de profit.

 « Difficile d’aller au peuple. Difficile de se fondre dans les masses populaires … Nous avons eu la gauche Saint-Tropez, la gauche Lubéron, la gauche Hammamet, la gauche Californie, tous lieux où il n’était pas prudent, pour un homme de droite, de s’aventurer. La gauche caviar, enfin, réalisa une sorte de programme commun de ces différents courants de l’intelligentsia. » (Jean Cau)

« Comme le socialisme sait qu’il a perdu le combat économique … nous assistons à un changement de terrain : la gauche est devenue ‘culturelle’. » (Jean Cau) – Elle ne s’intéresse qu’aux Bobos. Diagnostic prémonitoire, quarante ans avant le cynisme des recommandations de Terra nova.

« Ce sera tout le travail de sape, somme toute assez obscène, de l’ère Mitterrand : émasculer une tradition de gauche combative pour installer les niaiseries des démocrates modernistes, en prenant soin de ‘se démarquer’ des gesticulations trop criardes de l’administration Reagan. Il s’agissait de promouvoir une capitulation élégante, à la française, devant l’ultimatum de la ‘main invisible’, en le présentant comme un rendez-vous inéluctable avec la modernité, et même comme l’utopie libertaire ayant enfin atteint l’âge adulte. » (Gilles Châtelet)

« La défense des droits de la femme s’arrête là où commence des priorités bien supérieures pour la gauche, qui entend ménager son électorat à venir. Les féministes ont bien compris là où était leur intérêt. Dans la vie, il faut savoir hiérarchiser ses priorités. Etant toutes socialistes, elles savent que la survie de leur parti passe par le vote des populations immigrées … Ce serait ballot de se l’aliéner pour de bêtes histoires de bonnes-femmes … Avec Caroline de Haas, osez le conformisme. Ou, surtout, osez le carriérisme (violeurs de Cologne). » (Gabrielle Cluzel)

« Si la gauche est une valeur qui a chuté pour le peuple, sa cote s’est bien maintenue dans toutes sortes de milieux dirigeants …’Ils voulaient juste un mec de gauche dans ce comité stratégique. J’ai dit d’accord.’ (Jean Glavany – entrant au comité de réflexion stratégique du groupe Bolloré – cité par Eric Conan) – Rien d’étonnant en raison de la profonde stupidité et lâcheté de la droite et du fait que la gauche détient le pouvoir culturel et informationnel par les média, la richesse par ses emplois publics, le pouvoir de nuisance par ses fausses postures morales, etc. etc.

« Être de gauche, cela ne dispense pas d’être intelligent. » (Coluche) – Le cumul est rare.

« L’histoire de la gauche idéologique nous conduit d’un paradis terrestre à un autre : de la société sans classe, où les rapports de domination seraient abolis, nous sommes passés à la société diversitaire, où les identités circuleraient librement sans qu’aucune ne se pose comme norme de convergence …  Mais, d’un paradis terrestre à l’autre, c’est la même structure de pensée qui demeure … l’avènement de la société absolument libre sera précédé par un moment autoritaire ; l’Etat multiculturaliste est un Etat idéocratique. » (Mathieu Bock-Côté) – Il faut bien aider les hommes à avancer, puisqu’ils sont incapables de le faire sans recevoir des coups de pied au derrière de la part des avant-garde.

« Ce qui fait la force de la gauche idéologique dans les sociétés occidentales, c’est sa maîtrise des codes de la respectabilité médiatique et politique. » (Mathieu Bock-Côté) – Certes, oui. Mais à rajouter l’absence de scrupules, la conviction de représenter le Bien ou du moins l’intoxication consistant à le faire croire, l’entrisme et le copinage, et une fois la place conquise l’exclusion du moindre contradicteur (merci à de Gaulle qui, en 1945, lui a fourni les clefs des entreprises de presse d’alors. Soixante-quinze après, le quasi monopole persiste ; les prises de possession de certaines par des financiers ne changent rien aux mœurs des journalistes de père en fils, d’autant plus que le gauchisme fait parfaitement le jeu du grand capital – Voir la rubrique Accueil).  

« Le tiers-mondisme, l’écologisme, le féminisme et le pédagogisme sont les quatre piliers du gauchisme triomphant … ils s’attaquent aux fondements non politiques du peuple politique français. Le tiers-mondisme remplace l’internationalisme et prépare l’immigrationnisme et la culpabilisation de la solidarité nationale, ainsi que l‘offensive antiraciste des années 80 – L’écologisme remplace la critique du capitalisme et prépare les mouvements altermondialistes ainsi que la culpabilisation de l’industrialisation – Le féminisme remplace l’ouvriérisme et prépare le développement des mouvements identitaires et victimaires, la destruction de la cellule familiale et l’essor de la guerre des sexes – Le pédagogisme remplace l’endoctrinement par le parti et prépare le développement de l’ignorance et de la soumission. » (Vincent Coussedière)

« La droite s’est retrouvée orpheline de son ennemi, le communisme, tandis que la gauche s’est ralliée au sien, le capitalisme … Dés lors le thème de la réduction des inégalités sociales   s’en est trouvé relégué au second plan. La gauche s’est alors rabattue sur un psittacisme anti-exclusionniste … Les immigrés offrent à une gauche en mal d’idée une pseudo-cause en forme de planche de salut … L’ouvrier est devenu le représentant d’une classe sociale décrétée rétrograde» (Marc Crapez) – D’ailleurs, le club de réflexion du parti socialiste (terra nova) a recommandé de délaisser les classes populaires au profit des bobos, bourgeois urbains, des immigrés, de la cause des femmes et …

Les trois gauches (il y a bien longtemps que les deux premières ont disparu) «  La gauche politique a œuvré en faveur de l’extension des libertés publiques, la gauche sociale rêvait d’une réduction des inégalités sociales, la gauche idéologique désormais utilise l’utopie du progrès en tant qu’impératif moral pour éradiquer le passé et, avec lui, les lignées culturelles de la civilisation occidentale … Ce creuset doctrinal porte en lui un redoutable potentiel d’agression idéologique, de terrorisme intellectuel et d’hystérie collective en ce qu’il est un refus de l’histoire, qui implique la culpabilisation de l’autre en général et, en particulier, l’ostracisation d’un ennemi désigné à la vindicte publique comme devant être retranché du corps social ; » (Marc Crapez) – On le constate tous les jours quand la férocité de la meute se déchaîne.

« Dés l’affaire Dreyfus, la dynamique de la gauche repose non seulement sur l’attraction de son pouvoir intellectuel, mais plus encore sur l’endoctrinement …  de ‘demi-intellectuels’ (par Jean-Jacques Chevallier), de ‘demi-lettrés’ (par Marcel Gauchet) armés d’un ‘demi-savoir’ (par Raymond Aron), ‘d’intellectuels prolétaroïdes’ (par Max Weber) ou d’une ‘lumpenintelligentsia’ (par Jean Baechler). » (Marc Crapez)

« Son utopie du progrès (de l’idéologie intellectuelle de gauche) en tant qu’impératif moral implique un déjugement par principe du sens commun, passe par le rite initiatique de la pétition, et confère à la gauche un pouvoir clérical et quasi magique. » (Marc Crapez)

« La gauche est toujours prête à renier ses promesses sociales, mais elle ne lâche jamais sur le terrain sociétal. Elle est prête à désespérer les ouvriers, mais pas à mécontenter les intellectuels. » (Marc Crapez) – Soit le groupuscule de braillards corrompus parisiens.

« Ce florissant personnel syndical et politique, toujours prêt à prolonger d’un millénaire la plainte du prolétaire, à seule fin de lui conserver un défenseur. » (Guy Debord – In Girum – cité par Jean-Claude Michéa)

 « La gauche était une vocation, c’est devenu un métier. » (Régis Debray) – évoquant peut-être : « cette gauche, qui courut à l’argent comme on va au bordel. » (Jacques Julliard – cité par Jean-Claude Guillebaud)

« On comprend que la gauche n’aime le peuple qu’abstraitement, ou idéalement, qu’il la dégoûte et l’horrifie sitôt qu’elle a affaire à lui de façon charnelle. Elle est, à son égard, comme une belle dame visitant un hôpital, qui voit des plaies qu’elle n’imaginait pas, qui sent des odeurs qui l’offusquent, où des gens meurent sans panache. De là son mépris pour les humbles… » (Jean Dutourd) – Le monde du show-biz, des média et de la jet-set est autrement plus agréable à fréquenter que la classe ouvrière, comme caviar  et champagne sont plus raffinés que saucisson et gros rouge.

« Le pouvoir a révélé l’insuffisance spirituelle, morale, psychique, doctrinale, intellectuelle, théorique, éthique, humaine en tous les sens, de la gauche et des hommes qui la représentaient ! Son incapacité à discerner les problèmes fondamentaux de notre société et sa démagogie. Laquelle la constitue en lieu d’absorption de tous les lieux communs, de toutes les platitudes, de toutes les banalités, pourvu que cela serve à attirer la clientèle. Elle se prostitue avec une facilité déconcertante, prête à accepter les alliés de tous bords et l’argent de toute main. » (Jacques Ellul) – Ce qui lui donne évidemment le droit d’insulter tout le monde.

« La réalité récalcitrante finira bien par obéir à la juste conscience, pourvu qu’on chauffe suffisamment les gens, continue manifestement d’être le credo de la gauche, toute désorientée, ce en flagrante contradiction avec ses pères fondateurs, et en dépit de la faillite retentissante qu’ont valu au socialisme les mensonges dont il s’est lui-même bercé pendant des décennies. » (Hans Enzensberger – phare littéraire de la gauche, mais allemande !)

« La gauchitude se fonde sur la certitude arrogante d’incarner la marche du monde. » (Alain Finkielkraut)

« Le grand rêve progressiste de n’avoir jamais affaire à des problèmes, mais toujours à des salauds. » (Alain Finkielkraut) – Mentez et salissez … il en restera toujours quelque chose !

 « La gauche morale n’a pas comme elle le prétend le souci du monde. Elle a le souci de son image.. La gauche morale est une gauche communicationnelle  (Alain Finkielkraut)Elle est aussi une gauche de bénitier, la liturgie sans-papiériste.

« La gauche était la voix du peuple qui souffre. Elle tend à devenir la voix des bobos qui mentent. La gauche du ‘grand journal’ succède à celle de Jaurès. Nous n’avons pas gagné au change. » (Alain Finkielkraut)

« La gauche s’identifie à ce que le paradigme moderne a de plus inquiétant : la constitution progressive d’un sujet souverain, désoriginé, déterritorialisé, séparé de toute détermination, hors-histoire, hors-sexe et hors-sol, pur touriste, consommateur absolu… » (Alain Finkielkraut) – De parfaits laquais, tels les Bobos parisiens.

« La gauche dit craindre plus que tout le racisme, mais le racisme est, en réalité, sa dernière carte, sa bouée de sauvetage, son ultime espoir. » (Alain Finkielkraut) – Ce pourquoi elle fera tout pour le voir partout, quitte à l’inventer.

« L’avantage de la notion de ‘gauche’ (par opposition au terme socialisme)  est de définir une position relative, contre la droite, tout en restant élastique et floue sur le fond. Car s’agissant de concevoir ce que pourrait être une société socialiste, la panne est générale. Dans ces conditions, il reste en lice la gauche morale, qui compense son vide intellectuel par la virulence de ses postures dénonciatrices, et la gauche électorale, qui s’occupe des affaires sérieuses, c’est-à-dire la conquête du pouvoir et les carrières politiques. Pour cela un bagage élémentaire suffit. » (Marcel Gauchet)

« La gauche française est internationaliste par définition. Elle ne peut ni dénoncer les producteurs arabes de pétrole, puisque ces pays sont des victimes de l’impérialisme occidental, ni s’en prendre aux ouvriers japonais qui sortent de la misère grâce à leur travail. L’ouverture généralisée des économies est une nouveauté à laquelle la gauche ne peut pas s’opposer. Elle est condamnée à épouser la mondialisation, avec tout ce que celle-ci implique, la concurrence, la compétitivité. Elle va ainsi se trouver dans une situation schizophrénique : elle est contre les conséquences mais pour la cause ! » (Marcel Gauchet – évoquant les années soixante, soixante-dix) – Mais rien n’est changé, sauf peut-être qu’elle fait semblant maintenant d’être contre la cause et pour les conséquences ; contre la mondialisation et pour les sans-papiers !

« Les secours spirituels de l’antiracisme tombent à pic pour faire oublier l’abandon à peu près complet des buts et des moyens du socialisme. » (Marcel Gauchet) – A quoi Marc Crapez rajoute « une utopie se reconstruit (après l’utopie marxiste) avec pour héros social un immigré sacralisé qui a chassé l’ouvrier dans l’imaginaire prophétique. »

« Définissons la gauche pour commencer. Disons, pour aller vite, qu’il s’agit du camp des progressistes c’est-à-dire tous ceux qui se sentent parfaitement à l’aise dans l’époque que nous vivons. Ils aiment le changement quel qu’il soit et applaudissent la transformation accélérée de la démographie, de la langue française, des paysages, des goûts et des saveurs. La seule mutation qui leur semble poser problème est celle du climat. Tout ce qui est purement français leur semble suspect. C’est le parti de ‘la mise à jour’ perpétuelle. Selon eux, l’ancien doit céder la place au nouveau qui est meilleur, par essence, et donc désirable. Le seul héritage qui trouve grâce à leurs yeux est celui qui peut être monétisé en tant qu’attraction touristique (Versailles) ou ‘exporté’ à l’étranger sous le format d’une franchise (Le Louvre à Abu Dhabi par exemple). »  (Driss Ghali)

« Les dominants profitent du chaos, les opprimés s’en exaspèrent. » (Edouard Glissant – cité par Pierre Veltz) – C’est bien pourquoi la gauche, composée de dominants et à leur service, entreprend toujours de tout bouleverser.

« La gauche a joué depuis les années quatre-vingt un rôle d’avant-garde dans la déstructuration culturelle. » (Jean-Pierre le Goff) – Son champ de tir privilégié ayant été l’école.

« Le discours de gauche s’oriente vers une invocation des valeurs qui, faute de projet plus structurant, tente de redéfinir une identité et d’opérer une démarcation avec la droite. La référence constante à l’éthique est symptomatique d’un corps de doctrine et d’une stratégie mal en point … Les déclarations de fidélité aux grands principes et aux valeurs servent à couvrir un opportunisme qui cède aux pressions libérales et gère tant bien que mal une situation paraissant immaîtrisable … La double référence aux valeurs et à la modernisation permet de se situer toujours du bon côté dans les débats en jouant sur deux tableaux à la fois : celui de la modernité et celui de la morale (opposant : dogmatique, passéiste, nostalgique, ringard ou intolérant, réac..). Le moderniste de gauche est un moralisateur branché » (Jean-Pierre Le Goff)

« Être de gauche est devenu de plus en plus une affaire identitaire, dans un milieu restreint dont le rapport à la réalité est devenu problématique … identité de gauche et exigence de vérité font rarement bon ménage, surtout quand s’y ajoute la volonté d’apparaître à tout prix de gauche dans les média. » (Jean-Pierre le Goff)

« Le gauchisme culturel, ou l’hégémonie du camp du bien, a reçu sa consécration définitive dans les années 1980, plus précisément au tournant des années 1983-1984, au moment où la gauche change de politique économique sans le dire clairement et entame la ‘modernisation’, masquant le changement de politique.» (Jean-Pierre Le Goff) – En clair la trahison pour appeler les choses par leur nom.

« Le gauchisme culturel, modernisme affiché et moralisme masqué, qui répand le soupçon et la méfiance dans le champ intellectuel, dans les rapports sociaux et la vie privée (instaurant la délation) … retrouve les catégories de faute par pensée, par parole, par action, voire par omission, qui faisaient les beaux jours des confessionnaux … Il considère que les ouvriers et les couches populaires sont globalement des ‘beaufs’ et des ‘ringards’ » (Jean-Pierre Le Goff)

« Compte tenu du fait que l’antisémitisme, dans sa forme la plus efficace, colle, telle une midinette, à la mode du moment, autrement dit au conformisme de l’époque, il ne pouvait choisir que la gauche comme agent principal de son influence … Nous venons de voir pour quelle raison la gauche et, comme toujours, la frange la plus extrême, incarnaient, aux yeux de l’antisémitisme, le vecteur de diffusion virale le plus prometteur, et ce depuis trente ans. » (Gilles William Goldnadel) – Hostilité à l’égard de tout pouvoir occidental, culture marxiste, trotskiste, internationaliste et tiers-mondiste, restes de judéo-christianisme de base, Israël guerrier et triomphant, utilisation d’une société française saturée de gauchisme dans les domaines médiatique, culturel et artistique… « Ce qui ne veut pas dire que la gauche soit dans  son ensemble porteuse de l’antisémitisme, nous évoquons l’inspiration idéologique et non les personnes, et incriminons en premier lieu les extrêmes. » (même auteur)

« L’augmentation des effectifs des Partout (les anywhere) et de leur influence sur la Gauche … La voix des Partout est devenue la plus sonore … Même parmi les militants, une écrasante majorité sont désormais des Partout (ainsi que leurs électeurs, voir les résultats électoraux différents entre urbains et non urbains) … Ce qui explique que ces partis se soient laissé dominer par des causes minoritaires et progressistes (les fameuses mesures sociétales dont se contrefiche, ou s’offusque, l’électorat populaire.) » (David Goodhart)

« La gauche bien-pensante dont les lubies apparaissent comme de plus en plus futiles et insignifiantes. Ces dernières années, la nouvelle gauche a battu des records de déconnexion avec la population, allant jusqu’à faire des toilettes ‘non genrées’ un véritable idéal politique. » (Jérôme Blanchet-Gravel)

« La gauche est forte là où le peuple est faible. » (Christophe Guilluy)

 « La gauche émerge dans toutes les élections où les classes populaires ne vont pas voter. » (Christophe Guilluy)

« La perte de crédibilité de la gauche en milieu populaire est pour partie la conséquence de son incapacité à prendre en compte la demande de catégories populaires de plus en plus sensibles à l’insécurité sociale mais aussi culturelle, provoquée par la mondialisation économique et son corollaire, l’intensification des flux migratoires. » (Christophe Guilluy) – Le terme d‘incapacité est bien gentil quand il s’agit de non volonté par obéissance servile aux injonctions venues d’ailleurs et de bien plus haut.

« Si les habitants des métropoles s’inscrivent dans une logique d’ouverture, les catégories populaires ne cessent au contraire de hurler leur besoin de protection … Aujourd’hui la gauche est forte là où le peuple est faible. » (Christophe Guilluy) – Et la classe politico-médiatique de rire sinistrement.

« Si les défenseurs du petit commerce ont été hier ‘fascisés’, les défenseurs des petites villes et, plus encore, du monde rural sont aujourd’hui ‘pétainisés’ … La boucle est bouclée : évoquer la France périphérique et/ou rurale populaire revient à évoquer la France de Pétain, de Barrès ou de Maurras … L’antifascisme, une arme de classe … Comme l’annonçait déjà Pier Paolo Pasolini en 1974, analysant la nouvelle stratégie d’une gauche qui abandonnait la question sociale, il s’agit de mettre en scène ‘un antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais’. » (Christophe Guilluy) – Pier Paolo Pasolini, justement assassiné l’année suivante.

« L’antifascisme de salon ne vise pas le FN, mais l’ensemble des classes populaires qu’il convient de fasciser afin de délégitimer leur diagnostic, un ‘diagnostic d’en bas’ qu’on appelle ‘populisme’ … Les plus modestes n’ont pas les capacités et, de plus, sont aisément manipulables … Il ne s’agit pas de protéger qui que ce soit … il s’agit d’abord de défendre des intérêts de classe, ceux de la bourgeoisie. » (Christophe Guilluy)

« L’imposition, notamment à gauche, de la thématique du ghetto … Les rapports de classe disparaissent au profit d’un clivage entre des territoires ‘in’ et des territoires ‘out’ …  A partir de 1983 …la réalité sociale d’un électorat ouvrier et populaire s’efface des discours, l’immigré remplaçant alors peu à peu la figure de l’ouvrier … Attention pour les banlieues et les minorités … indifférence pour la classe ouvrière et, plus massivement encore, pour les couches populaires des espaces périurbains et ruraux … Les individus ne sont plus prioritairement définis par leur position sociale mais par une origine ethnoculturelle … La question sociale doit s’effacer derrière celle des minorités … Le développement de la politique de discrimination positive … Les étrangers étant majoritairement extra-européens, cette ‘discrimination territoriale’ est, en France, le faux nez de la discrimination ethnique … Si les élites (comprendre la gauche socialo-médiatique) sont prêtes à s’ouvrir à la diversité ethnique, peu considèrent la diversité sociale, qui remettrait en cause un système dont elles bénéficient. » (Christophe Guilluy) – Exemple type, les accès réservés aux Grandes Ecoles.

« Partage de l’idéologie de gauche entre deux grandes tendances : – Le versant millénariste, c’est-à-dire l’utopie d’une société unanime aux individus totalement soumis au dogme de l’égalité, la termitière humaine, la caserne sociale – Le versant gnostique, avec le déploiement souverain et sans limites de l’individualisme dans toutes ses pulsions et caprices (la ‘fête des fous’ en guise de société, le carnaval, la ‘gay pride’). Ce qui n’a pas empêché ces deux courants de se rejoindre en maintes occasions. » (Jean-Louis Harouel – Droite-Gauche, ce n’est pas fini)

« L’inégalité comme origine du mal, le communisme comme remède : voici en deux mots le legs du vieux millénarisme à la pensée de gauche. » (Jean-Louis Harouel)

« La gauche de gouvernement a répudié son vieux projet socialiste, se focalisant sur l’apologie du socialisme, la propagande immigrationniste et les réforme sociétales, du mariage homosexuel à la féminisation de l’orthographe … Il y a eu un simple basculement interne à la gauche du fait du remplacement de l’utopie d’un paradis égalitariste et collectiviste d’inspiration millénariste par l’utopie d’inspiration gnostique d’un paradis mondialiste et cosmopolite, sur la base d’une absolutisation de l’individu qui réunit le libéralisme sociétal, l’immigrationnisme et la religion libre-échangiste. » (Jean-Louis Harouel) – Ce virage avait aussi l’avantage de n’avoir plus à fréquenter ouvriers et bouseux pour se mettre au service de classes sociales plus attrayantes et plus fortunées.

«  Si les faits ne s’accordent pas avec la théorie, alors tant pis pour les faits. » (Hegel)

« Tous les combats de la gauche s’identifient désormais à la volonté de préservation d’un monde ancien. » (Patrice Huerre et Mathieu Laine) – Qui est conservateur ?

« La vanité de l’individu absolu, la célébration du culte de l’humanité, l’emphase qui commande la pensée progressiste condamnent celle-ci à travestir les faits. La complaisance pour l’homme-roi rend l’homme irréel. » (Claude Jannoud)

« S’il est une qualité  substantielle de la gauche, c’est l’optimisme. » (Laurent Joffrin) – Tout à fait compréhensible vu les avantages.

« Que la gauche tout entière, il n’y eu pas que Mitterrand ! se soit fait un héros d’un chevalier d’industrie sans scrupules en dit long … sur les relations honteuses … qu’elle entretenait avec l’argent. » (Jacques Julliard) – « La décennie fric. » (?) – 1983-1993. L’arrivée des socialistes. L’invention de l’idole Bernard Tapie.

« Comment cette même gauche si exigeante en matière de sécurité sociale a-t-elle pu être aussi insouciante en matière de sécurité individuelle ? » (Jacques Julliard) – Parce que dans les Palais nationaux, entouré de gardes du corps et de laquais empressés on est bien tranquille.

« Dans sa précipitation … à voir le péril brun chez ceux qui tentent juste de garder quelque chose des repères et des structures qui les font vivre, le socialisme s’est tourné contre le peuple. » (Hervé Juvin)

« Les progressistes ont tendance à haïr tout ce qui renvoie une image de force, d’habileté et de réussite … Le progressiste est anti-individualiste et procollectiviste … Il n’a pas confiance en ses propres capacités à résoudre ses problèmes et à satisfaire ses besoins. Il est opposé à la notion de compétition parce que, dans le fond, il se sent minable … Son sentiment d’infériorité est tellement ancré qu’il ne peut pas s’imaginer fort et doté d’une valeur propre. Cela explique son goût pour le collectivisme : il se sent fort uniquement en tant que membre d’une grande organisation ou d’un mouvement de masse … Ni la compassion ni les principes moraux ne suffisent à expliquer l’activisme des progressistes. L’agressivité et le goût du pouvoir sont des composantes bien trop importantes de leur comportement. Nombre de leurs actions ne sont d’ailleurs pas calculées rationnellement en vue d’aider les gens qu’elles sont censées soutenir … Les problèmes (raciaux)  leur servent de justification pour exprimer leur propre agressivité et leur désir frustré de pouvoir … S’il n’y avait plus de problèmes sociaux, les progressistes en inventeraient afin d’avoir un prétexte pour faire du foin … Le progressisme est en contradiction avec la nature sauvage et la liberté humaine … Collectiviste, il cherche à faire du monde entier un tout unifié … Quand les progressistes étaient en minorité dans les universités, ils s’étaient faits les ardents défenseurs de la liberté d’expression, aujourd’hui qu’ils ont imposé leur mode de pensée, à l’exclusion de tout autre, c’est le ‘politiquement correct’ … Ils ont la conviction que leur idéologie est moralement juste et que c’est un devoir de l’imposer à tous … Idéologie totalitaire de caractère quasi religieux (ce qui est contraire incarnant le péché) cherchant à envahir tout recoin de la vie privée et à modeler toute pensée … instinct de puissance … Ce sont en général les assoiffés de pouvoir qui parviennent à la tête des mouvements progressistes … Le progressiste aime à aligner les poncifs de gauche, ‘racisme’, ‘sexisme’, ‘homophobie’, ‘capitalisme’, impérialisme’, ‘néocolonialisme’, génocide’ (‘féminicide’ ?), ‘progrès social’, ‘justice sociale’, ‘citoyenneté’, etc. » (Théodore Kaczynski – La société industrielle et son avenir – considérations éparses sur cette espèce redoutable, le progressiste)

« Comme il est inconcevable que la gauche perde le peuple, il faut que le peuple se soit dévoyé, ce qui explique l’explosion du terme de populisme. Obsession forcenée du fascisme et obsession diabolisante du populisme, tels sont les ressorts du lynchage médiatique et de la chasse aux sorcières. » (Pierre-Patrick Kaltenbach)

« Sans illusions, les socialistes n’auraient peut-être pas fait grand chose. Mais lorsque les illusions deviennent incorrigibles et s’immunisent contre les corrections empiriques, elles se renversent fatalement en une justification idéologique de l’oppression. » (Leszek Kolakowski)

« La gauche sécrète les utopies comme le pancréas l’insuline, en vertu d’une loi naturelle. » (Leszek Kolakowski)

« C’est le rôle de la gauche que d’enchanter le discours. C’est le rôle de la gauche de faire  rêver. » (Bernard Kouchner) – Pendant que le populo rêve, on peut se sucrer. Le tout est de mijoter de bonnes explications pour le réveil.

« Alors que la gauche traditionnelle avait été au plus haut point universaliste, cette gauche toute nouvelle s’affichait particulariste et sacrifiait au culte de la différence … Mise au rancart du point de vue de l’universalité, assimilé à un rêve totalitaire démodé. » (Ernesto Laclau) – Qu’importe les principes, seulement être élu, réélu, accéder aux privilèges.

« La gauche, avec sa vision d’un bouleversement social, a toujours attiré plus que sa part de déséquilibrés … De même, elle  a trop souvent servi de refuge à ceux que terrifiait la vie intérieure. » (Christopher Lasch)

« C’était la croyance dans le progrès qui expliquait  le mélange inédit de complaisance et de paranoïa propre à la gauche. Leur confiance dans le devenir radieux de l’histoire rendait les progressistes insupportablement suffisants et supérieurs. » (Christopher Lasch) – L’auteur évoque une période (récente) en Amérique. Mais c’est toujours vrai là-bas comme ici.

« Les progressistes, pour Mumford, croyaient que la nature humaine n’est détournée de sa naturelle bonté que par des circonstances extérieures indépendantes du contrôle des individus. » (Christopher Lasch) – C’est la faute de la société. Les progressistes n’y croient plus depuis longtemps mais font semblant car cette stupidité sert leur objectif de tout pourrir.

« Qu’a fait la gauche morale et soixante-huitarde, qui a trusté le magistère culturel et intellectuel français, qui nous serine avec l’égalité des chances, pour abolir les privilèges dont elle use et abuse … Elle a ‘joui sans entraves’ des bienfaits de cet élitisme bourgeois qu’elle adore détester mais qu’elle incarne  avec une morgue sans égal. » (Barbara Lefebvre) – Eh bien, elle s’est enrichie et gobergée.

« Le progressisme a tourné au nihilisme, au sens où c’est le néant qui est venu s’asseoir en face de nous … ‘Le progressiste avance masqué : il combine la rage des ‘sans-culottes’ et le sourire du dalaï-lama’ (Jean-Pierre Le Goff). » (Bérénice Levet)

«  Cette bonne conscience innée qui rend sourd à toute contradiction est peut-être l’ultime dénominateur commun de ‘l’être de gauche’ : être de gauche, c’est avoir raison … C’est adorer la diversité et détester la divergence … Convaincue de sa supériorité morale, elle ne peut reconnaître une légitimité à ce qui est en dehors d’elle. » (Elisabeth Lévy) – C’est être dans le bon camp, au sens très concret.

« La gauche sait oublier ses divisions et se montrer unie comme un seul homme pour taire ce qui lui déplaît. Et faire taire ceux qui lui déplaisent. » (Elisabeth Lévy) – Et conserver ce que ci-dessus j’ai appelé le sens du concret.

« Le terme de gauche désigne : le Bien moderne opposé au Mal ancien. » (Elisabeth Lévy)

« ‘Discours toujours plus nauséabond’, ‘goût de moisi’, ‘idées nauséabondes’. La gauche olfactive a toujours du nez. » (Elisabeth Lévy – citant un article de Libération salissant un livre)

« La clientèle de la gauche historique changeait de visage, et en bons capitalistes, les socialistes se sont adaptés à la demande de leurs clients. » (Jean-Paul Lilienfeld – Des ouvriers disparaissant aux immigrés s’accroissant)

« La grande originalité du libéralisme est d’avoir voulu éliminer totalement le héros. Car il part du principe que l’humanité entière est à l’écoute … Il a éliminé l’acteur … Il ne fait appel à aucun agent particulier pour  se charger de lutter contre le mal … Il se hisse au niveau de l’impersonnel pour échapper au problème humain » (Walter Lippman – Il s’agit du libéralisme américain équivalent de la gauche française et non pas du libéralisme économique)

« Un Etat bureaucratisé et hanté par la loi qui considère la redistribution de la richesse comme plus importante que sa production même. » (Vargas Llosa) – Peu surprenant chez des dirigeants de gauche qui n’ont jamais travaillé que pour intégrer l’E. N. A.

« J’adorerais être de gauche. Mais je trouve que c’est tellement élevé comme vertu que j’y ai renoncé. C’est un gros boulot, c’est un dépassement de soi. Faut être exceptionnel … Le génie moral, le génie de l’entraide… Je crains de ne pouvoir grimper l’Himalaya de générosité que ça exige. » (Fabrice Luchini)

« Quelle est la racine … de ce benêt progressisme, sinon de vilipender l’aspect naturel de l’humain, d’éradiquer ce que celui-ci peut avoir d’instinctuel, d’animal ? » (Michel Maffesoli) – Fabriquer des laquais ou des zombies.

« Ce travail de flic (dénonciation journalistique) m’inquiète. Au fond, les anciens trotskards comme Pl… restent ce qu’ils sont : des commissaires du peuple. » (Michel Maffesoli – parallélisme avec l’Inquisition)

« Une gauche qui s’échine à réaliser l’égalité en chantant les louanges de la diversité est une gauche que tout conservateur devrait chérir. » (Walter Benn Michaels – La diversité contre l’égalité

« Les extrémismes de gauche ont joui, et continuent à jouir un peu partout, mais en particulier en France, d’une belle tolérance et d’une belle reconnaissance marquée le plus souvent par de superbes primes dans les alliances électorales, Europe Ecologie-Les Verts…. » (Yves Michaud) – Et à bénéficier de tous les privilèges et places juteuses.

« Elle n’est plus que le poisson-pilote du capitalisme sans frontière ou, si l’on préfère, l’avant–garde culturelle militante de la droite libérale. » (Jean-Claude Michéa) – « Le peuple ne se reconnait plus dans une gauche qui a remplacé l’anticapitalisme par un ‘antifascisme’ de simulacre, le socialisme par l’individualisme ‘bobo’ et l’internationalisme par le cosmopolitisme ou le ‘sans-papiérisme’, n’a que mépris pour les valeurs authentiquement populaires, se donne le ridicule de célébrer à la fois le ‘métissage’ et la ‘diversité ‘, s’épuise en marches citoyennes et en lutte ‘contre-toutes-les-discriminations’ (à l’exception des discriminations de classe) au seul profit des banques, du ‘lumpenprolétariat’ et de toute une série de marginaux. » (Alain de Benoist)

« Le socialisme est, par définition, incompatible avec l’exploitation capitaliste, la gauche, hélas, non. » (Jean-Claude Michéa)

« Un mouvement politique qui tournerait ostensiblement le dos (que ce soit au nom de son ‘relativisme culturel’, de l’idée que ‘le monde bouge’ ou de la croyance selon laquelle ‘la fin justifie les moyens’) à l’idée populaire ‘qu’il y  a des choses qui ne se font pas’ ; comme, par exemple manquer à sa parole … finira tôt ou tard par trahir la cause du peuple. » (Jean-Claude Michéa) – Ou mentir systématiquement.

« Aux yeux de l’intellectuel de gauche contemporain, il va de soi que le respect du passé, la défense de particularismes culturels et le sens des limites ne sont que les trois têtes, également monstrueuses, de la même hydre réactionnaire. » (Jean-Claude Michéa)

« La gauche, le parti pour lequel ‘tout pas en avant est toujours, par définition, un pas dans la bonne direction ( à tel point qu’un militant de gauche est essentiellement reconnaissable, de nos jours, au fait qu’il lui est psychologiquement impossible d’admettre que, dans quelque domaine que ce soit, les choses aient pu aller mieux avant) … Une gauche qui n’évoque plus (pour la partie de l’électorat populaire souvent la plus modeste et la moins protégée) que le culte de la modernisation à outrance, de la mobilité obligatoire et généralisée( géographique et professionnelle) et de la transgression morale et culturelle sous toutes ses formes. » (Jean-Claude Michéa) 

« Tout se passe comme si le soin de justifier la soumission des hommes aux impératifs du marché mondial avait désormais été abandonné pour l’essentiel aux différents courants de la gauche, depuis la social-démocratie la plus moderne jusqu’au ‘gauchisme’ le plus pointilleux … C’est désormais au nom du Progrès, des Droits de l’homme, de la liberté des mœurs et de la lutte contre ‘l’intolérance et toutes les formes d’exclusion’ que nous sommes requis de laisser s’accomplir les dérives majeures de la surmodernité : la destruction de la nature par la société, celle de la société par l’économie, et celle de l’économie par les différentes maffias… Maintenant que la surmodernisation du monde a fait à peu près table rase de ce passé (tout ce qu’on désignait jadis par valeurs, conservatisme, tradition, hiérarchie, protection des faibles et promotion des méritants…), la gauche ne peut conserver sa raison d’être (et donc ses électeurs, le pouvoir et le luxe de ses dirigeants) qu’en maintenant la présence imaginaire de la réalité disparue. C’est ainsi que s’organise le mythe des ‘forces du passé’. » (Jean-Claude Michéa) – D’où les continuelles références, hors sujet neuf fois sur dix, à destination des gogos, aux épouvantails classiques : fascisme, racisme, conservatisme, populisme, intégrisme, inégalités, exclusion, discrimination…

« Depuis le XIX° siècle, la Gauche a surtout fonctionné comme une religion de remplacement, la religion du Progrès … Une simple machine politique destinée à légitimer culturellement,  au nom du ‘Progrès’ et de la ‘Modernisation’ toutes les fuites en avant de la civilisation libérale … Le nom de gauche n’a plus jamais cessé de couvrir pour l’essentiel le simple refus, philosophique et psychologique, de toute tentation ‘conservatrice’ ou ‘réactionnaire’ ainsi que l’exhortation perpétuelle des individus et des peuples à faire ‘table rase’ de leur encombrant passé (ou, à défaut, à ne devoir s’en souvenir que sur le mode ‘religieux’ de la repentance). »  (Jean-Claude Michéa)

« Cette gauche contemporaine dont la fascination pour toutes les formes de transgression est devenue la clé principale de sa culture et de ses combats. » (Jean-Claude Michéa)

« C’est un mode de vie hors sol, dans un monde sans frontières et de croissance illimitée, que la gauche valorise comme le sommet de l’esprit tolérant et ouvert, alors qu’il est simplement la façon typique de la classe dominante d’être coupée du peuple. On a souvent parlé de gauche caviar … s’il ne faudrait pas parler de gauche kérosène pour désigner ce que devient la nouvelle gauche … L’homme de gauche nomade Bouygues perpétuel. » (Jean-Claude Michéa – cité par Christophe Guilluy)

« Le premier moteur psycho-idéologique de cette conviction religieuse a toujours été le rejet et la haine du passé (qu’il s’agisse du passé collectif ou de son propre passé individuel et familial) … Interdiction de regarder en arrière … Interdiction qui suffira amplement à expliquer que la pente idéologique des mouvements de gauche et d’extrême gauche, une fois rompus les liens qui les unissaient encore aux classes populaires et à leur ‘conservatisme tempéramental’, ne puisse être partout et toujours que la surenchère mimétique et la fuite en avant. » (Jean-Claude Michéa – citant George Orwell)

« On chercherait en vain, dans tous les programmes de la gauche contemporaine, la moindre allusion à l’idéal d’une société sans classes (pas plus d’ailleurs qu’au concept de bourgeoisie ou de classe dominante). Alors même que jamais dans l’histoire de l’humanité, les inégalités de classe n’ont atteint une telle ampleur (et un tel degré d’indécence) qu’aujourd’hui. » (Jean- Claude Michéa)

« Dans la culture de gauche (ou progressiste, ou moderniste) toute porte fermée constitue une provocation intolérable et un crime contre l’esprit humain. C’est … un impératif catégorique que d’ouvrir, et de laisser ouvertes, toutes les portes existantes (même si elles donnent sur la voie et que le train est en marche) … cette peur panique d’interdire. » (Jean-Claude Michéa)

« Tout jugement négatif à propos des effets de la  modernisation économique, morale et culturelle permanente que le capitalisme de consommation induit nécessairement ne saurait procéder que d’une coupable ‘nostalgie’ pour un monde disparu ou d’un sinistre penchant ‘réactionnaire’, du ‘repli sur soi’ et de la ‘peur de l’autre’ … Abandon de toute critique du monde de la Marchandise et du Spectacle. » (Jean-Claude Michéa)

« Le mouvement classique qui conduit les ‘belles âmes’ du libéralisme culturel à devenir les ‘idiots utiles’ du libéralisme économique. » (Jean-Claude Michéa)

« Pour beaucoup de militants des ‘nouvelles radicalités’ parisiennes, être de gauche, aujourd’hui, ne signifie plus rien d’autre qu’avoir à se mobiliser en toute circonstance, et si possible devant les caméras du système, pour défendre ce droit libéral de chaque monade isolée ‘à un principe de vie particulier et une fin particulière’. » (Jean-Claude Michéa – citant Friedrich Engels)

« Lénine n’a évidemment jamais appelé les travailleurs à se fondre dans une quelconque ‘union de la gauche’ ; union qui aurait, selon lui, placé le mouvement ouvrier ‘à la remorque’ de la bourgeoisie, ni a fortiori dans un quelconque ‘bloc républicain’. » (Jean-Claude Michéa) – Certes, mais en France l’objectif de la gauche officielle et bourgeoise était, et est, de faire disparaître le mouvement ouvrier.

« L’incapacité manifeste des gauches occidentales contemporaines à prendre la mesure philosophique exacte de l’exaspération croissante des classes populaires face aux effets de plus en plus destructeurs du nouveau mode de vie capitaliste. » (Jean-Claude Michéa)

« Qu’une Louise Michel, une Flora Tristan ou une Rosa Luxembourg aient pu ainsi céder la place à une  Christiane Taubira, une Najat Vallaud-Belkacem ou une Cécile Duflot, sans que nul ne s’indigne ni même s’interroge, devrait suffire … à prendre la mesure exacte de cette effarante régression, tout à la fois politique, morale et intellectuelle. » (Jean-Claude Michéa – La gauche et le peuple)

« La logique de cette gauche moderne qui n’a plus d’autre objectif politique, pour reprendre la formule célèbre de Léon Blum, que de ‘gérer loyalement le capitalisme’ … La gauche moderne dont la volonté de prendre en charge toutes les révolutions sociétales imposées par le développement du capitalisme est devenue l’unique ‘marqueur symbolique’. » (Jean-Claude Michéa)

« L’objectif premier de toute réforme dite ‘sociétale’, du moins chaque fois qu’elle est imposée d’en haut, est toujours d’opérer une manœuvre de diversion … Chaque fois que les règles de l’alternance unique conduisent à confier de nouveau à un pouvoir de gauche le soin de ‘gérer loyalement le capitalisme’, on peut être sûr que ce dernier ne manquera pas de dissimuler cette gestion libérale sous un flux continu de réformes dites ‘sociétales’ (mariage pour tous, vote des étrangers, dépénalisation du cannabis, féminisation de l’orthographe, lutte contre l’accent circonflexe, etc.) … Le retour de ‘Clochemerle’, en somme, mais à l’heure de la mondialisation libérale et de la Silicon Valley. » (Jean-Claude Michéa)

 « La rupture de la gauche avec les classes populaires n’est pas accidentelle mais inscrite dans le projet progressiste lui-même qui ringardise les populations qui restent attachées à des valeurs dites traditionnelles au niveau des mœurs. » (Jean-Claude Michéa) – D’où suit inéluctablement le mépris que manifestent les élites pourries.

« La dynamique d’illimitation du capitalisme, loin de trouver sa source première dans une idéologie ‘conservatrice’ ou a fortiori, ‘réactionnaire, reposait bel et bien, et cela depuis Adam Smith et Voltaire, sur des valeurs fondamentalement ‘de gauche’ (individualisme radical, refus de toutes les limites et de toutes les frontières, culte de la science et de l’innovation technologique, mythe du progrès…) … C’est bien du reste pourquoi Marx n’a jamais eu l’étrange idée de se définir comme un ‘homme de gauche’ … Engels appelait ‘la queue de la classe capitaliste, son aile d’extrême gauche’ (‘L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat’). » (Jean-Claude Michéa)

« En persistant à se définir comme le ‘parti du changement’ et l‘ensemble des ‘Forces de Progrès’, la Gauche moderne, c’est-à-dire celle qui n’avait même plus l’excuse d’affronter pratiquement les puissances traditionnelles de l’Ancien Régime (éliminées par les deux guerres mondiales), se trouvait donc à peu près condamnée à refermer définitivement le piège historique sur les travailleurs et les simples gens … la référence ‘socialiste’ ne pouvait devenir qu’un  ‘autre nom’ du développement à l’infini du nouvel ordre industriel et, d’une façon générale, de l’approbation précritique de la modernisation intégrale et illimitée du monde (mondialisation des échanges, tyrannie des marchés financiers, urbanisation délirante, révolution permanente des technologies de la surcommunication, etc.) … La peur pathétique d’être dépassé par quoi que ce soit ainsi que son inévitable complément spirituel, l’esprit ‘libéral-libertaire’ … L’appel de la Gauche à innover sur tous les fronts de l’ordre humain, et à rompre radicalement  avec la moindre trace de mentalité ‘archaïque’ ou ‘conservatrice’ avait un mal croissant à se distinguer des autres exigences culturelles du système capitaliste. » (Jean-Claude Michéa – évoquant George Orwell)

« Être de gauche n’a plus en France et en Europe, d’autre sens que la référence servile et consensuelle au ventre mou d’un Ordre mondial obèse. » (Richard Millet)

« Cela vous rend inaudible. Être calomnié, ce n’est pas grave ; mais être inaudible, c’est grave. » (Jean-Claude Milner – répondant à la question suivant laquelle on le qualifierait d’ennemi de la gauche, le crime suprême)

« La gauche qui ne voit désormais plus le peuple que comme une simple addition de segments commerciaux à conquérir et de clients à satisfaire. » (Manuel Moreau)

 « On est de gauche comme on est blond ou brun, on est né comme ça, c’est héréditaire. On vote comme papa, comme maman, comme les frères et sœurs. » (Philippe Muray)

« La gauche de l’imposture sentimentale, du chantage aux larmes, de la conviction d’incarner la guerre contre le Mal, la gauche, le parti dévot contemporain. » (Philippe Muray)

« Elle a déjà tout oublié de son essence négatrice, jadis basée sur des  hostilités de classe, au profit d’une inflation de morale et de vertuisme sans précédent. Elle a remplacé le matérialisme dialectique par la pratique du Bien et substitué à la dictature du prolétariat le terrorisme des ‘valeurs’. » Philippe Muray) – Comme le lui a dicté son think tank, elle ne se soucie plus que des bobos, et encore, des plus cons.

« Est-ce que ce n’est pas la gauche qui est réactionnaire, dans le sens, qu’elle choisit un état  (peut-être imaginé) du passé comme paradigme du futur ? » (Ernst Nolte)

 « Il était de gauche, mais comme le sont les libéraux, c’est-à-dire en étant à droite, en vivant à droite, en pensant à droite, en plaçant leur argent à droite, en dormant et en rêvant à droite, mais en parlant à gauche pour se croire différents de la droite décomplexée qui vit comme eux, pense comme eux, place son argent comme … mais a l’honnêteté de parler comme elle pense, à droite … Le beurre de la bonne conscience de gauche et l’argent du beurre de l’affairisme qui s’enrichit. Fabuleuse aubaine ! » (Michel Onfray)

« Ce qui me rend malade à propos des gens de gauche, spécialement les intellectuels, c’est leur absolue ignorance de la façon dont les choses se passent dans la réalité. » (George Orwell) – Et c’est bien pire aujourd’hui.

« Tous les partis de gauche dans les pays industrialisés reposent fondamentalement sur une hypocrisie, car ils affichent de combattre quelque chose dont, en profondeur, ils ne souhaitent pas la destruction. Ils ont des objectifs internationalistes, et en même temps ils sont bien décidés à maintenir un niveau de vie qui est incompatible avec ces objectifs … L’attitude humanitaire est nécessairement le fait d’un hypocrite … ‘Vous vous moquez des uniformes qui veillent sur votre sommeil’.» (George Orwell) – citant Rudyard Kipling, se moquant du pacifisme des bourgeois de gauche, pré-Bobos) – Rien de changé depuis le colonialisme anglais.

« Attirer par une attraction magnétique tous les buveurs-de-jus-de-fruit, les nudistes, les illuminés en sandales, les pervers sexuels, les Quakers, les charlatans homéopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre. » (George Orwell, un vrai socialiste – sur les attraits d’une certaine mystique socialiste – Le quai de Wigan)

« Ce qui me dégoûte le plus chez les gens de gauche, particulièrement les intellectuels, c’est leur ignorance crasse de la façon dont les choses se passent vraiment. » (George Orwell)

« La gauche idéologique n’a pas renoncé à remodeler le monde à l’aune de ses lubies. » (Paul-François Paoli) – Rien de plus délicieux pour des frustrés que de salir et démolir.

« L’idée selon laquelle la gauche serait morale est bien sûr une idée de gauche diffusée par la gauche qui, par sa puissance dogmatique (et grâce à la possession des média), est parvenue à la répandre comme une évidence. » (Paul-François Paoli)

« En perte d’hégémonie intellectuelle, elle renchérit sur la morale. » (Paul-François Paoli)

« Animateurs de télé sympa, chanteurs engagés pour ‘ados’, stars de sitcoms mirifiquement nuls devenus les vrais héros de la société du spectacle, la  gauche ‘tontonnisée’ allait réaliser à quel point il était devenu essentiel, pour exister auprès des jeunes, de s’adapter au new âge de la frivolité obligatoire. » (Paul-François Paoli) – Cette compagnie est aussi plus plaisante que celle d’ouvriers aux mains calleuses et au rude langage.

« La gauche a besoin du Front national pour continuer d’être la gauche. Il faut que le FN soit un parti ‘d’extrême droite’ pour que la gauche puisse conserver un ennemi diabolisable… » (Paul-François Paoli)

« On ne peut parler à la fois le langage des LGTB, de Judith Butler et de Victor Hugo ; il faut choisir. » (Paul-François Paoli – sur la gauche)

« La contradiction mortelle à la gauche est que celle-ci a adhéré aux canons relativistes de la post-modernité sans voir que ces canons sapaient ses propres valeurs humanistes et universalistes. » (Paul-François Paoli)

« La gauche qui avalise le libéralisme culturel, notamment à travers le féminisme et l’anti-racisme,  réfute le libéralisme économique sans voir que ces phénomènes ont partie liée. » (Paul-François Paoli) – Elle le voit parfaitement, mais il est plus avantageux de jouer sur tous les tableaux.

« La manie des gauchistes qui consistait à tendre la main entre deux poings levés contre l’Etat. » (Paul-François Paoli) – Les gauchistes donnent l’exemple, mais ils ont déteint sur toutes les couches revendicatrices et, dieu sait, qu’elles sont fournies.

« Aux yeux d’une certaine gauche, les voila déchus de leur mission essentielle : subvertir l’Occident chrétien. Les Juifs étaient sympathiques quand ils étaient, à l’instar de Spinoza, agents des Lumières, puis d’une modernité révolutionnaire et de transnationalité. » (Paul-François Paoli) – Devenus forcément quelque peu nationalistes avec Israël, ils ne présentent plus d’intérêt, bien au contraire, pour un gauchiste conséquent.

« La gauche qui avait structuré le vote ouvrier l’a pratiquement abandonné, estimant avec mépris qu’il n’était plus assez bien pour elle. » (Aymeric Patricot) – Soit pour les richissimes grands bourgeois et personnages bavants de haine des média qui représentent la gauche français.

« Que peut-il y avoir de commun entre cet homme et le peuple … En quoi est-il du peuple. En quoi sait-il un peu ce que c’est que le peuple. Qu’est-ce qu’il a de commun avec un ouvrier … Et c’est un tel homme qui parle pour le peuple, qui parle dans le peuple, qui parle du peuple. » (Charles Péguy – sur Jean Jaurès) – Et maintenant, rapportons à M. Strauss-Kahn et à tant de richissimes bourgeois socialistes !

« Nous parlons mariage homosexuel, droit de vote des étrangers et caricatures de Mahomet. Miracle de la gauche de gouvernement qui a pris, depuis le tournant de la rigueur de 1983, l’habitude de masquer son oubli du peuple par une invocation aux minorités et l’extension indéfinie des droits. » (Natacha Polony)

« La réduction de la gauche à une dimension de progressisme sociétal, qui permet opportunément de s’affranchir de  tout combat pour le progrès social et d’accepter comme une évidence le primat de l’économie. » (Natacha Polony)

« L’unité des nouvelles radicalités est essentiellement négative : elle se fait contre le libéralisme, contre les restrictions à l’immigration, contre les politiques sécuritaires … Elle ne débouche pas sur une force politique unifiée … ne propose pas d’alternative globale au système comparable à ce que promettait autrefois le marxisme. » (Philippe Raynaud – sur les mouvances d’extrême gauche)

« Le moyen de ne pas varier, c’est de ne pas penser. » (Ernest Renan)

« La gauche … a besoin d’entretenir la fiction qu’il existe un totalitarisme de droite aussi imposant qu’en 1935 … Brandir sans relâche l’épouvantail d’un danger totalitaire de droite et cependant barrer la route le plus possible aux documents qui peuvent permettre au public de savoir ce qu’a été vraiment le totalitarisme de droite … Il est commode pour la gauche d’assimiler au fascisme les idées qui diffèrent des siennes et impérieux de gonfler le danger fasciste (d’où appeler fasciste n’importe qui et n’importe quoi par n’importe qui et n’importe comment) … A la fin, tout le monde devient fasciste, sauf les socialistes et les communistes, bien sûr … Tout se passe comme si la gauche, soudain sevrée d’idéologie et de programmes, reconstruisait grâce au ‘péril fasciste’ l’univers manichéen dont elle a besoin … Plus la réprobation antiraciste … La subordination à cette priorité de tous les autres mots d’ordre, la réduction au racisme de presque toutes les violations des droits de l’homme… » (Jean-François Revel)

« L’intelligentsia de gauche, c’est la bonne conscience plus la subvention. » (Jean-François Revel) – Et les bonnes places.

 « La globalisation a bien correspondu à ce que les classes dirigeantes en attendaient. Elle a été un puissant instrument de remise en cause des avantages arrachés de haute lutte par les classes populaires de 1945 à 1970. Cela ne signifie pas que telle a été sa seule fonction. Mais ceci signifie que ce fut bien aussi l’une de ses fonctions. » (Jacques Sapir) – Les socialistes ayant manifesté concrètement leur enthousiasme pour la globalisation (voir la construction de l’Europe par exemple), il n’est pas surprenant que la grande bourgeoisie se soit découverte socialiste dans l’âme (comme dans le portefeuille) – « L’élargissement de l’Union européenne de 15 à 27 pays membres a joué un rôle considérable dans la pression qu’exerce la globalisation sur l’économie française … Le processus d’élargissement ne s’est révélé ni profitable aux populations des pays de ‘l’Europe de l’Est’ ni à celles de nos pays (de l’Europe de l’Ouest) … Ce processus ne prend sens que si on le conçoit comme la matérialisation de la volonté des élites de casser le modèle social ouest-européen en le soumettant très brutalement à la concurrence de ces nouveaux entrants. » (Jacques Sapir)

« La grande force du socialisme : s’appuyer sur l’effet assuré de l’envie … L’exploitation systématique, dans un esprit utilitaire, de sentiments d’envie. » (Helmut Schoeck)

« Chaque développement critique à gauche requiert une atmosphère de ’lutte’ … Ils demandent aussi une figure de proue, qui sera héros ou martyr … Chef de file, mais aussi intellectuel, afin de prétendre à une importance théorique et pas seulement pratique (Trotski, Mao, Castro, Che Guevara… et naturellement Lénine). » (Roger Scruton)

« La carrière banale de l’ancien gauchiste qui a troqué l’instantanéité révolutionnaire (‘Tout, tout de suite !’) contre l’instantanéité marchande. » (Jaime Semprun)

« Pour apprécier à sa juste valeur la part du gauchisme dans la création du ‘novhomme’ et dans la réquisition de la vie intérieure, il suffit de se souvenir qu’il est caractérisé par le dénigrement des qualités humaines et des formes de conscience liées au sentiment d’une continuité relative dans le temps (mémoire, opiniâtreté, fidélité, responsabilité, etc.) ; par l’éloge, dans son jargon publicitaire de ‘passions’ et de ‘dépassements’, des nouvelles aptitudes permises et exigées par une existence vouée à l’immédiat (individualisme, hédonisme, vitalité opportuniste…) et enfin par l’élaboration des représentations compensatrices dont ce temps invertébré créait en besoin accru (du narcissisme de la ‘subjectivité’ à l’intensité vide du ‘jeu’ et de la ‘fête). » (Jaime Semprun)

« Véritable avant-garde de l’adaptation, le gauchisme (et surtout là où il était le moins lié au mensonge politique) a prôné à peu près toutes les simulations qui font maintenant la monnaie courante des comportements aliénés. Au nom de la lutte contre la routine et l’ennui, il dénigrait tout effort soutenu, toute appropriation nécessairement patiente de capacités réelles : l’excellence subjective devait, comme la révolution, être instantanée. Au nom de la critique d’un passé mort et de son poids sur le présent, il s’en prenait à toute tradition et même à toute transmission d’un passé historique. Au nom de la révolte contre les conventions, il installait la brutalité et le mépris dans les rapports humains. Au nom de la liberté des conduites, il se débarrassait de la responsabilité, de la conséquence, de la suite dans les idées. Au nom du refus de l’autorité, il rejetait toute connaissance exacte et même toute vérité objective … Bref, il travaillait à liquider toutes ces composantes du caractère qui, en structurant le monde propre de chacun, l’aidaient à se défendre des propagandes et des hallucinations marchandes. » (Jaime Semprun)

« Plus les gens conçoivent le domaine politique comme l’occasion de partager une personnalité collective, moins ils sont tentés d’utiliser cette prétendue fraternité pour changer les conditions sociales. Le maintien de la communauté devient une fin en soi ; l’exclusion de ceux qui n’appartiennent pas vraiment à la communauté devient l’activité principale de ses membres. La poursuite des intérêts communs est remplacée par la recherche d’une identité commune. » (Richard Sennett) – Avec la chasse aux places et privilèges, c’est toute la gauche.

« Malgré leur vocation irrésistible à écrire des livres (en quelque pays que ce soit), il ne semble pas que, pendant ces dix ou quinze dernières années un dirigeant de gauche ait produit une seule œuvre méritant d’être mentionnée, et encore moins que l’un ait suggéré une seule solution à un grand problème politique, social, ou économique, quel qu’il soit. » (Raffaele Simone) –Trop repus pour penser ?

 « Avant tout, la gauche tend indiscutablement à maintenir cachée la classe ouvrière … Elle ne la mentionne pas dans ses programmes ou dans ses propositions de réforme, elle ne se réfère pas à elle ou à ses habitudes … En bref, elle a abandonné les ouvriers, que ce soit en tant que Classe Universelle ou point de repère … Son peuple n’est plus constitué de ‘travailleurs’, mais très tranquillement ‘d’utilisateurs’, de ‘consommateurs’ ou de ‘clients’ … En définitive, la gauche a appris l’art ambigu qui consiste à rester à côté du peuple tout en en ignorant les souffrances et, surtout, en évitant de l’évoquer. » (Raffaele Simone) – Les richissimes bourgeois qui tiennent la gauche ont tout simplement honte du peuple. 

« L’air punitif et le ton irritant et  gratuitement provocateur que ses positions ont souvent eus envers les intérêts légitimes des autres … L’attirance incorrigible pour différents types de causes perdues, douteuses ou inqualifiables (qu’y a-t-il précisément de gauche dans la cause palestinienne ?) … La liste des problèmes contemporains que la dernière génération des dirigeants de gauche ont négligés ou n’ont pas vus, en raison de  leur médiocre envergure intellectuelle, donne des frissons (suit liste impressionnante, notamment l’analyse du nouveau capitalisme, de la nouvelle spirale de consommation, immédiateté, jeunesse, évasion, du ‘fun’,   omniprésent, des questions ethniques, du fondamentalisme, de l’immigration de masse, du terrorisme, du despotisme culturel, etc.) … Elle a glissé  dans ce désert culturel et moral qu’est la ‘politique pure’, elle s’est adonnée à la ‘politique politicienne’, aux trafics, à la course aux nominations, aux sièges, à l’effort désespéré pour se perpétuer et durer, elle s’est s’efforcée de maintenir cachée la classe ouvrière. » (Raffaele Simone) – L’arrogance de la gauche.

« C’est quand on est pauvre que l’on tient à la famille. La gauche socialiste ne l’a pas compris. » (un socialiste) – Evidemment, puisqu’il y a longtemps qu’il n’y a plus de pauvres chez les socialistes.

« La gauche bobo et ses combats frivoles pour le mariage gay, le Vélib… la gauche (celle de jadis) du respect de ceux qui travaillent. » (Alain Soral)

« La bourgeoisie de gauche, actuellement aux affaires en France, est la première classe dominante de l’Histoire dénuée de toute culpabilité. Nourrie à la psychanalyse hier … au bouddhisme aujourd’hui … l’idéologie qui la structure est toute entière fondée sur l’inconscience, l’excuse et l’égoïsme. » (Alain Soral)

« Une gauche française qui s’opposa durant toute l’entre deux-guerres au vote des femmes, parce qu’elle redoutait que la ‘bigoterie féminine’ ne ramène la droite catholique au pouvoir. » (Alain Soral)Grossière erreur de sa part, le conformisme féminin ajoutée à sa sensibilité exacerbée lui rendant sympathiques les gigantesques escroqueries intellectuelles et sociales dont est capable la gauche.

«  Être de gauche, pour beaucoup de militants, c’est préférer l’idéologie au réel, le manichéisme à l’intelligence, et les bons sentiments à l’efficacité. De là ses échecs répétés. »   (André Comte-Sponville)

« Faut-il, pour être de gauche, admirer la bêtise, la sophistique, le nihilisme, l’inculture, la vulgarité ? » (André Comte-Sponville)

« Pourquoi les gens de gauche ont tellement de mal à être libres, même intellectuellement, parce que quand ils réfléchissent à un problème, leur vient immédiatement en tête la formulation : ‘Ma pensée est-elle de gauche ?’ … La question de l’identité l’emporte sur celle de la vérité. » (Malika Sorel-Sutter)

« Depuis les années ‘Mitterrand’ : à la lutte des classes, s’est substituée la lutte pour les places et la ‘visibilité’. » (Pierre-André Taguieff)

« La gauche intellectuelle pantouflarde ne donne dans l’éloge immodéré de la démocratie sans frontières que pour mieux rejeter la France, intrinsèquement ‘moisie’. Elle n’a donc plus rien à dire au peuple français. » (Pierre-André Taguieff) – Et aussi pour accomplir la mission qu’elle a accepté du grand capital : le remplacement de la population locale.

« Cette ‘gauche’ qui contribue comme nulle autre au déploiement du capitalisme qu’elle prétend combattre. Comme la haute finance, la ‘gauche’ exècre aujourd’hui les frontières nationales. Elle représente à la fois, pour le capitalisme débridé une caution idéologique et une posture esthétique … Depuis que cette ‘gauche’ a renoncé au socialisme, il ne lui reste plus que ses  multiples combats de substitution, tous liés au prétendu refus des discriminations … Cette ‘gauche’ fournit aux grands intérêts économiques une splendide contribution aux progrès de la société de consommation sans limites devant libérer radicalement l’individu pour que puisse régner pleinement le ‘je, me, moi’… cachant sa haine d’un peuple trop ‘arriéré’, trop ‘homogène’ et trop ‘patriarcal’, sous le masque de l’anti-populisme. » (Simon-Pierre Savard-Tremblay – sur la gauche des campus américains) – Mais vaut tout autant pour la nôtre.

– « Comment faire de l’égalité dans un monde inégalitaire, comme économiquement ce n’est pas possible, il ne reste qu’à s’en prendre aux mœurs. Faire de  l’égalité un objet de lutte idéologique, s’attaquer aux mentalités, aux idées, aux discours, aux mots, aux intonations, aux oublis, aux silences … Imposer partout une vision niveleuse… » (Bertrand Vergely) – Esbroufe à mener dans un gigantesque vacarme. Opération pour laquelle la gauche est incontestablement douée. 

« La trahison est consubstantielle à la gauche, explique Philippe Barthelet.  En effet ‘au nom de la sainte utopie, la gauche commence par nier les faits avant de capituler devant eux sans condition, dès que ces faits un peu trop têtus la rattrapent… C’est toute l’histoire de l’illusion lyrique du printemps 1981 que l’on célèbre en oubliant toujours de dire par quelles désillusions prosaïques l’aventure s’est terminée en quelques mois’. » (Pierre le Vigan – citant ?)

« En quarante ans, de fièvres trotskystes en rage déconstructrice, et de passion égalitaire en obsession antiraciste, la gauche a fait voler en éclat l’ordre social. » (Vincent Trémolet de Villers) – Elle a aussi réussi à démoraliser tout le monde, à faire fuir les meilleurs Français à l’étranger, à ridiculiser notre pays…

« La gauche ne fait pas de politique ; elle dit seulement le Bien. Elle n’endoctrine pas, elle prêche. Cela ne s’appelle pas du bourrage de crâne, mais le progrès. Elle n’enfreint pas les principes de neutralité, elle fait la morale. Elle a repris les méthodes de l’Eglise pour mieux la remplacer. Et comme disait Danton, ‘on ne détruit réellement que ce qu’on remplace’. » (Eric Zemmour)

« La gauche n’est qu’un hochet qu’on agite pour plaire . Elle n’existe plus que pour diaboliser la nation. » (?)

« C’est le rôle de la gauche que d’enchanter le discours. C’est le rôle de la gauche de faire  rêver. » (?)  – Pendant que le populo rêve, on peut se sucrer. Le tout est de mijoter de bonnes explications pour le réveil.

« De la vieille question sociale (tenue pour triste, archaïque et sans intérêt) les gauches sont passées au combat festif, plaisant et multicolore pour l’évolution des mœurs et la fin de toutes les discriminations. C’est bien plus amusant et la fréquentation des bobos bien propres plus plaisante que celle des ouvriers crasseux (?)

« La gauche internationaliste et sans-frontiériste, la meilleure alliée de la politique mercantile, indifférente aux nations. » (?) – Et encore plus aux populations locales !

Raffaele  Simone dans son livre, Le monstre doux, développe la notion de Buonisme, notion connue en Italie, terme sarcastique à l’origine, assez caractéristique de la nouvelle dimension de l’être de gauche (en Italie certes, et aussi ailleurs), pensée résolument faible, comportement catastrophiquement nonchalant et soumis, notamment envers l’immigration clandestine

« Le groupe dirigeant de la gauche a adopté une attitude d’acceptation débonnaire de tout ce qui arrive, s’est rendu aux choses telles qu’elles se présentent avec patience, surtout en ce qui concerne les processus sociaux, même lorsqu’ils sont violents …Tout ce qui arrive est bien, les choses qui ne vont pas encore bien s’amélioreront avec le temps, ce qui est cassé sera réparé … Le ‘buonisme’ exclut par principe qu’il puisse y avoir des processus sociaux vraiment nocifs et qu’il soit par conséquent indispensable d’avoir parfois recours à des solutions drastiques et définitives pour les affronter. Le ‘buoniste’ refuse de prendre des mesures radicales … L’exemple le plus flagrant de cette ligne de conduite est apporté, dans presque tous les pays européens, par le comportement catastrophiquement nonchalant et soumis qui a été adopté envers l’immigration clandestine, au mépris de l’alerte lancée par les citoyens à ce propos … Le ‘buonisme’ … révèle une sorte d’avant-garde qui annonce socialement ce que sera économiquement le néo-libéralisme auquel les gauches sont en train de se préparer …’Laissons les choses se faire ! N’y touchons pas ! Elles se réguleront d’elles-mêmes ! Laisser entrer, laisser-faire, laisser évoluer’ … La gauche a converti son ancienne tradition de fermeté en une sorte d’acceptation molle des choses telles qu’elles se présentent. »

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Quant à la droite : Représentée par les gros bataillons de la bourgeoisie, elle n’a plus à faire la preuve de sa stupidité politique, de sa servilité et souvent de sa lâcheté. Elle se précipite dans les PAC (piège à cons) que la gauche ne manque pas de lui tendre et qu’une enfant de douze ans détecterait. Pour servir les intérêts de la gauche, la droite s’est toujours avérée l’instrument idéal. De plus, la gauche idéologique propriétaire des média et de tout ce qui tourne autour « ne tolère du côté de la droite nuancée que des contradicteurs inoffensifs. » (Marc Crapez)

– Il n’y a que la droite stupide et servile pour laisser ainsi la place. Déjà en 1788, la noblesse se pressait dans les salons où on démolissait tout. Puis, en 1945, de Gaulle abandonna la culture, les média d’alors, l’Education et l’Université aux communistes en échange de leur faux soutien ; plus le monopole de l’épuration ! Mais, évidemment, bourgeois, de Gaulle devait même ignorer  qui était Gramsci.

-Depuis quarante ans, depuis Georges Pompidou, pas un seul homme politique de droite, rigoureux, estimable, droit, solide, inflexible (hormis Sarkozy, mais seulement en et pour partie)…

– Si on veut se faire une idée de la stupidité politique congénitale de la droite, on peut s’informer en feuilletant le dernier tiers de L’histoire que nous vivons, un livre de Jean d’Ormesson, Dieu, les affaires et nous, reprenant ses chroniques des années quatre-vingt-dix, deux mille, au Figaro.

– « Une droite qui vénère le marché mais maudit la culture qu’il engendre. » (Russel Jacoby) – Cette position ambiguë est certes plus difficile à tenir que celle d’une gauche qui ne conteste le marché qu’en paroles tout en vénérant l’argent et qui adore tout ce qui émane du caniveau.

– Les trois droites, ou plutôt les trois courants qui la parcourent depuis le XIX° siècle « La droite légitimiste, traditionaliste ; la droite bonapartiste, patriote et autoritaire (relativement !) ; la droite orléaniste, libérale. » (d’après René Rémond) – Cette dernière droite, qui se pavane depuis 1974, opportuniste, sans doctrine ni principes, prête à toutes les compromissions ne mérite pas le qualificatif  de droite, mais plutôt celui de marais.

– Les trois droites, ou plutôt les trois courants qui la parcourent depuis le XIX° siècle « La droite légitimiste, traditionaliste ; la droite bonapartiste, patriote et autoritaire (relativement !) ; la droite orléaniste, libérale. » (d’après René Rémond) – Cette dernière droite, qui se pavane depuis 1974, héritière du duc d’Orléans, assassin de son cousin Louis XVI, opportuniste, sans doctrine ni principes, prête à toutes les compromissions ne mérite pas le qualificatif  de droite, mais plutôt celui de marais –« Ce dont nous souffrons est au fond un orléanisme : orléanisme de la religion, orléanisme de la république. » (Charles Péguy) – On peut craindre les lâches par tradition.

– « Une droite décomplexée » – Quel abus, elle n’en a pas le droit. Heureusement, d’habitude, elle est très heureuse avec ses complexes.

« ‘Je suis conservatrice, c’est-à-dire que je veux conserver l’avenir’ … Le contraire d’un idéologue du progrès, autrement dit du progressiste, qui voit dans toute évolution, quelle qu’elle soit, un bienfait. Mais aussi le contraire d’un réactionnaire borné qui idéaliserait le passé de façon systématique. Pragmatique, attaché à la réalité, il estime que ce qui est issu du passé n’est pas forcément bon … mais que ce qui a traversé les siècles mérite qu’on s’y arrête … Il ne viendrait plus à l’idée de personne de nier l’impérieuse nécessité de conserver et d’entretenir la nature. Il en va de même pour notre patrimoine historique, culturel, spirituel, intellectuel. Il faut le protéger, le préserver, le sauver, le conserver … Le conservateur s’inscrit dans un corps, dans une famille, dans une nation, dans une tradition. Il sait que ces repères sont autant de limites bienfaisantes, non des contraintes insupportables … Il les respecte : elles lui rappellent sa dimension d’être fini, elles l’aident à se protéger contre lui-même. » (Charles-Henri d’Andigné – sur le conservatisme – citant Chantal Delsol)

« Les libéraux-conservateurs entendent défendre des valeurs conservatrices (la famille, la morale, la religion) mais au sein de la société moderne. En d’autres termes, ils adhèrent aux principes modernes mais s’efforcent d’en limiter la dynamique et les débordements. Pour des conservateurs authentiques ce projet n’est qu’une illusion. » (Philippe Bénéton – sur la pensée conservatrice) – D’où, depuis plus d’un siècle, la droite est toujours cocue (mais contente), composée d’imbéciles (politiquement), de faibles, parfois de lâches, et parfois même de traîtres avérés (voir un  ex-président de la république, cumulard sur tous les plans).

« La droite, qui est toujours plus réactive que réflexive, n’a pas tant des idées que des convictions. Les convictions ne relèvent pas du travail de la pensée. Elles sont un substitut de la foi. C’est pour cela que les gens de droite se soucient rarement de les faire évoluer … Quand elle se divise (et c’est constamment), c’est presque toujours pour des questions de personnes, non pour des divergences doctrinales. » (Alain de Benoist)

« ‘Elle ne recherche que le pouvoir politique, et laisse aux mains de ses adversaires ce qu’elle néglige habituellement (la presse, l’éducation, la culture populaire) autorisant ainsi la subversion de ses objectifs’. Son manque de rigueur et de fermeté, son défaut d’unité, sa répugnance (ou sa paresse) devant le travail de formulation théorique susceptible de dégager la ligne la plus juste, son refus des perspectives à long terme, l’absence dans son camp d’une synthèse doctrinale susceptible (parallèlement à l’action) de cristalliser les énergies, expliquent ses échecs répétés. » (Alain de Benoist – citant Ferenc Molnar) – L’auteur oublie les Egos surdimensionnés, les divisions. Devant le péril, la gauche sait se rassembler pour sauver le magot et les postes. La droite ne sait que se diviser. Rajoutons là-dessus la traditionnelle lâcheté de la bourgeoisie centriste et bien-pensante, c’est-à-dire castrée et pas-pensante du tout.

« L’illusion consistant à croire qu’il est possible de ‘réarmer intellectuellement’ une famille politique dont l’intérêt pour les idées tient à l’aise sur un confetti, surtout quand ces idées contredisent ses intérêts de classe. » (Alain de Benoist)

«Dans les partis de droite, inculture aidant, le flou doctrinal est la règle. En appeler à une ‘clarification idéologique’, c’est pour l’heure parler d’astrophysique à des crapauds. ». (Alain de Benoist) – On voit en quelle estime l’auteur tient cette droite si bien-pensante et si soumise.

« La droite gagnerait à se souvenir que le sujet historique demeure le peuple français et son identité. » (François Bousquet) – et non l’économisme à la petite semaine.

« Être de droite c’est, pour mille raisons différentes, refuser les dogmes ambiants. » (Bruno de Cessole)

« Prenez garde, vous êtes intelligent, vous allez finir à droite. » (Jacques Chardonne – à un jeune écrivain)

« Ceux qui, soit impuissance, manque d’occasion ou générosité théâtrale, n’ont pas réagi aux manœuvres de leurs ennemis, portent sur leurs figures les stigmates des colères enfouies, les traces de l’affronte et de l’opprobre, le déshonneur d’avoir pardonné. » (Emil Cioran) – Bonne description de la Droite française.

« Le libéralisme, le conservatisme ou le nationalisme ne peuvent, seuls, contenir leurs dérives … L’équilibre de ces trois notions le permet. Une droite ni libérale, ni conservatrice, ni nationaliste, mais les trois à la fois, afin de prévenir autant que peut se faire, les excès. » (Frédéric saint Clair – sur l’oubli par la droite de trois notions, jamais correctement essayées en raison du chantage opéré par la gauche-intello : cas du libéralisme, et encore plus du conservatisme ; ou dévoyée par tous, cas du nationalisme)

« Le conservatisme n’est ni une croyance ni une doctrine mais une disposition. Pas de principes généraux, mais des traits généraux : – Propension à employer et apprécier ce qui est disponible plutôt qu’à souhaiter ou à rechercher quelque chose d’autre – à se réjouir de ce qui est plutôt que de ce qui était ou de ce qui pourrait être – à préférer le familier à l’inconnu … Pas de tentation réactionnaire, pas de volonté de rétablir un état antérieur, de glorifier un âge d’or … Cette forme de conservatisme n’est pas tant politique que civilisationnelle. » (Frédéric Saint Clair) – « Conserver, n’est pas figer. Conserver un patrimoine, c’est l’entretenir pour qu’il vive, l’entretenir, le soigner, le réparer, et parfois le détruire et le remplacer partiellement … Etymologiquement, c’est ‘servare’, soit préserver, garder, assurer le salut … Ni une croyance, ni une doctrine, une disposition … C’est préférer le familier à l’inconnu, l’éprouvé à l’inédit, le fait au mystère, le réel au possible, le limité à l’illimité, le proche au distant, le convenable au parfait. » (Laetitia Strauch-Bonart)

« Le conservatisme, en tout cas en France, a été indûment associé à la notion de réactionnaire, et donc majoritairement condamné (confusion voulue et entretenue, l’ouvrage récent ‘Le rappel à l’ordre’ de Daniel Lindenberg) … La conséquence en a été qu’aucune droite réellement conservatrice n’a pu naître en France et prospérer, alors qu’elle aurait été le seul moyen efficace de faire contrepoids aux excès du libéralisme. » (Frédéric Saint Clair)

« Une France scrupuleuse qui finit, à force de bienveillance et d‘angélisme, par être perçue comme légèrement ‘cucul’. Une France dont l’honnêteté frise parfois la candeur, une France dont la docilité a fini par confiner à la lâcheté, laissant doucement, peu à peu, étape par étape, comme on retire des bâtonnets dans un jeu de mikado, démonter un par un tous ses contreforts. » (Gabrielle Cluzel) – Sur cette moyenne bourgeoisie centriste, toujours trompée et insultée, toujours restant modérée, émasculée, apeurée, soumise pour ne pas dire prostituée.

« Au fond la droite existe à peine ; elle ne réfléchit pas toujours, n’a guère d’idées. La droite n‘existe pas en elle-même : elle est congénitalement hétéronome. » (Marc Crapez) – L’auteur est encore bien gentil.

« Si la droite libérale souhaite ne pas rester écartée durablement du pouvoir, elle doit s’employer enfin à ne plus capituler continuellement  dans le domaine métapolitique, intellectuel et culturel … Elle doit cesser de démissionner en se laissant dicter son attitude par la gauche … La droite a une peur bleue de déplaire à la gauche, car ‘le droitier est en France un pestiféré politique’. » (Marc Crapez)

« Nous sommes la génération couille-molles. » (Hugues Dewavrin – ancien jeune responsable de droite)

« En France, il existe deux partis de gauche, dont l’un, par convention, s’appelle la droite. » (Maurice Druon)

 « Une droite qui n’ose pas dire son nom, répudie les richesses de son héritage spirituel au mépris de ses chances et de sa dignité. » (Claude-Joseph Gignoux)

« Sa déférence habituelle à l’égard des valeurs ‘traditionnelles’ ne peut dissimuler le fait que la droite s’en est remise au progrès, au développement économique illimité, à l’individualisme rapace … Le scepticisme au sujet du progrès, jadis signe distinctif des intellectuels considérés comme conservateurs, a pratiquement disparu. » (Christopher Lasch)

« La défense rhétorique par Reagan de la ‘famille et du quartier’ ne pouvait s’accorder avec sa défense de la dérégulation du marché, qui avait remplacé les quartiers par des centres commerciaux et des hypermarchés. Une société dominée par l’esprit de marché … n’avait aucune place à laisser aux valeurs familiales. » (Christopher Lasch) – A bon entendeur, salut.

« Tels furent nos rapports avec le monde de la Fortune assise, que l’on appelle le monde conservateur, sous prétexte qu’il la conserve : trop fréquemment il n’a conservé que cela. » (Charles Maurras) – Depuis un siècle, la droite n’a pas changé.

 « Ce qui est symptomatique c’est que chaque fois que la droite moderne est à nouveau au pouvoir, elle ne revient jamais sur ces ‘acquis culturels’ dont la dénonciation était pourtant au cœur de sa rhétorique électorale. » (Jean-Claude Michéa) – L’explication est dans l’antinomie indispensable au libéralisme entre plein développement de l’économie de marché, du capitalisme, et libération extrême des mœurs (voir Libéralisme, 175,10, Jean-Claude Michéa, notamment les dernières remarques)

 « La nouvelle droite (liée aux secteurs les plus modernistes du grand patronat) a su sous-traiter à la gauche le soin de développer politiquement et idéologiquement l’indispensable volet culturel du libéralisme (l’éloge d’un monde perpétuellement mobile, sans la moindre limite morale, ni la moindre frontière), le mode de vie ‘libéré’ qui représente l’envers culturel du capitalisme de consommation. » (Jean-Claude Michéa)

« Seule la bourgeoisie dans sa sottise, croit que les nuances de la pensée sont sans effet … Il fut un temps où la Révolution n’était rien d’autre qu’une nuance de pensée chez un petit groupe de théoriciens dirigés par Lénine, qui se disputaient en Suisse, à une table de café. » (Czeslaw Milosz – La pensée captive) – La légendaire stupidité de la Droite bourgeoise.

« La plupart des régimes contre-révolutionnaires ne recherchent que le pouvoir politique, et laissent aux mains de leurs adversaires ce qu’ils négligent habituellement : la presse, l’éducation, la culture populaire, autorisant ainsi la subversion de leurs objectifs. » (Thomas Molnar) – Entendre, les régimes de droite. Quant encore ils ne confient pas à leurs adversaires des postes clés, tel Sarkozy.

« Elle plaît moins que la gauche. Ce qui est absurde puisqu’elle en est l’imitation. Or l’imitation, d’ordinaire, plaît davantage que l’original. Le faux, c’est connu, est toujours plus beau que le vrai … La droite, du moins dans la période récente, se présente comme une petite gauche de confort. Elle piétine l’ordre, l’autorité, la famille, la hiérarchie, la stabilité… tout ce qui la composait du temps où elle n’était pas encore l‘imitation de la gauche. » (Philippe Muray)

« Quant à la droite, elle est l’image même de la conscience malheureuse. Elle rase les murs, elle se camoufle, elle a honte d’elle-même et de ce qu’elle est. » (Jean d’Ormesson)

« Le malheur de cette droite vient de son inconsistance intellectuelle qui la rend totalement dépendante d’une gauche qui use des spectres de Pétain et de Maurras pour l’intimider … La droite française désarmera-t-elle un jour le pistolet que la gauche lui a posé sur la tempe ? » (Paul-François Paoli) – On ne peut en attendre autant d’une petite bourgeoisie imbécile et inculte.

« Le seul homme de droite possible pour la gauche est celui qui a honte de l’être ou ne l’est plus, comme Alain Juppé. » (Paul François Paoli)

« Nous avons commis la plus grande escroquerie du siècle, nous avons fait croire aux Français que nous étions de droite. » (Charles Pasqua)

« Le conservateur ne rêve pas d’une fixité parfaite, il la sait impossible … Ce n’est pas un esprit hostile à toute évolution, il refuse en revanche de vouer un culte au bouleversement permanent. Pourquoi considérer que changer est en soi une vertu et un bien ? L’arrogance du présent, la volonté de faire table rase du passé et le blâme attaché à la nostalgie sont des sentiments qui révulsent le conservateur. Il n’y voit qu’une sotte prétention. » (Guillaume Perrault)

« Être conservateur ou de droite, c’est craindre pour ce qui existe. » (Charles- Ferdinand Ramuz)

« Les dirigeants de l’UMP sont incapables de défendre une position juste car ils sont eux-mêmes relativistes ou dépourvus de culture fondamentale (traduire par ignares et stupides pour beaucoup). C’est la prime au premier de la classe en droit public, à condition d’être dernier en culture générale et dénué de toute imagination, sans oublier ce zeste de suffisance qui tient au classement de l’ENA. » (Yves Roucaute)

« Avez-vous remarqué combien d’excellentes vérités ont été d’abord dites par des réactionnaires ? Et c’est bien normal : comme ils n’avaient rien attendu de l’avenir, ils étaient plus libres de le voir venir lucidement, sans préjugés, et donc de le considérer une fois qu’il a été là. » (Jaime Semprun) – De plus le réactionnaire n’est pas, ou si rarement, idéologiquement perverti comme l’est le progressiste béat.

Les trois droites, relevant de ce que Max Weber appelait un idéal type. « – La droite légitimiste, aristocratique, la droite sans compromissions, d’élite … sait qu’elle pourrait au mieux conserver ce qui pourrait l’être, racines, religion, paternalisme… – La droite orléaniste, libérale, bourgeoise, individualiste, élitiste, propriétaire et productiviste – Une droite bonapartiste, volontariste, sociale et plébiscitaire, populaire. » (Alain-Gérard Slama)

« Quant à l’extrême droite, elle s’avère aujourd’hui plus proche de la gauche, voire de la gauche révolutionnaire, que de la droite libérale ou de la droite conservatrice. » (Pierre-André Taguieff)

« Leur nature est d’aimer battre en retraite. » (Lao-tseu – sur ?)

La droite, qui ne sait plus être autre chose que « la gauche avec vingt ans de retard. » (Christian Vanneste)

« La droite est le groupe des hommes politiques qui pensent que le ‘permanent’ est de la substance des choses, et non le changement. » (Amédée d’Yvignac – cité par Alain de  Benoist) – Peut-être était-ce vrai en 1931 ?

« La droite est une non-gauche … Ce que fait ou dit la gauche concernant les femmes, la famille, les homosexuels, est considéré par la droite comme un dogme. Quand elle est au pouvoir, la droite essaie de se montrer bonne élève en faisant adopter des mesures que la gauche promeut … Révérence craintive pour un auguste maître… » (Eric Zemmour)

« La droite a perdu parce qu’elle n’était pas la droite … De peur d’être ‘ringard’, on ne parlait plus de la nation. De peur d’être ‘facho’, on ne parlait plus de sécurité. De peur d’être ‘raciste’, on ne parlait pas d’immigration. De peur d’être ‘ultra’, on ne parlait pas de libéralisme … ses dirigeants avaient honte d’être à droite, et n’avaient de cesse de plaire à la gauche médiatique ou culturelle. » (Eric Zemmour) – On reconnaît la stupidité politique, la servilité et la lâcheté caractéristiques de la bourgeoisie.

« La droite perdit son influence sur les esprits via l’université, mais surtout renonça à ce qui faisait sa limite, mais aussi sa grandeur : le conservatisme. Elle adopta le zèle frénétique de l’époque, le mouvement perpétuel confondu avec le progrès, et battit en retraite devant les exigences d’un marché dont elle s’enticha, sans se rendre compte que la domination sans partage de celui-ci imposait la mort de tout ce à quoi elle tenait … La droite française n’avait pas lu Marx ! » (Eric Zemmour) – Même remarque que ci-dessus et incidemment, c’est aussi pourquoi la bourgeoisie d’alors (et d’aujourd’hui encore) est à la botte de l’Angleterre et fut, en 1914, prête à lui livrer sa paysannerie avec enthousiasme.

« Tout se passe comme si la droite avait perdu jusqu’au goût de se défendre. Critiquée, harcelée, houspillée … elle reste purement passive … Mise en accusation, elle se replie sur elle-même. » (?)

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– Depuis avant 1914, la seule différence entre la Gauche et la Droite tient au recrutement de leurs dirigeants, ceux de gauche sont majoritairement de grands bourgeois, ceux de droite sont souvent issus des milieux populaires. Pour le reste : trahison de leurs promesses, de l’intérêt général et du peuple (pour le fric à gauche, pour la respectabilité et la soumission servile à droite), souci de préserver leur fromage (sachant qu’à gauche, quand celui-ci est en danger, on sait mieux se regrouper et ne pas se tirer dans les pattes), esprit va-t-en-guerre (que celle-ci est délicieuse, et comme elle permet de détourner l’attention des moutons), pas de différences ; d’ailleurs en cas de risque d’apparition d’intrus venant troubler le jeu, tout ce joli monde sait ne faire qu’un.

 – Reste quand même deux autres petites différences. L’une est que certaines (pas beaucoup, et pas dans les hauts dirigeants) personnes de droite ont lu Marx, Engels, Antonio Gramsci (remarquable théoricien)… ; aucune personne de gauche n’a lu ou ne semble avoir lu Joseph de Maistre, Julien Benda, Charles Maurras, Raymond Aron, Jean-Claude Michéa, Philippe Muray… ce qui explique peut-être le rabâchage et l’ennui de leur discours convenu. Qu’il est bon de ronronner ensemble toute sa vie dans le même enclos inculte avec toujours les mêmes moutons, de manger la même herbe (caviar), de partager les mêmes mythes et les mêmes rites sans fin ni réalité, de s’embrasser en rêvant de se poignarder. Cette différence, cet écart de culture, fonctionne exactement à l’inverse de ce qu’il fut au XIX° siècle et jusqu’aux débuts du XX°, période où alors les hommes de gauche (au moins les dirigeants) étaient, de loin, les plus cultivés. Rendons un hommage posthume à M. Mitterrand, lui, au moins, avait lu, (ne comparons pas avec un Chirac) même s’il faisait semblant, pour des raisons de médiocre opportunisme, de n’avoir rien retenu – L’autre différence est qu’à gauche on s’occupe beaucoup à ‘monter des coups’ (des pièges gros comme pour des éléphants), ce qu’on n’aurait pas l’idée de faire à droite et ce qui explique que que l’on tombe allégrement dans tous ceux qui sont tendus.

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