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  BOBBY MEDITATIONS (BOBBYMEDIT)

              Florilège d’expressions pour apprendre à voir, et à se calmer.

Mais aucune consultation de citations ne remplacera la lecture de livres. En dehors de l’énorme production actuelle, il en est de bons qui ne sont généralement pas les plus publicités, ni les plus vendus. Il en est souvent des livres comme des personnes proclamées les plus aimées des Français ; si on veut éviter le ‘charlatanisme’ et rencontrer la qualité, il convient, à fort peu de chose près, d’inverser l’ordre de la liste officiellement consacrée. Le tintamarre médiatique ne signalant pas plus la qualité qu’il n’exprime la vérité. « Lire, c’est élire. » (Jean Guitton)

Plus que d’afficher des citations, ou des parties de textes, j’ai voulu fournir des points de vue, des idées, élargir mon et votre cadre cognitif (ensemble des croyances, des représentations et des connaissances qu’un individu mobilise pour toute opération de pensée, de raisonnement et d’action ; ensemble évidemment spécifique à chaque individu selon son parcours biographique). Un exemple graphique de la difficulté d’élargir son propre cadre cognitif est figuré par l’énigme dite des NEUF POINTS (chercher à cette expression dans internet), où la solution implique la sortie de notre vision-raisonnement usuel, instinctif, acquis…

– « Tolle, Lege ! » – Prends et lis ! –  L’exclamation enfantine, anonyme,  venue du jardin d’à côté, qui fit basculer le quelconque Augustin en celui qui allait devenir le grand saint Augustin.

Novembre  20 : peu importe le nombre de citations ou de textes plus ou moins étoffés (dizaines de milliers), d’auteurs cités (n centaines), d’ouvrages plus ou moins bien exploités (centaines), répartis en quelques 400 rubriques ; la quantité n’a jamais exprimé la qualité.

Puis-je me permettre de solliciter les visiteurs de ce recueil qui l’apprécieraient de le faire connaître à leurs amis (ceux susceptibles d’être intéressés). Actuellement à 6.000 ou à 12.000 visites mensuelles (suivant les deux outils statistiques dont je dispose et qui évidemment ne sont pas d’accord), je n’ai pas d’ambition d’expansion ni d’intérêt autre qu’intellectuel (aucune publicité, sinon insérée à mon insu). Simplement, s’il peut rendre quelque service à qui vous jugerez bon, c’est-à-dire leur révéler, comme à moi-même des idées, des points de vue, des perspectives qu’on ne trouve pas dans les médias-perroquets.   En espérant ne pas trop hérisser des lecteurs par mes remarques acides. Amicalement – L’auteur.

                           PLAN de cette rubrique d’accueil visiteur :

– Actualité : petite rubrique exceptionnelle car hors de la vocation de ce recueil de   citations

– Citations remarquables.  (# 200)

– Elucubrations et précisions.

– Liste non exhaustive des auteurs les plus sollicités.

– Liste non exhaustive des livres consultés.

– Complément à Table des matières.

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Actualité:

– Ce n’est pas parce que des salauds-barbares-imbéciles assassinent lâchement que dérision et moquerie – qui doivent être acceptées en démocratie  même si elles relèvent du ruisseau – deviennent pour autant des valeurs de haut niveau  signalant une civilisation évoluée. Ricaner, tout salir et tout pourrir, ne relève ni d’une ambition très élevée, ni d’un esprit normalement sain. Jadis, les valeurs républicaines ne relevaient  pas de tout à l’’égout, du moins ne se confondaient-elles pas avec la vulgarité, la bassesse et la diffusion de la pourriture … Rappelons-nous l’adresse de jules Ferry aux instituteurs : On ne doit pas dire quelque chose qui choquerait un père de famille. – Dans un domaine plus privé : « Combien de jeunes soumis à la raillerie se suicident chaque année ? » (? )

-Faut-il comprendre de la fameuse laïcité  à la française qu’elle autorise aussi à déployer la haine de tout ce qui est spirituel et à s’enorgueillir de diffuser la pourriture ?

A la date indiquée ci-dessus, rien de trouvé pertinent sur l’éco-anxiété qui perce depuis seulement quelque mois. Contentons-nous de l’anxiéré sanitaire.

Voilà au moins un événement qui devrait rendre dérisoires, si, du moins, le tintamarre  médiatique n’y tenait pas autant, nos grotesques affichages polémistes minables, larmoyants et progressistes en tout genre (féminisme, racisme, égalitarisme, transparence, culte des droits de l’homme, droits de tous sur tout, excuses et repentances,  lutte pour…, lutte contre…, etc.)                                                                                       

Voilà un événement qui devrait nous convaincre que notre modèle de société, si on peut dire ! (démocratie truquée, ‘ouverture‘ au n’importe quoi, consommation effrénée, croissance érigée en tabou,  agitation insensée,  communication démentielle autant que  superficielle, tumulte provocateur de prétendues fêtes, parades et autres ‘prides’ dégradantes, exhibitionnisme débridé, indignations spectacles, intelligence rabrouée, réflexion déconsidérée, prévision délaissée, moquerie et dérision sans limites ni décence, vulgarité glorifiée, dignité ridiculisée, cynisme généralisé, aveuglement imposé, sectarisme encensé,  imposture couronnée, cupidité récompensée, loyauté raillée, passé aboli, tradition ensevelie, toute transcendance vilipendée, peuple méprisé par ses élites,  etc.) nous mène droit dans le mur.

Même si c’est bien la dixième fois qu’on entend le fameux : rien ne sera jamais plus comme avant ! Et tout recommence aussi stupidement qu’avant. On ne revient pas en arrière si facilement sur plus d’un demi-siècle de lâcheté. « Quant à la critique de notre façon de vivre, elle sera comme toujours confisquée par la bien-pensance abonnée aux médias. » (Laurent Obertone) – « Nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement. » (Philippe Murray)   

Détendons-nous en nous demandant pourquoi on n’a pas fermé les hôpitaux qui sont des lieux privilégiés de contamination ! Quitte à faire n’importe quoi.

  Je suis assourdi par le vacarme fait autour du racisme en ce début juin. Sous le masque du racisme/antiracisme, il s’agit évidemment de remettre à la mode le concept de race, moyen indispensable pour rabaisser à l’extrême la race blanche. Quels que soient les cas  de racisme individuels inadmissibles et l’indignation légitime qu’ils peuvent entraîner, leur montage en épingle et leur généralisation aux quatre coins du monde montrent qu’il s’agit évidemment d’une stratégie pour paralyser et conquérir en continuant à culpabiliser l’ensemble de la race, ou espèce, blanche (« L’homme qui se sent coupable perd en même temps son efficacité et le sens de son combat. » – Jacques Ellul). N’étant pas obsédé par les thèses complotistes et les comités secrets, je ne pense pas que le réseau tacite que constitue et qui constitue la superstructure du grand capitalisme ait fait preuve d’intention, de calcul, de planification…, mais à voir le tapage suscité par les médias qui lui obéissent ou qu’il manipule complètement (médias dits de gauche), l’adhésion immédiate de ses laquais de pointe (Justin Trudeau…) ou de ses dirigeants (George Soros), il ne saurait manquer de sauter sur l’occasion pour semer la confusion, les bouleversements, l’instabilité et, pour tout dire, le chaos qui sont nécessaires à son expansion continue (la thèse de Marx sur cet aspect est toujours valable) C’est-à-dire qu’après avoir désamorcé par le sociétal la lutte des classes qui ne lui apportait rien, au contraire, puis avoir joué pendant quelques quarante ans la carte des bouleversements sociétaux, (l’association du libéral et du libertaire), soit le bouleversement des mœurs, carte qui n’a plus guère à donner (sauf la généralisation de l’euthanasie qui deviendra peu à peu fortement conseillée), il ne saurait manquer de voir l’intérêt, notamment par les possibilités de manœuvre qu’il offrirait, du chaos intense et persistant que provoquerait une lutte des races. Pour jouer cette nouvelle carte, il pourra, comme pour la précédente, compter sur le vacarme des médias entraînant ainsi le soutien de ses alliés objectifs, les  gauchistes stupides.  Quant à l’élite (gouvernementale et en tout genre), elle s’est déjà précipitée pour témoigner de sa traditionnelle servilité et pour manifester sa légendaire lâcheté.                                                                                                                       Il faut avoir la cervelle réduite d’un gauchiste dûment embrigadé pour croire à la fois  à la toute-puissance du grand capitalisme mondialisé et à son incapacité de réduire au silence, ou du moins à des murmures médiatiquement inaudibles,  un mouvement qui ne lui conviendrait pas.   Pour ma part, blanc, mâle, hétérosexuel, âgé (que de tares !), je déplorais de faire partie d’une cible (d’insultes médiatiques seulement pour l’instant) somme toute assez réduite. Je ne peux que me réjouir de me sentir moins seul en voyant vilipendée (euphémisme) à mes côtés l’ensemble de la blanche espèce, incluant les femmes (même les si douces féministes de choc), les jeunes, incluant même (la blanchitude constituant le vice rédhibitoire qui l’emportera en honte sur tout détail valorisant), les bobos serviles, les contestataires et braillards habituels, les humanitaires-bourgeois en peau de lapin, les homosexuels et jusqu’aux transgenres, Je me sens moins seul.

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D’abord, ci-dessous, près de trois cent citations que j’ai estimé pertinentes et  notables (qu’on retrouvera dispersées à leur place dans les différentes rubriques). A mon âge, avancé, celles-ci me parlent, certaines assez rudement, d’autres m’amusent, toutes m’instruisent ; les plus récentes, moins de trois mois, sont précédées de ***, et placées au début de la liste et, elles, sont classées par ordre d’enregistrement et non par auteur.

Mais, auparavant, un avis aux Gogos-Bobos béats, quitte à nous priver de  leurs visites ; ce blog n’est pas porté à endosser la doxa, les médias suffisent à cet indécent vacarme – « Je n’ai pas envie d’avoir pour lecteurs des gens dont je ne voudrais pas pour amis. » (Jacques Chardonne)

Pour commencer et pour relativiser ce recueil de citations : « La faculté de citer est un substitut commode à l’intelligence. » (Somerset Maugham) – « Il est indigne d’un homme d’âge mûr d’aller butiner des sentences, de s’appuyer sur une poignée de citations rebattues … Il est temps qu’il prenne appui sur lui-même. Qu’il invente au lieu de réciter ! …’Zénon a dit cela’, ‘çà, c’est de Cléanthe’’ – ‘Et toi, qu’est-ce que tu dis ?’ » (Sénèque) – Pour répondre à Sénèque et me justifier vis-à-vis de lui, l’auteur du blog s’exprime lui-même souvent (trop ?) en début de rubrique et en commentaires à la suite du nom de l’auteur de la citation.

*** « Cet avilissement des esprits devenus incapables d’apercevoir ce qui les gêne, de constater un fait, même évident, s’il contrarie leurs systèmes ou dérange leurs attitudes. » (Emmanuel Berl)

*** « Avec, d’un côté, nos caricatures brandies à bout de bras et de l’autre notre main tendue à tous les damnés de la terre, nous semblons, à leurs yeux, nous tirer sur le pied tout en tendant la joue gauche. Ils sont fous, ces Français… » (Jean-Noël Poirier – résumant le point de vue des Asiatiques sur notre profonde stupidité)

***  « Dans la bouche de nombre de politiques, la République est, depuis des années, le moyen commode de ne plus prononcer le mot France … C’est parce que la classe politique a voulu se débarrasser de la France qu’elle a fait de la République un tigre de papier.. » (Eric Zemmour) – «  Observons que ce mantra obsessionnel est le fruit du vide de tout le reste. Il ne nous reste que la République. Aucun autre identifiant politique ne fonctionne plus, Mais à mesure que tout un chacun se définit comme républicain, moins on sait ce que cela veut dire. » (Marcel Gauchet)

 *** « Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. » (Alexis de Tocqueville – De la démocratie en Amérique)

*** « Comment en sommes-nous arrivés là, c’est-à-dire à la prédominance  du racial sur le social, de l’ethnique sur le politique, du minoritaire sur la norme, de la mémoire  (des mémoires !) sur l’histoire ? » (Pascal Bruckner)  –  «Le mâle blanc hétérosexuel est l’aimant qui attire à lui toute la limaille des idéologies … Il est au carrefour, à l’intersection de toutes les luttes, celles des féministes naturellement, des ‘diversités ethniques’, des minorités sexuelles, des mouvements LGBT,  mais non moins des écologistes des végans, des animalistes …. Parler la langue des identités, s’orienter selon les catégories du ‘genre’, de la ‘race’, de la ‘sexualité’, réclamer la visibilité en tant que ‘femme’, ‘Noir’, ‘gay’, ‘lesbienne’, ‘trans’, que sais-je encore, représente une rupture civilisationnelle pour la France, dans un pays qui fut longtemps fier de son universalisme»  (Bérénice Levet)

*** « Comment se fait-il qu’en 1969 la grippe de Hong-Kong (plus d’un million de morts dans le monde et plus de trente mille en France) soit passée inaperçue – juste quelques entrefilets dans la presse – alors qu’elle saturait les hôpitaux et remplissait les morgues ? Peut-être avait-on alors des idéaux (religieux, politiques, esthétiques…) et que le reste paraissait secondaire ? Peut-être sommes-nous devenus vieux et lâches, incapables de regarder la mort en face ? » (Roland Jaccard)

*** « Aujourd’hui, le racisme, soit la catégorisation des humains selon la couleur de leur peau et  leurs origines sociales et/ou ethniques, nous est imposé par ceux-là mêmes qui se vantent de le combattre. » (Maurice G.  Dantec)

*** « J’en ai ras le bol des rassemblements, des fleurs, des couronnes, des bougies et des nounours. Je ne critique aucun de ceux qui défileront et lorsque l’on se sent impuissant, déposer une bougie, témoigner de sa solidarité, c’est déjà ça. C’est juste que personnellement j’ai dépassé ce stade. » (Céline Pina) – Il faut une femme pour nous proposer un peu de virilité.

*** « Les journalistes avaient compris que le questionnement n’était pas seulement la méthode de travail du reporter, enquêtant le calepin à la main … mais bien une façon d’exercer le pouvoir. Le journaliste n’est pas celui qui pose des questions, mais celui qui détient le droit sacré de les poser, et de les poser à n’importe qui, sur n’importe quel sujet … Mais n’avons-nous pas tous ce droit ? … Le pouvoir du journaliste ne se fonde pas sur le droit de poser une question, mais sur le droit d’exiger une réponse … Après un discours de deux heures d’un homme politique, c’est le journaliste qui décidera laquelle, parmi les  milliers de  phrases prononcées, paraîtra dans les journaux ou sera citée à la radio. » (Milan Kundera) – « Que reste-t-il du journalisme … quand il ne fait plus que compter le nombre de tweets et en commenter le contenu ? … La plupart du temps, on expédie le sujet pour en arriver à ce qui intéresse la presse people … Les interviews  dérivent sur Poutine, sur la France, sur l’alcool, sur n’importe quoi.  Ils sont à l’affût. Ils attendent le dérapage, ils le provoquent s’il ne vient pas. » (Gérard Depardieu)

*** « Aller à la rencontre de qui, si on est tous les mêmes ? Si on est tous les mêmes, il n’y a plus d’autre … Il devient de plus en plus compromettant d’être soi-même, de ne pas être comme tout le monde.  » (Gérard Depardieu)

*** « On passe sa vie à lutter contre ses défauts au lieu de développer ses qualités. » (Marguerite Yourcenar)  

*** « Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle hait ceux qui la disent. » (George Orwell) – Notre société actuelle. 

*** « Cette clémence dont on a fait une vertu se pratique tantôt par vanité, quelquefois par paresse, souvent par crainte, et presque toujours pour les trois ensemble. » (La Rochefoucauld)

*** « Il se pourrait bien qu’il faille dire que ‘les voyages forment la seniorité. » (Louis Chauvel) – A voir les hordes de retraités se bousculant pour voyager, du moins avant la Covid !

*** « Le rêve de la pluralité, c’est que les différences s’échangent comme des qualités positives. Or, ce qui triomphe toujours dans l’échange des différences, dans le dialogue, c’est l’échange et l’addition des qualités négatives. La fusion tourne toujours à la confusion et le contact à la contamination … C’est une des formes du principe du  Mal qu’il procède toujours plus vite que le bien. » (Jean Baudrillard)

*** « La Révolution  a été une vaste machine surveillante, depuis les comités de recherches jusqu’aux innombrables comités de surveillance de 1793. De la surveillance on passe à la dénonciation. Et de la dénonciation à la délation. la frontière est mince. Plus besoin de preuves, l’intention suffit pour vous condamner à mort. »  (Emmanuel de Waresquiel) –  – Aujourd’hui nous sommes revenus à ce paradis, sauf que la peine de mort est seulement  de mort sociale.

*** « Une fois qu’on admet le principe qu’il est du devoir du gouvernement de protéger les individus contre leur propre stupidité, l’on ne peut plus avancer d’objections contre de nouveaux empiètements. » (Ludwig von Mises – cité par Zygmunt Bauman) – De la prohibition de l’alcool et de la nicotine à l’obligation du port du masque, puis à la chasse aux fake news on va  allégrement et au pire à la censure des opinions qui déplaisent au gang progressiste. 

*** « Chaque homme est une humanité, une histoire universelle et pourtant cet être, en qui tenait une généralité infinie, c’était en même temps un individu spécial, un être unique, irréparable, que rien ne remplacera. Rien de tel avant, rien après. Dieu ne recommencera point … Il en viendra d’autres, sans doute le monde qui ne se lasse pas amènera à la vie d’autres personnes, meilleures peut-être, mais semblables, jamais, jamais. » (Michelet)

*** « Notre époque …  attribue à la lutte contre l’exclusion le rôle central que l’idéologie marxiste conférait à la lutte contre l’exploitation. » (Alain Finkielkraut) – Nos bons gauchistes toujours spontanément au service du grand capital.

*** « Il faut survoler son temps, être au-dessus, passer à travers pour ne pas disparaître avec lui …  Être en retard sur son temps, cela signifie en réalité ‘ne pas se laisser faire’, ‘ne pas se laisser prendre’. » (Eugène Ionesco) 

*** « Les révolutions culturelles sont des destructions de la culture, les révolutions culturelles brûlent les livres, détruisent les monuments … Toutes les révolutions détruisent les bibliothèques d’Alexandrie. » (Eugène Ionesco) – La cancel culture actuelle des fanatiques borné(e) ne fait que reprendre ces monstruosités.

*** « Le véritable exil ce n’est pas d’habiter loin de son pays, c’est d’y vivre et de ne rien retrouver de ce qui le faisait aimer. » (selon Edgar Quinet)  

*** « Chez la femme, l’adorateur vénère la féminité, alors que le misogyne donne toujours la préférence à la femme sur la féminité. N’oubliez pas qu’une femme  ne peut être vraiment heureuse qu’avec un misogyne. L’adorateur ou poète peut apporter à une femme le drame, la passion, les larmes, les soucis, mais jamais aucun plaisir. » (un personnage de (Milan Kundera – Le livre du rire et de l’oubli)

*** « Quand une conversation d’amis … est diffusée publiquement … ce ne peut vouloir dire qu’une  chose : que le monde est changé en camp de concentration, qu’il s’agit d’un monde où l’on vit perpétuellement les uns sur les autres, jour et nuit. Le camp de concentration, c’est l’entière liquidation de la vie privée. » (Milan Kundera)  – Et c’est bien ce que veulent, de nos jours, tous les inquisiteurs, les furieux et furieuses de la transparence, de la délation organisée.

*** « Les Etats sont tentés de faire de la peur, de son orchestration, de sa gestion, une politique. » (Paul Virilio – L’administration de la peur) –– « La société du risque est une société de la catastrophe. L’état d’exception menace d’y devenir un état normal. » (Ulrich Beck) – « L’expertise médicale risque de se transformer en censure morale ou en guide normatif des existences … A l’échelle individuelle autant que collective, cet état d’exception et de catastrophe potentielle conduit à un nouveau mode de gouvernance des conduites : un management par la peur justifié au nom du risque … A partir de là, les ‘experts’ se trouvent davantage invités à participer à la définition des risques, à revoir leurs périmètres, à prévoir leur développement et à gérer leurs conséquences éventuelles …  Cette ‘peur de la peur’ qui alimente l’angoisse des sociétés modernes et donne aux gouvernements actuels la légitimité qu’ils peinent à trouver dans les principe politiques et les institutions est indissociable de la désacralisation du monde et de l’effondrement des figures  tutélaires de l’autorité … Dans la société du risque et d e la catastrophe, les craintes sont multiples, polymorphes , elles nourrissent les entreprises sécuritaires et, en retour, ces dernières les cultivent.» (Roland Gori)

« S’il peut y avoir la moindre chance d’atteindre l’oreille de l’autre, ce n’est qu’en donnant le plus de tranchant possible à son propos. Voilà pourquoi le trait est ici accentué. Les temps heureux où l’on pourrait s’en dispenser, où l’on pourrait éviter l’outrance et faire dans la sobriété, ne sont pas encore venus. » (Günther Anders)

« Heureux le touriste qui a tout vu avant l’arrivée des touristes. » (Bernard Arcand) – « Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ! » (Baudelaire – Le voyage) – « Voyageurs ? Plutôt voyeurs. » (Bernard Charbonneau) –  « Il ne suffit plus d’être en vacances ; il faut ‘partir en vacances’, ‘faire le Japon ou le Costa Rica’ pour être moderne. C’est une injonction ! Le tourisme est un  ‘parasite mondophage’, et le touriste un être paradoxal, qui  déclare son amour à cette planète qu’il visite dans ses moindres recoins et, ce faisant, qu’il contribue à épuiser impitoyablement. Le touriste un insatisfait perpétuel qui surfe, zappe, naviguant au gré de ses envies géographiques. » (Rodolphe Christin – Manuel de l’anti-tourisme) – « Les voyages, ça sert surtout à embêter les autres, une fois qu’on est revenu. » (Sacha Guitry) –  « Ces Leica, ces Zeiss ; les gens n’ont-ils plus d’yeux ? » (Paul Morand) – « Les pays ne sont même plus des pays mais des destinations. » (Philippe Muray) – « Les imbéciles se sentent partout chez eux, c’est pourquoi ils aiment tant voyager. » (Charles Régismanset) –  « Tout en prétendant voyager pour se faire plaisir, le touriste moderne tente désespérément d’affirmer son statut social dans un monde où les modes de consommation sont le seul vecteur de reconnaissance. Radiographie du mensonge touristique. (Olivier Rey) – « La fuite en avant des nantis dont la démence ambulatoire et touristique n’est jamais que le symptôme clinique d’une perte de repères, d’une désorientation soudaine. » (Paul Virilio) – « Qui bête va à Rome, tel en retourne. » (proverbe) – L’auteur de ce recueil se flatte de n’avoir jamais participé au ravage de la planète et au saccage de civilisations estimables au sein de hordes d’avides retraités, dont il aurait eu honte de faire partie, alors qu’il y  a tant à faire dans son quartier, parmi ses proches familialement ou en proximité.

« L’autorité a été abolie par les adultes et cela ne peut signifier qu’une chose : que les adultes refusent d’assumer la responsabilité du monde dans lequel ils ont placé les enfants … C’est comme si chaque jour les parents disaient : ‘Vous devez faire de votre mieux pour vous en sortir.’ » (Hannah Arendt)

« Les deux sexes ne sont plus séparés que par un bloc opératoire. » (Claude Arnaud)

« Les hommes aiment tellement la vérité que, lorsqu’il leur arrive d’aimer quelque chose d’autre, ils veulent que cette autre chose soit la vérité ; et comme ils ne veulent pas qu’on les convainque d’erreur, ils refusent d’être éclairés ; aussi finissent-ils par haïr la vérité, au nom précisément de ce qu’ils se sont mis à aimer à sa place. » (saint Augustin)

« Je n’aimais pas encore, et j’aimais à aimer. » (saint Augustin) –  « Il est parfois difficile de distinguer l’adoration de l’être aimé de l’adoration de soi. » (Zygmunt Bauman) – « Certains aiment surtout leur amour, c’est-à-dire leur propre sentiment, ils aiment leur amour plus que l’objet de leur amour. Ils aiment aimer en quelque sorte. Ils s’exaltent … L’autre a peu d’importance dans cette affaire, il n’est qu’un point de fixation, une sorte de paratonnerre attirant le coup de foudre. » (Olivier Bardolle) – « Par les lettres, par la présence, nous avons épuisé tout le pur de la joie à laquelle notre amour peut prétendre. » (André Gide ) « Les plus belles missives produisent le plus souvent les entrevues les plus froides. » (baron d’Hermenches) – « Fénelon recommandait à l’amant d’aimer non point ‘pour aimer’, mais ‘pour l’aimé’ … L’amour qui revient sur soi en refermant le cercle est un morne raté de l’amour … Aussi suspect qu’un amant bavard : celui qui parle trop s’aime lui-même et aime l’amour en croyant aimer son aimée. » (Vladimir Jankélévitch) « Amoureux de son image au point de s’identifier à elle … Narcisse ne vivait plus en tant qu’être conscient, à partir de son soi-même … mais à partir d’une image représentée de lui-même. Par là sa propre vie lui devint un spectacle qu’il contemplait. » (Hermann von Keyserling) « Belle, mais fausse flamme de la sensualité, quand c’est l’esprit qui prend feu. » (Karl Kraus) – « Qu’il soit clair, qu’être amoureux est un fait personnel qui ne regarde pas l’objet aimé. » (Cesare Pavese) –  « Être amoureux est un état ; aimer est un acte. » (Denis de Rougemont) – « L’être aimé, la vitre à travers laquelle chacun adore l’image idéale de lui-même … J’adore en toi l’image idéale de moi-même … Et la déception grandit à mesure que l’expérience substitue dans mon esprit le reflet de mon moi empirique à celui de mon moi transcendantal … L’être aimé n’est pas aimé pour lui-même, mais comme un miroir qui nous renvoie, embellie et sécurisante, notre propre image. » (Gustave Thibon) – Attention jeunes filles. « Amants de plume ne sont pas amants de peau. » (adage)

« Une certaine clandestinité est indispensable à l’homme pour préserver sa part de monde. » (Kostas Axelos) – « Chassez les ombres, et la lumière devient insoutenable. » (Jean Baudrillard)  « Ce qui caractérise l’enfer, c’est qu’on y discerne tout, jusqu’à la moindre chose, avec la dernière netteté. » (Jean Baudrillard) –  « Dans les sociétés de la transparence, l’idée même du conflit n’a plus de place. Il faut le brider, le maîtriser. Il n’est plus acceptable que sous sa forme unidimensionnelle ; celle de l’affrontement, de la lutte du bien contre le mal, de la santé contre la maladie, de la sécurité contre l’insécurité. » (Miguel Benasayag, Angélique del Rey) –  « Dans un système de transparence généralisé, celui qui s’y soustrairait serait accusé d’avoir quelque chose à cacher. » (Renaud Camus)  – « Que deviendra le MOI, lorsque toutes les pensées seront communes comme les désirs, lorsque tous les esprits se verront comme ils sont vus ? » (Emil Cioran) –   « Il y  a des choses qu’on détruit en les montrant. » (Emil Cioran) – « Je viens d’un coin d’Europe où les débordements, le débraillé, la confidence, l’aveu immédiat, non sollicité, impudique est de rigueur, où l’on connaît tout de tous, où la vie en commun se ramène à un confessionnal public, où le secret précisément est inimaginable et où la volubilité confine au délire. » (Emil Cioran) -« Ne cherchez pas à vous immiscer dans les affaires dont vous n’avez pas la charge. » (Confucius) – « Celui qui prétend tout dire et tout montrer avoue en même temps son propre néant. » (Chantal Delsol) – « Sous le masque de la transparence, derrière la volonté de lever les paravents, c’est d’abord la servitude volontaire qui donne le jour à l’illusion d’en finir avec l’illusion. » (Raphaël Enthoven) – « On pourrait croire que les médias, assistés par certains hommes publics, nous ont collectivement transformés en valets de chambre. » (Michaël Foessel) – « La transparence livre les citoyens à une conception de la société qui favorise un pouvoir sans aucune limite. C’est bien l‘idée du régime totalitaire. » (Dominique Lecourt) – « Ce qui est nouveau c’est que chacun (et plus encore chacune) se croie autorisé, et même encouragé, à livrer à ses concitoyens son ‘misérable petit tas de secrets’ » (Elisabeth Lévy) – « Ce n’est pas la transparence qui nous attend mais la surveillance généralisée. » (Elisabeth Lévy) – « la dénudation généralisée est l’avenir radieux de ce nouveau monde-monstre. » (Philippe Muray) – « Le principe qui règne aujourd’hui est une curiosité universelle : chacun montre sa belle âme, raconte ses secrets. Qui a le malheur de ne pas s’y intéresser est un monstre. » (Roger Nimier) – « L’ennui est la conséquence logique de l’intimité considérée comme un marché d’échange ; L’autre n’est plus un inconnu ; ‘Il n’y a plus rien à se dire’. » (Richard Sennett) – « Cet idéal, la transparence, supposant une vertu et une intelligence d’autrui inaccessibles, a pour seul effet l’extension de la surveillance et de la délation. » (Alain-Gérard Slama) – « Quand on pense qu’il y  a des gens qui s’épouvantent de la lutte antiterroriste et de l’état d’urgence parce qu’ils permettent des écoutes téléphoniques et une surveillance numérique, alors que dans le même temps, ils sont en train de tout révéler d’eux-mêmes sur les réseaux sociaux… » (Philippe Val) – « Pour vivre heureux vivons cachés. » (proverbe) –« Le strip-tease psychique qui nourrit le voyeurisme devenu aujourd’hui universel.»   (?)

« Pour montrer la lourdeur de l’espèce humaine, Céline utilisait l’image de la poule à qui il faut donner un bon coup de pied pour la faire décoller, et pas longtemps. » (Olivier Bardolle)

« Des millions d’années pour parvenir à se tenir debout et quelques décennies pour se retrouver à plat ventre, affalé sur le canapé du salon devant la Star Ac » (Olivier Bardolle)

« La délation érigée en vertu civique (les campagnes ‘Balancetonporc’ et ‘Meetoo’) … La lutte au nom du bien se permet tout. Tout est bon contre le cochon … ‘Meetoo’ est symptomatique de la schizophrénie de l’époque, déchirée entre frénésie exhibitionniste et fureur répressive … S’exhiber et punir. » (Eugénie Bastié) – « La délation fait son ‘coming out’ … Mouchard et fier de l’être. » (Gabrielle Cluzel) – « Le grand délathon a commencé. » (?) –  « Un déferlement assez ignoble. » (Catherine Deneuve) – « La délation érigée au rang de vertu. » (Bérénice Levet) – « La délation, devenue compétition nationale. » (Paul Bensussan) – « Devenant un acte social valorisé, la délation appelle la délation. » (Florence Rault) –  « La parole libérée : la dénonciation officialisée. » (?) – « Où règne la dénonciation permanente un devoir civique. » (Françoise Bonardel) – « La dénonciation est non seulement une spécialité française, mais encore un des plus bas instincts humains et il importe de le flatter. » (Richard Millet) – «  Une idéologie de la dénonciation. Au nom du bien égalitaire, elle est permise et recommandée. » (Philippe Val) – « L’idéologisation des droits de l’homme … nourrit une condamnation de tous les instants des manquements de la société à l’humanité. Il s’est forgé ainsi une culture de la dénonciation qui est aujourd’hui l’un des idiomes de base de la sphère publique médiatique. » (Marcel Gauchet) – « La version démocratiquement acceptable qui donne à la délation un alibi ‘solidaire’ et maquille l’indiscrétion en ‘vigilance conviviale’. » (Raphaël Enthoven) – « La diffamation vertueuse, douce et diluée, la délation bien-pensante et mimétique donnent son style à la chasse aux sorcières à la française. » (Pierre-Patrick Kaltenbach) – « La croyance trop répandue dans le milieu médiatique et politique que ‘la fin justifie les moyens’. Et que pour dénoncer ‘l’humain, trop humain’, il conviendrait de recourir à la dénonciation, voire à la délation … Nos justiciers à la petite semaine, sous prétexte d’éradiquer la corruption et le mensonge, instaurent un climat de défiance généralisée, d’espionnage perpétuel, bien contraire au but recherché … L’esprit prêtre n’est pas mort. Et l’inquisition ne manque pas de renaître périodiquement de ses cendres. » (Michel Maffesoli)  – « Aujourd’hui, dénoncer n’est plus un tabou. » (journal Le Parisien, c’est même glorieux, avant de devenir un devoir puis une obligation légale !) – Quel dommage que les réseaux sociaux (ces déversoirs du tout à l’ego) n’aient pas existé au temps de la Gestapo et ensuite des épurateurs, on aurait réalisé des économies substantielles de papier à lettres.

« Impitoyable dictature que celle de l’opinion dans les sociétés démocratiques ; n’implorez d’elle ni charité, ni indulgence, ni élasticité quelconque dans l’application de ces lois aux cas multiples et complexes de la vie morale. » (Baudelaire)

« Férocité métaphysique main dans la main avec conformisme politique … ‘Qu’est-ce que c’est que ces intellectuels (français) qui ne jurent que par Sade, Nietzche, Artaud, et qui signent des pétitions démocratiques pour les droits de l’homme ou contre la guerre ?’ Idéologues intellectuellement incorrects, et qui ont un inconscient politiquement correct … Dont toutes les références sont subversives et le comportement parfaitement conforme … En somme, on peut transgresser en majuscules, tout en adhérant en minuscules. » (Jean Baudrillard – citant Francis Fukuyama)

« Il y a une complicité, non pas secrète, mais affichée entre l’Universel et le capitalisme marchand. C’est le capital qui le premier s’est alimenté … de la déstructuration de tout référentiel, de toute fin humaine, qui a brisé toutes les distinctions idéales du vrai et du faux, du bien et du mal pour asseoir une loi radicale des équivalences et des échanges. » (Jean Baudrillard) – « Gigantesque machine à dissoudre les singularités et les identités fortes, à abolir les différences réelles (de naissance, de statut, etc.) pour en produire des superficielles et des artificielles … Pour que les individus consomment des produits standard, il est impératif qu’ils appartiennent à une culture identique, que leur conception du bien et du mal, du nécessaire et du superflu, soit commune. » (tiré de Jean Baudrillard par Ludovic Leonelli)

« Tout étant techniquement disponible dans un monde parfaitement opérationnel, il n’y aura plus besoin de parler … Le monde accompli sera la fin du langage. La quête d’un monde parfait, d’un homme parfait, d’une information totale, d’une efficacité totale, celle qui hante notre monde actuel, est donc parfaitement criminelle… le destin que nous sommes en train de nous fabriquer : un monde parfaitement opérationnel dont nous serons exclus automatiquement en tant qu’êtres humains. Tout en croyant fabriquer un monde à notre image  … Jouer à Dieu avec Dieu ! Avec le monde pour enjeu … Stratégie qui précipite le monde vers sa fin dans l’effort même de l’élucider et d‘en faire un monde idéal. » (Jean Baudrillard)

« Toute lecture trop attentive est un empêchement à une saisie approfondie de son objet, la plupart du temps nous faisons avec les livres ce que Valéry recommande de faire avec Proust ; nous les parcourons … ‘Pour apprécier la qualité et le cru d’un vin, point n’est besoin de boire tout le tonneau’ (Oscar Wilde – ‘La critique est un art’). » (Pierre Bayard) – A titre de justification personnelle.

 « Notre modernité triomphante a bien accompli la déconstruction libératrice qu’elle s’était donnée pour but : plus de tradition, plus de transmission, plus de médiation. » (François-Xavier Bellamy)

 « Et dés lors, unifiée en une immense armée, en une immense usine, ne connaissant plus que des héroïsmes, des disciplines, des inventions, flétrissant toute activité libre et désintéressée, revenue de placer le bien au-delà du monde réel et n’ayant plus pour Dieu qu’elle-même et ses vouloirs, l’humanité atteindra à de grandes choses, je veux dire à une mainmise vraiment grandiose sur la matière qui l’environne, à une conscience vraiment joyeuse de sa puissance et de sa grandeur. Et l’histoire sourira de penser que Socrate et Jésus-Christ sont morts pour cette espèce. » (Julien Benda – La trahison des clercs, fin)

 « La tentation du centre est le recours des Français qui ne comprennent rien et qui ont peur de tout. » (Cyril Bennasar)

« ‘Il est évident que l’accumulation du capital (ou croissance) ne pourrait se poursuivre très longtemps si elle devait s’accommoder en permanence de l’austérité religieuse, du culte des valeurs familiales, de l’indifférence à la mode ou de l’idéal patriotique’. Le système capitaliste a très vite compris qu’il avait tout intérêt à encourager (et à satisfaire) l’explosion des désirs subjectifs et la revendication générale d’émancipation. Inversement, ceux qui en mai 68 voulaient ‘jouir sans entraves’ ont très vite compris, eux aussi, qu’ils avaient tout intérêt à rallier le système capitaliste qui, plus qu’aucun autre, leur permet de satisfaire leurs envies. Déjà ravi d’avoir mis les ménagères au travail … le système marchand a vu dans la libération des mœurs une nouvelle source de profit. » (Alain de Benoist – citant Jean-Claude Michéa) – La complicité objective entre le capitalisme, par les média notamment, et le libertarisme gauchiste n’est plus, espérons-le, à démontrer.

« A un certain stade de veulerie, la tentation de l’exil s’offre comme un salut. » (Georges Bensoussan) 

 « Que ce monde a besoin de tendresse ! Le jour va venir où il donnera volontiers toute sa puissance et tout son or pour un peu de clairvoyance et de douce pitié ! » (Georges Bernanos) 

« La part en chacun de nous qui est digne d’être sauvée – Ma vie est déjà pleine de morts. Mais le plus mort des morts est le petit garçon que je fus – Une fois sorti de l’enfance, il faut très longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au bout de la nuit on retrouve une nouvelle aurore – Si l’enfance existe encore en vous, gardez-la. Il est peu croyable qu’il vous en reste assez pour vous aider à vivre, mais ça vous servira sûrement pour mourir – N’était ce doux scandale de l’enfance, l’avarice et la ruse eussent, en un siècle ou deux, tari la terre –Restez fidèle à l’enfance ! Ne devenez jamais une grande personne. » (Georges Bernanos – écrivain de l’enfance)

« La chrétienté a fait l’Europe. La chrétienté est morte. L’Europe va crever quoi de plus naturel. » (Georges Bernanos – Les grands cimetières sous la lune)

 « L’optimisme est l’alibi sournois des égoïstes, soucieux de dissimuler leur chronique satisfaction d’eux-mêmes. Ils sont optimistes pour se dispenser d’avoir pitié des hommes. » (Georges Bernanos)

 « On ne comprend rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas qu’elle est d’abord une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure. » (Georges Bernanos)

« ‘La contre-civilisation moderne’ s’apprêtait ‘à risquer l’homme’ pour s’accomplir … ‘Ou l’expérience échouera, ou elle avilira l’homme pour qu’elle puisse se poursuivre coûte que coûte’. » (Georges Bernanos – La France contre les robots ?) – Depuis un peu plus d’un demi-siècle l’avilissement de l’homme a été réussi, maintenant il s’agit de détruire les conditions de la vie. Cela ne demandera pas plus de temps.

« Chacun de nous a des déceptions à sa mesure … Après tout, c’est nous qui nous décevons nous-mêmes, même s’il nous plaît mieux d’incarner nos déceptions, de les nommer du nom du premier venu … comme les superstitieux rendent responsables de leur malheur une échelle ou une salière. » (Georges Bernanos) – Et ces déceptions sur nous-mêmes sont les plus douloureuses.

« La question n’est plus de savoir si une chose est intrinsèquement condamnable au regard de principes moraux supérieurs … mais de mesurer sa conformité à ‘ce qui se fait’, à ‘ce qui ne se fait pas’, à ‘ce qui se dit’, à ‘ce qui ne se dit pas’ … Adaptation et exigence morale ne font pas bon ménage. » (Harold Bernat)

« Je viens je ne sais d’où –  Je suis-je ne sais qui –  Je meurs je ne sais quand –  Je vais-je ne sais où –  Je m’étonne d’être aussi joyeux. »  (épitaphe de Martinus von Biberach, XV° siècle)

« Rebelle : Celui qui propose un désordre nouveau et n’a pas réussi à l’établir. » (Ambrose Bierce – Le dictionnaire du diable)

« Dans leurs relations avec les femmes, ils n’ont guère leur mot à dire ; admettant l’injustice de l’ordre ancien dont ils étaient responsables, ils sont bien incapables de modifier la direction de l’énorme machine de guerre que les femmes ont mise en marche et ils attendent patiemment qu’on leur dise ce qu’il faut faire, essayant de s’adapter, mais prêts à tout moment à s’éloigner et à reprendre leur mise… La situation n’est pas nette. » (Allan Bloom – sur les hommes)

« Je ne suis qu’un très humble et très ingénu vociférateur. » (Léon Bloy)

« Il y a toujours dans un livre, même mauvais, une phrase qui bondit au visage du lecteur comme si elle n’attendait que lui. » (Christian Bobin)

« J’ai commis le pire des péchés : je n’ai pas été heureux. » (Jorge Luis Borges)

 « Où tout le monde peut faire ce qu’il veut, nul ne fait ce qu’il veut ; où il n’y a point de maître, tout le monde est maître ; où tout le monde est maître, tout le monde est esclave. » (Bossuet – cité par Eric Zemmour)

« Je ne sais qui a la nostalgie des ‘sixties’ ; certainement pas ceux qui les ont connues. » (Jean-Paul Brighelli)

 « Il n’y a pour l’homme qu’un vrai malheur, qui est de se trouver en faute, et d’avoir quelque chose à se reprocher. » (La Bruyère) – Heureusement : « Nos pires fautes nous restent inconnues et peut-être par une disposition providentielle : nous ne saurions en supporter la vue. » (Alain Besançon)

« Pour beaucoup de nos contemporains,’ être libre’ c’est l’être à la manière dont un taxi est libre. Cela signifie qu’il est vide, qu’il va nulle part en particulier, qu’il peut être emprunté et hélé par quiconque… » (Rémi Brague)

 « ‘Commencer par soi, mais non finir par soi ; se prendre pour point de départ, mais non pour but ; se connaître, mais non se préoccuper de soi’  … ‘Pourquoi n’as-tu pas été toi-même ?’ … Le trésor de l’accomplissement de l’existence,  le lieu où se trouve ce trésor est le lieu où l’on se trouve … C’est dans le milieu que je ressens comme mon milieu naturel, dans la situation qui m’est échue en partage, dans ce qui jour après jour m’arrive, dans ce qui jour après jour me réclame, c’est là que réside ma tâche essentielle, là est l’accomplissement de l’existence qui s’offre à ma portée. » (Martin Buber – reprenant la doctrine hassidique)

« Toutes les politiques écologiques sont parfaitement vaines, représentent des milliards jetés par les fenêtres et des efforts surhumains gâchés pour rien, tant que la croissance démographique planétaire n’est pas enrayée et renversée, et qu’elle annihile systématiquement leurs efforts et leurs effets. » (Renaud Camus)

« La question qui se pose n’est pas : ‘Ceci est-il vrai ou ne l’est-il pas ?’, mais bien : ‘Peut-on le dire ou ne le peut-on pas ?’ Et le plus souvent on ne le peut pas. La masse de ce qui ne peut pas être dit s‘accroît de jour en jour. » (Renaud Camus)  

« L’acharnement judiciariste comme compensation rageuse au désastre des existences particulières, la négation de la différence sexuelle, la chasse aux délits d’opinion, l’inversion de toutes les anciennes valeurs… » (Bruno de Cessole – commentant Philippe Muray.) – Quels désastres personnels cachent les aboyeurs de la meute pour être aussi excités et haineux ?

«  La blessure la plus proche du soleil. » (René Char – sur la lucidité)

« Il y a des temps où il faut être économe de son mépris étant donné le grand nombre de nécessiteux. » (Chateaubriand)

« La recristallisation en masse des inégalités, la mobilité descendante, l’écrasement du pouvoir d’achat des salaires relativement au prix des biens immobiliers (accroissement de l’écart revenu / patrimoine), la paupérisation de cohortes entières de jeunes surdiplômés et la globalisation porteuse d’une montée aux extrêmes de la concurrence forment ensemble une spirale de déclassement aux effets potentiellement dévastateurs … Le processus collectif de déni de la réalité sociale (imposé dictatorialement par les élites politico-médiatiques dominantes) retire aux individus la possibilité de comprendre que leur échec n’est pas le signe d’une insuffisance personnelle mais résulte d’un dysfonctionnement collectif … L’échec est ainsi vécu le plus souvent sur un mode personnel, alors qu’il s’agit avant tout d’une spirale du déclassement systémique d’une société à la dérive. »  (Louis Chauvel – La spirale du déclassement) – Cette stratégie de déni de la part des dominants aboutissant ainsi à diminuer les intéressés, à les culpabiliser, et à déminer toute velléité de rébellion. D’où, à titre de compensation la « psychologisation du mal-être social … La pratique du ‘projet individualisé’ qui remet entre les mains des individus la responsabilité de construire le monde dans lequel ils vivent. »  (François Sicot)

 « Le suprême bonheur ici-bas ? C’est d’écouter la chanson d’une petite fille qui s’éloigne après vous avoir demandé son chemin. » (un Chinois)

« Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. » (Winston Churchill) 

 « S’il tient à préserver une quelconque dignité spirituelle, l’homme doit négliger son statut de contemporain. »  (Emil Cioran)

 « Je fais peu de cas de quiconque se passe du Péché originel. J’y ai recours, quant à moi, dans toutes les circonstances, et, sans lui, je ne vois pas comment j’éviterais une consternation ininterrompue. » (Emil Cioran) 

 « Collés à l’immédiat, les gens se nourrissent de vulgarité. De quoi peut-on parler avec eux sinon des hommes, des faits-divers, des objets et des soucis ; jamais des idées … La noblesse de l’abstraction leur est inconnue … La vulgarité : l’absence d’abstraction. » (Emil Cioran) – L’auteur n’a guère pu connaître la vulgarité, bien pire, elle immonde, de certains animateurs télé et d’une certaine presse dite satirique.

« Le préjugé est une vérité organique, fausse en soi, mais accumulée par générations et transmises : on ne saurait s’en défaire impunément. Le peuple qui y renonce sans scrupules, se renie successivement jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien à renier. La durée et la consistance d’une collectivité coïncident avec la durée et la consistance de ses préjugés. » (Emil Cioran) – « Ils avaient appris à douter de toutes les croyances avant de croire eux-mêmes à quoi que ce fût …  L’esprit qui, à l’origine, est sans préjugés est un esprit vide. » (Allan Bloom – sur des étudiants)

« Ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air de souffrir de leur déclin Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de voir sombrer la langue française. » (Emil Cioran)

« Le savoir, ayant irrité et stimulé notre appétit de puissance nous conduira inexorablement à notre perte. La ‘Genèse’ a mieux perçu notre condition que n’ont fait nos rêves et nos systèmes. » (Emil Cioran)

« Que deviendra le MOI, lorsque toutes les pensées seront communes comme les désirs, lorsque tous les esprits se verront comme ils sont vus ? » (Emil Cioran –sur le diktat de la transparence)

 « Le fait de naître est plus inexplicable que celui de disparaître. Celui-ci est de l’ordre de la nécessité. Mais  celui-là, ‘naître’, de quel impératif vient-il ? Ce qui vit doit mourir. Ce qui n’existe pas encore, d’où peut-il venir ? On peut écrire des Mémoires d’outre-tombe, mais garde-t-on des souvenirs d’outre-berceau ? … On peut comprendre qu’un organisme meure. Mais peut-on comprendre pourquoi un être vient au monde ? … ‘Un enfant nous est né’. L’origine garde son énigme. » (Jean Clair)

 « L’homme connaît le monde non point par ce qu’il y dérobe mais par ce qu’il y ajoute :  lui-même. » (Paul Claudel)

 « Dans un monde qui ne connaîtrait plus ni Dieu ni diable, il ne resterait plus à la pauvre humanité qu’à se débrouiller avec le péché en nous organisé. » (Paul Claudel)

« Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur. » (Jean Cocteau) – Quel bon conseiller en communication gouvernementale il eût fait.

 « La France va mieux, oui, non pas mieux que l’année dernière, mais mieux que l’année prochaine ! » (Coluche)

« La mode (médiatique) du ricanement. » (Christian Combaz)

« Les médias sociaux ont redonné vie à la foule lyncheuse. » (Mathieu Bock-Côté)

« A la suite de Michel Foucault, la sociologie progressiste résumera : tout est un construit social, car le monde humain ne serait constitué que d’une série de conventions arbitraires traduisant symboliquement des mécanismes de pouvoir … Tout est construit, tout peut être déconstruit et reconstruit à souhait (les institutions, l’école, la famille, tous les rapports sociaux…)  Parce que le monde sociohistorique est conventionnel, il est donc tout artificiel … La domination est partout, on fera la révolution partout et tout le temps … La furie de la déconstruction est une furie nihiliste … fantasme de toute puissance démiurgique pour remettre le monde à zéro … La fureur nihiliste qui anime la passion de la déconstruction est tendue vers une quête religieuse de l’homme originel, de l’homme d’avant la  chute.» (Mathieu Bock-Côté) – La réforme, maître mot, mais bien au-delà, la destruction permanente, la table continuellement arasée.

« Idiot cherche village. » (Pierre Dac – petite annonce)

 « Nos mobilisations spontanées, très émotionnelles, cachent de plus en plus mal notre impuissance collective à considérer la menace terroriste à sa juste mesure … Ce que nous glorifions comme des sursauts civiques, admirables par ailleurs, trahit une vulnérabilité psychologique qui n’échappe pas à nos bourreaux. » (Arnaud Danjean) – « Les média ne se contentent pas de constater un état du monde, ils ajoutent au monde un état. Le terrorisme qui n’arrive que pour qu’on en parle. Le terroriste calcule et maximise sa média-dépendance …  Le terrorisme ne peut que prospérer dans notre nouvelle écologie médiatique mondialisée qui doit faire de l’audience, donc produire des chocs. » (Daniel Bougnoux)

 « Les citations sont utiles dans les périodes d’ignorance ou de croyances obscurantistes. » (Guy Debord)

 « La première phase de la domination de l’économie sur la vie sociale avait entraîné dans la définition de toute réalisation humaine une évidente dégradation de ‘l’être en avoir’. La phase présente de l’occupation totale de la vie sociale par les résultats accumulés de l’économie conduit à un glissement généralisé de ‘l’avoir au paraître’, dont tout ‘avoir’ effectif doit tirer son prestige et sa fonction dernière. » (Guy Debord)

 « Tout se passe comme si nous héritions d’une seule page blanche et d’un seul crayon, de surcroît indélébile … Pouvoir, avant de mourir, regarder sa propre vie comme une œuvre … la désigner comme un ensemble plutôt que comme un tas. » (Chantal Delsol)

 « Le principe de précaution est grandement loué quand il concerne les OGM ou l’usage profitable de la nature, il est vilipendé lorsqu’il s’agit des mœurs. » (Chantal Delsol)

« Une démocratie n’est pas nécessairement libérale. Quelque chose qui n’est pas libéral peut encore être démocratique. Les sociétés basées sur le principe étatique de la démocratie libérale ne seront vraisemblablement pas capables, dans les prochaines décennies, de préserver leur compétitivité mondiale … L’Etat que nous bâtissons en Hongrie est un Etat ‘illibéral’, un Etat non libéral. Cet Etat ne nie pas les valeurs de base du libéralisme, telles que la liberté et d’autres que je pourrais citer… mais il ne met pas cette idéologie au centre de l’organisation de l’Etat et relève d’une approche nationale spécifique qui s’écarte de cette idéologie. » (Viktor Orbàn) –« Il n’en fallait pas plus pour que le premier ministre hongrois soit accusé de dérive autoritaire. » (Alexandre Devecchio)

« Les grands aînés, les rebellocrates de Mai 68 décidés à ne laisser pour seul héritage qu’un monceau de non-sens métaphysiques, d’errances morales et de dettes économiques ou environnementales. » (Alexandre Devecchio) – « La génération de Mai 68 prétendait nous émanciper du poids des traditions, du savoir, de l’autorité à l’école mais s’est d’abord émancipée de ses propres responsabilités. » (?)

« Nos démocraties contemporaines sont des simulacres. On choisit des candidats puis celui qui occupe la fonction suprême mais à la condition que ces candidats soient validés et préfiltrés par le système lequel est le système financier et le lieu de pouvoir de ces 1% de la population qui possède plus de 99% de la richesse mondiale (8 personnes au monde possèdent même en patrimoine ce que possède la moitié de la population planétaire la plus pauvre) … cela permet de comprendre que nos démocraties sont aujourd’hui des simulacres. » (Régis Desmarais, sur le blog de Médiapart !) Récemment, chez nous, s’il est indispensable parfois d’inventer d’urgence des candidats bénis par le système (E. Macron), il peut être aussi nécessaire d’en virer d’autres non validés et cependant désignés par le peuple incompétent (F. Fillon)

« Ce n’est pas une époque où l’on argumente. Quand vous n’allez pas dans le sens du consensus culturel, on fait silence, ou on vous fait un procès d’intention : on ne discute pas le texte, on discute la personne et toutes les intentions qu’on lui prête à loisir. » (Jean-Philippe Domecq)

« L’enfer c’est la souffrance de ne plus pouvoir aimer. Une fois, dans l’infini de l’espace et du temps, un être spirituel, par son apparition sur la terre, a eu la possibilité de dire : ‘Je suis et j’aime’. Une fois seulement lui a été accordé un moment d’amour actif et vivant ; à cette fin lui a été donnée la vie terrestre, bornée dans le temps; or, cet être heureux a repoussé ce don inestimable, ne l’a ni apprécié, ni aimé, l’a considéré ironiquement, y est resté insensible… » (Dostoïevski – Les frères Karamazov, Entretiens du starets Zosime) – « Un jour nous sommes conduits à aimer morts ceux auxquels, vivants, notre affection ainsi libérée aurait pu causer une immense joie. Mais nous ne les connaissions pas, ni nous-même, ni personne. » (Robert Poulet) -« Apprenons à manifester notre amitié à un homme de son vivant, plutôt qu’après sa mort. »(Francis Scott Fitzegald – Gatsby, le magnifique) – Que l’on sache que vieux, notre joie sera dans le souvenir des actes d’amour, ou de simple affection, que nous aurons pu faire, des preuves que nous en aurons pu en donner, ici et là ; que notre peine viendra du rappel des souffrances que nous aurons pu infliger, ici et là. Heureux celui qui, sur le tard, peut s’avouer que s’il lui était offert de recommencer sa vie, il n’y changerait pas grand-chose.

« L’effondrement symbolique actuel, combiné à la course à l’innovation technologique ne peut déboucher que sur un projet : celui d’une re-création (de la nature et de l’homme) … C’est un projet insensé, fondé sur une folie rationnelle, qui prête à la technologie le pouvoir de tout résoudre, à commencer par les dérèglements considérables infligés à l’économie du vivant par … la technologie. » (Dany-Robert Dufour)

« Le nouveau capitalisme a très vite repéré le parti qu’il pouvait tirer de la contestation … endossant un ‘parfum libertaire’ fondé sur la proclamation de l’autonomie de chacun et sur ‘l’extension indéfinie de la tolérance dans tous les domaines’. C’est pourquoi il porte avec lui la désinstitutionnalisation, soit l’exigence de moins de tout ce qui pourrait entraver la circulation de la marchandise … En vertu de sa logique d’expansion continue, on pourrait dire que le marché a grand intérêt à l’existence d’identités, y compris d’identités sexuelles, extrêmement flexibles, variables et mouvantes … Son rêve est de pouvoir fournir des kits en tout genre, y compris des panoplies identitaires : des discours, des images, des modèles, des prothèses, des produits … Faire exister des individualités transitoires susceptibles d’acheter ou consommer autant d’identités que possible … Tout l’être entrant dans l’orbe de la marchandise. »  (Dany-Robert Dufour)  

« La nature n’a pas lu les droits de l’homme ; elle continue à nous faire inégaux. » (Will Durant)

« Il rêvait de proclamer : je vous laisse sans regrets, car votre futur représente tout ce que je déteste … Sa conviction que le monde déclinait ressemblait ainsi à une réaction biologique faite pour aider l’homme vieillissant à supporter sa disparition. » (Benoît Duteurtre) – Autant pour moi ?

« Garde-toi de toi-même, tu auras fait bonne garde. » (Maître Eckhart)

« L’homme qui se sent coupable perd en même temps son efficacité et le sens de son combat. » (Jacques Ellul) – Objectif, désarmer les populations blanches par la culpabilisation et les exigences continuelles d’excuse et de repentance.

«  La manière de mourir dépend de la question de savoir si le mourant a le sentiment, et dans quelle mesure, que sa vie a été bien remplie, pleine de sens, ou au contraire vide de contenu et de signification … Il est permis de supposer que la mort sera plus facile pour celui qui a le sentiment d’avoir accompli sa tâche, plus difficile pour celui qui sent qu’il a  perdu sa vie. » (Norbert Elias) – Et même avant, plus difficile sera celle de vieillir. – « C’est de la manière dont on a employé la jeunesse que dépend le sort de l’extrême vieillesse. » (Stendhal) – « Heureux celui qui n’aura pas à se repentir de son fragment de vie ! » (Johann Gottfried Herder) – « Reconnaître que vous vous êtes trompé jusqu’au bout, accueillir l’humiliation extrême d’avoir manqué votre existence de part en part. » (Fabrice Hadjadj)

« Laissez-moi seul juger ce qui m’aide à vivre. » (Paul Eluard – reprenant un notable algérien de jadis s’adressant à un gouverneur français – et employant alors le nous)

 « La lecture est une passion cérémonieuse, un protocole intime, une rencontre ‘laïque’ puisque les livres y détrônent le Livre, mais aussi une manifestation sacrée, c’est-à-dire disjointe de la vie profane, soustraite au flot des informations quotidiennes, irréductible au monde du souci et à son agitation incessante … ‘Quand je lis Homère, je fais société avec le poète’ (Alain). » (Alain Finkielkraut)

« L’engagement de beaucoup d’intellectuels était naguère motivé par la honte d’être bourgeois. Ils expiaient leurs privilèges en se mettant au service des prolétaires. Voici venu le temps de la honte d’être blanc et de la honte d’être homme. Ceux qui se sentent coupables de leur visage pâle cherchent la rédemption dans le soutien inconditionnel aux Indigènes de la République.» (Alain Finkielkraut) – Et dans tout ce qui peut les mépriser, les diminuer. On reconnaît bien là la vieille et honteuse servilité masochiste du gang intellectuel officiel français.

« On a cessé de vivre caché, on se montre, on s’exhibe, on ne laisse rien ignorer de ses menus, de ses manies, de ses humeurs, de ses orientations, de ses coups de mou, de ses anniversaires. Sans fracas ni soubresauts, une révolution anthropologique a eu lieu : le désir d’apparaître pour être quelqu’un a pris le pas sur le sens de la pudeur. Quand ce ne sont pas les individus eux-mêmes qui arrachent le rideau protecteur, des malveillants s’en chargent (via les réseaux sociaux). » (Alain Finkielkraut)

« C’est ainsi que nous nous débattons, comme des barques contre le courant, sans cesse repoussés vers le passé. » (Francis Scott Fitzgerald – Gatsby, le magnifique)

« Avec ‘Balance ton porc’ Twitter est devenu un prétoire dans lequel la ‘libération de la parole ‘ constitue un exutoire et la cause de la femme se réduit à une chasse à l’homme … Une démocratie se doit de combattre l’arbitraire avant l’impunité, parce qu’une culpabilité ne se décrète pas sur les réseaux sociaux, mais se questionne judiciairement … Il ne s’agit pas de dénonciation mais de délation, pas de plaignantes, mais de balances, pas de justice mais de vengeance. En esquivant la sphère judiciaire, les preuves à apporter et le principe contradictoire, on condamne un homme avec une violence telle qu’il n’y a plus guère de réponse possible. Les victimes n’ont pas à décider du sort infligé à leur présumé harceleur en contournant la sphère judiciaire ». (Stanislas François et Marie Dosé) – Pour salir l’existence et briser la carrière d’un homme il suffit de l’accuser, sans aucun début de preuve, de viol (utiliser le terme maximum toujours), d’autant plus que l’on peut compter sur les média qui adorent exciter encore plus la meute. Convenons que c’est bien pratique.

 « La globalisation identifiée au cosmopolitisme libéral … Le féminisme et Wall Street, parfaitement incarnés par la personne d’Hillary Clinton … Le néolibéralisme progressiste représente une alliance des principaux mouvements sociaux (féminisme, antiracisme, multiculturalisme, défense des droits LGBT) et des secteurs de pointe à forte valeur ajoutée des industries de la  finance et des services (Wall Street, Silicon Valley et Hollywood). Cette alliance est effectivement celle des forces progressistes et  des forces du capitalisme cognitif … Les premières ayant contribué … au renforcement des secondes en leur prêtant leur aura (et les secondes ayant remboursé cette aide bienveillante et bienvenue en finançant les lobbies et leurs leaders) … L’assaut mené contre la sécurité de l’emploi fut recouvert d’un vernis pseudo-émancipatoire emprunté à la rhétorique des mouvements sociaux … Tandis que les régions industrielles étaient littéralement ravagées, l’Amérique bruissait de délicieux babils au sujet de la ‘diversité’, de ‘l’autonomisation des femmes’ et de la ‘lutte contre les discriminations’ … Les partisans de l’émancipation pactisèrent avec les partisans de la financiarisation faisant dès lors équipe. » (Nancy Fraser)  – « … Les élites urbaines amasser des richesses et défendre les droits des minorités sexuelles et culturelles … Le monde ouvrier a été détruit par le capitalisme financier et a été dévalué par les élites culturelles progressistes. » (Eva Illouz)

« Il n’y a peut-être aucun phénomène qui contienne autant de sentiment destructeur que ‘l’indignation morale’ qui permet à l’envie ou à la haine de se manifester sous l’apparence de la vertu. La personne ‘indignée’ a pour une fois la satisfaction de mépriser et de traiter une autre personne ‘d’inférieure’ tout en ayant le sentiment de sa propre supériorité et de sa propre rigueur morale. » (Erich Fromm, psychanalyste, et  marxiste) – « On rentre en indignation comme on rentre en religion. » (Gabriel Robin) – « L’Occidental tourmenté fait penser à un héros dostoïevskien qui aurait un compte en banque. » (Emil Cioran) – « Avoir dépassé l’âge de la révolte et se déchaîner encore, c’est se faire à soi-même l’impression d’un Lucifer gâteux. » (Emil Cioran) – « Qui peut souhaiter devenir un vieux déchaîné, un rebelle gâteux, un révolutionnaire cacochyme ? Passé la cinquantaine, comment peut-on encore s’indigner avec crédibilité ? » (Olivier Bardolle)

« Tout ce qui est techniquement faisable sera fait, toujours. » (Dennis Gabor) – Nos descendants ne l’éviteront pas plus que nous, mais ils s’en repentiront.

« Je vous croyais du marbre dont on fait les statues, vous n’êtes que de la faïence dont on fait les bidets. » (Marie-France Garaud – à un président de la république à la jonction des XX° et XXI° siècles)

« On se trouve devant des individus qui voudraient tenir tout seuls, exister par eux-mêmes, ne pas appartenir et qui en sont en réalité à demander l’assurance d’exister à cette entité insaisissable. » (Marcel Gauchet) – La politique, la collectivité…

« L’approfondissement des principes démocratiques qui a pour effet, en rompant les équilibres établis, de rendre la démocratie immaîtrisable au nom même de la démocratie … Eclipse de la souveraineté du peuple au profit de la souveraineté de l’individu … Plus de droits pour chacun, c’est moins de pouvoir pour tous … En un mot, mieux la démocratie règne, moins elle gouverne … A quoi bon se voir intronisé acteur souverain, si c’est pour ignorer sa propre identité, telle que l’histoire l’a modelée, et se retrouver ballotté par un devenir dont on ne comprend pas plus la direction que l’on n’aperçoit de moyens de l’infléchir. L’impuissance collective est difficile à vivre, surtout quand s’y ajoute, de surcroît, la dépossession intime. Le paradoxe d’une liberté sans pouvoir est intenable à terme. » (Marcel Gauchet)

 « Les bons sentiments sont un moyen de ne pas penser et de se dispenser d’agir. Puisque nous compatissons, puisque nous marquons notre reconnaissance, tout va bien, ne nous demandez pas en plus de réfléchir aux raisons de votre dénuement et à la manière de les corriger. A-t-on mieux payé les policiers après Charlie ? Paiera-t-on mieux demain les héros du quotidien dont vous parlez ? Remettra-t-on l’utilité sociale et la qualité du travail au centre des valeurs collectives et de la façon de les traduire concrètement ? J’aimerais bien, c’est même mon rêve le plus cher, mais j’ai des doutes, tellement ce serait une rupture complète avec la logique qui nous mène depuis quarante ans. » (Marcel Gauchet – à propos du dévouement du personnel hospitalier et du sempiternel : Rien ne sera plus comme avant !)

« Vous serez comme des dieux. » (Genèse 3, 5) – Le démon tentant Eve. Nous n’avons que trop essayé de tenir la fallacieuse promesse ; à notre grand dam. Et ce n’est hélas qu’un début.

« La tristesse n’est pas toujours cette grisaille qui rabat nos joies, ce fardeau qui entrave nos élans. Elle est aussi la frange de lumière adoucie qui nous relie à tout ce qui, dans nos vies, s’est enfui … Notre mémoire, notre trait d’union entre ce que nous sommes et ce que nous avons été … Ecoute ta tristesse, elle en sait plus long que toi sur toi-même, elle sait plus sûrement que toi ce dont tu as besoin … Par elle, je suis ici et un peu avec tout ce que j’ai perdu. Je suis aussi là-bas, dans tous les là-bas de ma vie … Elle dessine les contours, même si c’est en creux et dans une encre douloureuse, de la vie désirable … Elle nous apprend le véritable prix des choses … Ta tristesse connaît le chemin de la maison du Père. » (Emmanuel Godo)

« Le discours idéologique de la modernisation : – Dresse un tableau mouvant et chaotique du monde et de la société, qui rend ces derniers incompréhensibles – Il s’affirme dans une logique adaptative de la survie et de l’urgence, s’adapter au plus vite aux évolutions inévitables (technologiques, mobilité, réactivité, flexibilité…)  – Il donne à ces évolutions une portée sociale et culturelle telle qu’elle implique une rupture radicale dans nos façons de vivre, d’agir et de penser, les anciennes sont considérées comme obsolètes – Il appelle à une mobilisation et à une participation générales et incessantes (se motiver, actifs, participatifs, autonomes, responsables, acteurs du changement…)  … Rhétorique molle qui dit tout et son contraire … Désorientation, déstabilisation, confusion et désarroi. » (Jean-Pierre Le Goff)

« Waterloo de la mondialistion … Mais c’est aussi tout le marché du déracinement qui est remis en question. La mondialisation n’est pas seulement la libre circulation des biens et des capitaux, mais aussi celle des dizaines de millions de touristes annuels, élites volantes économiques et migrants. » (Jérôme Blanchet-Gravel – à propos d’une pandémie)

« En général, aucune civilisation n’est détruite du dehors sans être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur, qu’il ne se soit préalablement suicidé. Au V° siècle, l’empire romain allait s’effondrer de lui-même, bien plus que sous le coup des grandes invasions, omnipotent et impuissant, chargé de tout, il succombait sous sa charge. L’empire romain allait tomber pour les raisons économiques qui menacent la société moderne. » (René Grousset) – Prémonitoire. C’est fait, pour la France en particulier, pour l’Europe occidentale en général – Mais, si l’on en croit Georg Simmel « La culture riche et variée, l’impressionnabilité illimitée et la compréhension ouverte à tout, qui sont les caractères distinctifs des époques de décadence. » Ouf ! Nous ne serions pas tout à fait en époque de décadence, en effet, si les critères d’impressionnabilité larmoyante  et d’universelle béate compréhension au n’importe quoi sont satisfaits, on ne peut dire que notre culture soit riche et variée. 

« L’appel fait aux affects seuls, au mépris de la raison logique, signe les visées totalitaristes. »   (Béla Grunberger, Jeanine Chasseguet-Smirgel)

« La compassion a commencé à prendre le pas sur la Justice … Ce sentiment de compassion peut venir prendre la place du politique qu’il envahit et qu’il détruit … l’émotion qui libère le sentiment de compassion se substitue à la justice, à la responsabilité et à la notion même de réalité. Elle vient fonder le droit et la morale à la place de la justice et de la politique … ce qui signifie la ruine de la démocratie … Ce qui frappe dans le compassionnel c’est qu’il peut coexister avec diverses formes de violence … (Béla Grunberger, Jeanine Chasseguet-Smirgel)

« A la fin de notre vie, c’est l’enfant que nous fûmes qui nous jugera et qui nous demandera :’Qu’as-tu fait de mes espérances ?’ » (Fabrice Hadjadj)

« Le message de l’Occident, c’est : ‘combien ?’ » (Jean-Edern Hallier) – Mais l’Orient sait très bien copier.

« Dans sa nouvelle version, la démocratie est devenue fondamentalement le culte de l’universel et l’obsession de l’ouverture à l’autre, avec dévalorisation corrélative de la souveraineté du peuple … On a décidé que les valeurs de la religion des droits de l’homme étaient les seules valeurs démocratiques. Celles-ci étant exclusivement universalistes et placées au-dessus de la souveraineté des citoyens … aucun peuple européen ne peut plus se sentir légitime puisque seule l’humanité est légitime. » (Jean-Louis Harouel)

« La gauche de gouvernement a répudié son vieux projet socialiste, se focalisant sur l’apologie du socialisme, la propagande immigrationniste et les réforme sociétales, du mariage homosexuel à la féminisation de l’orthographe … Il y a eu un simple basculement interne à la gauche du fait du remplacement de l’utopie d’un paradis égalitariste et collectiviste d’inspiration millénariste par l’utopie d’inspiration gnostique d’un paradis mondialiste et cosmopolite, sur la base d’une absolutisation de l’individu qui réunit le libéralisme sociétal, l’immigrationnisme et la religion libre-échangiste. » (Jean-Louis Harouel) – Ce virage avait aussi l’avantage de n’avoir plus à fréquenter ouvriers et bouseux pour se mettre au service de classes sociales plus attrayantes et plus fortunées.

« Même si elle sera plus tard laïcisée par le XVIII° siècle, l’idée de progrès a indiscutablement une origine religieuse et mystique qui remonte à Joachim de Flore et à ses trois âges de l’humanité (voir début de la rubrique Esprit, 280, 1) dont la prophétie est un millénarisme obéissant à une dynamique (il ne s’agit plus du retour à une perfection première, mais d’un progrès linéaire constant) … Elle est le fruit de cette union du millénarisme et de la gnose qui a été célébrée par l’abbé de Flore … Le dogme progressiste est né du mariage de deux hérésies chrétiennes. » (Jean-Louis Harouel)

« Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » (Martin Heidegger – après Leibniz et d’autres) – Mon existence, la matière, l’univers… Pourquoi, et pourquoi pas le Néant, s’il est concevable qu’il existe, que le Rien existe ? La question fondamentale de la philosophie – « D’où vient, comment comprendre que quelque chose existe ? » (Henri Bergson)

 « Le roi n’a rien vu, le roi n’a rien entendu. » (cri des Hérauts précédant chaque nouveau roi de France à son entrée dans Paris, alors souvent ville agitée et frondeuse. Le roi oublie et pardonne) – Comparez.

L’expansion des pathologies mentales. « Perturbation psychique dans la recherche de compromis entre des possibilités d’action alternatives … Réponse disproportionnée, inadaptée, associée à l’embarras du choix et à l’anticipation d’une mauvaise décision. » (Karen Horney) – « Sentiment moderne, la peur généralisée et souvent désespérée de la liberté que la modernité ouvre à chaque individu, et le désir d’échapper à l liberté par tous les moyens possibles. » (Marshall Bermann) – « La modernité a tardé à voir que l’épuisement de la capacité de la consommation à produire du bien-être pouvait être l’indice qu’ils est des besoins … de protection qui appellent un souci et un soin sans lesquels la liberté se retourne contre l’individu … Croyant toujours marcher dans la direction d’une émancipation, la modernité pourrait avoir tendu la corde à l’excès et conduite … à outrepasser les limites de l’adaptabilité individuelle. … L’une des sources des pathologies mentale des modernes est l’affaiblissement des protections émotionnelles que fournissaient la famille et la communauté locale. » (Hugues Lagrange) – « Si l’on dit aux enfants qu’ils ont les mêmes chances de réussite pourvu qu’ils se donnent du mal et que les maladies frappent au hasard, on construit des frustrations et du ressentiment. On favorise des pathologies mentales en donnant aux individus l’idée qu’étant foncièrement égaux, ils sont coupables de leur relatif insuccès …  Alors que à, l’encontre du sens commun, à l’âge adulte les différences d’aptitudes cognitives imputables au milieu social sont très faibles en regard des héritages génétiques.  » (Hugues Lagrange) .- Ce qui est par ailleurs plutôt triste.  

« Ce monde a besoin de tout, sauf d’informations supplémentaires. » (Michel Houellebecq) 

« Son regard est plein d’amour, mais aussi d’indulgence et de tristesse parce qu’elle a déjà probablement compris que je vais la trahir, et que l’histoire va se terminer … Sur le quai …  mise à pleurer, pas vraiment à pleurer, quelques larmes ont coulé, elle me regardait … jusqu’au départ du train son regard ne m’a pas quitté une seule seconde … d’autres larmes se sont mises à couler, et je n’ai pas bougé, je n’ai pas sauté sur le quai, j’ai attendu que les portes se referment … Pour cela je mérite… » (un personnage de Michel Houellebecq – Sérotonine) – Une bonne question à se poser, peut-être la seule qui vaille : Qui aujourd’hui je contribue à rendre heureux ? En espérant ne pas répondre comme un personnage de Scott Fitzgerald dans Tendre est la nuit « Je ne dois plus être capable d’apporter le bonheur à quelqu’un. », ou bien pire de s’apercevoir qu’on rend malheureux. – « Nous aurions pu être heureux ensemble. » – Un mot féminin, longuement médité sans doute, (déploration définitive  ou ultime appel ?) qui dit tant sur elle… et sur sa légèreté à lui, qui n’a alors pas compris qu’il n’était peut-être pas encore trop tard, ou pire pas voulu. Et lui de penser, trop tard, 40 ans après, « Nous aurions pu vieillir ensemble »  et de ressentir en lui ce mot de Marin de Viry « Je t’aime plus encore que lorsque j’ai oublié de t’aimer. »   Infinie tristesse.

 « … Dieu laisse

« Aux âmes un instant pour rêver : la vieillesse,

« Le droit à la fatigue et le droit au remords. » (Victor Hugo)

« Les femmes se prennent comme les lapins, par les oreilles. » (Victor Hugo ) – Mais se gardent autrement.

« Le rituel post-attentat a repris avec ce refrain : ‘Il nous faut vivre comme avant’. Et si, justement, c’était l’erreur à ne pas commettre. Si, tout en refusant de se laisser terroriser par les terroristes, il nous fallait au contraire revoir le mode de vie aseptisée et vide de sens de nos sociétés occidentales. » (Antoine-Marie Izoard) – C’est l’évidence, mais – « Et si le peuple, plutôt confiant et clément, et occupé à cultiver son hédonisme, n’avait pas envie d’être dérangé ni que l’on puisse entamer son désir de jouir de l’instant présent. L’hédonisme, c’est l’opium des peuples occidentaux de notre époque … La poursuite de la satisfaction du bien-être personnel, un horizon indépassable. » (Malika Sorel-Sutter)

« Vieillir, c’est être plus préoccupé par son propre corps que bouleversé par celui d’autrui. » (Roland Jaccard)

« La vision que ses yeux venaient d’avoir lui nommait comme en lettres de flamme la chose qu’il avait si totalement et si absurdement manquée … Elle ne lui était point venue, cette révélation, sur les ailes de l’expérience : elle l’avait frôlé, basculé, renversé, avec l’irrévérence du hasard, l’insolence de l’accident. Mais maintenant que l’illumination avait commencé, elle embrasait jusqu’au Zénith, et ce qu’à présent il demeurait à contempler, c’était, sondé d’un coup, le vide de sa vie … La vision dont l’effroyable limpidité le glaça d’un froid aussi grand … Il aurait pu échapper à son destin en l’aimant. » (Henry James – La Bête dans la jungle)

 « Aussi suspect qu’un amant bavard : celui qui parle trop s’aime lui-même et aime l’amour en croyant aimer son aimée. » (Vladimir Jankélévitch) – « Les plus belles missives produisent le plus souvent les entrevues les plus froides. » (baron d’Hermenches) – « Il est parfois difficile de distinguer l’adoration de l’être aimé de l’adoration de soi. » (Zygmunt Bauman) – « Certains aiment surtout leur amour, c’est-à-dire leur propre sentiment, ils aiment leur amour plus que l’objet de leur amour. Ils aiment aimer en quelque sorte. Ils s’exaltent … L’autre a peu d’importance dans cette affaire, il n’est qu’un point de fixation, une sorte de paratonnerre attirant le coup de foudre. » (Olivier Bardolle) – « L’erreur que fait chacun de nous lorsqu’il tombe amoureux, celle d’imputer l’expérience extraordinaire qu’il est en train de vivre avec les qualités de l’être aimé. » (Francesco Alberoni) « Amoureux de son image au point de s’identifier à elle … Narcisse ne vivait plus en tant qu’être conscient, à partir de son soi-même … mais à partir d’une image représentée de lui-même. Par là sa propre vie lui devint un spectacle qu’il contemplait. » (Hermann von Keyserling)« Fénelon recommandait à l’amant d’aimer non point ‘pour aimer’, mais ‘pour l’aimé’ … L’amour qui revient sur soi en refermant le cercle est un morne raté de l’amour. » (Vladimir Jankélévitch) –  « Par les lettres, par la présence, nous avons épuisé tout le pur de la joie à laquelle notre amour peut prétendre. » (André Gide – La porte étroite)Attention, jeunes filles.  

« Longtemps avant que d’arriver, j’ai senti que je n’aurais pas dû revenir. D’un coup, la peur m’a pris de gaspiller bêtement une image fragile qui me restait encore, de m’en priver pour toujours. J’aurais dû la laisser dormir, cette image, la laisser reposer dans sa lumière d’époque, si chaude, si dorée. » (Lucien Jerphagnon)

 « Le grand inconvénient des livres nouveaux est de nous empêcher de lire les anciens. » (Joseph Joubert)

« Une question difficile ?  Adressez-vous aux jeunes hommes, ils savent tout. » (Joseph Joubert) 

« Ces jeunes gens qui au lieu de chercher à comprendre cherchent à juger. » (Joseph Joubert)

« Ne coupez pas ce que vous pouvez dénouer. » (Joseph Joubert)

 « N’épluchons pas ce qui n’est pas douteux. » (Joseph Joubert)

« La diffamation vertueuse, douce et diluée, la délation bien-pensante et mimétique donnent son style à la chasse aux sorcières à la française. » (Pierre-Patrick Kaltenbach)

 « On ne reconnaît jamais son ignorance que quand on s’est instruit. » (Hermann von Keyserling)

« Il y a des gens qui parviennent à joindre les avantages du monde aux bénéfices de la persécution. » (Karl Kraus)

« La loi des trois L : je loue, je lâche, je lynche. » (?)

« La vie quotidienne a commencé de prendre modèle sur les stratégies de survie  imposés aux êtres exposés à une forte adversité (emballement technologique, désastres écologiques , sentiment d’insécurité, fragilisation de l’économie…). Apathie sélective, désengagement émotionnel vis-à-vis des autres, renonciation au passé et au futur, détermination à vivre au jour le jour … Si l’on tient à ce que le navire reste à flot, il convient de jeter ses bagages émotionnels par-dessus bord … Assiégé, le moi se resserre sur lui-même jusqu’à ne plus former qu’un noyau défensif, armé contre l’adversité … Dans une époque troublée, jouissant de conforts matériels sans précédents mais néanmoins obsédée par l’idée du désastre, le problème de la survie éclipse des préoccupations plus nobles … La vie quotidienne endosse peu à peu certaines des caractéristiques les plus indésirables et les plus inquiétantes  du comportement en situation extrême :  observation de soi ironique, individualité changeante, anesthésie émotionnelle, concentration sur les petits obstacles immédiats, sur le présent et l’environnement immédiats, l’individu passant du Moi assiégé au rôle d’observateur détaché, perplexe et ironique, en recherche de l’invulnérabilité …. En rejetant l’espoir le survivant rejette aussi le désespoir. » (Christopher Lasch) – Actuel, 3 / 2020 

« Parce qu’il ne peut plus compter sur l’autre pour poser la limite, le sujet d’aujourd’hui, pour que cette opération ait lieu, ne peut plus compter que sur lui-même. Mais recevoir la limite de l’autre ou devoir se l’imposer soi-même n’est pas du tout équivalent. Se l’imposer soi-même, tâche à recommencer sans cesse, est beaucoup plus difficile et lourd à porter … Tout peut-être à chaque fois renégocié, tout est toujours susceptible d’être remanié …  La pyramide organisée hiérarchiquement ne reposait que sur un leurre, une illusion, celle de l’extériorité radicale d’un ‘Autre’ substantiel, en l’occurrence, et ‘in fine’, celle de Dieu, sur l’existence non discutable d’une place d’exception absolue ; démasquée, nous nous sommes retrouvés face à un système qui avait perdu ce qui lui donnait sa consistance … La vie collective ne se soutient plus d’un ordre préétabli qui transmet des règles, mais d’un ordre qui doit émerger des partenaires eux-mêmes, si tant est qu’on consente à ce qu’il émerge … Forts de ce que le’ grand Autre’ n’existe pas (nous étant débarrassés de ses incarnations), nous nous sommes libérés de la transcendance … et  dans la foulée, de tout ce qui relève du transcendantal. » (Jean-Pierre Lebrun) – Plus de place d’exception absolue, plus de transmission, plus de hiérarchie, fut-elle fictive, illusoire, plus de discours possible affirmant, plus de contestation édifiante, plus d’être consistant, plus de civilisation, magma pluraliste. Nous y sommes.

« L’obligation de communiquer … qui nous précipite dans des flots de bavardages quand elle ne nous soumet pas à d’incessants bombardements d’information, remplit avec une efficacité peut-être plus grande encore le même rôle que la censure hier : anesthésier la langue de chacun … Une fois le manège social lancé à toute allure autour de son axe économique, il n’est plus besoin d’arrimer les individus : la vitesse de rotation leur interdit de lâcher prise une seconde. » (Bertrand Leclair)

« Ceux qui admettent une réalité, un ‘monde réel ’s’opposant à un ‘monde du désir’, passent pour répressifs et par conséquent pour ‘fascistes’. » (tiré de Henri Lefebvre)

« Le capital, qui a bien saisi tout le profit qu’il peut tirer de la mort des nations, encourage et finance même l’érection de la nouvelle Babylone. » (Nicolas Lévine)

 « Toute impartialité est artificielle. L’homme toujours a un parti pris. L’impartialité elle-même est partisane. Il était du parti des impartiaux. » (Georg Christoph Lichtenberg)

 « La pensée est d’essence si rare que partout où l’on en découvre une manifestation l’on est tenté, non seulement de la goûter, mais de l’approuver. » (cardinal Henri de Lubac) 

« Le monde considère comme une injure et une provocation toute existence qui n’est pas selon lui. » (cardinal Henri de Lubac) 

« Ceux qui n’ont pas eu d’autres soucis que de ‘marcher avec leur temps’, épousant ses goûts, ses idées, ses passions, ses préjugés, ses engouements, ses manies, ceux-là seront vite vieillis, dépassés. Ils sont, comme on dit, ‘à la page’ ; mais une page est vite tournée. » (cardinal Henri de Lubac) – « Il faut être bien léger pour être dans le vent. » (Bertolt Brecht) – « A être dans le vent on risque de s’enrhumer. » (Jean Dutourd) – « Qui épouse l’esprit du temps sera vite veuf. » (Kierkegaard) – « Être dans le vent : ambition de feuille morte. » (Gustave Thibon) – Dédié à tous les progressistes.

« J’adorerais être de gauche, c’est un souhait. Mais je trouve que c’est tellement élevé comme vertu que j’y ai renoncé […] Quand t’es de gauche, c’est l’excellence : le génie moral, le génie de l’entraide. C’est trop de boulot. » (Fabrice Luchini)

« Notre époque croit aux secrets dévoilés. D’abord parce qu’elle pardonne mal son admiration, ensuite parce qu’elle espère obscurément parmi les secrets dévoilés, trouver du génie. … Sous l’artiste on veut atteindre l’homme. Grattons jusqu’à la honte la fresque, nous finirons par trouver le plâtre … La foule, dans sa bassesse, se réjouit de contempler les humiliations des grands et les faiblesses des puissants ; en découvrant toute espèce de vilenies, elle est enchantée : ‘il est petit comme nous !’ ‘il est vil comme nous !’ » (André Malraux – Les voix du silence)

« La vie, c’est un type dans le métro, avec une valise au bout de chaque bras. Il est frénétique, il s’occupe des meilleurs changements pour arriver le plus tôt possible, à quelle dernière station ? A la mort. Mais il tient tellement à ses valises … La vie ne consiste aucunement à être obsédé par ses valises, elle consiste à s’en délivrer … Les valises permettent de ne pas penser au reste, c’est-à-dire à l’essentiel … Elles sont pleines des passions du moment … L’ambition écartée, que contiennent-elles ? Les tient-on à la main pour ce qu’on transporte, ou parce qu’on transporte ce qui permet d’oublier le voyage ? » (Anecdote – contée par André Malraux – Les chênes qu’on abat)

 « Le politiquement correct est la langue de gens qui tremblent à l’idée de ce qui pourrait arriver s’ils arrêtaient de mentir. » (Pierre Manent)

 « Sans le mystère, le monde serait irrespirable.’ » (Gabriel Marcel)

« La France, ‘la start-up nation !’,  n’a pas attendu la tragédie de Notre Dame pour tomber en ruines. Notre lâcheté se paiera cher. Les autres catastrophes, celles qui s’avancent à pas comptés, celles qui s’insinuent dans votre quotidien comme des coulées d’eaux bourbeuses, celles qui corrompent jour après jour ce que vous me permettrez d’appeler votre intégrité spirituelle, celles qui flétrissent les rares ferments de transcendance et de sacré que l’individualisme auto-entrepreneurial n’a pas balayés comme autant d’ornements inutiles et surannés … Je ne peux m’empêcher de voir, dans cet événement, le condensé ravageur de tout ce qui, ces dernières années, n’a suscité ni larmes collectives, ni stations éplorées dans la rue, ni images chaotiques complaisamment partagées. Soit dit en vrac (au diable l’ordre, dans ces circonstances) : le patrimoine devenu objet de consommation éhontée, la ruine d’un système éducatif qui avait fait les preuves de son excellence, la corruption généralisée d’une langue attaquée et humiliée de toutes les façons possibles, l’identité nationale décrétée péché mortel, la désublimation sans vergogne de toutes les grandes figures qui ont fait ce pays, le rétrécissement dramatique de l’imaginaire collectif, l’amnésie historique et l’impossible adossement à nos traditions les plus fortes, l’anéantissement de toute littérature et de toute pensée par la promotion frénétique et incontrôlable des médiocres – j’en passe à foison, » (Pierre Mari)

« Le triomphe de la bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque et de la sentimentalité à quatre sous dans les eaux glacés du calcul égoïste. » (Karl Marx – Friedrich Engels) – Pour l’éloquence du style pamphlétaire, au temps jadis où on savait d’exprimer.

 « La mondialisation n’est que la face économique de la socialisation. Ce n’est que dans un monde uniformément socialisé, dont les comportements des divers groupes humains sont unifiés, que la mondialisation est réalisable. La généralisation du mode économique dominant, le système libéral, n’est actualisable que sous l’effet de la généralisation du mode existentiel dominant, le système social. » (Jean-François Mattéi) –  D’où le rôle indispensable, et préalable, des bouleversements en matière sociétale, donc l’apport des gauchistes et autres excité(e)s, en tant qu’idiots utiles suivant la formule de Lénine.

« Il ne faut pas essayer d’entrer dans la vie des êtres malgré eux … Il ne faut pas pousser la porte de cette seconde ni de cette troisième vie que Dieu seul connaît. Il ne faut jamais tourner la tête vers la ville secrète, vers la cité maudite des autres, si on ne veut pas être changé en statue de sel. » (François Mauriac – La Pharisienne) – La transparence totale est une idée de voyeur-sadique.

« Les êtres ne changent pas, c’est là une vérité dont on ne doute plus à mon âge ; mais ils retournent souvent à l’inclination que, durant toute une vie, ils se sont épuisés à combattre. Ce qui ne signifie point qu’ils finissent toujours par céder au pire d’eux-mêmes. » (François Mauriac)

« La diversité n’est pas un moyen d’instaurer l’égalité, c’est une méthode de gestion de l’inégalité. Les pauvres ne sont plus des personnes qui manquent de ressources mais des individus qui manquent de respect … Le ‘truc’ consiste à cesser de voir la pauvreté comme un désavantage pour n’avoir plus besoin de chercher à la combattre … Le bon usage de la ‘race’, délaissée comme entité biologique et réinventée comme entité sociale ou culturelle en glorifiant l’identité raciale … Le mot ‘culture’ devient un quasi-synonyme d’identité raciale (multiculturalisme, rien à voir avec le goût pour la musique de Mozart !) … Un monde composé de gens qui sont différents de nous est bien plus séduisant qu’un monde composé de gens qui sont plus pauvres que nous … La fonction de ces identités est de permettre aux gens de se faire une image d’eux-mêmes qui ait le moins possible à voir avec leur situation matérielle ou leurs opinions politiques. » (Walter Benn Michaels)

Deux capitalismes : « celui du XIX° siècle, accumulateur et industrialisateur, ne s’articulait pas encore à une société de consommation généralisée. Cela signifie qu’il valorisait l’ l’épargne, la sobriété, le sens de l’effort, et, d’une manière générale l’austérité, et non pas, comme à présent le papillonnement infini du désir, l’obligation de jouir et le culte de la transgression. » (Jean- Claude Michéa)

 « En persistant à se définir comme le ‘parti du changement’ et l‘ensemble des ‘Forces de Progrès’, la Gauche moderne, c’est-à-dire celle qui n’avait même plus l’excuse d’affronter pratiquement les puissances traditionnelles de l’Ancien Régime (éliminées par les deux guerres mondiales), se trouvait donc à peu près condamnée à refermer définitivement le piège historique sur les travailleurs et les simples gens … la référence ‘socialiste’ ne pouvait devenir qu’un ’autre nom’ du développement à l’infini du nouvel ordre industriel et, d’une façon générale, de l’approbation précritique de la modernisation intégrale et illimitée du monde (mondialisation des échanges, tyrannie des marchés financiers, urbanisation délirante, révolution permanente des technologies de la surcommunication, etc.) … La peur pathétique d’être dépassé par quoi que ce soit ainsi que son inévitable complément spirituel, l’esprit ‘libéral-libertaire’ … L’appel de la Gauche à innover sur tous les fronts de l’ordre humain, et à rompre radicalement  avec la moindre trace de mentalité ‘archaïque’ ou ‘conservatrice’ avait un mal croissant à se distinguer des autres exigences culturelles du système capitaliste. » (Jean-Claude Michéa – évoquant George Orwell)

« Le ‘libéralisme des mœurs’ dont Jean-Pierre Garnier rappelait encore récemment que sa fonction première était de ‘camoufler la perpétuation du libéralisme tout court’ … Le flamboyant ’libéralisme culturel (dernier marqueur électoral de la gauche) ne constitue que le corollaire ‘sociétal’ logique du libéralisme économique. » (Jean-Claude Michéa)

« La dynamique d’illimitation du capitalisme, loin de trouver sa source première dans une idéologie ‘conservatrice’ ou a fortiori, ‘réactionnaire, reposait bel et bien, et cela depuis Adam Smith et Voltaire, sur des valeurs fondamentalement ‘de gauche’ (individualisme radical, refus de toutes les limites et de toutes les frontières, culte de la science et de l’innovation technologique, mythe du progrès…) … C’est bien du reste pourquoi Marx n’a jamais eu l’étrange idée de se définir comme un ‘homme de gauche’ … Engels appelait ‘la queue de la classe capitaliste, son aile d’extrême gauche’ (‘L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat’). » (Jean-Claude Michéa)

« Il n’est pas exclu de connaître un jour à la fois la légalisation du cannabis et l’interdiction du tabac ; la pénalisation simultanée de l’homophobie et de l’islamophobie  (alors que l’homosexualité est considérée comme un crime par le Coran) ou encore l’interdiction de la prostitution et la proposition parallèle de créer un corps ‘d’assistantes sexuelles’ pour satisfaire la libido des personnes handicapées. » (Jean-Claude Michéa)

 « Dans les épreuves décisives, on ne franchit correctement les obstacles que de face. » (François Mitterrand)

« Nous n’avons pas changé de meubles, nous avons démoli la maison. » (Thomas Molnar – sur la modernité)

 « Il faut frotter sa cervelle à celle des autres. » (Montaigne)

« Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. » (Montaigne)

« Chaque vertu cardinale de l’homme est pour lui une cause de solitude. L’intelligence isole. L’indépendance isole. La franchise isole. Le courage isole. La sagesse isole. » (Henry de Montherlant)

« On aimait l’or parce qu’il donnait le pouvoir et qu’avec le pouvoir on faisait de grandes choses. Maintenant on aime le pouvoir parce qu’il donne l’or et qu’avec cet or on en fait de petites. » (Henry de Montherlant)

« Vous n’avez pas à être ce que vous êtes mais à être ce que vous devez être. » (Henry de Montherlant)

« C’est quand la chose manque qu’il faut y mettre le mot. » (Henry de Montherlant)

« Par ‘mœurs honnêtes’, j’entends surtout cette qualité d’un être, grâce à laquelle le mal le dégoûte comme une vulgarité. » (Henry de Montherlant)

 « Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu’elle est …. On a peur d’attraper les mots comme on a craint d’attraper la grippe aviaire … Sous la dictature de l’euphémisme, la moindre vérité devient ‘provocation verbale’. » (Philippe Muray)

 « Leur but, c’était le chaos. Le chaos est devenu une doctrine de politique internationale. Elle reflète ce qui se passe dans le cerveau des chaotistes de la Maison-Blanche qui n’ont rien trouvé de mieux que de résoudre par le chaos les différents problèmes que leur posent les singularités résiduelles de la planète. » (Philippe Muray)

« Le programme modernitaire ratera comme les autres, parce que l’homme le fera rater par son humanité même, comme il a toujours fait échouer tous les programmes. » (Philippe Muray)

« Les femmes cependant demandent autre chose.

« Bien plus, sans les aimer, du moment que l’on ose,

« On leur plaît. La faiblesse est si chère à leur cœur

« Qu’il leur faut un combat pour avoir un vainqueur. » – Cette citation, non seulement inappropriée mais odieuse, est due à un mâle blanc hétérosexuel,  Alfred de Musset, dans  A quoi rêvent les jeunes filles, dont la seule excuse est d’avoir ignoré en son temps la joie érotique du contrat-consentement-mutuel.

« Les joutes intellectuelles de notre temps font du corps féminin l’équivalent rhétorique du bouclier humain dans certaines guerres sales … Toute attaque portée contre une femme apparaît désormais comme une agression de l’ordre mâle contre la majorité opprimée, incapable de se défendre autrement qu’en faisant honte à l’agresseur de s’en prendre à plus faible que soi … Le féminisme n’a là d’autre utilité que tactique et ne saurait donc aucunement répondre du principe de réalité … Le filon du féminisme indigné est tellement juteux qu’il en paraît parfois inépuisable … ‘Nous dirons même plus … tout reproche adressé à une femme est un acte misogyne’ (Pierre Jourde). » (Eric Naulleau)

« C’est l’esprit de ressentiment qui a donné naissance à cette nouvelle forme de légitimation, de la haine, de l’envie, de la jalousie, du soupçon, de la rancune et de la vengeance, en baptisant le tout ‘justice’ ! » (Nietzsche)

 « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir, mais au contraire le pousser. » (Nietzsche)

 « Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui. » (Nietzsche)

« Une ère de barbarie commence, et les sciences seront à son service. » (Nietzsche) – « Nous découvrons avec étonnement que le progrès a passé alliance avec la barbarie. » (Sigmund Freud) – «  Plus les choses tournent mal, plus il faut se confier à ce qui les fait si mal tourner. » (Olivier Rey)

« Des amis de consommation, des amis préemballés, des amis de série qui n’hésiteraient pas à ne pas lui venir en aide en cas de problème. » (Martin Page)

 « Ils ont moisi. Je n’avais pas remarqué qu’ils avaient une date de péremption. » (Martin Page – sur les amis)

« La ‘misogynie’ est une des notions les plus vides de sens du féminisme. Ce n’est pas la haine des femmes mais la ‘peur’ des femmes que partagent tous les hommes … replongée dans l’enfance, lorsque des femmes régnaient sur lui. » (Camille Paglia – féministe-lesbienne-américaine)

« Il existe un point de croisement, et comme une solidarité inversée, entre les militants du capitalisme sans frontières et ceux du radicalisme internationaliste. » (Paul-François Paoli) – Soit les gauchistes.

« Le culte bavard de l’opinion, la démocratie de l’émotion, l’invasion du champ politique par la morale ne relèvent pas du tout du paganisme, mais d’une forme de protestantisme qui va à contre-courant de notre histoire … Passion compassionnelle, autorité des victimes, impossibilité pour l’Etat de sévir dans des domaines régaliens qui relèvent de sa raison d’être … Nous sommes, sans le savoir, ni même le vouloir, devenus protestants parce que nous privilégions l’individu sur le groupe, la libre conscience sur la vérité déposée, la liberté sur l’autorité … Il existe bien des affinités qu’on pourrait qualifier d’anthropologiques entre protestantisme et libéralisme … La source de l’autorité n’est plus extérieure ou transcendante, elle est devenue intérieure et immanente. » (Paul-François Paoli) – Certes, mais c’est si délicieux de se coucher devant la perversité anglo-saxonne, et plus spécifiquement américaine.

« Le rapport dialectique entre culture de la classe dominante et culture de la classe dominée ne serait plus possible là où la culture de la classe dominée aurait disparu, ayant été éliminée, abrogée … Le consumérisme peut rendre non modifiables les nouveaux rapports sociaux exprimés par le nouveau mode de production, en créant comme contexte de sa  propre idéologie hédoniste, un contexte de fausse tolérance et de faux laïcisme ; c’est-à-dire de fausse réalisation des droits civiques. » (Pier Paolo Pasolini – Lettres Luthériennes – 1975) – Fin de tout conflit ; mort. Sorte de fin de l’histoire.

« La production ne produit pas seulement de la marchandise ; elle produit en même temps des rapports sociaux, de l’humanité. Le ‘nouveau mode de production’ a donc produit une nouvelle humanité, c’est-à-dire une nouvelle ‘culture’, en modifiant anthropologiquement l’homme. Cette  ‘nouvelle culture’ a cyniquement détruit les cultures précédentes … En produisant de la marchandise on produit en fait de l’humanité (des rapports sociaux) … Les besoins induits par le vieux capitalisme étaient au fond très semblables aux besoins primaires. Au contraire, les besoins que le nouveau capitalisme peut induire sont totalement et parfaitement inutiles et artificiels. Voilà pourquoi, à travers eux, le nouveau capitalisme ne se limiterait pas historiquement à changer historiquement un type d’homme, mais il changerait l’humanité elle-même. » (Pier Paolo Pasolini – Lettres luthériennes) – Pas besoin d’être marxiste pour connaître le lien de cause à effet entre mode de production et les conditions d’existence au sens large.

« Quand une mauvaise action nous harcèle, ce n’est pas la douleur infligée à autrui qui nous déplaît, mais le malaise causé à nous-même. » (Cesare Pavese)

« Je réclame, parmi les droits de l’homme, le droit à l’indifférence quand l’indifférence est nécessaire à mon âme … L’indifférence n’est pas l’’insensibilité … ‘L’indifférence fait les sages’ (Diderot – ‘L’encyclopédie’). » (Louis Pauwels)

« Avec la Déclaration des Droits de l’Homme on ferait la guerre tout le temps, toute la vie, tant qu’on voudrait. » (Charles Péguy)

« Pire qu’une mauvaise pensée, une pensée toute faite. » (Charles Péguy)

« Balancer (son porc, par exemple), c’est autre chose que dénoncer. » (André Perrin)

 « Qu’est-ce donc que le développement durable sinon l’éternité assurée à une extension universelle du développement ? » (Marie Dominique Perrot) –  « Michel Serres a très justement comparé cette théorie à l’attitude d’un capitaine de navire qui, averti que son bateau se dirige tout droit sur un rocher, ordonnerait, non pas de changer de cap, mais de réduire la vitesse ! » (Alain de Benoist)

 « C’est alors que l’on ‘découvrit’ ou que l’on inventa le personnage de Mère Térésa … Bien que son action concrète à Calcutta eût commencé en 1948, personne n’en avait entendu parler … La figure mythologique de Mère Térésa, ancrée et légitimée par la tradition religieuse dans laquelle elle s’inscrit, a permis de rendre acceptables socialement des pratiques qui passaient pour être d’un autre âge, en rendant leur critique impossible … Mère Térésa a été choisie par l’histoire pour symboliser la nouvelle bonté, naguère déconsidérée et transformée en figure mythologique de telle sorte que la mise en cause des actions humanitaires est devenue impossible … La bonne volonté est devenue principe d’action. » (Perrot, Rist et Sabelli) – La manipulation évidente ne met en cause ni la personne ni l’action de Mère Térésa.

« Ce qu’on a appelé l’uberisation du monde est en fait la mise en concurrence totale de chacun par tous … L’ubérisation est une paupérisation. » (Natacha Polony et le comité Orwell)

« Cessez d’emmerder les Français ! » (Président Georges Pompidou) – L’unique politique qui fut conscient que la multiplication infernale des lois, décrets, règlements, normes…  correspond surtout à l’objectif de montrer chaque matin qu’on fait quelque chose, de casser ce qui marche, d’abrutir les citoyens en les noyant sous des flots de changements inutiles sinon nocifs qui n’éblouissent que les Gogos salivant béatement sans avoir la moindre idée de ce qui va leur tomber le lendemain sur la g….. Il fallait vraiment être descendu bien bas dans l’échelle de la servile stupidité pour applaudir au slogan : Le changement c’est maintenant.

« Je souffre de m’être déplu. Mais c’est une affaire entre moi et moi. » (Robert Poulet)

 « Et que le monde ancien prévienne ses enfants. » (Francisco de Quevedo)

« Le véritable exil n’est pas d’être arraché à son pays, c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer. » (Edgar Quinet)

« L’euphorie sans faille et l’âme festive masquent, outre le vide sinistre, la dépression non consciente d’elle-même … Une société de l’angoisse sans issue. » (Robert Redeker)

« Je suis connecté, donc j’existe. » (Jeremy Rifkin)

« La communication devient la dernière pensée d’un monde qui n’a plus rien à dire » (Philippe de Saint-Robert)

 « Avoir l’esprit ouvert ne signifie pas l’avoir béant à toutes les sottises. » (Jean Rostand)

« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » (J. J. Rousseau)

« L’Histoire nous montre qu’il est arrivé qu’une civilisation en dévore une autre incapable d’opposer une résistance, généralement par manque de conviction ou de courage des êtres qui la composent à défendre ses valeurs spécifiques … La civilisation naissante, celle de la robotisation à terme intégrale de la vie, menace la précédente. Telle une créature ingrate, cette civilisation encore embryonnaire, veut abattre celle qui l’a générée, alors que ceux qui contribuent à son expansion affirme qu’elle ne cherche qu’à la ‘revitaliser’ et à la ‘perfectionner’, mystification … Il faut opter entre le choix de la liberté, ou celui de l’asservissement à des puissances et à des systèmes qui décident à notre place du cours des choses. » (Eric Sadin – La silicolonisation du monde) – Titre suffisamment clair. – Cependant, il ne conviendrait pas de jeter le bébé (la robotique chirurgicale) avec l’eau du bain (l’ubérisation et la connectique de tout).

« L’Europe submergée – du Sud au Nord, dans 30 ans. » (Alfred Sauvy – Titre d’un livre) –  Bien vu, écrit en 1985, il y a justement quelques 30 ans.

« La doctrine de l‘égalité est visiblement un produit du ressentiment : rabaisser … celui qui occupe une position plus élevée, celui qui possède davantage … Aucun de ceux qui se sentent assez forts ou assez doués … ne demande l’égalité. Seul celui qui craint de perdre la réclame comme principe général. L’exigence d’égalité est toujours une spéculation à la baisse. Sa loi est que, dans les cas où les hommes sont égaux, ils le soient toujours au regard des critères de valeur les plus bas … Le ressentiment qui est incapable de trouver du plaisir au spectacle des valeurs nobles, dissimule sa vraie nature sous l’exigence d’égalité ! Ce qu’il veut en réalité, c’est voir décapiter ces porteurs de valeurs nobles qui l’irritent. » (Max Scheler) 

« Contre la bêtise, les dieux eux-mêmes luttent en vain. » (Schiller)

« L’envie ne s’avoue pas, elle se camoufle maintenant en se présentant comme garante du bien public. » (Helmut Schoeck) – Toutes les clameurs exigeant l’égalité, la justice sociale, ‘les riches paieront’…

«  ‘Dans un train, loin d’Hambourg, en Haute-Bavière, d’une valise en carton tombée sur le quai tombe des jouets et, pour finir, le cadavre d’un enfant calciné et réduit à la taille d’une momie, que la femme à moitié folle avait transporté avec elle.’ (Friedrich Reck) … Le grand  frère, de quelques 10,11 ans, qui assis sur un tas de décombres reste pour veiller sur son petit frère enseveli dessous … » (G. W. Sebald – De la destruction, comme élément de l’histoire naturelle,  sur le gigantesque et continuel moral bombing anglo-américain dans les années. 1942,1945.  Si les deux citations ci-dessus sont  douces, l’ouvrage exploité à la rubrique Atrocités, 725, 2 n’est pas pour les âmes sensibles ni pour les imbéciles heureux – puissent-ils le rester –  ni pour les anglophiles forcenés)

« Les considérations financières peuvent conduire la personne à exagérer ses symptômes et à les faire se prolonger … faisant perdre à la personne toute dignité et tout amour-propre. »  (Martin Seligman – sur certaines conséquences dites post-traumatiques) – Trente ans après…

 « Quand vous dites quelque chose, si vous ne le dites pas d’une façon qui irrite, vous pourriez aussi bien vous taire. » (G. B. Shaw) – Cette citation n’a d’intérêt ici que pour me justifier parfois de mes remarques.

« La rose est sans pourquoi ; elle fleurit parce qu’elle fleurit.

« N’a souci d’elle-même, ne cherche pas si on la voit. » (Angelus Silesius)

« Hélas, L’amour est mort ! Comment a-t-il péri ?

« Nul n’avait besoin de lui : l’amour est mort de froid. » (Angelus Silesius)

« Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? » (Alexandre Soljénitsyne – en 1978 !)

 « Ce monde, cet anti-monde possible, on l’appellera monde zéro : zéro délai, zéro stock, zéro mémoire, zéro culture, zéro identité, zéro institution, zéro politique, zéro réel. » (Paul Soriano) – Juste un oubli, zéro mort (chez les gentils bien sûr).

 « Il est permis à chacun de dire ce qu’il veut (plus en France aujourd’hui) ; mais la presse (les média en général) est libre d’en prendre ou non connaissance. Elle peut condamner à mort chaque vérité en refusant de la divulguer au monde, effrayante censure du silence. » (Oswald Spengler)

« Pour les seigneurs de la guerre économique, de la ‘disruption’, qui est un phénomène d’accélération de l’innovation, il s’agit d’aller plus vite que les sociétés pour leur imposer des modèles qui détruisent les structures sociales et rendent la puissance publique impuissante. C’est en quelque sorte une stratégie de la tétanisation de l’adversaire. Aller plus vite que toute volonté. » (Bernard Stiegler – Dans la disruption, comment ne pas devenir fou)

« J’ai fondé ma cause sur rien … Pour Moi, il n’est rien au-dessus de Moi … L’homme n’a tué Dieu que pour devenir le ‘seul Dieu dans les cieux’. » (Max Stirner)

« Populisme, ce terme est utilisé partout dans le monde par les partis et médias de l’internationalisme libéral comme un moyen de désigner de façon polémique l’opposition nouvelle à une internationalisation décrétée sans alternative … Les partis anti-globalisation et leurs membres sont ainsi frappés au quotidien d’une sorte de déchéance morale et culturelle. La déclaration d’irresponsabilité mentale succède à la dénonciation morale … On invoquera les souvenirs du racisme et de la guerre, on parlera ‘d’ethno-nationalisme’ … Leurs angoisses et soucis doivent, nous dit la version officielle, ‘être pris au sérieux’, mais seulement en matière sociale. Les protestations contre la dégradation matérielle et morale encourent le soupçon de fascisme, d’autant que les anciens défenseurs des classes plébéiennes (la gauche) sont passés avec armes et bagages dans le camp pro-globalisation … Rien n’illustre mieux la scission des sociétés globalisées du néolibéralisme que la stupéfaction de leurs élites politiques et intellectuelles devant le retour des évincés, dont on avait cru pouvoir interpréter l’apathie politique comme un signe sûr de résignation définitive. » (Wolfgang Streeck – terminant à propos du Brexit et de la victoire de Trump)

« C’est le capitalisme qui illustre le mieux le concept de ‘révolution permanente’. » (Pierre-André Taguieff) 

« La notion de ’jeunes’ est une invention mercantile, et tout discours qui l’utilise a probablement effectué sa reddition. » (François Taillandier)

« Dans un temps qui déclarait ‘interdit d’interdire’, il était déjà devenu infamant et grotesque de n’être pas d’accord sur tout. » (François Taillandier)

 « Il imaginait ou prévoyait une situation qui pourrait advenir, où il serait trop tard pour expliquer quoi que ce soit, où celui qui tenterait encore de prendre le temps de l’intelligence passerait pour retardataire, irresponsable, aveugle à l’urgence : celui qui lève la main et réclame ‘un instant, je vous prie, un instant…’ dans la foule qui déjà s’est mise à courir. » (François Taillandier)

« Heureusement, la vie n’a pas de sens, parce que si elle en avait, il serait le même pour tout le monde et nous n’aurions plus de liberté ! » (Andreï Tarkovski) –« Dégagée de la réponse forcée que donnait la religion, cette reconnaissance d’une absence de sens laisse au sujet la tâche ardue de devoir se l’inventer. » (Jean-Pierre Lebrun)

« Le récit du progrès humain est si profondément inscrit en notre monde que le moment où nous aurons définitivement perdu foi en lui sera effrayant. » (Charles Taylor) – Ce moment est arrivé. 

 « A droite on dort, à gauche on rêve. » (Gustave Thibon)

« Nous nous donnons à peu de frais bonne conscience en stigmatisant les horreurs du passé, ce qui nous permet de mettre entre parenthèses les horreurs du présent. » (Gustave Thibon)  

« Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. Ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine. Quant au reste des concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas. Il les touche, mais il ne les sent pas. N’existant qu’en lui-même, s’il a une famille, il n’a pas de patrie, hormis en lui-même. Au-dessus de lui s’élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer sa jouissance et de veiller sur son sort. Il est absolu, régulier, détaillé, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l‘âge viril, mais il ne cherche au contraire qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance. Il aime que les citoyens se réjouissent pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur, mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre. Il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leur succession, divise leurs héritages. Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? » (Alexis de Tocqueville – De la démocratie en Amérique) – Quatre autres auteurs se référant ou citant Alexis de Tocqueville et son maître ouvrage : « Tocqueville a montré pourquoi les sociétés qu’il nommait démocratiques sont constamment énervées ; c’est paradoxalement parce qu’elles sont égalitaires qu’elles sont envieuses. Les hommes supportent d’autant plus douloureusement le poids de l’inégalité que celle-ci se fait plus légère. » (Jean-Pierre Dupuy) – « La démocratie ne peut prospérer que dans une communauté relativement homogène. C’est une loi historique que plus une société est hétérogène, plus il faut un pouvoir fort pour y maintenir la paix civile. » (Roland Hureaux) – « La démocratie est destinée à étendre indéfiniment son pouvoir sur l’homme démocratique : de plus en plus d’actions, de plus en plus de sentiments, de plus en plus de ‘contenus de vie’ viennent irrésistiblement se ranger sous la souveraineté de la démocratie. » (Pierre Manent) – « La démocratie, comme l’a vu Tocqueville, est fondée sur deux principes : l’un positif qui promeut la défense de l’individu contre les abus de la puissance collective, l’autre néfaste, qui produit l’érosion des distinctions des vertus et des mérites à travers la montée inexorable d’un individualisme de type grégaire. » (Paul-François Paoli) – Ce n’est pas être démocrate que de vouloir ignorer et ne pas tenir compte des faiblesses et des limites de la démocratie, comme de tout système. 

« Entre le sexe et le cerveau, placés aux extrémités de nous-mêmes, il y a le centre, l’âme, où tout se croise, se joint et se fond et d’où tout part transfiguré et transfigurant. Craignez le cerveau et le sexe disjoints, sans le pont l’arc-en-ciel de l’âme, avec le grand vide entre eux, franchi par le même saut brutal de la sexualité à la cérébralité. » (Marina Tsvetaeva, poétesse russe)

« Il y a une chose que j’apprécie dans le fait de vieillir. Tout s’apaise. C’est très agréable. Subitement je dispos de plus de latitude pour être moi-même. Je n’ai plus besoin de jouer devant les autres, à être celle qu’ils voient en moi. Je peux enfin être moi-même, calmement. » (Liv Ullmann, actrice – citée par Nancy Huston)

 « La partie est gagnée si l’on se trouve digne de son approbation. Si la partie gagnée l’a été par calcul, avec volonté, suite et lucidité, le gain est le plus grand possible. » (Paul Valéry)

« C’est de la pourriture du monde finissant que tire sa nourriture le monde renaissant. » (Rig Veda) – « De là, il est logique, comme dit Nietzsche, de chercher ‘à pousser ce qui tombe’. » (Pierre le Vigan)

« Nous sommes la totalité de ce que nous avons vécu. » (Bertrand Vergely)

« Une vie n’échoue pas parce qu’elle meurt, mais parce qu’elle n’a pas su vivre quand elle était vivante … Pouvoir se retourner sur une vie, regarder ce qu’on en a fait et conclure que celui ou celle qui a vécu une telle vie n’a pas perdu son temps sur terre … Il suffit de pouvoir se dire : ‘j’ai aimé’. » (Bertrand Vergely) – « La vie de chacun d’entre nous n’est pas une tentative d’aimer. Elle est l’unique essai. » (Pascal Quignard)

« Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » (Paul Verlaine)

« Toute nature aspire à sa mort. » (Léonard de Vinci) – Qui peut comprendre avant xx années ?

« Une république vit dans les régions grecques de l’Idée, tandis que la monarchie vit dans les régions de l’Incarnation … La monarchie m’offre tout ce dont j’ai besoin pour abaisser les puissances : un honneur dans lequel je vois le courage, le don, la politesse, le respect de la parole donnée et reçue, la fidélité. La monarchie est le désir que l’homme tienne la promesse de sa grandeur dans une société qui est faite pour l’y encourager. Cela me suffit. » (Marin de Viry)

« L’enracinement, le besoin le plus naturel et le plus méconnu de l’âme humaine. » (Simone Weil)

 « Tu ne pourrais pas être née à une meilleure époque que celle-ci où on a tout perdu. » (Simone Weil)

« Dès que quelqu’un se présente avec un sujet aussi grave que l’effondrement de notre civilisation, les gens préfèrent tirer sur le messager et pointer ses contradictions plutôt que de se remettre en question sur sa propre vie. » (Julien Wosnitza – Pourquoi tout va s’effondrer) – « Nous courons sans souci vers le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir. » (Blaise Pascal)

« Nous approchons à grands pas aveugles de ce que Drieu la Rochelle annonçait dans son roman Le feu follet : ‘Il était l’heure des conséquences et de  l’irréparable’ … N’ayons aucun doute : le pire sera au rendez-vous. » (Eric Zemmour) – Laquelle l’a emporté : notre bêtise ou notre lâcheté ? Le cumul est accessible aux ambitieux.

« La grande douleur des pauvres, c’est que personne n’a besoin de leur amitié. Personne ne vient chez nous avec le sentiment qu’il pourra recevoir quelque chose de nous ! Personne ne croit que nous, les pauvres, nous pouvons donner quelque chose. Personne n’a besoin de notre amitié ! » (Père Maurice Zundel – citant une femme pauvre)

« Jusqu’ici, tout va bien. » – Dit, à hauteur du vingtième étage, l’homme qui tombe. 

 « En partant, laisser le monde un peu meilleur qu’on ne l’a trouvé en arrivant. » (ancienne  promesse scoute ?)

 « Un vieillard assis voit plus loin qu’un jeune debout. » (proverbe africain)

« Demandons aux femmes si elles préfèrent passer la soirée avec Vladimir Poutine ou avec François Hollande et nous verrons bien ce qu’elles répondront. » (? – sur le néoféminisme, soit la chasse à tout ce qui est masculin) – Ou bien laissons-les comparer entre Clint Eastwood  et  Dany Boon, pour garder le thème en changeant de registre. Entre un homme et un fantôme.

 Deux questions élémentaires devant n’importe quel événement, complètement oubliées de nos jours : Pourquoi ? A qui ça profite ? Ce sont les questions mêmes du Sens. Mais qui se préoccupe aujourd’hui du sens ? On ne demande que de l’excitation.

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 On retiendra l’effondrement probable, sans doute hélas dans une grande catastrophe générale, de la police de la pensée, de la censure, des mensonges et des dissimulations qui lui sont inhérents, de la stupidité, de la servilité et de la lâcheté que sa dictature féroce entraîne. Mais en attendant, on n’oubliera pas que : « nul n’est plus agressif qu’un animal agonisant » et l’animal hideux prouve chaque jour le bien-fondé de cette sorte de proverbe. « Nous allons connaître des reclassements politiques impensables, des alliances imprévisibles, en même temps que l’effondrement de cette pensée unique qui s’arme de censure, à défaut de réalité. » (Hervé Juvin)

L’évidence soigneusement occultée de l’alliance objective entre le Grand Capital, les milliardaires (principaux et persévérants actionnaires de la presse de gauche –  « Le principal avantage que trouve l’Argent à subventionner ses ennemis  provient de ce que l’Intelligence révolutionnaire sort merveilleusement avilie de ce marché. » (Charles Maurras), et leurs laquais gauchistes de base (l’espèce des idiots utiles chère au défunt communisme n’a pas disparue avec le camarade Lénine) qui servent le Grand jeu en croyant s’y opposer mais sans rien y comprendre. Tous unis pour le grand remplacement (à la grande satisfaction du capital mondialiste). Merci les petits cons de gauchistes-libertaires (J’en fus un, donc, la connerie, j’ai pratiqué) chargés de casser les limites sociétales gênant l’expansion du grand Capital (libéralisme-libertaire). Il est donc bien normal que, pour ne pas laisser se perdre une main d’œuvre aussi utile, le dit capital finance la presse mainstream, c’est-à-dire soumise, les ONG et toute les associations repaires de ces précieux alliés.Plus un allié est bête, plus il est utilisable.

Le changement, c’est maintenant, et c’est sans cesse. Un slogan électoral récent qui a comblé d’aise le Grand Capital mondialisé qui ne peut prospérer (comme Marx l’avait parfaitement montré*) que dans le cadre de bouleversements continuels. Arrivé à l’extension actuelle le bazar économique (obsolescence, faux besoins, délocalisations et relocalisations des productions et des consommations, substitution d’une population à une autre, migrations et immigrations…) ne peut se passer du bazar environnemental et culturel, d’où les fameuses et continuelles mesures dites sociétales qui servent à la fois d’exemples, d’accompagnement, de mise en condition, de diversion et de paravent. L’objectif final étant le remplacement de la population locale par une autre plus souple, apparemment et provisoirement au moins. Encore faut-il que les locaux ne s’en doutent pas, d’où la nécessité de les hypnotiser, de les décerveler, par la diffusion d’un brouillard à répandre continuellement. – « Solidarité des militants du capitalisme sans frontières et ceux du radicalisme  internationaliste. » (Paul-François Paoli)

Aussi, devant le vacarme récent racisme/ antiracisme, je pense que le réseau tacite que constitue et qui constitue la superstructure du grand capitalisme s’avisera très vite que pour semer la confusion, les bouleversements, l’instabilité et, pour tout dire, le chaos qui sont nécessaires à son expansion continue, la carte lutte des races peut s’avérer très utile,pour succéder à la carte qu’il a joué depuis une quarantaine d’années (l’association du libéral et du libertaire), celle du bouleversement des mœurs, carte qui n’a plus guère à donner (sauf la généralisation de l’euthanasie qui deviendra peu à peu fortement conseillée). Pour jouer cette nouvelle carte, il pourra, comme pour la précédente, compter sur le tapage des médias qui lui obéissent ou qu’il manipule complètement (médias dits de gauche) entraînant ainsi le soutien de ses alliés objectifs, les  gauchistes stupides et les bobos serviles. Quant à l’élite (gouvernementale et en tout genre), on peut compter sur elle  pour collaborer, pour continuer à témoigner de sa traditionnelle servilité et de  manifester sa légendaire lâcheté.

 * « La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production et donc les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux … Le bouleversement constant de la production, l’ébranlement incessant de toutes les conditions sociales, l’insécurité et l’agitation perpétuelle, bref la permanence de l’instabilité et du mouvement, distinguent l’époque bourgeoise de toutes les époques antérieures. Tous les rapports sociaux stables et figés, avec leur cortège de conceptions et d’idées traditionnelles et vénérables, se dissolvent … Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée et tout ce qui était sacré est profané. » (Manifeste du parti communiste) – Ce qu’on appelle encore la gauche, la nouvelle bourgeoisie (au sens de classe dominante), les nouveaux Bobos et les Gogos, les éternels zombies gobe mouches aussi centristes qu’invertébrés de l’ancienne bourgeoisie, les laquais du monde médiatique, les parvenus du show-biz, les milliardaires de toute espèce, les people de la jet-set, se sont ralliés d’enthousiasme à la perspective du bouleversement systématique et sans fin requis par le nouveau capitalisme.

 – Combien il est étrange que dans un pays (la France) marqué par le marxisme (plutôt de bazar d’ailleurs), où l’Education nationale fut longtemps marxisé à l’extrême, il n’existe aucun enseignement sérieux du matérialisme historique originel. Débarrassée de ses oripeaux idéologiques, cette analyse (certes n’expliquant qu’une face de la réalité) aiderait à démonter certaines attitudes de surface assez hypocrites, à démasquer d’autres idéologies et tous les bien-pensants (bobos aujourd’hui) soumis à celles qui dominent leur époque, à déniaiser partie d’une ancienne bourgeoisie politiquement ignare. Evidemment, un enseignement correct du matérialisme historique et du marxisme aboutirait inéluctablement à dévoiler l’hypocrisie et la corruption, au moins mentale, de grand nombre de nos élites, prétendus marxistes en tête. Ceci expliquant sans doute cela.

Merci de noter qu’on peut apprécier la partie critique de l’œuvre de Marx et n’avoir que mépris pour la sanglante indignité communiste à l’abri de laquelle elle s’est prétendument et faussement incarnée.

 « La pensée élitiste semble tenir les deux bouts d’une chaîne que le peuple ne peut plus briser ; à la fois la condamnation de ses valeurs conservatrices et ‘beaufs’, et la commisération pour sa souffrance sociale, sa ‘misère’ dont il faut bruyamment soigner les effets sans traiter la cause. » (Laurent Bouvet) – Dernier rôle dévolu en particulier aux milliardaires gauchistes et richissimes stars engagées si bienveillantes pour le pauvre peuple.


«  Dieu a dit : Tout est verbe

Ensuite Moïse a proclamé : Tout est loi

Puis Jésus vint et enseigna : Tout est amour

Alors arriva Marx qui déclara : Tout est argent

Puis Freud décida : Tout est sexe

Vint ensuite le tour d’Einstein qui affirma : Tout est relatif. » (Anonyme)

 

Instantané d’une agitée- indignée ou d’une déconstructionniste, avide de tout détruire.

30-SURACTDISPCalmez-vous – Le vide n’est pas aussi effrayant qu’il vous paraît – Désengagez-vous – Désindignez-vous – Le monde ne vous a rien fait, laissez-le en paix.           

A François Derville, qui aurait aimé et aurait su aussi bien compléter ce recueil que s’insurger contre beaucoup de mes remarques.

 – Ce blog n’est pas une entreprise de démolition. Il est bien plutôt un hommage à l’esprit humain.

– Ne pas prendre mes remarques de début de rubrique ou celles clôturant certaines citations pour argent comptant. Elles n’expriment que mon humeur devant l’état lamentable de mon pays et mon écœurement, à des degrés divers cependant, face à l’indécente incapacité, la médiocrité et la rouerie de ceux qui se pavanent au sommet et sur notre dos depuis mai 1974. Nul n’est tenu d’endosser mes élucubrations.

– Ne pas considérer que les extraits de textes présentés reflètent le point de vue de l’auteur identifié. Il ne conviendrait surtout pas de se fabriquer une opinion sur celui-ci suivant tel énoncé, forcément partiel et extrait de son contexte, ou reflétant une période de sa vie (cas fréquent chez Montherlant par exemple). Beaucoup ne sont que des propos prêtés à un personnage (romanciers…) ou bien leur auteur inscrivait sa remarque dans le cadre de la simple présentation d’une thèse qu’il n’endossait pas forcément, et même parfois combattait.

L’indication d’un auteur ne figure que comme celle d’une source, non comme une référence se rapportant à son opinion sur le sujet.  De plus, dans les longs textes repris (Considérations éparses, Ci-dessous extraits de…), le procédé qui consiste à extraire des phrases, à les séparer, à les relier alors qu’elles sont distinctes peut conduire à amputer (sans déformer, du moins j’espère) une pensée infiniment plus riche, à négliger le contexte, ou bien le fait qu’elle s’appuyait, en accord ou en désaccord, sur quelque doctrine. Même si je me suis efforcé de ne pas trahir un auteur ou un ouvrage, de ne pas tronquer de manière malveillante quelque citation (suivant la honteuse pratique actuelle), l’arbitraire du choix de ces morceaux ne peut qu’être renforcé par ma partialité même si j’ai essayé de la limiter. 

– Si des jeunes gens regardent ce blog, qu’ils considèrent certaines de mes remarques de début aux rubriques : Vieillesse, 020,5 – Amour, 045,1 – Curiosité, 185,1 – Souvenir, 485,2 – Vie, 750,1 et l’ensemble de la rubrique Comportement, 140,1. Ils pourront aussi se rappeler les citations de Dostoïevski, Henry James et Bertrand Vergely ci-dessus.

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             LISTE non exhaustive DES AUTEURS LES PLUS SOLLICITES

La découverte de nombreux textes étant due à des auteurs non cités, mais eux-mêmes les citant incidemment, il nous est apparu juste de faire figurer ces auteurs dans la liste ci-dessous, malgré qu’eux-mêmes soient rarement cités.  (Bruno de Cessole en est un exemple).

 –  Raymond Abellio – Theodor Adorno – Alain – Myriam Revault d’Allonnes – Henri-Frédéric Amiel – Günther Anders – Christophe André – Jean Anouilh – saint Thomas d’Aquin –  Louis Aragon – Robert Ardrey – Hannah Arendt  – Aristote –  Claude Arnaud – Raymond Aron – Lucien Arréat –  Nicole Aubert – Marc Augé – saint Augustin –  Marc-Aurèle – Barbey d’Aurevilly – Kostas Axelos – Marcel Aymé – Gaston Bachelard  – Francis Bacon – Elisabeth Badinter – Jean Baechler – Georges Balandier – Père Hans Urs von Balthasar – Honoré de Balzac – Benjamin Barber – Olivier Bardolle – Anne Barratin – Maurice Barrès – Lytta Basset – Frédéric Bastiat – Georges Bastide – Georges Bataille – Charles Baudelaire – Jean Baudrillard – Zygmunt Bauman – Matthieu Baumier – Nicolas Baverez – Jean-Léon Beauvois – Ulrich Beck – Francis Bégaudeau – Frédéric Beigbeder – François-Xavier Bellamy – Miguel Benasayag – Julien Benda – Philippe Bénéton – Walter Benjamin – saint Benoït – Alain de Benoist – Nicolas Berdiaeff – Henri Bergson – Emmanuel Berl – Isaiah Berlin – Georges Bernanos – Harold Bernat – Edward Bernays – Alain Besançon –  Jean-Michel Besnier – Ambrose Bierce – Philippe Bilger – Francis Blanche – Maurice Blanchot – Allan Bloom – Léon Bloy – Christian Bobin –  Baudouin de Bodinat – Boèce – Boileau –  Gustave Le Bon –  Louis-Ambroise de Bonald – Françoise Bonardel – Bossuet –  Raymond Boudon – Daniel Bougnoux – Pierre Boutang – Laurent Bouvet – Rémi Brague  –  André Breton – Philippe Breton – Jean Bricmont – Albert Brie – Jean-Paul Brighelli – Gérald Bronner – Pascal Bruckner – Annie Le Brun – La Bruyère – Martin Buber – Jacob Burckhardt – Edmund Burke – Edgar Cabanas – Roger Caillois – Albert Camus – Renaud Camus – Elias Canetti – Belinda Cannone – Alfred Capus – Albert Caraco – Nicholas Carr – Alexis Carrel – Daniel Carton – Ernst Cassirer – Cornelius Castoriadis – Jean Cau – Louis-Ferdinand Céline – Stanko Cerovic – Bruno de Cessole – Catherine Chalier – Chamfort – René Char – Bernard Charbonneau – Père Teilhard de Chardin – Jacques Chardonne – Hyacinthe de Charencey – Chateaubriand – Louis Chauvel – Anne-Sophie Chazaud – G. K. Chesterton –  Noam Chomsky –  François Cheng  – Emil Cioran – Jean Clair – Frédéric Saint Clair – Paul Claudel – Michel Clouscard – Gabrielle Cluzel – Auguste Cochin – Jean Cocteau – Sophie Coignard – Jean-François Colosimo – Coluche – Christian Combaz – Auguste Comte – Eric Conan –  Confucius – Benjamin Constant – Mathieu Bock-Côté –  Vincent Coussedière – Pierre Corneille – Marc Crapez – saint Jean de la Croix – Maurice G. Dantec – Léon Daudet – Guy Debord – Régis Debray – Luc Dellisse – Chantal Delsol – Jean Delumeau – Jean-François Deniau – Gérard Depardieu – Descartes – Vincent Descombes – Raymond Devos – Jacques Dewitte – Diderot – Sebastian Dieguez – Jean-Philippe Domecq – Jean-Marie Domenach – Dostoïevski – Roger-Pol Droit – Dany-Robert Dufour – Anne Dufourmantelle – Louis Dumont – Louis Dumur – Jean-Pierre Dupuy – Emile Durkheim – Benoît Duteurtre – Jean Dutourd – Maître Eckhart – Umberto Eco – Alain Ehrenberg – Albert Einstein – Georges Elgozy – Mircea Eliade – Norbert Elias – Jacques Ellul – Eugène Enriquez – Raphaël Enthoven – Hans Magnus Enzensberger – Epictète – Guillaume Erner – Yves Eudes – Julius Evola – Saint Exupéry – Paul Feyerabend – Fichte – Alain Finkielkraut – Jean-Paul Fitoussi – Francis Scott Fitzgerald – Gustave Flaubert – Michel Foessel – Benjamin Fondane – Jean de La Fontaine – Fontenelle – Michel Foucault – Claude Fouquet – Jérôme Fourquet – Anatole France – Harry G. Frankfurt – Sigmund Freud – Julien Freund – André Frossard – Francis Fukuyama – Marc Fumaroli – François Furet – Philippe Gabilliet – Marcel Gauchet – Vincent de Gaulejac – Charles de Gaulle – Plivia Gazalé – Etienne Géhin – Driss Ghali – André Gide – René Girard – André Glucksmann – Jacques Godbout – Christian Godin – Emmanuel Godo – Goethe – Jean-Pierre Le Goff – Gilles-William Goldnadel – Edmond et Jules de Goncourt – David Goodhart – Roland Gori – Rémy de Gourmont – Jean-Joseph Goux – Baltasar Gracian – Antonio Gramsci – Alain Gras – Nicolas Grimaldi – Renè Grousset – Béla Grunberger – Henri Guaino – René Guénon – Jean-Claude Guillebaud – Christophe Guilluy  –  Sacha Guitry –  Jean Guitton –  Jean-Marie Guyau – Gérard Haddad – Fabrice Hadjadj  –  Jean-Edern Hallier – Jean-Louis Harouel – Friedrich von Hayek – Hegel – Martin Heidegger – Heinrich-Henri Heine –  Michel Henry – Héraclite – Johan Gottfried Herder – Guy Hermet – Hermann Hesse – Eric Hobshawn – Richard Hoggart – Axel Honneth – Max Horkheimer – Gilbert Hottois – Michel Houellebecq – Johan Huizinga – Victor Hugo – Mark Hunyadi – Roland Hureaux – Nancy Huston – François-Bernard Huyghe – Joris-Karl Huysmans – Eugène Ionesco – Eva Illouz – Roland Jaccard – Vladimir Jankélévitch – Claude Jannoud – Lucien Jerphagnon – Hans Jonas – Joseph Joubert – Robert-Vincent Joule – Pierre Jourde – Jacques Julliard – François Jullien – Carl Jung – Ernst Jünger – Hervé Juvin – Théodore Kaczynski – Immanuel Kant – Ernst Kantorowicz – Alphonse Karr – Hermann von Keyserling – Kierkegaard –  Naomi Klein – Arthur Koestler – Karel Kosik – Alexandre Koyré – Karl Kraus – Krishnamurti – Milan Kundera – Thomas S. Kuhn – Jacques Lacan – Hugues Lagrange – François Laplantine – Christopher Lasch – Serge Latouche – Louis Lavelle – Jean-Pierre Lebrun – Stanislas Jerzy Lec – Bertrand Leclair – Barbara Lefebvre – Henri Lefebvre – Claude Lefort – Pierre Legendre – Michel Legris – Bérénice Levet – Emmanuel Levinas – duc de Lévis – Elisabeth Lévy –  C. S. Lewis – Georg Christoph Lichtenberg – Simon Leys – Charles-Joseph, prince de Ligne – Gilles Lipovetsky – Konrad Lorenz –Karl Löwith –  Cardinal Henri de Lubac –  Alfred Fabre-Luce – Marshall Mac Luhan – György Lukàcs – Jean-François Lyotard – Machiavel – Michel Maffesoli – Claudio Magris – Joseph de Maistre –  André Malraux – Pierre Manent – Karl Mannheim – Hélie de Saint Marc – Herbert Marcuse – Jacques Maritain – Aurélien Marq – Karl Marx et Friedrich Engels – Abraham Maslow – Jean-François Mattéi – Armand Mattelart – François Mauriac – André Maurois – Charles Maurras – Bertrand Méheust – Charles Melman – Gérard Mendel – Yves Michaud – Jean-Claude Michéa – Elodie Mielczareck – Richard Millet – Jean-Claude Milner – Molière  –  Agnès Verdier-Molinié – Thomas Molnar – Montaigne – Flora Montcorbier – Montesquieu – Henry de  Montherlant – Paul Morand –  Christian Morel – Edgar Morin – Serge Moscovici – Emmanuel Mounier – Philippe Muray – Douglas Murray – Robert Musil  – Alfred de Musset – Jean-Luc Nancy – Napoléon Bonaparte – Eric Naulleau – Antonio Negri – Cristina Nehring – Philipppe Nemo – Cardinal Newman – Nietzsche – Robert Nisbet – Dominique Noguez – Mancur Olson – Michel Onfray – Jean d’Ormesson – José Ortega y Gasset – George Orwell – Vance Packard – Mona Ozouf – Camille Paglia – Georges Palante – Paul-François Paoli – Blaise Pascal – Pier Paolo Pasolini – Jan Patocka – Aymeric Patricot – Alain Paucard – Jean-Paul II – Louis Pauwels – Cesare Pavese – Charles Péguy – Daniel Pennac – Georges Perec – André Perrin – Marie-Dominique Perrot, Gilbert Rist et Fabrizio Sabelli – Evelyne Pewzner – Platon – Karl Polanyi – Natacha Polony – Jean-Bertrand Pontalis – Alexander Pope – Karl Popper – Neil Postman – Robert Poulet – Anne-Marie Le Pourhiet – Olivier Pourriol – Joseph Proudhon – Marcel Proust – Pascal Quignard – Ignacio Ramonet – Jacques Rancière – Ayn Rand – Cardinal Joseph Ratzinger (Benoît XVI) – Robert Redeker – Charles Regismanset – Ernest Renan – Jules Renard – Cardinal de Retz – Jean-François Revel – Olivier Rey – Dominique Reynié – François Ricard – David Riesman – Jeremy Rifkin – Arthur Rimbaud – Ingrid Riocreux – Ivan Rioufol – Jean-Pierre Rioux – Rivarol – La Rochefoucauld – Romain Rolland – Hartmut Rosa – Kristin Ross – Clément Rosset – Jean Rostand – Philip Roth – J. J. Rousseau – Frédéric Rouvillois – Dominique de Roux – Père Joseph Roux – Claude Roy – Olivier Roy – Raymond Ruyer – Eric Sadin – Edward W. Said – Christian Salmon – Pierre Sansot – Jean-Paul Sartre – Max Scheler – Dominique Schnapper – Michel Schneider – Carl Schmitt – Helmut Schoeck – Arthur Schopenhauer – Roger Scruton – Louis Scutenaire –  W.G. Sebald – Jaime Semprun – Louis-Philippe de Ségur – Sénèque – Richard Sennett – Michel Serres – Jean Sévillia – G. B. Shaw – Angelus Silesius – Georg Simmel – Raffaele Simone – Christiane Singer – Alain Sokal – Alain-Gérard Slama – Peter Sloterdijk – Janine Chasseguet-Smirgel – Alain Sokal – Alexandre Soljenitsyne – Alain Soral – Georges Sorel – Oswald Spengler – Monique Canto- Sperber – Spinoza – André-Comte Sponville – Baron de Stassart – Martin Steffens – George Steiner – Stendhal – Bernard Stiegler – Max Stirner – Claude Lévi-Strauss – Georges Suffert – Alain Supiot – Malika Sorel-Sutter – Publius Syrus – Pierre-André Taguieff – François Taillandier -Talleyrand – Gabriel Tarde –  Charles Taylor – sainte Thérèse d’Avila – Edmond Thiaudière – Paul Thibaud – Gustave Thibon – Henry David Thoreau – Pierre Thuillier – Alexis de Tocqueville – Emmanuel Todd – Tzvetan Todorov – Alvin Toffler – Arnold Toynbee – Michèle Tribalat – Shmuel Trigano – Léon Trotski – Lao Tseu – Sherry Turkle – Mark Twain -Sun Tzu –  Miguel de Unamuno – Monique Vacquin – Philippe Val – Paul Valéry – Gianni Vattimo – Vauvenargues – Thorstein Veblen – Dominique Venner – Bertrand Vergely – Paul Verlaine – Paul Veyne – Alexandre Vialatte – Giambattista Vico – Pierre le Vigan – Philippe de Villiers – Jean-Philippe Vincent – Paul Virilio – Marin de Viry – Vladimir Volkoff – Voltaire – Paul Watzlawick – Max Weber – Simone Weil – Eric Werner – Oscar Wilde – Ludwig Wittgenstein – Martine Xiberras – Paul Yonnet -Marguerite Yourcenar – Eric Zemmour – Alexandre Zinoviev – Slavoj Zizek – Stephan Zweig.

 – Céline et Proust, entre autres, mériteraient tellement plus que les quelques souvenirs présents. Mais, à mon âge, si je me replongeais dans l’œuvre de ces deux monstres, je n’aurais pas le temps de finir.

 – Bien entendu, le lecteur de ce blog n’a aucune chance de voir à la télévision, très peu de découvrir les livres, et même tout simplement de connaître les noms de quelques uns des contemporains que l’on peut trouver dans cette liste. La police de la pensée veille.

– On ne trouvera pas les délateurs chargés des basses besognes. Donc, on ne trouvera pas les inquisiteurs (Daniel Lindenberg, l’auteur du honteux Rappel à l’ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires, commandité par l’arrogant catho-progressiste Pierre Rosanvallon), tournant autour de la revue Esprit qui jadis fût estimable avant de verser dans la stupidité hypocrite du catho-gauchisme (personnages dits cathos d’ouverture, Les affreux petits cancres de la revue Esprit, disait Georges Bernanos). On ne les trouvera pas plus que les auteurs des Appels à la vigilance et autres pamphlets de facture mi-maccarthyste mi stalinoïde sur les Réac., auteurs toujours conviés à afficher leur morgue et à sévir dans les débats truqués ; spécialités d’une grande partie de la presse française et de la télévision. Donc, sauf erreur de ma part, on ne trouvera pas les  membres de la meute dont le seul talent est l’exploitation du filon de la dénonciation anti-réac.

 – On ne trouvera guère non plus les envahissants héros de la domesticité (expression de Chateaubriand). Donc, si on ne trouve que deux fois un surdoué du marketing philosophique doublé d’un va-t-en-guerre aux quatre coins du monde, Bernard-Henri Lévy (BHL ou BHV ?), aux rubriques Interdits (200,3) et Progrès (600,1), ce n’est pas en raison de sa discrétion, ni faute  de matière surabondante, c’est simplement par défaut du moindre intérêt. Il en va de même pour l’histrion Philippe Sollers, qu’on ne rencontrera pas à en proportion du vacarme qu’il engendre et de l’impérium qu’il fait régner sur les Lettres. On ne trouvera pas non plus les philosophes et sociologues bien-pensants officiels, donc Pierre Bourdieu, les fonctionnaires de l’approbation camouflés en plumitifs dérangeants, qui s’étalent et qu’on étale partout, donc pas plus l’infinitésimal Didier Eribon que le minuscule Eric Fassin sans compter l’insignifiant Guy Sitbon, ou n’importe quel perroquet de service dans les deux journaux de référence de la bourgeoisie Bobo. Je n’ai pas osé descendre jusqu’à Christine Angot, Yann Moix ou Marie Darrieussecq.

 – On ignorera les textes des spécialistes du copier-coller, donc Jacques Attali (surnommé quand il était conseiller du prince la photocopieuse, surnom dont je peux personnellement confirmer la pertinence antérieurement même, et, suivant Gilles Châtelet,  considéré hors de France comme une entité burlesque hors du commun) et Alain Minc (les œuvres mi-plagiées  mi-négrifiées qu’il publie chaque année avec la régularité d’un métronome, Aude Lancelin), oligarque supérieur et haut dignitaire du cercle de la raison. Leurs idées (rigolade générale) sont trop répandues par les trompettes médiatiques (mondialisation, globalisation, bordelisation…) pour que nous n’ayons pas l’impression de jouer, comme ces deux clowns, les apologistes multicartes, d’enfoncer des portes ouvertes, de répéter, comme eux, sous la dictée, et enfin de dupliquer encore du copier/coller.

 – On se dispensera des innombrables professionnels de la béatitude et des illuminés-optimistes-béats, type feu Stéphane Hessel, Patrick Viveret… dont nul ne sait pour qui, objectivement, ils travaillent en dehors du Pour-soi (ce qui n’est pas illégitime si c’est reconnu).

–  On rencontrera des auteurs de troisième ordre, et même de quatrième ordre. En effet, on peut trouver partout des remarques intéressantes et pertinentes. Le seul désagrément est de devoir supporter, parfois et chez certains de ceux-ci, au fil de la lecture, des énormités, des nombres aussi inventés qu’invraisemblables imperturbablement avancés pour servir le gauchisme culturel hégémonique, de stupides fanfaronnades héroïques et valorisantes pour eux-mêmes ou leurs proches, introduites en forcing comme des cheveux sur la soupe et généralement jointes à des approximations (euphémismes) historiques qui ne peuvent apparaître crédibles qu’à des gamins de dix ans de culture type programmes de l’éducation nationale plus émissions de télévision (ce qui est tout dire). Ayant lu pas mal de livres, j’aurais pas mal d’exemples de ces incongruités, qu’on n’imagine pas chez des Bernanos, Delsol, Finkielkraut, Fumaroli, Guillebaud, C. Lash, Michéa, Montherlant pour ne citer qu’eux… Trois seulement, dont je me souviens : la grand-mère de Thomas d’Asembourg, racontée par son petit-fils, tenant tête à de fantomatiques patrouilles de l’armée allemande (désœuvrée sans doute) à la page 221 de Cessez d’être gentil, soyez vrai ! Pierre Sansot, alors tout jeune, dans une région française plutôt épargnée (Nice, Sud-Ouest) parlant de charniers, de masses sanguinolentes, de maisons éventrées, de trains bombardés (bien que hors de portée des chasseurs-bombardiers d’alors), s’abritant dans des caves qui devinrent le caveau de certains, privés du nécessaire, habitant le ciel et les entrailles de la Terre, aux pages 103, 104 d’un livre par ailleurs sympathique, La France sensible et Bertrand Vergely inventant des atrocités lors de la deuxième guerre mondiale (pourtant inutile d’en rajouter) à la page 105 de son livre La souffrance. De telles inventions, fanfaronnades indignes à leurs âges et niveaux, discréditent leurs auteurs, par ailleurs estimables, du moins aux yeux d’un de leurs contemporains, moins porté sur l’intox., ayant passé ces années dites noires dans une région moins abritée, où on tuait allégrement de part et d’autre et très tôt et auquel il ne viendrait pas à l’idée d’affabuler aussi petitement.

– Pour montrer notre esprit d’ouverture on trouvera parfois de réputées girouettes  telles Edgar Morin, Emmanuel Todd dans une moindre mesure, des raconteurs d’histoires officiellement consacrés et bénis tel Alain Touraine ainsi que, le peu intéressant par lui-même Philippe Val capable de donner parfois du bon comme de s’étaler dans la plus plate soumission à la doxa et dans le sectarisme le plus étroit, et, à un autre niveau quand même, le charlatan Malraux (phoney en anglais – suivant le jugement constant des critiques étrangers, entre autres de Koestler à Nabokov  et à Vizinczey… le charlatan de la culture et le roi des faussaires, suivant ce dernier critique)…), malgré l’énormité de ses inventions, affabulations et plagiats. Pour deux raisons : un peu de considération pour les morts et, surtout, en approbation d’un mot de Simon Leys « Malraux pouvait être visionnaire et ridicule, héroïque et absurde, mais il ne fut jamais médiocre ; et ses aventures (même inventées) inspirèrent l’enthousiasme de nos vingt ans : si nous devions oublier cela, nous oublierions la meilleure part de notre jeunesse. »

-On trouvera deux ouvrages d’un certain Comité National Invisible cité comme C. N. I. On ne s’étonnera pas de trouver ces œuvres dont l’orientation est résolument opposée à celle que l’on peut raisonnablement prêter à l’auteur de ce recueil de citations. Les raisons en sont que celui-ci sait reconnaître des analyses pertinentes même insérées dans un fatras délirant (élucubrations meurtrières et degré d’utopie rarement atteint, même par Raoul Vaneigem) et que, de plus, ces trois ouvrages remplissent (inconsciemment ou consciemment de la part de leurs auteurs ?) une fonction provocatrice qui inciterait plutôt au rejet de l’insurrection prétendument souhaitée par les auteurs anonymes (voir ce qui est dit plus haut sur les idiots utiles et le rôle des gauchistes).

 – Il y a deux façons d’exister (qu’on ne peut guère changer) : Exister Pour ou Exister Contre. On devrait connaître assez vite la manière de l’auteur de cette compilation de citations.

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                    LISTE non exhaustive DES LIVRES  EXPLOITES

En dehors de publications dont la principale est l’excellent mensuel Causeur, publications non citées la plupart du temps, n’est cité que l’auteur de l’article.

Liste ci-dessous incomplète et quant aux auteurs et quant aux ouvrages, par défaut de mémoire notamment ; pas de recoupement systématique avec la liste précédente des auteurs les plus fréquemment cités.

Qu’on ne croit pas que j’ai lu tous ces ouvrages ligne par ligne et mot par mot. Pour certains, je ne les ai qu’effleurés, mais en les considérant attentivement du début à la fin et en pêchant ce qui m’enseignait ou ce qui me convenait et gardait un sens actuel, tout en m’efforçant de ne pas trahir l’auteur. Ce, quitte à manquer quelque substantifique moelle. Voir la loi des 80 / 20 à la rubrique Perfection, 675, 2 

Hélas, beaucoup de ces ouvrages sont épuisés et nombre ne sont pas réédités. Un exemple entre cent, Bilan de l’Histoire de René Grousset, excellent, au moins sur l’histoire ancienne et malgré son parti-pris contemporain (1945) anglo-américain (déplaisant dans un ouvrage d’une telle qualité d’ensemble). De moins en moins de gens lisent, et beaucoup se contentent de la littérature dite de gare (ce qui se comprend) ou pire (ce qui ne se comprend plus) des élucubrations autobiographiques de minables arrivistes, du Valérie Trierweiler ou du Nabilla  (Pour se détendre, n’est-ce pas ! Ou bien pour accéder à un niveau supérieur de stupidité ?)

Tous les livres cités ne se valent pas, ni dans le fond ni dans la forme. Certains sont très grands, certains sont bons, certains sont moyens, certains sont médiocres, certains écrits par des contemporains sont tellement remplis des mensonges dominants et des poncifs destinés à montrer la servilité de leur auteur qu’il faut bien du courage au lecteur pour poursuivre, enfin quelques-uns sont aussi mal écrits que venimeux sur le fond, mais même dans ceux-là et ceux-ci on trouve quelques rares fulgurances. Ceci d’après mon appréciation, mais je ne vais pas vous imposer ma cotation. 

Revenons à une ancienne habitude, liste des ouvrages dernièrement consultés  (une vingtaine) : /    Maurice Bellet : Le Dieu pervers  /  Milan Kundera : La valse aux adieux  /  Roland Gori : L’individu ingouvernable  /  Milan Kundera : L’insoutenable légèreté de l’être – Le livre du rire et de l’oubli  /  Norbert Wiener : Cybernétique et société  /  Sigmund Freud : Cinq leçons sur la psycanalyse  /  Michel Foucault : Dits et écrits T1  /  Alain Finkielkraut : Philosophie et modernité  /  Roland Gori, Pierre Le Coz, L’empire des coachs, une nouvelle forme de contrôle social /  Raffaele Simone : Pris dans la toile / Georges Balandier : Le désordre  /  Jean-Léon Beauvois : Les illusions libérales, individualisme et pouvoir social  /  Roger-Pol Droit : Le culte du néant /  Louis Chauvel : Le destin des générations  / Emmanuel Berl, par Patrick Modiano : L’interrogatoire  /  Milan Kundera : L’immortalité  /  Gérard Depardieu : Monstre –  Cela s’est fait comme ça  /  Maurice G. Dantec : Le théâtre des opérations, journal métaphysique et polémique  /  Annie Le Brun : Lâchez tout et Vagit-Prop   /  Benjamin Barber : Djihad versus McWorld  /  Mark Hunyadi : L’homme en contexte  /  Serge Halimi, Dominique Vidal : L’opinion ça se travaille  /  Maxime Benoît-Jeannin : La corruption sentimentale

 Raymond Abellio : Vers un nouveau prophétisme – Sol invictus / Theodor Adorno : Minima Moralia. Réflexions sur la vie mutilée  / Giorgio Agamben : Enfance et histoire / Alain : Propos sur le bonheur – Propos sur les pouvoirs – Propos sur la religion / Francesco Alberoni : L’amitié / Hervé Algalarrondo : La gauche et la préférence immigréeLes beaufs de gauche, ces adeptes du prêt-à-penser / Yann Algan, Pierre Cahuc, André Zylberberg : La fabrique de la défiance, comment le modèle français s’autodétruit / Myriam Revault d’Allonnes : Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie – La crise sans fin, essai sur l’expérience moderne – Fragile humanité – L’homme compassionnel – Ce que l’homme fait à l’homme – Le pouvoir des commencements, essai sur l’autorité / Janine Altounian : L’intraduisible, deuil, mémoire, transmission /  Paule Amblard : Un pèlerinage intérieur   / Henri-Frédéric Amiel : Journal (Philine) / Günther Anders : Le temps de la fin – L’obsolescence de l’homme – La haine – Hiroshima est partout  /  Perry Anderson; Pierre Nora : La pensée tiède, regard critique sur la culture française ; la pensée réchauffée /  Christophe André : Les phobies  – Petits, pénibles et gros casse-pieds – Imparfaits, libres et heureux – Vivre heureux, psychologie du bonheur – Petits complexes et grosses déprimes – Psychologie de la peur  / Christophe André, Patrick Légeron : La peur des autres  /  Christophe André, François Lelord  : La force des émotions – L’estime de soi   /  Thomas d’Ansembourg : Être heureux, ce n’est pas nécessairement confortable – Cessez d’être gentil, soyez vrai Robert Ardrey : Les enfants de Caïn – La loi naturelle  / Hannah Arendt : Le système totalitaire : Les origines du totalitarisme – La condition de l’homme moderne – La crise de la culture – Du mensonge à la violence – Qu’est-ce que la politique – Responsabilité et jugement – La vie de l’esprit – Penser l’événement  / Aristote : Ethique à Nicomaque / Claude Arnaud : Qui dit je en nous ?/ Jean-Paul Aron : Les modernes /  Raymond Aron : Dimensions de la conscience historique – Les désillusions du progrès – L’opium des intellectuels – Le grand schisme – Introduction à la philosophie de l’histoire – L’abécédaire – Histoire et dialectique de la violence  / Raymond Aron et Autres : Le Dieu des ténèbres / Lucien Arréat : Réflexions et maximes / Patrick Poivre d’Arvor, Eric Zemmour : Les rats de garde / Nicole Aubert : L’individu hypermoderne (sous la direction de) / Marc Augé : Les formes de l’oubli – Génie du paganisme – Eloge du bistrot parisien – Une anthologie de soi, le temps sans âge – Pour une anthropologie des mondes contemporains – Non-lieux  / saint Augustin : Les Confessions / Marc Aurèle : Pensées pour moi-même – Soliloques  / Barbey d’Aurevilly : Les quarante médaillons de l’Académie  /  Kostas Axelos : Le jeu du monde – Problèmes de l’enjeu – Le questionnement – Entretiens  /  Marcel Aymé : Le confort intellectuel / Francis Bacon : Novum Organum  /  Elisabeth Badinter : Fausse route – XY, de l’identité masculine – L’Un est l’Autre / Jean Baechler : Les fins dernières – Les morphologies sociales – Qu’est-ce que l’idéologie ? – Les phénomènes révolutionnnaires – Les origines du capitalisme – Les matrices culturelles – Le pouvoir pur  / Gil Bailie : La violence révélée / Normand Baillargeon : Liliane est au lycée  L’ordre moins le pouvoir … De l’anarchisme – Petit cours d’autodéfense intellectuelle  /  Georges Balandier : Le pouvoir sur scènes – Le désordre  /  Père Hans Urs von Balthasar : Dieu et l’homme d’aujourd’hui – La foi du Christ  /  Balzac : Etudes philosophiques – et autres /  Benjamin Barber : L’empire de la peur, terrorisme, guerre, démocratie – Comment le capitalisme nous infantilise – Djihad versus McWorld   /  Calderon de la Barca : La vie est un songe  /  Maurice Bardèche : Souvenirs  /  Olivier Bardolle : La vie des hommes – De l’excès d’efficacité des systèmes paranoïaques – Des ravages du manque de sincérité dans les relations humaines – De la joie de vivre par temps hostiles    /  Yves Barel : La société du vide – La marginalité sociale /    Frigide Barjot : Manuel de survie de la femme moderne / Roland Barthes : Mythologies / Anne Barratin : De vous à moi – Pensées / Maurice Barrès : Le testament de Delacroix – Le Culte du Moi – Le jardin de Bérénice – Les déracinés / Lytta Basset : Aimer sans dévorer – Guérir du malheur – Le pouvoir de pardonner / Frédéric Bastiat : Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas / Georges Bastide : la conversion spirituelle / Eugénie Bastié : Adieu mademoiselle, la défaite des femmes – Le porc émissaire  / Georges Bataille : La part maudite – L’expérience intérieure / Charles Baudelaire : Mon coeur mis à nu – Les fleurs du mal – Fusées – Aphorismes / Jean Baudrillard : Figures de l’altérité – Le crime parfait – Ecran total – La gauche divine – La guerre du golfe n’a pas eu lieu – Les stratégies fatales – L’Echange impossible – Le système des Objets – La transparence du Mal – L’autre par lui-même – Le miroir de la production – Le paroxyste indifférent – L’échange symbolique et la mort – L’illusion de la fin – Simulacres et simulation – Le pacte de lucidité ou l’intelligence du mal  / Jean Baudrillard, Enrique Valiente Noailles : Les exilés du dialogue /  Zygmunt Bauman :  La vie en miettesLe coût humain de la mondialisation – La vie liquide – L’amour liquide – S’acheter une vie  – Le présent liquide – La société assiégée /  Matthieu Baumier : Au bout des ruines libérales-libertaires  /  Nicolas Baverez : La France qui tombe – Réveillez-vous – Les orphelins de la liberté – Les trente piteuses – Chroniques du déni français  / Pierre Bayard : Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? / Maya Beauvallet : Les stratégies absurdes, comment faire pire en croyant faire mieux / Jean-Léon Beauvois : Les influences sournoises – Deux ou trois choses que je sais de la liberté – Les illusions libérales, individualisme et pouvoir social  / Ulrich Beck : La société du risque, sur la voie d’une autre modernité – Qu’est-ce que le cosmopolitisme? / François Bégaudeau : Histoire de ta bêtise / Bruce Bégout : De la décence ordinaire  /  Frédéric Beigbeder : Premier bilan après l’apocalypse – 99 francs – La frivolité est une affaire sérieuse / Daniel Bell : La fin de l’idéologie / François-Xavier Bellamy : Les déshérités ou l’urgence de transmettre – Demeure /  Maurice Bellet : Le Dieu pervers  /  Piergiorgio Bellocchio : Limiter le déshonneur, Nous sommes des zéros satisfaits  /  Miguel Benasayag : Cerveau augmenté, homme diminué – Abécédaire de l’engagement – Le mythe de l’individu – La fragilité / Miguel Benasayag, Angélique del Rey : Plus jamais seul, le phénomène du téléphone portable – Eloge du conflit – Connaître est agir / Miguel Benasayag, Edith Charlton : Critique du bonheur – Cette douce certitude du pire /  Miguel Benasayag, Florence Aubenas : La fabrication de l’information – Résister c’est créér / Julien Benda : Belphégor – Discours à la nation européenne – La trahison des clercs – La fin de l’éternel  / Philippe Bénéton : Le fléau du bien – Le conservatisme – Les fers de l’opinion – De l’égalité par défaut – Le dérèglement moral de l’Occident / Walter Benjamin :  Expérience et pauvreté – Le conteur / saint Benoît :  Règle de… / Alain de Benoist :  Mémoire vive – Vu de droite – Les idées à l’endroit – Les démons du bien  – Comment peut-on être païen ? – Le moment populiste – Ce que penser veut dire – Contre le libéralisme / Maxime Benoît-Jeannin : La corruption sentimentale  / Georges Bensoussan et … : Une France soumise / Paul Bensussan, Florence Rault : La dictature de l’émotion / Nicolas Berdiaeff : Le sens de l’histoire – Cinq méditations sur l’existence  / Pierre Bergougnioux : La fin du monde en avançant / Suzanne Berger : Notre première mondialisation, histoire d’un échec oublié  /  Henri Bergson : L’évolution créatrice – Les deux sources de la morale et de la religion / Emmanuel Berl : A contretemps – La culture en péril – Les trois faces du sacré – La France irréelle – Mort de la morale bourgeoise – Mort de la pensée bourgeoise – A venir – Rachel et autres grâces – L’interrogatoire – Il fait beau, allons au cimetière – Sylvia   /  Isaiah Berlin : Eloge de la liberté / Georges Bernanos : Journal d’un curé de campagne – La grande peur des bien-pensants – Les prédestinés – Scandale de la vérité – Sous le soleil de Satan – L’imposture – Nous autres Français – Les Enfants humiliés – Monsieur Ouine – Français, si vous saviez – La France contre les robots – Dialogues des carmélites  / Harold Bernat : Vieux réac ! Faut-il s’adapter à tout ?  /  Edward Bernays : Propaganda, comment manipuler l’opinion publique / Alain Besançon : La falsification du bien – Histoire et expérience du moi – Une génération – Problèmes religieux contemporains – Trois tentations dans l’Eglise / Jean-Michel Besnier : L’homme simplifié – Demain les post-humains – Eloge de l’irrespect – La politique de l’impossible  / Jean-Paul Besset : Comment ne plus être progressiste … sans devenir réactionnaire / Cédric Biagini : L’emprise numérique  /  Ambrose Bierce : Le dictionnaire du diable / Philippe Bihouix : L’âge des low tech – Le bonheur était pour demain  / Philippe Bilger : J’ai le droit de tout dire – La parole, rien qu’elle – Le bal des complaisants – Le mur des cons  / Maine de Biran : Oeuvres choisies – La vie intérieure – Influence de l’habitude / Maurice Blanchot : Les intellectuels en question – L’écriture du désastre – Le dernier homme – Le livre à venir  / Ernst Bloch : Thomas Münzer / Marc Bloch : L’étrange défaite / Loïc Blondiaux : La fabrique de l’opinion / Antoine Blondin : Certificats d’études / Allan Bloom : L’âme désarmée  / Léon Bloy : Exégèse des lieux communs – Propos  d’un entrepreneur de démolitions – Belluaires et porchers – Histoires désobligeantes  / Hans Blumenberg : La légitimité des temps modernes / Christian Bobin : Autoportrait au radiateur – La grande vie – Les ruines du ciel – La lumière du monde / Baudouin de Bodinat : La vie sur terre, réflexions sur le peu d’avenir que contient le temps où nous sommes – Au fond de la couche gazeuse / Boèce : Consolation de la philosophie / Etienne de La Boétie : Discours de la servitude volontaire  / Heinrich Böll : Le silence de l’ange / Gustave Le Bon : Psychologie des foules / Françoise Bonardel : L’irrationnel – Des héritiers sans passé  /  Laetitia Strauch-Bonart : Vous avez dit conservateur ?  /  Pierre Boncenne : Les petits poissons rouges – Les belles âmes de la culture – Faites comme si je n’avais rien dit – Le parapluie de Simon Leys / Père Serge Bonnet : Manuel de déniaisement politique et social / Jean Borie : Archéologie de la modernité / Etienne Borne : Le problème du mal / Bossuet : Oraisons funèbres –Sermons / Alain de Botton : L’art de voyager  /  Raymond Boudon : Croire et savoir. Penser le politique, le moral et le religieux – La rationalité – Raison, bonnes raisons – Déclin de la morale ? Déclin des valeurs ? – Le rouet de Montaigne ; une théorie du Croire – Le relativisme – L’art de se persuader des idées fausses, fragiles ou douteuses – Le sens des valeurs – L’idéologie ou l’origine des idées reçues – Effets pervers et ordre social – Le juste et le vrai – La place du désordre  / Daniel Bougnoux : La crise de la représentation – La communication par la bande / François Bousquet : La droite buissonnière  /  Pierre Boutang : La politique considérée comme souci – Le temps, essai sur l’origine – Ontologie du secret  Christophe Boutin, Olivier Dard, Frédéric Rouvillois : Le dictionnaire des populismes  /  Jacques Bouveresse : Satire et prophétie : les voix de Karl Kraus / Laurent Bouvet : Le sens du peuple – L’insécurité culturelle – Le Communautarisme, mythes et réalités – La gauche zombie / Nicolas Bouvier : L’usage du monde / Rémi Brague : Le propre de l’homme, sur une légitimité menacée  – La sagesse du monde – Modérément moderneEurope, la voie romaine – Les Ancres dans le ciel – Le règne de l’homme, genèse et échec du projet moderne –  La loi de Dieu, histoire philosophique d’une alliance – Des vérités devenues folles  / Robert Brasillach : Notre avant-guerre – Comme le temps passe / Jean-François Braunstein : La philosophie devenue folle  / André Breton : Manifeste du surréalisme  /  Philippe Breton : La parole manipulée – L’incompétence démocratique – L’utopie de la communication, le mythe du ‘village planétaire / Jacques Brichot : Le labyrinthe, compliquer pour régner / Albert Brie : Le mot du silencieux / Jean-Paul Brighelli : La fabrique du crétin / Gérald Bronner : La démocratie des crédules – La pensée extrême, comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques – Déchéance de rationalité – Coïncidences, nos représentations du hasard   / Gérald Bronner, Etienne Géhin : L’inquiétant principe de précaution / David Brooks : Les Bobos / Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut : Le nouveau désordre amoureux / Pascal Bruckner : L’euphorie perpétuelle – La mélancolie démocratique – Misère de la prospérité – La tentation de l’innocence – La tyrannie de la pénitence – Le sanglot de l’homme blanc – Le fanatisme de l’apocalypse /  Annie Le Brun : Du trop de réalité  – A distance – Lâchez tout et Vagit-Prop   / Jean Brun : Les masques du désir / Gaël Brustier : A demain Gramsci / Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin : Recherche le peuple désespérément – Voyage au bout de la droite / La Bruyère : Les caractères – Maximes  et pensées / Martin Buber : Je et Tu – Le chemin de l’homme / Patrick Buisson : La cause du peuple / Jacob Burckhardt : Considérations sur l’histoire universelle / Edgar Cabanas et Eva Illouz : Happycratie, comment l’industrie du bonheur  a pris le contrôle de nos vies  /  Alain Caillé : Critique  de la raison utilitaire / Roger Caillois :  L’homme et le sacré – Le rocher de Sisyphe – Instincts et société – Le fleuve Alphée – Le mythe et l’homme – Obliques  – Bellone et la pente de la guerre – Babel / Albert Camus : La chute – Le mythe de Sisyphe – L’homme révolté / Renaud Camus : La grande déculturation – Répertoire des délicatesses du français contemporain – La dictature de la petite bourgeoisie – Le grand remplacement et 2017, dernière chance avant le grand remplacement – Du sens – Eloge du paraître – Esthétique de la solitude – Décivilisation  / Elias Canetti : Masse et puissance / Belinda Cannone : La bêtise s’améliore – Le sentiment d’imposture  / Albert Caraco : Essai sur les limites de l’esprit humain / Thomas Carlyle : Les héros  /  Nicholas Carr : Internet rend-t-il bête ?  /  Alexis Carrel : L’homme cet inconnu / Daniel Carton :  Bien entendu… c’est ‘off’ – ‘S’ils savaient à Paris’… ce que la France d’en haut ne voit plus  / Jean-Laurent Cassely : La révolte des premiers de la classe / Ernst Cassirer : Essai sur l’homme – Le mythe de l’Etat – La philosophie des Lumières   / Robert Castel : L’insécurité sociale, qu’est-ce qu’être protégé ? /  Manuel Castells : Le pouvoir de l’identité – Fin de millénaire / Cornelius Castoriadis :  L’institution imaginaire de la société – Le mondemorcelé – La montée de l’insignifiance – Une société à la dérive   / Jean Cau : Pourquoi la France – Le temps des esclaves – L’ivresse des intellectuels – Les écuries de l’Occident – Discours de la décadence – Une société à la dérive – Le chevalier, la mort et le diable / Celse : Contre les chrétiens / Stanko Cerovic : Dans les griffes des humanistes  /  Père Michel de Certeau : L’étranger ou l’union dans la différence – La prise de parole / Bruno de Cessole : L’heure de la fermeture dans les jardins d’Occident – Le défilé des réfractaires  /  Igor Chafarévitch : Le phénomène socialiste /  Catherine Chalier : La nuit, le jour / Chamfort : Maximes et pensées – Caractères et anecdotes /  Patrick Champagne : Faire l’opinion  /  Bernard Charbonneau : Le jardin de Babylone Dimanche et lundi – Prométhée renchaîné – Nuit et jour / Père Teilhard de Chardin : Le milieu divin – Le phénomène humain / Jean-Marc Chardon : La tyrannie des Bien-Pensants / Jacques Chardonne : Le ciel dans la fenêtre – Femmes – Matinales – Lettres à Roger Nimier – L’amour, c’est beaucoup plus que l’amour – Ce que je voulais vous dire aujourd’hui – Le bonheur de Barbezieux  / Hyacinthe de Charencey : Pensées et maximes diverses / Chateaubriand : Mémoires d’outre-tombe / Gilles Châtelet : Vivre et penser comme des porcs / Pierre Chaunu : Le grand déclassement, à propos d’une commémoration / Louis Chauvel : Les classes moyennes à la dérive – La spirale du déclassement – Le destin des générations / François Cheng : Cinq méditations sur la mort – Cinq méditations sur la beauté  /  G. K. Chesterton : L’homme éternel – Orthodoxie – Hérétiques – Le nommé Jeudi – Petites choses formidables / Léon Chestov : La nuit de Gethsémani – Spéculation et révélation / Noam Chomsky : La fabrication du consentement – Propaganda  / Jean-Louis Chrétien : L’inoubliable et l’inespéré / Rodolphe Christin : Manuel de l’antitourisme  /  Cicéron : L’amitié / Emil Cioran : La chute dans le temps – Précis de décomposition -, Le mauvais démiurge – Essai sur la pensée réactionnaire – Syllogismes de l’amertume – La tentation d’exister – De la France – Bréviaire des vaincus – Aveux et Anathèmes – De l’inconvénient d’être né – Exercices d’admiration – Histoire et utopie  – Ecartèlement – Sur les cimes du désespoir  / Frédéric Saint Clair : La refondation de la droite / Jean Clair : Journal atrabilaire – Court traité des sensations – Eloge du visible – Le voyageur égoïste – Les derniers jours  / Paul Claudel : Conversations dans le Loir-et-Cher / Michel Clouscard : Le capitalisme de la séduction – Critique du libéralisme libertaire – Néo-fascisme et idéologie du désir  / Gabrielle Cluzel :  Méfiez-vous de la France bien élevée – Rien de grave – Adieu Simone, les dernières heures du féminisme – Enracinés  / Augustin Cochin : Les sociétés de pensée et la démocratie – L’esprit du jacobinisme / Jean Cocteau : La difficulté d’être / Philippe Cohen : Protéger ou disparaître / Philippe Cohen, Elisabeth Lévy : Notre métier a mal tourné / Norman Cohn : Les fanatiques de l’apocalypse  /  Sophie Coignard : La vendetta française / Sophie Coignard, Romain Gubert : L’oligarchie des incapables / Sophie Coignard, Marie-Thérèse Guichard : Les bonnes fréquentations / Sophie Coignard, Alexandre Wickham : La nomenklatura française – L’omertà française / Jean-François Colosimo : Aveuglements – La religion française  / Christian Combaz : Eloge de l’âge – gens de Campagnol  / Antoine Compagnon : Le démon de la théorie – Les cinq paradoxes de la modernité /  Eric Conan : La gauche sans le peuple / Confucius : Les entretiens / Joseph Conrad : Sous les yeux de l’Occident – Lord Jim / Benjamin Constant : De la liberté chez les modernes – Adolphe / Guy Coq, Isabelle Richebé : Petits pas vers la barbarie /  Mathieu Bock-Côté : Le multiculturalisme comme religion politique – L’empire du politiquement correct / Jean-Marie Cotteret : Gouverner c’est paraître / Vincent Coussedière : Eloge du populisme / Marc Crapez :  Défense du bon sens, ou la controverse du sens commun – Naissance de la gauche, précis d’une droite dominée – La gauche réactionnaire, mythes de la plèbe et de la race dans le sillage des Lumières – Eloge de la pensée de droite – Je suis un contrariant – Un besoin de certitudes – Antagonismes français  / saint Jean de la Croix :    Œuvres spirituelles, la montée du carmel… / Michel Crozier : La société bloquée / Nicolas de Cues : La docte ignorance  /  Agnès Cugno : Machiavel  /  Alain Cugno : L’existence du mal  / Maurice G. Dantec : Le théâtre des opérations : Laboratoire de catastrophe générale et Journal métaphysique et polémique  /  Pierre Dardot, Christian Laval : La nouvelle raison du monde  / Léon Daudet : Le stupide XIX° siècle – Souvenirs et polémiques / Donald Davidson : Paradoxes de l’irrationalité  /  Marie-Madeleine Davy : Le désert intérieur  / Raphaël Debailiac : Gustave Thibon, la leçon du silence / Guy Debord : La société du Spectacle – Commentaires sur la société du Spectacle – Cette mauvaise réputation / Régis Debray : Le pouvoir intellectuel en France – Du bon usage des catastrophes – L’obscénité démocratique – Eloge des frontières – L’erreur de calcul – L’Etat séducteur – Supplique aux nouveaux progressistes du XXI° siècle – Croire, Voir, Faire – Le bel âge – Loués soient nos seigneurs – Civilisation, comment nous sommes devenus américains – La puissance et les rêves – Le moment fraternité – L’angle mort – Un candide à sa fenêtre – Du génie français – Le nouveau pouvoir  – Bilan de faillite – Du génie français   / Régis Debray et Renaud Girard : Que reste-t-il de l’Occident ? / Matthias Debureaux : De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages / Philippe Delerm : La première gorgée de bière – Et vous avez eu beau temps ? – L’extase du selfie – Le bonheur  / Luc Dellisse : Libre comme Robinson, petit traité de vie privée / Chantal Delsol : L’irrévérence – L’autorité – Le souci contemporain – Eloge de la singularité, essai sur la modernité tardive – Les pierres d’Angle, à quoi tenons-nous ?  – L’âge du renoncement – Le Populisme, les demeurés de l’histoire – La haine du monde – La nature du populisme   / Jean Delumeau : L’aveu et le pardon  / Alain Deneault : La médiocratie / Jean-François Deniau : Ce que je crois / Gérard Depardieu : Monstre – Cela s’est fait comme ça – Innocent   /  Tugdual Derville : Soixante recettes de bonheur / Descartes : Méditations métaphysiques – Les passions de l’âme  /  Vincent Descombes : Les embarras de l’identité – Philosophie par gros temps  / Michel Desmurget : La fabrique du crétin digital  /  Henri Desroche : Sociologie de l’espérance  /  Alexandre Devecchio : Recomposition, le nouveau monde populiste – Les nouveaux enfants du siècle  /  Raymond Devos : Sketches /Jacques Dewitte : Le pouvoir du langage et la liberté de l’esprit / Jared Diamond : : Effondrement, disparition ou survie des sociétés  / Philip K. Dick : Si ce monde vous déplaît et autres  écrits / Emily Dickinson : Escarmouches – Car l’adieu, c’est la nuit / Diderot : Pensées philosophiques – Le rêve de d’Alembert – Entretien avec Madame la Maréchale de ***  / Sebastian Dieguez : Total bullshit, au cœur de la post-vérité   /  Wilhelm Dilthey : Le monde de l’esprit / Jean-Philippe Domecq : Qui a peur de la littérature ? – Le pari littéraire – Petit traité de métaphysique sociale  / Jean-Philippe Domecq et Eric Naulleau : La situation des esprits  /  Jean-Marie Domenach :  Le retour du tragique – Une morale sans moralisme  / Dostaler et Maris : Capitalisme et pulsion de mort / Dostoïevski : Les frères Karamazov – Les nuits blanches – Les possédés (ou Les démons) – Mémoires écrites dans un  souterrain (ou le sous-sol) / Roger-Pol Droit :Votre vie sera parfaite, gourous et charlatans – Le culte du néant  / Edouard Drumont : La fin d’un monde (expurgé des détestables notations antisémites) / Dany-Robert Dufour : Le délire occidental – Le divin Marché – On achève bien les hommes – La cité perverse – L’art de réduire les têtes – Les mystères de la trinité / Anne Dufourmantelle : Défense du secret – Eloge du risque / Louis Dumont : Essai sur l’individualisme, une perspective – Homo Hiérarchicus – Homo aequalis / Louis Dumur : Petits aphorismes / Nathanaël Dupré La Tour :  Au seuil du monde / Jean-Pierre Dupuy : Avions-nous oublié le mal ? – Ethique et philosophie de l’action – Ordres et désordres – La trahison de l’opulence – Pour un catastrophisme éclairé, quand l’impossible est certain – La marque du sacré – Petite métaphysique des tsunamis / Jean-Pierre Dupuy et Paul Dumouchel : L’enfer des choses / Jean-Pierre Dupuy et Jean Robert : La trahison de l’opulence /  Benoît Duteurtre : En marche – La rebelle – Pourquoi je préfère rester chez moi – Polémiques  /  Jean Dutourd : La gauche la plus bête du monde – Jeannot mémoires d’un enfant – Le vieil homme et la France – Le feld maréchal von Bonaparte – Le fond et la forme – Les plus belles pages de Rivarol – Contre les dégoûts de la vie – Les dupes  / Emmanuelle Duverger, Robert Ménard : La censure des bien-pensants  /  Tony Duvert : Abécédaire malveillant / Maître Eckhart : Le livre de la consolation divine / Umberto Eco : La Guerre du faux / Alain Ehrenberg : Le culte de la performance – La fatigue d’être soi, dépression et société – L’individu incertain – La société du malaise / Georges Elgozy : L’esprit des mots – La grande magouille, les paradoxes du politique / Mircea Eliade : Aspects du mythe – La nostalgie des origines – Le mythe de l’éternel retour – Le sacré et le profane – Images et symboles – La nuit bengali  /  Norbert Elias : La solitude des mourants – La société des individus – La civilisation des mœurs – La dynamique de l’Occident – La société de cour – L’utopie  / Jacques Ellul : Le système technicien – Le bluff technologique – L’empire du non sens – Exégèse des nouveau lieux Communs – La parole humiliée – Propagandes – La raison d’être – A temps et à contretemps Trahison de l’Occident – Les nouveaux possédés – L’illusion politique  / Eugène Enriquez : Clinique du pouvoir, les figures du maître / Eugène Enriquez et Claudine Haroche : La face obscure des démocraties modernes / Raphaël Enthoven : Little brother – Morales provisoires  – L’endroit du décor /  Hans Magnus Enzensberger : La grande migration, Vues sur la  guerre civile – Le  doux monstre de Bruxelles ou l’Europe sous tutelle – Médiocrité et folie  / Epictète : Manue d’Epictète / Erasme : Eloge de la folie – Plaidoyer pour la paix / Guillaume Erner : la société des victimes – Les victimes de la mode  / père Gérard Eschbach : Jean Tauler, la naissance de Dieu en toi / Alain Etchegoyen : La démocratie malade du mensonge / Yves Eudes : La conquête des esprits, l’appareil d’exportation culturelle américain / Julius Evola : Les hommes au milieu des ruines – Chevaucher le tigre – L’arc et la massue – Julius Evola (dossier par l’Âge d’Homme)  /  Paul Feyerabend : Adieu la raison – Contre la méthode /  Fichte : Discours à la nation allemande  / Eric de Ficquelmont : Zapping connection /Gilles Finchelstein : La dictature de l’urgence / Alain Finkielkraut : Nous autres modernes – Un cœur intelligent – La défaite de la pensée – L’humanité perdue, essai sur le XX° siècle – L’identité malheureuse – L’imparfait du présent – Le Mécontemporain – Misère de la prospérité – Au nom de l’autre – La sagesse de l’amour – Une voix vient de l’autre rive – L’ingratitude – Internet, l’inquiétante extase – La seule exactitude – A la première personne – Philosophie et modernité   / Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay : En terrain miné  /  Jean-Paul Fitoussi : Le débat interdit – L’idéologie du monde – La politique de l’impuissance / Francis Scott Fitzgerald : Gatsby, le magnifique – Un livre à soi et autres écrits personnels – La fêlure – Tendre est la nuit  / Gustave Flaubert : Dictionnaire des idées reçues / Gaëtan Flocco : Des dominants très dominés / Michaël Foessel : La privation de l’intime /  Benjamin Fondane : La conscience malheureuse / Jean de La Fontaine : Fables / Viviane Forrester : L’horreur économique, la politique du pire / Michel Foucault : Dits et écrits T1  /  Claude Fouquet : Délires et défaites / Jérôme Fourquet : L’archipel français  /  Anatole France : Les dieux ont soif / Harry G. Frankfurt : De l’art de dire des conneries / Sigmund Freud : Malaise dans la civilisation – Totem et tabou – Essais de psychanalyse – L’avenir d’une illusion – Cinq leçons sur la psychanalyse  / Julien Freund : La décadence – Vilfredo Pareto, théorie de l’équilibre – Sociologie du conflit / Georges Friedmann : La puissance et la sagesse / Thomas Friedman : La terre est plate / Franck Frommer : La pensée powerpoint, sur ce logiciel qui rend stupide / André Frossard : Dieu en question – Le parti de Dieu – Les trente six preuves de l’existence du diable / Francis Fukuyama : La fin de l’histoire et le dernier homme / Marc François Furet : Fumaroli : L’Etatculturel, une religion moderne – La République des Lettres  /François Furet : Penser la Révolution française  /  Philippe Gabilliet : Eloge de la chance  / Gilles Gaetner : L’art d eretourner sa veste  /  J. K. Galbraith : Les mensonges de l’économie – L’ère de l’opulence  /  Marie-France Garaud : La fête des fous / Romain Gary : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable  /  Marcel Gauchet : La condition historique – La démocratie contre elle-même – La démocratie d’une crise à l’autre – Le désenchantement du monde – Un monde désenchanté –  Comprendre le malheur français – Le nouveau monde – La religion dans la démocratie – La révolution des pouvoirs  / Vincent de Gaulejac :  Les sources de la honte – La névrose de classe / Charles Gave : Sire, surtout ne faites rien ! / Olivia Gazalé : Le mythe de la virilité  / Heinrich Geiselberger et … : L’âge de la régression  /  Virgil Gheorghiu : La vingt-cinquième heure / Khalil Gibran : Le prophète /  André Gide : Les nourritures terrestres – La porte étroite  /  René Girard : Le bouc émissaire – Mensonge romantique et vérité romanesque – La route antique des hommes pervers – La violence et le sacré – Celui par qui le scandale arrive – Les origines de la culture – La voix méconnue du réel – Critique dans un souterrain – Christianisme et modernité (avec Gianni Vattimo) – La pensée de René Girard (avec Christine Orsini) / André Glucksmann : La bêtise – La cuisinière et le mangeur d’homme – Les maîtres penseurs – La troisième mort de Dieu / Jacques Godbout : Ce qui circule entre nous : donner, recevoir, rendre – L’esprit du don  / Christian Godin : Petit lexique de la bêtise actuelle / Emmanuel Godo : Ne fuis pas ta tristesse – Mais quel visage a  ta joie ? 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E. Lawrence : Les sept piliers de la sagesse / Jean-Pierre Lebrun : La perversion ordinair, vivre ensemble sans autrui – Un monde sans limite / Bertrand Leclair : Théorie de la déroute – L’industrie de la consolation   /  Dominique Lecourt : Les piètres penseurs / Barbara Lefebvre : Génération, ‘j’ai le droit’ – C’est ça la France… / Henri Lefebvre : Critique de la vie quotidienne III  / Claude Lefort : L’invention démocratique / Pierre Legendre : Jouir du pouvoir, traité de la bureaucratie – L’amour du censeur – La fabrique de l’homme occidental – Sur la question dogmatique en Occident  / Michel Legris : ‘Le monde’ tel qu’il est  /   Emmanuel Lemieux : Pouvoir intellectuel  /  Lénine : L’Etat et la révolution – Que faire ?  / Ludovic Leonelli : La séduction Baudrillard  /  G. E. Lessing : L’éducation du genre humain / Bérénice Levet : Le crépuscule des idoles progressistes – La théorie du genre ou le monde rêvé des anges – Libérons-nous du féminisme   / Emmanuel Levinas : Autrement qu’être ou au-delà de l’essence – Ethique et infini – Totalité et infini – Difficile liberté  /  Duc de Lévis : Maximes et réflexions / Elisabeth Lévy : Les maîtres censeurs  – La gauche contre le réel – Le premier pouvoir – Les rien-pensants  / C. S. Lewis : L’abolition de l’homme – Tactique du diable – Dieu au banc des accusés  / Simon Leys (alias de Pierre Ryckmans) : Orwell, ou l’horreur de la politique – Le studio de l’inutilité – Les idées des autres Le bonheur des petits poissons – L’ange et le cachalot – Quand vous viendrez me voir aux Antipodes – Protée et autres essais  / Georg Christoph Lichtenberg : Le miroir de l’âme – Pensées – Consolations à l’adresse des malheureux qui sont nés un 29 février – Aphorismes  / Charles-Joseph, prince de Ligne : Pensées et fragments – Mémoires / Robert Linssen : La mutation spirituelle / Walter Lippman : Le public fantôme / Gilles Lipovetsky : La troisième femme – La société de déception – Le crépuscule du devoir, l’éthique indolore des nouveaux temps démocratiques – Les temps hypermodernes – L’empire de l’éphémère – L’ère du vide – Le bonheur paradoxal  / Gilles Lipovetsky et Jean Serroy : La culture-monde ; réponse à une société désorientée – L’esthétisation du monde, l’âge du 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barbares  / Mancur Olson : Logique de l’action collective  /  Michel Onfray : Le réel n’a pas eu lieu, le principe de Don Quichotte – La sculpture de soi – L’invention du plaisir – Le miroir aux alouettes – Sagesse  / Jean d’Ormesson : Qu’ai-je donc fait – C’était bien – C’est une chose étrange à la fin que le monde – Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit – Au revoir et merci – Presque rien sur presque tout – Tant que vous penserez à moi – Et toi mon cœur pourquoi bats-tu – Guide des égarés – Saveur du temps – Odeur du temps – Comme un chant d’espérance – Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – Au plaisir de Dieu – Et moi, je vis toujours / José Ortega y Gasset : La révolte des masses / George Orwell : 1984 – Le quai de Wigan / Mona Ozouf : Les mots des femmes  / VancePackard : La persuasion clandestine  /  Martin Page : Comment je suis devenu stupide  /  Camillle Paglia : Vamps et tramps, une théorie païenne  de la sexualité / Georges Palante : La sensibilité individualiste – L’individu en détresse –  Le Bovarysme ( inclut  Pathologie du bovarysme de Jules de Gaultier)  – L’individualisme aristocratique (présenté par Michel Onfray) / Paul-François Paoli : Les impostures de l’égalité – La tyrannie de la faiblesse – Malaise de l’Occident, vers une révolution conservatrice – La France sans identité, pourquoi la République ne s’aime plus  – Comment peut-on être de droite ?  – L’imposture du vivre-ensemble –  Confessions d’un enfant du demi-siècle  /  Blaise Pascal : Pensées – Trois discours sur la condition des Grands /  Pier Paolo Pasolini : Ecrits corsaires – Lettres luthériennes  / Jan Patocka : Essais hérétiques sur la philosophie de l’histoire / Aymeric Patricot : Les petits blancs, un voyage dans la France d’en bas / Alain Paucard : Petit manuel du séducteur en campagne / Jean Paulhan : Les fleurs de Tarbes / Louis Pauwels : La confession impardonnable – Ce que je crois / Cesare Pavese : Le métier de vivre  /  Charles Péguy : Notre jeunesse – Nous sommes des vaincus – L’argent  / Georges Perec : Les choses – Je me souviens  / André Perrin : Journal d’’un indignéScènes de la vie intellectuelle en France /  Perrot, Rist et Sabelli : La mythologie programmée , l’économie des croyances dans la société moderne / Peter et Hull : Le principe de Peter / Evelyne Pewzner :  L’homme coupable, la folie et la faute en Occident /  Steven Pinker : Le triomphe des Lumières /  Michel Pinton : Autopsie d’une société sans objet  / Edgar Allan Poe : Marginalia / Karl Polanyi : Logique de la liberté – La grande transformation – La subsistance de l’homme / Natacha Polony : Ce pays qu’on abat  – L’homme est l’avenir de la femme – Nous sommes la France – Changer la vie : pour une reconquête démocratique – Bienvenue dans le pire des mondes, le triomphe du soft totalitarisme (avec le comité Orwell) / Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint : Délivrez-nous du Bien ! /  Jean- Bertrand Pontalis : Ce temps qui ne passe pas – Perdre de vue  /  Karl Popper  : La quête inachevée – Misère de l’historicisme  /  NeilPostman : Se distraire à en mourir /  Bernard Poulet : Le pouvoir du Monde /  Georges Poulet : Entre moi et moi  /  Robert Poulet : Contre la jeunesse – Ce n’est pas une vie  – Mon ami Bardamu  /  Ollivier Pourriol : On/Off / P.U.F. : La faute / Raymond Queneau : Traité des vertus démocratiques  / Pascal Quignard : Le sexe et l’effroi – Les ombres errantes – Mourir de penser – La haine de la musique  / Jean-Michel Rabaté : Tout dire ou ne rien dire / Ignacio Ramonet : La tyrannie de la communication – Propagandes silencieuses – Géopolitique du chaos /  Jacques Rancière : Chroniques des temps consensuels – La haine de la démocratie – En quel temps vivons-nous ? – La mésentente  / Ayn Rand : La vertu d’égoîsme / Otto Rank : Don Juan et Le Double / Cardinal Joseph Ratzinger (Benoît XVI) : La foi chrétienne hier et aujourd’hui – Regarder le Christ / Félix Ravaisson : De l’habitude – Testament philosophique / Philippe Raynaud : L’extrême gauche plurielle / Robert Redeker : Le sport est-il inhumain ? – Le progrès ou l’opium de l’histoire – L’éclipse de la mort  / – Charles Regismanset : Contradictions – Nouvelles contradictions / Wilhelm Reich : Ecoute, petit homme /  Ernest Renan : L’avenir de la science  /  Jules Renard : Journal  /  Alain Renaut : L’ère de l’individu  /  Cardinal de Retz : Discours sur l’hypocrisie – Mémoires / Jean-François Revel :  La connaissance inutile – Comment les démocraties finissent – La grande parade / Olivier Rey :  Une folle solitude, le fantasme de l’homme auto-construit Une question de taille – Itinéraire de l’égarement – Quand le monde s’est fait nombre – Leurre et malheur du transhumanisme   / Dominique Reynié : Les nouveaux populismes  /  François Ricard : La génération lyrique, essai sur la vie et l’œuvre des premiers-nés du baby-boom / Jean-Paul Richter : Eloge de la bêtise / René Riesel : Du progrès dans la domestication  /  David Riesman : La foule solitaire, anatomie de la société moderne / Jeremy Rifkin : L’âge de l’accès / Ingrid Riocreux : La langue des médias, destruction du langage et fabrication du consentement – Les marchands de nouvelles  / Ivan Rioufol : De l’urgence d’être réactionnaire – La tyrannie de l’impudeur – La guerre civile qui vient  – Les traîtres  / Rivarol : Almanach des hommes illustres – Petit dictionnaire des grands hommes de la Révolution – Ecrits politiques et littéraires – Mémoires – Pensées répliques et portraitsActes des apôtres  – Rivaroliana / Rivarol, Chamfort, Vauvenargues : L’art de l’insolence / La Rochefoucauld : Maximes / Alain Roger : Bréviaire de le la bêtise / Romain Rolland : Au-dessus de la mêlée – Les précurseurs – Clérambault  / Richard Rorty : L’espoir au lieu du savoir, le pragmatisme / Hartmut Rosa : Accélération, une critique sociale du temps / Marshall Rosenberg : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) / Kristin Ross : Aller plus vite, laver plus blanc / Clément Rosset : Le réel et son double, essai sur l’illusion – L’école du réel – Le régime des passions – Loin de moi, étude sur l’identité – L’objet singulier – Le philosophe et les sortilèges / Jean Rostand : Carnets d’un biologiste – Inquiétudes d’un biologiste – Pensées d’un biologiste / Louis Rougier : Le génie de l’Occident / Frédéric Rouvillois : L’invention du progrès, aux origines de la pensée totalitaire – Histoire du snobisme – L’utopie / Dominique de Roux : Immédiatement – L’ouverture de la chasse / Père Joseph Roux : Pensées / Claude Roy : La fleur du temps – Permis de séjour / Olivier Roy : La sainte ignorance – L’Europe est-elle chrétienne ?  /  Raymond Ruyer : Les nourritures psychiques, la politique du bonheur – Le sceptique résolu, devant les discours intimidants – Paradoxe de la conscience et limites de l’automatisme – Dieu des religions, Dieu de la science – Les nuisances idéologiques – Les 100 prochains siècles – L’animal, l’homme ; la fonction symbolique / Maurice Sachs : Sabbat  /  Eric Sadin : La silicolonisation du monde / Marshall Sahlins : Âge de pierre, âge d’abondance / Edward W. Said : L’Orientalisme, l’Orient créé par l’Occident / Christian Salmon : Verbicide – Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits – La cérémonie cannibale – Ces histoires qui nous gouvernent / Ernst von Salomon :  Les réprouvés / Jean-Jacques Salomon : Prométhée empêtré / Pierre Sansot : Du bon usage de la lenteur – La France sensible – Les gens de peu – Le goût de la conversation – Ce qu’il reste  / Jacques Sapir : La démondialisation /  Romy Sauvayre : Croire à l’incroyable  /  Alfred Sauvy : L’Europe submergée – Mythologie de notre temps / Max Scheler : L’homme du ressentiment – Nature et formes de la sympathie – Mort et survie – Le saint le génie le héros – La situation de l’homme dans le monde / Carl Schmitt : La dictature – La guerre civile mondiale – Parlementarisme et démocratie – La notion de politique – la théorie du partisan  / Dominique Schnapper : La démocratie providentielle / Michel Schneider : Big Mother, psychopathologie de la vie politique – La confusion des sexes – La comédie de la culture / Helmut Schoeck : L’envie. /  Arthur Schopenhauer : Aphorismes sur la sagesse dans la vie – Essai sur le libre arbitre – L’art de se faire respecter – L’art d’avoir toujours raison / E. F. Schumacher : Small is beautiful, une société à la mesure de l’homme  /  Roger Scruton : Conservatisme – L’ereur et l’orgueil /  Louis Scutenaire : Mes inscriptions / W. G. Sebald : De la destruction, comme élément de l’histoire naturelle  / Victor Segalen : René Leys / Jaime Semprun : L’abîme se repeuple / Amartya Sen : Repenser l’inégalité – Inégalité et violence  – La démocratie des autres / Charles Senard : Imperator / Sénèque : Apprendre à vivre, lettres à Lucilius – La vie heureuse – Les bienfaits / Richard Sennett : La culture du nouveau capitalisme – Le travail Lettres à Lucilius sans qualités – Respect, de la dignité de l’homme dans un monde d’inégalité – Les tyrannies de l’intimité  / Michel Serres : Petite Poucette – Le tiers instruit – Le temps des crises – Rameaux – C’était mieux avant / Pablo Servigne et Raphaël Stevens : Une autre fin du monde est possible / Jean Sévillia : Historiquement incorrectLe terrorisme intellectuel – Moralement correct  / Tal Ben Shahar :  L’apprentissage du bonheur – L’apprentissge de l’imperfection  /  Angélus Silésius : L’errant chérubinique – Dieu est un éternel présent  / Georg Simmel : La forme de l’Histoire – La philosophie de l’amour – La philosophie de l’aventure –Secret et sociétés secrètes – Le conflit – La religion – Philosophie de la modernité – La tragédie de la culture  / Gilbert Simondon : Du mode d’existence des objets techniques / Raffaele Simone : Le monstre doux, l’Occident vire-t-il à droite ?Pris dans la toile / Christiane Singer : Les âges de la vie – Du bon usage des crises – Eloge du mariage de l’engagement et autres folies – Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? – N’oublie pas les chevaux écumants du passé  / Alain-Gérard Slama : La société d’indifférence – L’angélisme exterminateur, essai sur l’ordre moral contemporain – Les chasseurs d’absolu, genèse de la gauche et de la droite / Peter Sloterdijk : Essai d’intoxication volontaire – La mobilisation infinie – Règles pour le parc humain – La domestication de l’Être – Après nous le déluge – Colère et temps / Marc de Smedt : Le rire du tigre  / Adam Smith : Théorie des sentiments moraux  /  Géraldine Smith : Vu d’Amérique, bientôt en France  /  Alan Sokal et Jean Bricmont : Impostures intellectuelles /  Alexandre Soljenitsyne : Le déclin du courage – Discours américains – Le croyant  / Philippe Sollers : Portraits de femmes / Alain Soral : Abécédaire de la bêtise ambiante / Georges Sorel : Réflexions sur la violence – Les illusions du progrès  / Paul Soriano : Internet, l‘inquiétante extase / Père Zanotti-Sorkine : Au diable la tiédeur / Oswald Spengler : Le déclin de l’Occident – Ecrits historiques et philosophiques – L’homme et la technique / Monique Canto-Sperber : L’inquiétude morale et la vie humaine – Les règles de la liberté / Spinoza : L’Ethique – Court traité / André Comte-Sponville : Le bonheur désespérément – Petit traité des grandes vertus – Le goût de vivre / Baron de Stassart : Pensées, maximes, réflexions, observations / Martin Steffens : La vie en bleu – Vivre ensemble la fin du monde – Petit traité de la joie / George Steiner, Cécile Ladjali :  Eloge de la transmission /  George Steiner : Dans le château de Barbe-Bleue – Réelles présences – La culture contre l’homme – Les logocrates / André Stéphane : L’Univers contestationnaire / Zeev Sternhell : L’éternel retour, l’idéologie de la décadence / Bernard Stiegler : La télécratie contre la démocratie – Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue – Dans la disruption, comment ne pas devenir fou – Réenchanter le monde  / Max Stirner : L’Unique et sa propriété / Botho Strauss :  Le soulèvement contre le monde secondaire et Le chant tragique monte / Georges Suffert : Les intellectuels en chaise longue / Ezra Suleiman : Schizophrénies françaises / Sun-Tzu : L’art de la guerre /  Alain Supiot : La gouvernance par les nombres  / Malika Sorel-Sutter : Décomposition française, comment en est-on arrivé là / Jonathan Swift : Instructions aux domestiques – Pensées sur divers sujets  /  Pierre-André Taguieff : Résister au bougisme – L’effacement de l’avenir – Les contre-réactionnaires – Le sens du progrès – Le racisme – Les fins de l’antiracisme – La revanche du nationalisme – L’émancipation promise / François Taillandier : Des hommes qui s’éloignent – C’était le futur – Les parents lâcheurs – Une autre langue – Intrigues / François Taillandier et Jean-Marc Bastière : Ce n’est pas la pire des religions / Gabriel Tarde : L’opinion et la foule – Les lois de l’imitation – Les transformations du pouvoir / André Tardieu : Le souverain captif  / Charles Taylor : Les sources du moi, la formation de l’identité moderne – Le malaise de la modernité /  Tchoung Tseu : Aphorismes et paraboles  /  Frédéric Tellier : La société et son double / sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : Histoire d’une âme / Edmond Thiaudière : La proie du néant, notes d’un pessimiste / Gustave Thibon : L’échelle de Jacob – Le voile et le masque – Vous serez comme des dieux – L’équilibre et l’harmonie – Diagnostics – Au soir de ma vie – L’illusion féconde – Entretiens avec Gustave Thibon  (Philippe Barthelet) / Henry David Thoreau : La désobéissance civile /  Pierre Thuillier : La grande implosion / Alexis de Tocqueville : De la démocratie en Amérique – L’ancien régime et la révolution / Emmanuel Todd : Après l’empire, essai sur la décomposition du système américain – L’illusion économique – Où en sommes-nous ? / Tzvetan Todorov : L’esprit des lumières – L’homme dépaysé – Nous et les autres – La vie commune – Mémoire du mal, tentation du bien / Alvin Toffler : Le choc du futur /  Michel Tournier : Journal extime  /  Arnold Toynbee : Le Monde et l’Occident – Les villes dans l’histoire – La civilisation à l’épreuve – Guerre et civilisation / Michele Tribalat : Les yeux grands fermés, l’immigration en France – Assimilation, la fin du modèle français / Shmuel Trigano : La nouvelle idéologie dominante, le post-modernisme/ Léon Trotski : Leur morale et la nôtre /  Sherry Turkle : Seuls ensemble, de plus en plus de technologies, de moins en moins de relations humaines / Miguel de Unamuno : Le sentiment tragique de la vie / Monette Vacquin : Main basse sur les vivants  / Philippe Val : Manuel de l’inculture – Difficulté de savoir-survivre par temps obscurs (titre un peu proche de l’ouvrage antérieur De la joie de vivre par temps hostiles d’Olivier Bardolle) / Paul Valéry : Monsieur Teste – La crise de l’esprit – Regards sur le monde actuel – La jeune Parque / Raoul Vaneigem : Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations – Le livre des plaisirs – Adresse aux vivants   / Gianni Vattimo : Après la chrétienté – Espérer Croire – La fin de la modernité /  Vauvenargues : Réflexions et maximes / Thorstein Veblen : Théorie de la classe de loisir / Dominique Venner : Un samouraï d’Occident – Histoire et tradition des Européens – Le choc de l’histoire / Bertrand Vergely : La tentation de l’Homme-DieuPetit précis de morale – Petite philosophie grave et légère – Retour à l’émerveillement – La foi ou la nostalgie de l’admirable – La souffrance – Traité de résistance pour le monde qui vient – Cassirer: la politique du juste  / Paul Veyne : L’inventaire des différences – Le quotidien et l’intéressant – Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? – Comment on écrit l’histoire / Alexandre Vialatte : Dernières nouvelles de l’hommeChroniques (quelques) / Stéphane Vibert : Louis Dumont, holisme et modernité / Giambattista Vico : La science nouvelle – Œuvres choisies / Pierre le Vigan : Soudain la postmodernité / Alfred de Vigny : Servitude et grandeur militaires / Michel Villey : Le droit et les droits de l’homme / Philippe de Villiers : Le moment est venu de dire ce que j’ai vu  /  Pierre de Villiers : Qu’est-ce qu’un chef ? /  Bernard Vincent : Paul Goodman et la reconquête du présent / Jean-Philippe Vincent : Qu’est-ce que le conservatisme ? /François-Henri de Virieu : La médiacratie / Paul Virilio : L’accident originel – L’administration de la peur – La stratégie de la déception – Ville panique – Le Futurisme de l’instant – La bombe informatique – Cybermonde, la politique du pire / Marin de Viry : Tous touristes – Le matin des abrutis – Mémoires d’un snobé – Un roi, immédiatement  / Vladimir Volkoff : Petite histoire de la désinformation – L’interrogatoire – Le montage – Le retournement / Voltaire : Traité sur la tolérance / Laure Watrin et Thomas Legrand : La république Bobo / Paul Watzlawick : Faites-vous-même votre malheur – Comment réussir à échouer – La réalité de la réalité – L’invention de la réalité  / Max Weber : L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme – Le savant et le politique – La ville / Simone Weil : L’enracinement – La pesanteur et la grâce – Note sur la suppression générale des partis politiques – La connaissance surnaturelle / Norbert Wiener : Cybernétique et société  / Eric Werner : Le système de trahison  /  Michel Wieviorka et Dominique Wolton : Terrorisme à la une / Oscar Wilde : Aphorismes – Les Ailes du paradoxe – Intentions – Décadence du mensonge / Jean-Pierre Winter : Transmettre (ou pas) / Ludwig Wittgenstein : Tractatus logico-philosophicus – Remarques mêlées / Julien Wosnitza : Pourquoi tout va s’effondrer  /  Martine Xiberras : Les théories de l’exclusion / Paul Yonnet : Voyage au centre du malaise français – Jeux, modes et masses  / Eugène Zamiatine : Nous autres / Yves-Charles Zarka : La destitution des intellectuels / Théodore Zeldin : De la conversation / Eric Zemmour : Mélancolie française – Le suicide français – L’homme qui ne s’aimait pas – Un quinquennat pour rien – Le premier sexe – Destin français / Alexandre Zinoviev : ‘L’Occidentisme’, sur le triomphe d’une idéologie – Sans illusions / Slavoj Zizek : Plaidoyer en faveur de l’intolérance  – Bienvenue dans le désert du réel – Sauvons-nous de nos sauveurs – La nouvelle lutte des classes – De la croyance  / Stefan Zweig : Le monde d’hier ; souvenirs d’un Européen – Le monde sans sommeil – Appel aux Européens   / ? : Maître Eckhart et la mystique rhénane / Revues : Causeur, entre autres, mais seul le nom de l’auteur est cité / Ouvrage collectif : des Veilleurs : Nos limites / Comité National Invisible : L’insurrection qui vient – Maintenant / Ouvrage collectif : De la limite / Interviews : Des intellectuels jugent les médias / Divers auteurs : Le cadavre bouge encore, précis de réanimation littéraire / Jean  Cau :  Nouvelles du Paradis – sans intérêt dans le cadre de ce recueil, mais ces histoires d’enfance sont d’une telle fraîcheur et d’une telle vérité d’époque !  / Dino Buzzati : Nouvelles et Nouvelles inquiètes – Dans ces deux ouvrages je n’ai pas trouvé de formulations qui conviennent à mes préoccupations dans le cadre de ce recueil, mais j’ai énormément apprécié et endosse ce qu’en dit quelqu’un d’aussi avisé que Max-Pol Fouchet, à savoir : Un jour viendra où l’œuvre de Dino Buzzati se révèlera comme un tableau génial des temps modernes.

 Il peut ne pas être inutile de connaître à peu près la période pendant laquelle a vécu et écrit un auteur. Il est évident qu’un Gabriel Tarde (deuxième moitié du XIX° siècle) ne s’exprime pas sur le fond, et même un peu sur la forme, comme un contemporain, tel Alain Finkielkraut par exemple, que de plus ses références événementielles sont forcément de son temps.

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 Ce blog ne comporte aucune publicité. Si certaines apparaissaient, soit elles auraient été insérées à mon insu, soit elles émaneraient de votre poste de travail.  

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Si la réponse à l’appel d’une rubrique est : Rien de trouvé. Avec toutes nos excuses… Voir la note à la rubrique : Consignes pour consultation (au milieu, avant le point 6)

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   COMPLEMENT à la TABLE DES MATIERES

Je n’apprendrai rien à personne en disant que les logiciels font ce qu’ils veulent ce qui ne correspond pas forcément à ce que voudrait l’utilisateur.

– Quelques parties de rubriques auraient mérité de constituer des sous-rubriques, et parfois même des rubriques. Le logiciel utilisé n’accepte pas ces créations de nouvelles rubriques et leur enregistrement dans les deux tables des matières, sans compter les ruptures de séquence de l’indication des rubriques amont et aval (paragraphe 7 des consignes pour consultation), comme il n’accepte pas non plus la mise à jour de la table des Matières. Aussi ai-je pris le parti d’insérer ces nouvelles sections dans des rubriques déjà existantes. Voici celles qui, à ce jour, relèvent de cette procédure et méritent d’être signalées  : 

– Economie : fin de la rubrique, Argent, 050, 1

– La barbarie : fin de la sous-rubrique, Civilisation, Société, 115, 2

– Le processus de socialisation : fin de la sous-rubrique, Social, 115, 4

– Le socialisme (distinct de Socialistes) : fin de la sous-rubrique, Marxisme, 175, 9

– Le fascisme : fin de la la sous rubrique, Marxisme, 175,  9

– La crise (permanente) : fin de la rubrique, Danger, Epreuve, Menace, 190, 1

– Le paraître : fin de la rubrique, Être humain, Condition humaine, 290,1

– L’Homme moderne : fin de la sous rubrique, Personne, Individu, Personnalité, 290, 2

 – Bobos : fin de la rubrique, Gogos, 370, 1

– La fin de l’Histoire et le dernier homme : fin de la rubrique, Histoire, 400, 1

– Masculin / Féminin ; Paternel / Maternel : fin de la rubrique, Homme, Femme, 405, 1

– ‘Occidentisme’ et Orientalisme : fin de la rubrique Monde, Mondialisation ; Frontières  500, 1

– Contestation : fin de la rubrique Soixante-huitard 655, 3 

– Symbolique : fin de la rubrique, Rites, Mythes, 665, 1